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NIGÉRIA

NIGÉRIA : Le président Muhammadu Buhari exhorte M. Biden à déployer sa vaste expérience pour s’attaquer aux conséquences négatives de la politique nationaliste sur les affaires mondiales

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Félicitations au Président élu américain Joe Biden pour son élection à un moment d’incertitude et de peur dans les affaires mondiales. Son élection nous rappelle que la démocratie est la meilleure forme de gouvernement parce qu’elle offre à la population la possibilité de changer de gouvernement par des moyens pacifiques. 

Dans une démocratie, le groupe le plus puissant n’est pas les politiciens, mais les électeurs qui peuvent décider du sort des politiciens à l’isoloir. La principale fascination de la démocratie est la liberté de choix et la suprématie de la volonté du peuple.

Le respect de la volonté du peuple est la raison même pour laquelle la démocratie demeure la meilleure forme de gouvernement, malgré ses limites d’un pays à l’autre et d’une société à l’autre.

Le bilan remarquable du président élu Biden nous donne l’espoir qu’il apportera une valeur ajoutée à la présidence et aux affaires mondiales. Nous attendons avec impatience une plus grande coopération entre le Nigeria et les États-Unis, en particulier sur les plans économique, diplomatique, politique et sécuritaire.

J’exhorte M. Biden à déployer sa vaste expérience pour s’attaquer aux conséquences négatives de la politique nationaliste sur les affaires mondiales — qui ont créé des divisions et des incertitudes — et à instaurer un engagement accru avec l’Afrique sur la base d’un respect réciproque et d’intérêts communs.

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AFRIQUE

NIGERIA – Présidentielle 2027 : Peter Obi promet de s’attaquer frontalement à la corruption

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À quelques mois de la présidentielle de janvier 2027, Peter Obi veut imposer son propre récit face au pouvoir de Bola Tinubu. Le candidat de l’opposition place la lutte contre la corruption, la réduction des dépenses de l’État et la création d’emplois au cœur de son projet, avec une promesse centrale : dégager davantage de ressources publiques pour répondre aux difficultés économiques et sociales qui frappent le pays.

L’ancien gouverneur de l’État d’Anambra estime que le fonctionnement actuel de l’administration coûte trop cher au Nigeria et laisse une part importante des ressources publiques se perdre dans le gaspillage et la corruption. Pour lui, une réduction du train de vie de l’État permettrait de réorienter les moyens vers des secteurs qu’il considère prioritaires, notamment la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté.

Peter Obi veut également faire de la question économique un élément central de la réponse aux problèmes de sécurité. Selon lui, la pauvreté et le manque d’opportunités professionnelles alimentent une partie de la criminalité. Il défend donc une stratégie fondée sur l’augmentation de la productivité et le développement de l’emploi, particulièrement dans le secteur manufacturier.

Cette industrie a considérablement perdu du poids dans l’économie nigériane au cours des dernières décennies. Dans le même temps, le pays demeure confronté à une situation sécuritaire complexe, marquée par la présence de groupes jihadistes, de gangs criminels, de violences séparatistes ainsi que de conflits entre agriculteurs et éleveurs.

Pour Peter Obi, une politique de sécurité efficace ne peut ainsi être limitée aux opérations des forces de défense et de sécurité. Elle doit également s’attaquer aux facteurs économiques susceptibles de favoriser le recrutement ou l’extension des réseaux criminels. Son raisonnement est simple : réduire la pauvreté et créer des emplois permettrait de réduire progressivement le nombre de personnes susceptibles de basculer dans la criminalité.

Sur le plan institutionnel, le candidat de l’opposition défend par ailleurs une réforme du système policier. Il propose la création de forces de police placées au niveau des États et des municipalités, afin de rapprocher les services de sécurité des populations. Selon lui, les autorités locales disposent d’une connaissance plus fine des territoires et des réseaux criminels qui y opèrent.

Cette proposition présente des similitudes avec une réforme également soutenue par Bola Tinubu, candidat à sa propre succession. Peter Obi cherche toutefois à se démarquer du président sortant sur la question de la gouvernance et notamment sur la gestion du secteur pétrolier, qu’il considère comme un terrain majeur de lutte contre la corruption.

Le pouvoir d’achat devrait également peser lourd dans la campagne. La suppression de la subvention sur l’essence décidée par l’administration Tinubu a fortement contribué à la hausse du coût de la vie et à la pression exercée sur les ménages. Le président justifie cette décision par le coût devenu insoutenable du dispositif précédent.

Peter Obi défend une autre approche. Il estime qu’une lutte plus efficace contre les détournements et les pratiques frauduleuses dans le secteur pétrolier pourrait contribuer à alléger la pression sur les prix, sans nécessairement revenir au système de subvention supprimé par le gouvernement.

Le contexte social reste particulièrement difficile. Le Fonds monétaire international estime qu’une large majorité de la population nigériane vit sous le seuil de pauvreté, tandis que les difficultés économiques se conjuguent à une insécurité persistante dans plusieurs régions du pays.

Mais pour Peter Obi, le principal défi sera aussi politique. Le parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), dispose d’un appareil électoral beaucoup plus puissant et contrôle la grande majorité des postes de gouverneur. L’opposition reste, elle, confrontée au risque d’une nouvelle dispersion des voix.

Lors de la présidentielle de 2023, Peter Obi, Atiku Abubakar et Rabiu Kwankwaso avaient chacun capté une partie de l’électorat opposé au pouvoir, permettant à Bola Tinubu de s’imposer avec 36,6 % des suffrages. Pour le candidat du NDC, cette configuration ne condamne toutefois pas sa candidature à un simple rôle d’arbitre.

Il entend convaincre les électeurs de faire un choix clair parmi les principales figures de l’opposition. Une ambition qui devra également composer avec les conditions de sécurité durant la campagne. Peter Obi a récemment dénoncé le blocage de son convoi dans l’État de Benue, une région régulièrement confrontée aux violences.

L’opposant redoute que l’insécurité et les pratiques d’intimidation ne réduisent encore davantage la participation électorale. Avec seulement 27 % de participation lors du précédent scrutin présidentiel, la mobilisation des électeurs constituera un autre enjeu majeur de la présidentielle de 2027.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Bola Ahmed Tinubu veut faire baisser les tarifs de transport grâce au GNC

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Le gouvernement nigérian veut accélérer la baisse du coût des déplacements dans le pays. Le président Bola Ahmed Tinubu et les gouverneurs des États fédérés ont convenu de mettre en œuvre rapidement des mesures destinées à réduire les tarifs de transport, notamment grâce au développement du gaz naturel comprimé (GNC) et des véhicules électriques.

À l’issue d’une réunion tenue jeudi avec le Forum des gouverneurs, le chef de l’État a indiqué que les autorités locales avaient accepté de prendre des dispositions immédiates pour alléger les dépenses de mobilité des populations. L’objectif affiché est de commencer à faire bénéficier les usagers de tarifs réduits à partir du 1er octobre. Pour Bola Tinubu, la logique est simple : la diminution du coût du carburant doit se répercuter sur les prix pratiqués par les transporteurs. Les mesures devraient concerner en priorité les déplacements à l’intérieur des différents États, secteur dans lequel les autorités locales disposent de leviers importants pour agir directement sur les tarifs.

Cette stratégie s’appuie notamment sur la transition vers le GNC, présentée par Abuja comme une alternative moins coûteuse à l’essence. À travers l’Initiative présidentielle pour le GNC, plus de 120 000 véhicules auraient déjà été convertis à travers le pays. Plus de 100 000 kits supplémentaires sont par ailleurs en cours de production afin d’accélérer cette transformation du parc automobile. En parallèle, le gouvernement poursuit le développement des infrastructures nécessaires à l’utilisation de ce carburant. Des centres de conversion et des stations de ravitaillement sont progressivement déployés dans plusieurs régions du pays.

Le Fonds pour les infrastructures gazières en amont et en aval finance actuellement plus d’une centaine de projets liés au secteur gazier. Le programme comprend notamment 15 stations-mères de GNC et 86 stations-filles destinées à renforcer le réseau d’approvisionnement. Quatre installations ont déjà été inaugurées en mai à Lagos, Abuja et Owerri. Parmi les infrastructures annoncées figurent un réseau de 15 stations à Lagos ainsi qu’une installation située à Abuja, capable de prendre en charge quotidiennement jusqu’à 1 000 voitures et tricycles, ainsi que 50 camions et autobus.

Abuja veut désormais aller plus loin. Bola Tinubu a ordonné la mise en place de 500 nouvelles stations de ravitaillement en GNC, qui viendront s’ajouter aux 500 déjà commandées. Le programme national prévoit ainsi un millier de stations afin d’étendre progressivement l’accès au carburant dans l’ensemble du pays. Le président affirme qu’un véhicule fonctionnant au GNC peut permettre de réduire de 60 à 80 % les dépenses liées au carburant par rapport à un véhicule utilisant de l’essence. Une économie qui, selon les autorités, devrait contribuer à réduire les coûts supportés par les transporteurs et, à terme, par les passagers.

Pour assurer le suivi des engagements pris lors de la réunion, un comité réunissant des représentants du gouvernement fédéral et des États sera mis en place. Sa mission sera notamment de veiller à l’application effective des mesures annoncées. Alors que le coût des transports continue de peser sur le budget des ménages nigérians, l’exécutif veut désormais transformer les économies liées aux nouvelles sources d’énergie en baisse concrète des tarifs. Tinubu appelle ainsi les différents niveaux de gouvernement à coordonner leurs efforts pour que la transition énergétique bénéficie directement aux usagers.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Bola Tinubu lance sa campagne pour un second mandat sous haute tension

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La course à la présidence du Nigeria entre officiellement dans une nouvelle phase. La campagne électorale en vue du scrutin du 16 janvier s’ouvre dans un climat particulièrement tendu, marqué par les difficultés économiques, l’insécurité persistante et une opposition qui peine à présenter un front uni face au président sortant Bola Tinubu.

Candidat à sa propre succession, le chef de l’État doit affronter 18 concurrents. Dans les faits, la bataille devrait surtout se concentrer autour de trois figures : Bola Tinubu, l’ancien vice-président Atiku Abubakar et Peter Obi, ex-gouverneur et candidat particulièrement suivi par une partie de la jeunesse nigériane.

Depuis son accession à la présidence en 2023, Tinubu a engagé une série de réformes économiques destinées à redresser les finances du pays. La suppression des subventions sur les carburants et la réforme du régime de change du naira figurent parmi les mesures les plus emblématiques de son mandat.

Ces décisions ont été favorablement accueillies par une partie des milieux économiques et des investisseurs, mais leur coût social pèse lourdement sur la population. La dépréciation de la monnaie nationale et l’augmentation du coût de la vie ont accentué les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux Nigérians. Inflation, chômage, pauvreté et insécurité constituent désormais les principaux sujets de préoccupation à l’approche du scrutin.

Le président sortant peut toutefois compter sur un avantage politique majeur : l’éparpillement de ses adversaires. La coalition constituée en 2025 dans le but de construire une alternative à Tinubu n’a pas résisté aux rivalités internes et s’est désintégrée avant même le lancement officiel de la campagne.

Cette fragmentation réduit les possibilités d’une candidature unique capable de concentrer le vote anti-Tinubu. Atiku Abubakar et Peter Obi devront donc chacun mobiliser leurs propres bases électorales dans une compétition où le président sortant dispose déjà d’un appareil politique particulièrement puissant.

Depuis son arrivée au pouvoir, Bola Tinubu a en effet renforcé son influence sur la scène politique nationale. Plusieurs responsables issus de l’opposition ont rejoint son camp, tandis que son parti, le Congrès des progressistes, contrôle désormais 31 des 36 États du pays à travers leurs gouverneurs.

Cette domination territoriale nourrit les interrogations sur l’évolution du paysage politique nigérian. Pour ses détracteurs, la concentration progressive du pouvoir autour du camp présidentiel risque d’affaiblir davantage le pluralisme politique et de rapprocher le Nigeria d’un système dominé par une seule formation.

Le scrutin s’annonce donc comme un test majeur pour la démocratie nigériane. Au-delà de la personnalité du prochain président, les électeurs devront se prononcer sur le bilan économique de Bola Tinubu, l’impact de ses réformes et sa capacité à répondre aux préoccupations sociales et sécuritaires d’un pays de plus de 200 millions d’habitants.

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