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AFRIQUE DE L’OUEST

GUINÉE BISSAU – Un coup d’état déjoué selon l’armée

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Le patron de l’armée bissau-guinéenne a annoncé ce jeudi 14 octobre 2021 avoir déjoué les préparatifs d’un coup d’État. Il dit avoir identifié des militaires qui voulaient renverser l’ordre constitutionnel.

C’est le chef d’état-major général des armée Biagué Na Ntan qui a fait cette déclaration ce jeudi. « Nous avons réussi à identifier un groupe de militaires des FARP (Forces armées révolutionnaires du peuple) qui est en train de mobiliser des soldats en achetant leur conscience contre des billets de banque afin de subvertir l’ordre constitutionnel établi », a-t-il déclaré. Une déclaration qui intervient à l’occasion de la cérémonie de célébration du 47e anniversaire de la création de la Police militaire nationale.

Ces événements se sont produits alors que le président Umaru Sissoco Embalo a quitté Bissau la capitale pour une visite de travail de 48 heures.

Depuis son indépendance en 1974,la Guinée Bissau a connu quatre putschs. Le tout premier trouble à l’ordre constitutionnel remonte au 12 avril 2012. Il était mené par l’armée, commandé par le général Mamadu Ture Kuruma, vice-chef de l’état major, faisant suite au premier tour d’une élection présidentielle contestée, remportée à l’époque par Carlos Gomes Junior. 

En totalité, le pays a été le théâtre de seize tentatives de coup d’Etat et de nombreux changements de gouvernements avec un paysage politique parfois instable et trouble.

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Pour rappel, la Guinée-Bissau est une ancienne colonie portugaise. Elle a obtenu son indépendance depuis 47 ans après une longue guerre de libération. Cette lutte a été menée par Amilcar Cabral, un homme politique Guinée-Bissau et des Îles du Cap-Vert. Il est le fondateur du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) qui amena à l’indépendance ces deux États colonisés par le Portugal.

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AFRIQUE

GHANA – Accra refuse un accord sanitaire avec Washington

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Le Ghana a décidé de mettre fin aux négociations d’un accord bilatéral de santé avec les États-Unis, invoquant des désaccords majeurs sur l’accès aux données personnelles de ses citoyens. Une rupture qui met en lumière les tensions croissantes entre impératifs sanitaires et souveraineté numérique.

Un refus motivé par la protection des données

Selon des sources concordantes, les autorités ghanéennes, sous l’impulsion du président John Dramani Mahama, ont jugé inacceptables les clauses exigeant un accès à des données sanitaires sensibles. L’accord en discussion, engagé depuis novembre, portait sur un financement de 109 millions de dollars sur cinq ans, destiné à soutenir la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose.

Pressions diplomatiques et rupture des négociations

À l’approche de l’échéance fixée au 24 avril, Washington aurait intensifié la pression pour finaliser l’accord. Le Ghana a finalement notifié son refus, marquant un coup d’arrêt aux discussions. Ce revers intervient dans un contexte de redéfinition de la politique d’aide extérieure américaine sous l’administration de Donald Trump.

Une doctrine américaine plus conditionnelle

Le projet s’inscrivait dans la stratégie dite “America First Global Health Strategy”, qui vise à transformer l’aide internationale en partenariats conditionnés, avec co-investissement local et exigences accrues en matière de transparence et d’accès aux données. Cette orientation s’est notamment traduite par le démantèlement de l’USAID et par la signature annoncée de plusieurs accords de santé à travers le continent.

Une tension continentale sur la souveraineté numérique

Le cas ghanéen s’inscrit dans une dynamique plus large. Des accords similaires ont suscité des résistances dans d’autres pays africains, notamment au Zimbabwe et au Kenya, où des préoccupations liées à la protection des données ont conduit à des blocages ou à des suspensions. Ces frictions traduisent une montée en puissance des enjeux de souveraineté numérique, désormais au cœur des relations entre États africains et partenaires internationaux.

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Entre dépendance financière et autonomie stratégique

Le Ghana avait pourtant bénéficié d’un soutien américain significatif, estimé à environ 219 millions de dollars en 2024, dont une part importante dédiée au secteur de la santé. Mais en refusant cet accord, Accra envoie un signal politique clair : la coopération internationale ne peut se faire au détriment du contrôle des données sensibles.

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AFRIQUE

MALI – Attaques du 25 avril : Bamako entre choc militaire et recomposition

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Au Mali, la réapparition du président de la Transition, Assimi Goïta, au palais de Koulouba marque une tentative de reprise en main politique après plusieurs jours de silence, dans un contexte sécuritaire fortement dégradé.

Une apparition calculée après les attaques

Le chef de l’État a reçu l’ambassadeur de Russie, Igor Gromyko, quelques jours après les attaques coordonnées du 25 avril visant des positions militaires stratégiques, notamment à Kati, aux portes de Bamako. Ces opérations, attribuées au JNIM, affilié à Al-Qaïda, ainsi qu’à des éléments du Front de libération de l’Azawad, ont profondément ébranlé l’appareil sécuritaire.

La disparition de Sadio Camara, tournant majeur

Parmi les conséquences les plus marquantes figure la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, acteur clé de la stratégie militaire de la Transition et principal artisan du rapprochement avec Moscou. Sa disparition ouvre une phase d’incertitude sur la chaîne de commandement et la continuité de la doctrine sécuritaire en place.

Moscou réaffirme son soutien

Selon la présidence, les échanges entre Assimi Goïta et Igor Gromyko ont porté sur la situation sécuritaire et la coopération militaire.La Russie a réitéré son engagement dans la lutte contre le terrorisme, dans le cadre d’un partenariat devenu central pour Bamako depuis le retrait des forces occidentales et de la MINUSMA.

Kidal, symbole d’un rapport de force incertain

La situation reste particulièrement préoccupante dans le nord du pays, notamment à Kidal. Des informations évoquent un retrait partiel d’éléments liés à l’« Africa Corps », ouvrant la voie à une reprise de la ville par des forces du Front de libération de l’Azawad. Cette localité, reconquise en novembre 2023 par l’armée malienne avec l’appui de partenaires russes, constitue un symbole majeur de souveraineté pour l’État malien.

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AFRIQUE

MALI – Attaques coordonnées et choc au sommet de l’État

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Le Mali est plongé dans une nouvelle phase de tension après une série d’attaques coordonnées attribuées à des groupes armés, notamment le JNIM et des factions alliées. Les assauts ont visé des zones stratégiques comme Kati, Bamako, Gao et Mopti, causant de lourdes pertes humaines et d’importants dégâts matériels.

Un choc au sommet de l’État

Parmi les victimes figure Sadio Camara, tué lors d’une attaque ciblée contre sa résidence à Kati. Les autorités ont confirmé son décès et décrété deux jours de deuil national. Figure centrale de la transition militaire, Sadio Camara occupait un rôle clé dans la stratégie sécuritaire du pays. Officier de carrière, formé dans plusieurs académies militaires internationales, il était considéré comme un pilier du pouvoir en place.

Une onde de choc dans la population

La disparition de Sadio Camara suscite une vive émotion au sein de la population. Pour de nombreux Maliens, il s’agit d’une perte majeure dans un contexte de guerre prolongée. Certains citoyens évoquent également l’impact régional de ce décès, notamment pour les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Appels à une mobilisation accrue

Face à l’intensification des attaques, plusieurs voix s’élèvent pour condamner ces actes et appeler à une réponse plus forte, y compris sur le plan international. Les populations civiles restent en première ligne, exposées aux violences dans plusieurs régions du pays.

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