Connect with us

AFRIQUE CENTRALE

TCHAD – L’ancien président, Hissène Habré, a tiré sa révérence à l’âge de 79 ans

Publie

le

L’information vient de tomber ! L’ex-chef d’État tchadien de juin 1982 à décembre 1990, Hissène Habré, est décédé ce mardi 24 août 2021 des suites de la Covid-19. Il a été annoncé contaminé au coronavirus par son épouse, Fatimé Raymonne Habré, et envoyé d’urgence à l’hôpital. Il a finalement succombé malgré les moyens mobilisés par le président de la République du Sénégal, Macky Sall.

Hissène Habré n’est plus. Il est décédé ce mardi 24 août des suites du coronavirus. Admis dans un hôpital public sénégalais, il a finalement rendu l’âme. Dans un communiqué rédigé tard dans la nuit du lundi 23 août, son épouse, Fatimé Raymonne Habré, précisait que les médecins s’occupaient bien de son mari. D’ailleurs, le Président du Sénégal, Macky Sall, aurait immédiatement mobilisé les moyens nécessaires pour la prise en charge de l’ancien président tchadien, condamné à perpétuité par les Chambres extraordinaires africaines, pour crime contre l’humanité.

A noter que, en pleine pandémie de Coronavirus, Hissène Habré avait appelé d’une liberté provisoire de 60 jours puisque certains cas de Covid-19 avaient été signalés à la prison du Cap Manuel où il était en détention. Mais deux mois plus tard, il est encore envoyé en prison où il purge sa peine à perpétuité. Cependant, ses avocats avaient sollicité la justice sénégalaise pour une liberté provisoire en cette troisième vague, plus virulente mais la réponse n’était pas favorable à la requête des robes noires.

Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990. Il a été chassé du pouvoir par l’actuel chef d’État Idriss Deby Itno. Il a été condamné pour crimes contre l’humanité pour avoir mené une répression qui a occasionné la mort de 40.000 citoyens. Actuellement, il purge une peine à vie au Sénégal, pays où il s’était réfugié depuis 1990.

Continuer la lecture
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

RD CONGO – L’opposition hausse le ton contre le pouvoir

Publie

le

En République démocratique du Congo, l’adoption d’un projet de réforme constitutionnelle ravive les tensions entre pouvoir et opposition, sur fond d’accusations de dérive institutionnelle. Le texte, désormais validé par le Parlement, cristallise les inquiétudes autour d’une possible prolongation du pouvoir présidentiel.

Portée par la majorité, la réforme ouvre la voie à l’organisation d’un référendum susceptible de redéfinir les règles du jeu politique. Au cœur des critiques : une disposition qui permettrait de ne pas prendre en compte les mandats déjà effectués par le président Félix Tshisekedi, lui offrant ainsi la possibilité de se représenter au-delà des limites actuellement fixées.

L’opposition y voit une tentative de contournement de la Constitution, qui interdit explicitement toute modification relative au nombre et à la durée des mandats présidentiels. Pour ses détracteurs, le recours à l’argument de « dysfonctionnement majeur » des institutions constitue un précédent dangereux, susceptible d’ébranler l’équilibre démocratique.

Dans ce contexte, la contestation politique s’intensifie. Regroupés au sein de la coalition dite « Article 64 », plusieurs partis d’opposition appellent à une mobilisation nationale. Une marche est annoncée pour le 8 juillet, avec pour objectif de dénoncer la réforme et d’exiger le départ du chef de l’État.

Des figures de l’opposition, dont Martin Fayulu, accusent le président d’avoir rompu son engagement à respecter la Constitution. Le climat s’est encore tendu après des affrontements survenus lors de précédentes manifestations à Kinshasa, au cours desquels plusieurs responsables politiques ont été blessés.

Malgré le boycott des débats par les élus de l’opposition, le processus législatif s’est poursuivi jusqu’à son adoption définitive par les deux chambres du Parlement. Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a défendu un texte qu’il présente comme un instrument permettant au peuple d’exercer pleinement sa souveraineté.

Cette séquence politique intervient dans un environnement déjà fragilisé. Entre crise sécuritaire persistante dans l’est du pays, marquée notamment par les affrontements impliquant le M23, et défis sanitaires liés à l’épidémie d’Ebola, la RDC fait face à des enjeux multiples.

Continuer la lecture

AFRIQUE

RD CONGO – Un prêtre révolutionne l’évangélisation avec le rap

Publie

le

À Kinshasa, une initiative singulière redéfinit les contours de l’évangélisation urbaine. Jean-Pierre Mongambi, prêtre catholique, a choisi le rap comme vecteur pour porter un message spirituel auprès des jeunes des quartiers populaires.

Dans un contexte marqué par la précarité et le désœuvrement d’une partie de la jeunesse, ce religieux de 47 ans mise sur un langage culturellement accessible pour recréer du lien. À travers ses textes, inspirés des psaumes et des prières, il propose une approche où la forme moderne sert un fond résolument religieux.

Pour Mongambi, l’essentiel ne réside pas dans le style musical, mais dans la portée du message. Son objectif est clair : recentrer l’attention des jeunes sur les valeurs spirituelles, loin des jugements liés aux apparences ou aux codes traditionnels de la pratique religieuse.

Cette stratégie semble porter ses fruits. Ses prestations attirent un public nombreux et trouvent un écho particulier sur les réseaux sociaux, où ses concerts circulent largement. Au-delà du spectacle, c’est une véritable dynamique de reconnection qui s’opère pour certains fidèles.

Des témoignages viennent appuyer cet impact. Certains jeunes expliquent avoir retrouvé le chemin de l’Église grâce à cette approche innovante, notamment dans des moments de fragilité personnelle. Le rap devient alors un canal d’accompagnement et de résilience.

Du côté des autorités religieuses locales, l’initiative est perçue comme une réponse adaptée aux défis contemporains. En multipliant les formats d’engagement, l’Église tente de répondre aux réalités sociales d’une jeunesse souvent exposée à l’oisiveté, aux addictions ou à la marginalisation.

La démarche de Mongambi s’inscrit ainsi dans une logique d’ouverture, où tradition et modernité cohabitent pour mieux atteindre les fidèles. Sa reconnaissance a d’ailleurs dépassé les frontières locales, notamment lorsqu’il s’est produit devant Pope Francis lors de sa visite en République démocratique du Congo en 2023.

Continuer la lecture

AFRIQUE

RD CONGO – Les médecins déclenchent une grève en pleine alerte Ebola

Publie

le

La République démocratique du Congo s’apprête à faire face à une nouvelle zone de turbulence dans son secteur de la santé. À partir du 11 juin, les syndicats de médecins ont décidé d’engager un mouvement de grève d’ampleur nationale, traduisant un profond malaise au sein du corps médical.

Au cœur des revendications figurent la revalorisation des rémunérations, l’amélioration des conditions de travail et un renforcement significatif des moyens accordés aux structures sanitaires. Les organisations syndicales dénoncent une dégradation progressive du système de santé, marquée par un manque de ressources, des infrastructures insuffisantes et une pression croissante sur le personnel soignant.

Le mot d’ordre de grève concerne l’ensemble des établissements publics à travers le pays, ce qui laisse présager des perturbations importantes dans la prise en charge des patients. Cette mobilisation intervient à un moment particulièrement critique, alors que le pays est confronté à une résurgence du virus Ebola dans ses régions du Nord-Est, où une nouvelle souche est sous surveillance depuis la mi-mai.

Conscients des enjeux sanitaires, les syndicats ont néanmoins indiqué que les services d’urgence resteront opérationnels afin d’assurer la continuité des soins pour les cas les plus graves. Une mesure qui vise à limiter les conséquences immédiates du mouvement sur les populations les plus vulnérables.

Continuer la lecture
Advertisement
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +