AFRIQUE DU SUD
AFRIQUE DU SUD – L’ancien président Jacob Zuma est en prison
L’ex-chef d’État sud-africain, Jacob Zuma a passé sa première nuit en prison. Il s’est rendu à la justice le mercredi 7 juillet 2021 aux environs de 23h30mn, à une demie heure de l’expiration du délai que lui avait fixé la justice de son pays. Condamné à 15 mois de prison pour outrage à la justice par la Cour Constitutionnelle, l’homme âgé désormais de 79 ans a finalement décidé de se rendre pour éviter d’être cueilli de force par la police nationale. Toutefois, ses avocats ont introduit un recours auprès de la Cour Constitutionnelle qui doit l’examiner le lundi 12 juillet.
L’ancien président sud-africain, Jacob Zuma, a fini par se rendre à la justice afin de purger sa peine de 15 mois prononcée par la Cour Constitutionnelle. Ce mercredi 7 juillet 2021, à 23h30, l’homme politique s’est évité un affrontement avec la police en décidant de se livrer à la justice. Il a quitté sa résidence Nkandla dans le KwaZulu-Natal, avec un cortège de voitures pour se diriger vers la prison d’Escourt, située à 200 km de son domicile. C’est dans ce pénitencier d’une capacité d’accueil de plus de 500 détenus que « M. Jacob Gedleyihlekisa Zuma a été admis pour commencer à purger sa peine« , précise un communiqué de l’administration pénitentiaire.
Les avocats de l’ancien président ont introduit un recours auprès de la Cour Constitutionnelle pour espérer une atténuation de la peine. De la même manière, ils ont saisi une Cour provinciale pour obtenir l’annulation de son arrestation. Celle-ci doit se prononcer ce vendredi 9 juillet 2021.
À noter que Jacob Zuma avait refusé dans un premier temps d’admettre sa peine évoquant des raisons sanitaires et une procédure qui n’a pas respecté ses droits élémentaires. Près de sa résidence, il avait réuni ses militants et sympathisants le dimanche 4 juillet 2021 pour défier la justice et promettre qu’il ne se rendra jamais. Mais, à une demie heure de l’ultimatum que lui avait notifié la Cour Constitutionnelle, lex-chef d’État sud-africain de 2009 à 2018 a préféré se conformer à la décision de la justice, dans une totale discrétion à bord d’un convoi de SUV. C’est dans un tweet de la fondation qui le représente que l’information est tombée. « Le président Zuma a décidé de se conformer à l’ordre d’incarcération. Il est en route vers un établissement correctionnel. », peut-on lire dans le message posté sur Tweeter après le départ de l’ancien président.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Shadrack Sibiya reste en détention après le rejet de sa demande de liberté sous caution
La justice sud-africaine a rejeté mardi la demande de mise en liberté sous caution de Shadrack Sibiya, ancien chef adjoint de la police, poursuivi pour plusieurs infractions à caractère sexuel. Le tribunal de Randburg a estimé qu’aucune circonstance exceptionnelle ne justifiait sa libération et a pris en compte les risques que celle-ci pourrait faire peser sur les témoins, selon les arguments présentés par le parquet.
L’ancien responsable policier est notamment accusé du viol d’une jeune femme de 18 ans, de traite des êtres humains et de manipulation à des fins sexuelles d’une mineure. Arrêté en septembre, il a quitté ses fonctions au début du mois d’octobre. Les autorités policières ont qualifié son départ de révocation disciplinaire infamante.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par d’autres accusations visant l’ancien haut gradé. Son nom apparaît également dans les travaux d’une commission d’enquête judiciaire chargée d’examiner des soupçons de corruption au sein de la police sud-africaine et les liens présumés entre certains de ses membres et des réseaux criminels.
Présidée par le juge à la retraite Mbuyiseni Madlanga, cette commission a notamment entendu des accusations faisant état de relations étroites entre Shadrack Sibiya et des individus soupçonnés d’être liés à ces réseaux. Des allégations portent également sur la réception présumée de sommes d’argent importantes et de cadeaux.
L’Autorité nationale des poursuites (NPA) a salué la décision du tribunal. Son porte-parole, Kaizer Kganyago, a indiqué que les procureurs avaient présenté les arguments nécessaires pour s’opposer à la libération sous caution et que la juridiction leur avait donné raison.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Le numéro deux de la police démissionne en pleine tempête judiciaire
Le numéro deux de la police sud-africaine, Shadrack Sibiya, a démissionné lundi alors qu’il était suspendu de ses fonctions et confronté à plusieurs procédures portant notamment sur des soupçons de corruption et des accusations d’infractions sexuelles. Son départ a été annoncé au moment où devait s’ouvrir une audience disciplinaire le concernant.
Selon Athlenda Mathe, porte-parole de la police, les avocats de l’ancien haut responsable ont remis sa lettre de démission dès le début de la procédure. Elle a précisé que, compte tenu de l’existence d’une procédure disciplinaire au moment de son départ, celui-ci serait assimilé à une révocation pour conduite déshonorante.
Cette démission intervient alors que Shadrack Sibiya est détenu depuis son arrestation le mois dernier. Il est notamment accusé de viol et d’incitation à la prostitution d’un mineur, des faits qu’il conteste. L’examen de sa demande de mise en liberté sous caution a été reporté au 13 octobre.
En parallèle, l’ancien responsable policier est cité dans les travaux d’une commission d’enquête judiciaire chargée d’examiner des allégations de corruption au sein des forces de l’ordre sud-africaines et d’éventuelles connexions entre certains responsables et des réseaux criminels.
Présidée par le juge à la retraite Mbuyiseni Madlanga, cette commission a recueilli plusieurs témoignages mettant en cause Shadrack Sibiya. Des accusations portent notamment sur la réception présumée de sommes d’argent importantes et de cadeaux qui auraient été fournis par des personnes soupçonnées d’activités criminelles.
Lors de son propre témoignage devant la commission, Sibiya a rejeté les accusations formulées contre lui. Il était suspendu de ses fonctions depuis septembre 2025, alors que les investigations se poursuivaient sur les soupçons pesant sur lui.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Les militants anti-immigration redescendent dans les rues
Des militants du mouvement March and March ont manifesté ce mercredi en Afrique du Sud pour réclamer une nouvelle fois le départ des étrangers en situation irrégulière. Pancartes et slogans à l’appui, les protestataires ont renouvelé leurs revendications alors que plusieurs organisations avaient fixé au 30 septembre une échéance pour le départ des personnes sans titre de séjour.
À Durban, la mobilisation a notamment été soutenue par le mouvement dirigé par Jacinta Ngobese-Zuma, connu pour ses positions hostiles à l’immigration irrégulière. Plusieurs dizaines de personnes ont participé au rassemblement et scandé des slogans visant les étrangers en situation irrégulière. L’affluence est toutefois restée inférieure à celle observée lors de la précédente mobilisation organisée le 30 juin.
Le mouvement intervient alors que la question migratoire demeure particulièrement sensible en Afrique du Sud. D’après un décompte de l’AFP établi à partir des chiffres transmis par plusieurs gouvernements africains ayant organisé le retour de leurs ressortissants, plus de 200 000 personnes auraient quitté le territoire sud-africain.
Ces départs et les manifestations s’inscrivent dans un climat de tensions persistantes autour de l’immigration. Les précédentes mobilisations ont notamment été accompagnées d’épisodes de violences xénophobes. Les autorités sud-africaines évoquent au moins quatre décès liés à ces violences, tandis que certains gouvernements étrangers font état d’un bilan supérieur.
La question de l’immigration irrégulière continue ainsi de susciter de vifs débats en Afrique du Sud, sur fond de préoccupations liées à l’emploi, à l’accès aux services publics et à la situation économique.
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