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AFRIQUE DU SUD

AFRIQUE DU SUD – Le roi des zoulou s’indigne : « Arrêtons les violences » en Afrique du Sud

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Le roi des zoulou, Misuzulu Zulu, appelle les Sud-Africains au calme et à la retenue, après les violences qui ont causé la mort d’au moins 72 morts, selon le bilan officiel. Dans un message télévisé, ce mercredi, le souverain des zoulou, la tribu majoritaire en Afrique du Sud, s’indigne contre ces émeutes qui « ternissent » l’image de ce pays d’Afrique Australe

Misuzulu Zulu, roi des zoulou, tribu majoritaire en Afrique du Sud, est sorti de son silence, ce mercredi 14 juillet 2021, après les violences qui ont causé au moins 72 morts. Dans un message télévisé, le souverain rappelle son peuple à l’ordre. « Je vous appelle, peuple de mon père, Nation Zouloue, à renoncer à la destruction de notre pays, l’Afrique du Sud. Je demande que le calme et la paix soient rétablis. Le pillage nous a couverts de honte »,a-t-il déclaré.

Après l’arrestation de Jacob Zuma pour outrage à la justice, des milliers de Sud-Africains sont descendus dans la rue pour protester contre cette décision condamnant l’ancien Président à 15 mois de prison. D’après le bilan officiel, 72 personnes ont perdu la vie au cours des manifestations et bousculades en Afrique du Sud. A cette occasion, des pneus ont été brulés, des boutiques et magasins pillés par les manifestants.

Pour le souverain Misuzulu, « ce chaos détruit l’économie de notre pays et les pauvres et les vulnérables seront les plus touchés. Nous risquons d’aller vers une famine, car les camions ne livrent plus de nourriture », alerte-t-il. Dans cette communication relayée par les médias sud-africains, le roi Misuzulu ajoute que « ce sont nos propres familles qui vont souffrir. Le peuple de mon père est en train de se suicider (…) Notre nation est respectée dans le monde entier. Arrêtons les violences. Ne laissons pas la politique ternir notre nation, nous valons bien mieux que cela. Nous sommes des gens dignes », a-t-ajouté.

Pour rappel, l’Afrique du Sud fait face à un cycle de manifestations suite à l’arrestation de Jacob Zuma. Face à la colère des partisans de l’ancien Président, le régime en place a appelé les manifestants au calme, avant de déployer quelque 2 500 soldats dans les rues de la nation arc-en-ciel.

Source : Afrik.com

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Nouvelle flambée de violences xénophobes dans le Cap-Occidental

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Des centaines de ressortissants étrangers, originaires notamment du Malawi, du Mozambique, de la Somalie, du Zimbabwe et de la République démocratique du Congo, ont été contraints de fuir leurs domiciles dans la province du Cap-Occidental, en Afrique du Sud.

Dans des localités comme Gansbaai, des groupes d’habitants ont mené des opérations de porte-à-porte pour exiger le départ des étrangers, sans distinction de statut administratif. Plusieurs témoignages décrivent des expulsions brutales, poussant des familles à se cacher ou à passer plusieurs nuits à l’extérieur avant de rejoindre des centres communautaires.

Mossel Bay : épicentre des violences
La situation est particulièrement critique à Mossel Bay, où plus de cinquante habitations ont été incendiées. Selon les autorités du Mozambique, près de 800 de leurs ressortissants ont été pris pour cible et au moins cinq personnes ont perdu la vie dans des attaques à caractère xénophobe.
Les autorités sud-africaines ont confirmé plusieurs décès, tout en restant prudentes quant à l’établissement d’un lien direct entre ces morts et les manifestations anti-migrants.

Réponse locale et gestion d’urgence
Face à l’afflux de déplacés, la municipalité d’Overstrand a maintenu ouverts plusieurs centres d’accueil temporaires. Son porte-parole a assuré que ces structures resteront opérationnelles « jusqu’à ce que la situation soit réglée », excluant toute expulsion des personnes vulnérables.
Cependant, la peur reste omniprésente : certains migrants n’osent plus quitter leur domicile, tandis que d’autres continuent d’affluer vers les centres d’accueil.

Effets régionaux et rapatriements
Les répercussions dépassent désormais les frontières sud-africaines. Environ 300 Mozambicains ont déjà été rapatriés volontairement, tandis que plus de 500 autres doivent suivre. Le Ghana a également procédé au retour de plusieurs centaines de ses ressortissants, et d’autres pays africains préparent des opérations similaires.

Une xénophobie structurelle persistante
Cette nouvelle vague de violences ravive un phénomène récurrent en Afrique du Sud : la xénophobie dirigée contre les migrants africains. Dans un contexte de chômage élevé et d’insécurité perçue, ces derniers sont régulièrement désignés comme boucs émissaires, alimentant un cycle de tensions et de violences périodiques.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – La colère sociale vire à la chasse à l’homme

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Dans les rues de plusieurs grandes villes sud-africaines, une mécanique inquiétante s’installe. Ce qui relevait autrefois d’épisodes sporadiques de tensions xénophobes prend désormais la forme d’actions répétées, organisées et assumées. Des groupes de citoyens, se présentant comme des défenseurs de l’ordre local, multiplient les opérations visant directement les populations étrangères.

À Johannesburg, dans certaines zones du KwaZulu-Natal ou aux abords d’établissements hospitaliers du Gauteng, des scènes similaires se succèdent : contrôles improvisés, intimidations publiques, expulsions forcées de commerces. Des migrants venus d’autres pays africains ou d’Asie sont sommés de prouver leur légalité ou contraints de quitter les lieux sous pression.

Cette escalade ne se limite plus à des discours ou à des tensions verbales. Des agressions physiques ont été documentées, parfois filmées et largement diffusées. Dans certains cas, la violence a franchi un seuil critique, avec des attaques mortelles visant des commerçants étrangers.

Derrière ces actions, un mouvement structuré a progressivement émergé, capitalisant sur un sentiment de frustration largement répandu dans la société sud-africaine. Né dans les quartiers populaires, ce courant s’est construit autour d’un discours simple : attribuer aux étrangers une part significative des difficultés économiques et sociales du pays.

Car le terreau est profond. L’Afrique du Sud reste marquée par des inégalités extrêmes, un chômage massif — notamment chez les jeunes — et une dégradation continue des services publics. Les coupures d’électricité, la saturation du système de santé et l’insécurité alimentent une colère diffuse. Dans ce climat, l’étranger devient une cible accessible, un exutoire face à des problèmes bien plus complexes.

Pourtant, les données officielles contredisent largement cette perception. Les migrants représentent une part relativement faible de la population. Mais dans l’imaginaire collectif, ils sont accusés de peser sur l’emploi, de tirer les salaires vers le bas ou encore d’alimenter certaines formes de criminalité.

La situation a pris une tournure particulièrement alarmante avec l’irruption de ces groupes dans des lieux sensibles comme les hôpitaux. Des patients étrangers, y compris vulnérables, ont été empêchés d’accéder aux soins, révélant un basculement vers une forme de justice parallèle.

Face à ces dérives, les institutions judiciaires ont tenté de rappeler le cadre légal, soulignant que le contrôle des identités ne relève que des autorités compétentes. Mais sur le terrain, la réalité demeure plus floue.

Le pouvoir politique, lui, évolue sur une ligne de crête. S’il condamne officiellement les violences, il reconnaît en parallèle que la question migratoire alimente un malaise réel. Cette ambiguïté contribue à entretenir un climat où les discours de rejet trouvent un écho croissant.

Au-delà des tensions actuelles, cette situation révèle une crise plus profonde : celle d’un modèle socio-économique qui peine à répondre aux attentes d’une large partie de la population. Dans ce contexte, la désignation de boucs émissaires apparaît comme une réponse simpliste à des déséquilibres structurels.

L’ironie est d’autant plus marquante que, par le passé, de nombreux pays africains avaient soutenu les luttes sud-africaines. Aujourd’hui, leurs ressortissants se retrouvent pris dans une spirale de rejet, symptomatique d’un pays en quête de stabilité sociale et d’identité.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Le président Cyril Ramaphosa sous pression : l’opposition hausse le ton au Parlement

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La tension politique monte en Afrique du Sud. Lors d’une séance houleuse au Parlement, les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle pour protester contre le maintien au pouvoir du président Cyril Ramaphosa, éclaboussé par un scandale financier devenu affaire d’État.

Au cœur de la controverse : le cambriolage survenu en 2020 dans sa ferme de Phala Phala, où une importante somme d’argent en devises étrangères aurait été dissimulée dans du mobilier. Accusé d’avoir dissimulé l’affaire aux autorités, le chef de l’État fait désormais face à une pression politique et judiciaire croissante.

Malgré les appels répétés à sa démission, Cyril Ramaphosa reste inflexible. Dans une allocution télévisée, il a catégoriquement rejeté toute idée de quitter ses fonctions : « Je ne démissionnerai pas », a-t-il martelé, estimant qu’un tel geste reviendrait à valider un rapport parlementaire qu’il juge entaché d’irrégularités. Cette crise a été ravivée par une décision de la Cour constitutionnelle, qui a annulé le rejet d’un rapport parlementaire datant de 2022. Ce document estimait que le président « aurait pu commettre » des violations graves. Désormais, la procédure de destitution pourrait être relancée, notamment sous l’impulsion du parti d’opposition Economic Freedom Fighters.

À l’époque, le Parlement dominé par le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir, avait bloqué toute tentative de destitution. Mais le contexte politique a évolué. À l’approche des élections municipales, l’ANC voit son influence s’éroder, fragilisé par des accusations persistantes de corruption et de mauvaise gouvernance. Le président assure pourtant avoir respecté la loi. Il reconnaît le cambriolage mais affirme l’avoir signalé aux autorités, précisant que les fonds provenaient de la vente légale de buffles pour un montant de 580 000 dollars. Il rejette également les accusations selon lesquelles il aurait tenté de faire disparaître les voleurs pour étouffer l’affaire.

Sur le plan juridique, Cyril Ramaphosa compte désormais contre-attaquer. Il a annoncé son intention de contester le rapport incriminé devant les tribunaux, dénonçant des erreurs de droit et des conclusions factuelles qu’il juge infondées. Ancien militant de la lutte anti-apartheid devenu homme d’affaires prospère, Ramaphosa joue aujourd’hui une partie décisive de sa carrière politique. Entre pression de la rue, offensive de l’opposition et bataille judiciaire à venir, l’issue de cette crise pourrait redéfinir durablement l’équilibre du pouvoir en Afrique du Sud.

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