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AFRIQUE DU NORD

ALGÉRIE – Le frère cadet de l’ex-Président Bouteflika condamné à deux ans de prison

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La justice algérienne a infligé une peine de deux ans d’emprisonnement à l’encontre du frère de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika , décédé le 17 Septembre pour « entrave au bon déroulement de la justice ». 

Saïd, frère cadet du défunt ancien président Abdelaziz Bouteflika, a écopé mardi soir de deux ans de prison ferme pour entrave au bon déroulement de la justice, a indiqué l’agence officielle APS.

Devant le tribunal criminel de Dar El Beida, à l’est d’Alger, le parquet avait requis sept ans ferme.

Il était poursuivi avec d’autres anciens responsables pour « incitation à falsification de documents officiels », « abus de fonction », « entrave à la justice », « incitation à la partialité de la justice » et « outrage à magistrat ».

Cité dans d’autres affaires en cours d’instruction, il devrait rester en prison même en ayant déjà purgé la peine des deux ans qui lui a été infligée mardi. 

Plusieurs proches du défunt président Abdelaziz Bouteflika, poussé à la démission forcée début avril 2019, sous la pression des manifestations du Hirak et de l’armée, ont été condamnés ou placés en détention par la justice notamment pour des faits de corruption.

Source : Kaoci

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AFRIQUE

ALGÉRIE – Niamey et Alger resserrent leurs liens dans un Sahel sous tension

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Les relations entre l’Algérie et le Niger poursuivent leur rapprochement, notamment sur le plan sécuritaire. Le 21 octobre, le ministre nigérien de la Défense, Salifou Modi, a été reçu à Alger, où il a signé avec son homologue algérien un protocole d’accord destiné à consolider la coopération militaire entre les deux pays.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique diplomatique renforcée depuis la réconciliation entre le président nigérien Abdourahamane Tiani et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune, au début de l’année. En l’espace d’un mois, les responsables militaires des deux États se sont rencontrés à deux reprises, illustrant l’intensification de leurs échanges dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires persistants.

Au cours de sa visite, Salifou Modi s’est entretenu avec le chef d’état-major de l’armée algérienne, Saïd Chengriha, avant d’être reçu par le président Abdelmadjid Tebboune. Les deux parties ont officialisé un accord de coopération militaire dont les modalités précises n’ont pas été rendues publiques. Les autorités mettent toutefois en avant les objectifs de stabilité, de solidarité et de coordination régionales.

Ce rapprochement intervient dans un contexte politique sensible au Niger. Le 29 août dernier, une mutinerie a été signalée à Niamey, alors que le pouvoir du président Abdourahamane Tiani faisait face à des tensions. Dans les jours qui ont suivi, l’Algérie a dépêché quatre avions de chasse au Niger, selon les informations rapportées. Ces appareils auraient atterri dans la capitale nigérienne après les événements et seraient toujours stationnés à l’aéroport de Niamey.

La présence de ces avions illustre le soutien sécuritaire apporté par Alger à son voisin sahélien. Elle témoigne également de l’importance stratégique que l’Algérie accorde à la stabilité de son environnement régional, alors que les questions de défense et de sécurité occupent une place centrale dans les relations entre les pays du Sahel et leurs voisins.

Si les détails opérationnels du nouvel accord restent inconnus, sa signature confirme la volonté des deux gouvernements de développer leur coopération militaire. Ce partenariat pourrait prendre une importance particulière dans un contexte où les enjeux de sécurité, la stabilité politique et les alliances régionales continuent de façonner les relations entre Alger et Niamey.

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AFRIQUE

ÉGYPTE – Crise entre Riyad et les Houthis : Le Caire mise sur la diplomatie pour éviter l’escalade

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L’Égypte appelle à une désescalade urgente entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthis au Yémen. Jeudi 22 octobre, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a plaidé pour l’exploration de toutes les initiatives diplomatiques susceptibles de mettre un terme aux affrontements. Il a notamment insisté sur la nécessité d’un retrait complet des territoires récemment conquis et d’un retour aux positions antérieures au 1er septembre.

Lors d’une conférence de presse organisée au Caire, le chef de la diplomatie égyptienne a réaffirmé le soutien de son pays à l’Arabie saoudite, confrontée depuis le début du mois à des attaques presque quotidiennes revendiquées par les Houthis, soutenus par l’Iran. Une frappe visant l’aéroport de Riyad aurait notamment constitué l’une des attaques les plus meurtrières subies par le royaume depuis plusieurs années.

La situation sécuritaire s’est fortement dégradée après une offensive lancée en septembre par les rebelles yéménites. Ces derniers ont pris le contrôle de plusieurs territoires jusque-là tenus par les forces gouvernementales, notamment le long de la mer Rouge. Cette avancée intervient après l’effondrement, en juillet, d’une trêve qui avait permis une période d’accalmie relative dans le conflit.

Les Houthis ont également annoncé un blocus maritime visant l’Arabie saoudite et intensifié leurs opérations contre des navires, des installations pétrolières et des cibles situées sur le territoire saoudien. En réponse, l’aviation du royaume multiplie les frappes contre les zones contrôlées par les rebelles.

Cette escalade fait craindre une aggravation supplémentaire de la crise humanitaire au Yémen. Selon les informations rapportées par l’AFP, les combats ont déjà provoqué le déplacement de plus de 250 000 personnes à l’intérieur du pays, venant alourdir le bilan d’une crise qui affecte durablement les populations civiles.

Au-delà du dossier yéménite, Badr Abdelatty a appelé à privilégier les solutions politiques dans plusieurs autres zones de tension, notamment en Iran, au Soudan et en Libye. « Les solutions militaires ne feront qu’entraîner davantage de destruction et de ruines », a-t-il averti, mettant en garde contre les conséquences d’une nouvelle extension des conflits régionaux.

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AFRIQUE

ALGÉRIE – L’arrestation de 61 Marocains suscite des interrogations et alimente les tensions

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Trois jours après l’annonce par les autorités algériennes de l’arrestation de 61 ressortissants marocains soupçonnés de préparer des actes de sabotage, de nombreuses zones d’ombre entourent encore cette affaire. Présentée par la police comme une opération ayant permis de démanteler un réseau criminel international, l’interpellation continue de susciter des réactions, notamment sur les réseaux sociaux, où des spéculations et des images générées par intelligence artificielle circulent.

Selon la Direction générale de la Sûreté nationale algérienne (DGSN), les personnes arrêtées, parmi lesquelles figurerait un ancien militaire de l’armée royale marocaine, auraient été impliquées dans un projet susceptible de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public. Toutefois, les autorités n’ont pas communiqué davantage de détails sur les faits qui leur sont reprochés ni sur les éléments précis ayant conduit à leur arrestation.

D’après les informations rendues publiques par la police, les suspects seraient passés par la Tunisie avant de pénétrer illégalement en Algérie. Ils auraient emprunté des chemins situés dans la région d’El Kala, près de la frontière, avant de poursuivre leur trajet jusqu’à Oran. Lors de l’opération, les forces de sécurité auraient saisi des passeports marocains ainsi que des sommes importantes en dirhams et en euros.

Dimanche soir, la télévision nationale algérienne a diffusé une vidéo présentée comme montrant les arrestations. Depuis cette diffusion, peu de nouveaux éléments ont été rendus publics, alimentant les interrogations sur le déroulement de l’enquête et sur les accusations portées contre les personnes interpellées.

Sur les réseaux sociaux, le manque d’informations officielles a rapidement provoqué une vague de réactions. Un observateur algérien décrit la situation comme une forme d’« auto-intoxication médiatique » des deux côtés de la frontière. Selon lui, l’absence de communication détaillée des autorités algériennes laisse le champ libre aux spéculations, alors que des internautes marocains dénoncent une possible mise en scène de l’affaire.

La circulation de plusieurs images présentées comme ayant été générées par intelligence artificielle contribue également à brouiller les repères. En l’absence de vérifications indépendantes, ces contenus ne permettent pas d’établir les circonstances réelles des arrestations ni de confirmer les accusations avancées.

Du côté marocain, certains observateurs appellent à une réaction officielle. Un spécialiste de la politique marocaine estime qu’un communiqué du ministère des Affaires étrangères permettrait de demander des précisions sur l’enquête et d’exiger davantage de transparence dans la communication des informations.

Contactées par RFI, les autorités marocaines n’avaient pas encore répondu aux sollicitations du média au moment de la publication de son article. En attendant d’éventuelles précisions des deux pays, cette affaire demeure entourée d’incertitudes et continue d’alimenter les tensions dans l’espace médiatique entre Alger et Rabat.

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