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AFRIQUE DE L’OUEST

GAMBIE – Le président Barrow déclare que la Gambie a traversé une crise sociopolitique nationale

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Le dirigeant gambien Adama Barrow a déclaré que la Gambie était passée d’une crise sociopolitique nationale provoquée par des tendances antidémocratiques à une chaîne de crises mondiales qui ont un effet révélateur sur le bien-être, l’économie et les perspectives de développement de la nation. Il a ajouté que par conséquent, l’évolution de son administration au cours de ces années a été marquée par la mise en œuvre de stratégies de gestion de crise non planifiées mais pragmatiques, parallèlement à une exécution déterminée et réussie d’initiatives nationales bien définies et percutantes.

Il a fait cette déclaration lors du discours sur l’état de la nation 2023 à l’Assemblée nationale à Banjul jeudi, où il a déclaré que « aussi grave que puisse être la situation, mon gouvernement a relevé avec succès les défis nationaux et internationaux pour enregistrer des réalisations remarquables dans divers aspects de la construction de la nation ». « Le développement des infrastructures, les services sociaux, la numérisation, la production, les groupes vulnérables (en particulier les femmes, les jeunes et les personnes handicapées), l’emploi, le commerce, la sécurité alimentaire et l’énergie font partie des nombreuses questions auxquelles mon administration accorde une attention soutenue et une priorité.

« Tous figurent de manière vivante dans mon discours. Nous nous concentrerons stratégiquement sur les personnes pour tirer parti de nos réalisations », a-t-il déclaré. Il a ajouté: « En effet, 2022 a été mouvementée, en particulier pour l’Assemblée législative, car elle a conduit à la composition de l’Assemblée diversifiée que nous avons aujourd’hui. La perte d’un vice-président, de soixante-dix enfants innocents et d’autres citoyens chers sont parmi les événements tragiques de l’année. Nous prions pour que les âmes défuntes continuent à reposer en paix. »

Le président Barrow a ajouté : « Politiquement, comme tous les autres pays, nous avons notre part de préoccupations mondiales concernant la sécurité intérieure et la criminalité, le coût de la vie, la stabilité, l’emploi, le service public et la productivité. » Il a noté que néanmoins, le facteur critique qui menace le plus la paix et le développement est la désunion. « Comme je l’observe toujours, nous pouvons appartenir à différents partis politiques, confessions religieuses ou autres groupes sociaux, mais nous devons nous unir en tant que nation pour atteindre nos objectifs nationaux », a déclaré le président Barrow aux Gambiens dans son discours sur l’état de la nation.

Il a ajouté que « les mandats fondamentaux de l’exécutif, du législatif et du judiciaire sont imbriqués et exigent que nous travaillions ensemble en harmonie ». « Personne n’est une île et aucune unité dans une structure interconnectée ne peut fonctionner isolément. » Il a souligné : « Une fois que nous avons un objectif commun, comme le développement et le progrès des personnes que nous servons, il y aura toujours la nécessité de s’unir et un chemin pour le faire. »

« Heureusement, nous souscrivons à la démocratie et pouvons collectivement nous rassembler autour de ses principes pour fusionner nos programmes dans l’intérêt national ; c’est-à-dire si nous nous engageons sincèrement à soutenir le peuple et à agir en son nom. « Certes, si la démocratie n’est pas considérée simplement comme un outil politique pour obtenir un avantage sur les autres, mais appliquée comme une construction sociale transformatrice, nos communautés, nos institutions et la nation s’en sortiront mieux, et nous vivrons tous en paix », a-t-il souligné.

Le président Barrow a ajouté que les récentes élections des conseils locaux ont fourni à la nation une occasion en or de mettre ces principes démocratiques en action concrète et de s’élever à nouveau dans le paysage politique mondial. Il a appelé les honorables députés de la Chambre à dialoguer et à initier une collaboration bipartite dans l’exercice de leurs fonctions, dans l’exercice de leurs fonctions, d’une manière positivement démocratique. « Cela vous permettrait de soulever des questions non seulement du point de vue des partis politiques, mais aussi du point de vue véritablement patriotique et à travers les lentilles du peuple.

« Les cadres juridiques, les politiques et les programmes élaborés et mentionnés dans mon discours sont suffisamment pertinents et puissants pour guider les gens vers le succès », a-t-il insisté. Il a déclaré que leur mise en œuvre effective repose sur les professionnels et leurs agents d’action, mais que cette Assemblée et le public ont un rôle de facilitateur à jouer dans le processus. « Je vous assure que le ministère du Service de Puli dispose également de toutes les politiques et surveillera leur mise en œuvre.

Source : PANAPRESS

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AFRIQUE

NIGÉRIA – La justice invalide la désignation d’Atiku Abubakar comme candidat de l’ADC à la présidentielle de 2027

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La course à la présidentielle nigériane du 16 janvier 2027 connaît un nouveau rebondissement. Un tribunal siégeant à Abuja a invalidé, jeudi 5 novembre, la désignation d’Atiku Abubakar comme candidat du Congrès démocratique africain (ADC), l’une des principales formations de l’opposition au président Bola Tinubu. Cette décision intervient dans un contexte de rivalités internes au sein du parti et fait planer des incertitudes sur la participation de l’ancien vice-président au prochain scrutin.

La juridiction a également remis en cause la direction de l’ADC conduite par David Mark, engagé dans un bras de fer avec Nafiu Bala Gombe pour le contrôle de la formation politique. La candidature d’Atiku Abubakar, précédemment validée par la Commission électorale indépendante, avait été présentée sous l’autorité de David Mark.

Face à cette décision, l’ADC a annoncé son intention de saisir la juridiction compétente en appel. Le parti dénonce une démarche qu’il interprète comme une tentative de « neutraliser l’opposition ». De son côté, Daniel Bwala, porte-parole du président Bola Tinubu, a rejeté toute implication du Congrès des progressistes (APC), parti au pouvoir, dans cette procédure judiciaire.

Cette décision intervient alors qu’Atiku Abubakar avait lancé, la veille, sa campagne dans l’État de Sokoto. L’ancien candidat à la présidentielle y avait notamment promis de renforcer la sécurité et de réintroduire les subventions sur les carburants, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques auxquelles sont confrontées de nombreuses familles nigérianes.

Les tensions autour du processus électoral concernent également d’autres formations de l’opposition. Le parti de Peter Obi a récemment dénoncé des perturbations de réunions et l’annulation de réservations hôtelières à Abuja, des incidents qu’il attribue à l’APC. Le pouvoir a toutefois rejeté ces accusations.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – L’APR appelle à la formation d’un large front politique contre la gouvernance du Pastef

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L’Alliance pour la République (APR) entend rassembler les forces politiques et citoyennes opposées à la conduite actuelle des affaires publiques. À l’issue de la réunion de son Secrétariat exécutif national (SEN), tenue ce jeudi 5 novembre 2026, le parti de Macky Sall a lancé un appel à la constitution d’un « puissant bloc politique » pour faire face à ce qu’il décrit comme une « gouvernance de ruine » menée par le Pastef.

Dans sa déclaration, l’ancienne formation présidentielle fait état d’une situation nationale qu’elle juge préoccupante. Elle dénonce notamment la dégradation des conditions économiques et sociales, les tensions entre les institutions ainsi que les désaccords persistants au sommet de l’État. Pour étayer son argumentaire, l’APR évoque le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale, le 3 novembre, mais aussi les difficultés liées à l’examen du projet de Loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2027.

Le parti y voit une manifestation des divergences entre les deux principales composantes du pouvoir, issues de l’élection présidentielle de mars 2024. Il estime que ces tensions institutionnelles fragilisent la conduite des affaires publiques et alimentent les incertitudes sur les orientations du pays.

Pour donner corps à son projet de rassemblement, l’APR souhaite engager, dès le mois de novembre, des discussions avec les formations politiques, les mouvements citoyens et les personnalités partageant ses préoccupations. Les échanges envisagés devraient porter notamment sur la gouvernance, le fonctionnement des institutions démocratiques, les libertés publiques et les perspectives économiques du Sénégal.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Nouvelle impasse budgétaire : l’Assemblée nationale rejette pour la troisième fois la LFR 2026

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Le bras de fer entre le gouvernement et l’Assemblée nationale autour des finances publiques se poursuit. Les députés ont rejeté mardi le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, avec 109 voix contre et seulement 20 voix favorables. Il s’agit du troisième revers enregistré par ce texte, considéré comme un instrument important pour la réorganisation des finances de l’État.

Les principales réserves exprimées par les parlementaires portent notamment sur les prévisions de recettes et de dépenses, le financement des programmes sociaux par l’endettement ainsi que la diminution des subventions accordées au secteur de l’énergie. Cette dernière mesure suscite des inquiétudes en raison de ses conséquences potentielles sur les factures des ménages et, plus largement, sur le pouvoir d’achat des Sénégalais.

Ce nouveau rejet complique davantage la gestion budgétaire de l’État et intervient alors que le Sénégal cherche à relancer ses discussions avec le Fonds monétaire international (FMI). Dakar espère obtenir un programme de financement de 2,2 milliards de dollars sur une période de 36 mois afin de soutenir la stabilisation de ses finances publiques. Toutefois, la conclusion de cet accord reste suspendue au respect de plusieurs conditions posées par l’institution financière internationale.

Cette impasse intervient dans un climat social déjà tendu, marqué par la cherté de la vie, le chômage des jeunes et les revendications syndicales. Une grève générale de trois jours organisée la semaine précédente est venue accentuer la pression sur les autorités.

Au-delà des désaccords économiques, cette crise budgétaire met également en lumière les divisions politiques au sommet de l’État. L’alliance qui avait remporté les élections de 2024 s’est progressivement fissurée après la fin des fonctions d’Ousmane Sonko à la Primature, en mai 2026. Depuis cet épisode, les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre se sont détériorées, alimentant les tensions au sein de la majorité politique.

Dans ce contexte d’affrontement institutionnel, l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale est de plus en plus évoquée. Selon plusieurs analystes, le chef de l’État pourrait envisager cette option à partir du 2 décembre afin de convoquer des élections législatives anticipées et tenter de dégager une nouvelle majorité parlementaire.

Le rejet répété du texte budgétaire ouvre ainsi une nouvelle séquence d’incertitude politique et économique, alors que le Sénégal doit simultanément répondre aux attentes sociales et rassurer ses partenaires financiers.

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