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AFRIQUE DU NORD

LIBYE – Le parlement se penchera sur le vote de confiance pour le nouveau gouvernement le 8 mars

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Le parlement libyen discutera de la tenue d’un vote de confiance sur le nouveau gouvernement unifié pour le pays divisé le 8 mars, a déclaré son président Aguila Saleh. Par ActuCameroun

La Libye, riche en pétrole, est plongée dans le chaos depuis que le dirigeant Mouammar Kadhafi a été évincé et tué lors d’un soulèvement populaire il y a dix ans. Son gouvernement d’accord national (GNA) reconnu par l’ONU est basé à Tripoli, tandis que la Chambre des représentants dirige une administration parallèle basée à l’est.

« Le Parlement se réunira pour discuter d’un vote de confiance sur le gouvernement le lundi 8 mars à 11 heures à Syrte si la Commission militaire mixte 5 + 5 garantit la sécurité de la réunion », a déclaré vendredi M. Saleh, faisant référence à une ville à mi-chemin entre l’est et l’ouest. La commission militaire est un forum réunissant cinq représentants de chaque côté. « Si cela s’avère impossible, la session se tiendra dans le siège temporaire du parlement à Tobrouk à la même date et heure », a-t-il dit, ajoutant que le comité militaire devrait informer le parlement à l’avance.

On ne sait pas si le vote lui-même aura lieu le 8 mars ou si la réunion se limitera à des pourparlers. Le Premier ministre désigné Abdul Hamid Dbeibah a été confronté à une date limite de vendredi pour former son gouvernement selon une feuille de route de l’ONU. Cependant, il a annoncé jeudi qu’il avait soumis à M. Saleh une «vision» pour une composition du cabinet qui aiderait à orienter la Libye vers les élections de décembre, et que les noms des ministres proposés seraient divulgués au parlement lors du vote de confiance. Le Parlement dispose de 21 jours pour voter sur la liste, selon la feuille de route.

Source : ActuCameroun / MDS

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AFRIQUE

ÉGYPTE – Les manœuvres « Badr 2026 » sur fond de tensions régionales

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L’armée de Égypte a mené des exercices militaires d’envergure baptisés « Badr 2026 », en présence du ministre de la Défense Ashraf Salem Zaher, dans un contexte régional marqué par des équilibres sécuritaires fragiles.

Un exercice interarmées complet

La phase principale a débuté par une présentation du plan opérationnel, suivie d’un scénario de combat impliquant une coordination étroite entre : les forces aériennes ; les forces terrestres ; les unités spéciales. Organisé du 26 au 30 avril à l’est du canal de Suez, cet exercice vise à renforcer la préparation au combat et l’efficacité opérationnelle des forces armées égyptiennes.

Une zone stratégique sous haute surveillance

Ces manœuvres se déroulent dans une région particulièrement sensible, notamment la péninsule du Sinaï, où le dispositif militaire est strictement encadré. Dans certaines zones, comme la zone C proche de la frontière avec Israël, seuls : des policiers légèrement armés; des observateurs internationaux; sont autorisés à être déployés.

Un cadre issu du traité de paix

Depuis les accords de paix entre l’Égypte et Israël, toute activité militaire impliquant des forces régulières à proximité de la frontière fait l’objet d’une coordination préalable. Ainsi, même si ces exercices ne sont pas formellement interdits, leur organisation dans ces zones sensibles nécessite une gestion diplomatique et sécuritaire rigoureuse.

Un signal stratégique

À travers « Badr 2026 », l’Égypte envoie un signal clair : maintenir un haut niveau de préparation militaire tout en respectant les équilibres régionaux. Ces manœuvres illustrent également la volonté du Caire de renforcer ses capacités interarmées dans un environnement géopolitique toujours sous tension.

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AFRIQUE

TUNISIE – Kaïs Saïed évince sa ministre dans un climat tendu

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La Tunisie traverse une nouvelle zone de turbulence politique après le limogeage soudain de la ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, en plein débat parlementaire sur des réformes sensibles du secteur énergétique.

Une décision présidentielle sans explication

Le président Kaïs Saïed a mis fin aux fonctions de la ministre sans en préciser les raisons, selon un communiqué publié à l’issue d’une réunion au palais de Carthage.

L’intérim a été confié à Salah Eddine Zouari, déjà en charge de l’Équipement et de l’Habitat, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques et sociales.

Des réformes énergétiques au cœur de la crise

Cette éviction intervient alors que le Parlement examine cinq projets de loi controversés visant à ouvrir davantage le secteur des énergies renouvelables aux investisseurs étrangers.

Les textes prévoient notamment : l’octroi de concessions à des entreprises étrangères; des contrats pouvant atteindre 20 ans, renouvelables ; des exonérations fiscales durant les premières années ;la vente de l’électricité produite à la STEG

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Un pari sur la transition énergétique

Le gouvernement défend ces réformes en mettant en avant la nécessité de renforcer l’indépendance énergétique de la Tunisie, fortement dépendante des importations d’hydrocarbures. Selon les autorités, les énergies renouvelables représentent actuellement environ 9 % de la production électrique, avec un objectif de 35 % à l’horizon 2030. Le plan prévoit également près de 500 millions d’euros d’investissements pour des centrales photovoltaïques totalisant 600 MW, principalement dans les régions du centre et du sud.

Une contestation sociale et syndicale

Ces orientations suscitent toutefois une vive opposition, notamment de la part de l’UGTT, qui dénonce des projets susceptibles de fragiliser la souveraineté nationale. Le syndicat critique des accords jugés déséquilibrés au profit des opérateurs étrangers et appelle à une meilleure protection des intérêts de l’État.

Un climat politique sous tension

Dans ce contexte, le limogeage de Fatma Thabet Chiboub a été diversement interprété. Certains élus y voient une décision nécessaire, allant jusqu’à réclamer des poursuites, tandis que le débat parlementaire reste profondément clivé.

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AFRIQUE

MAROC – La Tour Mohammed VI, nouveau symbole architectural

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La Tour Mohammed VI s’impose désormais comme l’un des symboles architecturaux majeurs du Maroc. Érigée au cœur de la vallée du Bouregreg, elle domine à la fois Rabat et Salé. Inaugurée le 13 avril 2026 après huit années de travaux, la tour a ouvert ses portes au public le 20 avril, marquant une nouvelle étape dans le développement urbain et économique de la région.

Une prouesse technique et écologique

Avec ses 250 mètres de hauteur et ses 55 étages, la tour est aujourd’hui le plus haut gratte-ciel du pays. Elle intègre des caractéristiques techniques de pointe : 38 ascenseurs, quatre terrasses techniques et près de 3 900 m² de panneaux photovoltaïques.

Selon Leila Haddaoui, directrice générale adjointe d’O Tower, le bâtiment affiche une performance énergétique remarquable :

« Par rapport à un bâtiment standard, nous avons réalisé une économie d’énergie de 40 %. »

La puissance installée atteint 11,6 MVA, illustrant l’ambition du projet en matière d’efficacité énergétique.

Un projet porté par des acteurs internationaux

La réalisation de cette infrastructure d’envergure a mobilisé plusieurs acteurs majeurs, dont le groupe belge Besix et la société marocaine TGCC. Pour Guy Bertaud, directeur général de l’hôtel intégré à la tour, l’intégration de l’énergie solaire constitue un axe structurant du projet :

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« Une grande partie de l’énergie consommée sera fournie par les panneaux solaires, avec d’autres initiatives locales à venir. »

Un levier économique et touristique

S’étendant sur une superficie de 105 000 m², la Tour Mohammed VI a déjà généré 450 emplois directs et près de 3 500 emplois indirects. Au-delà de sa dimension architecturale, les autorités marocaines misent sur cette infrastructure pour renforcer l’attractivité touristique du pays et positionner davantage la région de Rabat-Salé comme un pôle économique moderne et innovant.

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