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NIGÉRIA

NIGÉRIA : Le président Muhammadu Buhari exhorte M. Biden à déployer sa vaste expérience pour s’attaquer aux conséquences négatives de la politique nationaliste sur les affaires mondiales

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Félicitations au Président élu américain Joe Biden pour son élection à un moment d’incertitude et de peur dans les affaires mondiales. Son élection nous rappelle que la démocratie est la meilleure forme de gouvernement parce qu’elle offre à la population la possibilité de changer de gouvernement par des moyens pacifiques. 

Dans une démocratie, le groupe le plus puissant n’est pas les politiciens, mais les électeurs qui peuvent décider du sort des politiciens à l’isoloir. La principale fascination de la démocratie est la liberté de choix et la suprématie de la volonté du peuple.

Le respect de la volonté du peuple est la raison même pour laquelle la démocratie demeure la meilleure forme de gouvernement, malgré ses limites d’un pays à l’autre et d’une société à l’autre.

Le bilan remarquable du président élu Biden nous donne l’espoir qu’il apportera une valeur ajoutée à la présidence et aux affaires mondiales. Nous attendons avec impatience une plus grande coopération entre le Nigeria et les États-Unis, en particulier sur les plans économique, diplomatique, politique et sécuritaire.

J’exhorte M. Biden à déployer sa vaste expérience pour s’attaquer aux conséquences négatives de la politique nationaliste sur les affaires mondiales — qui ont créé des divisions et des incertitudes — et à instaurer un engagement accru avec l’Afrique sur la base d’un respect réciproque et d’intérêts communs.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Libérations massives d’otages dans le Borno, entre opérations militaires et zones d’ombre

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Dans le nord-est du Nigeria, plusieurs centaines de personnes enlevées plus tôt cette année par Boko Haram ont été libérées ce week-end dans l’État du Borno, épicentre historique de l’insurrection.

Selon des sources locales, dont le sénateur Mohammed Ali Ndume, au moins 416 femmes et enfants capturés dans la localité de Ngoshe ont retrouvé la liberté samedi. Une annonce confirmée par des responsables de la société civile, bien que les circonstances exactes de cette libération restent floues.

De son côté, l’armée nigériane évoque une opération distincte ayant permis de secourir 360 personnes, à la suite d’un dispositif basé sur le renseignement et des « opérations psychologiques » destinées à fragiliser les groupes insurgés avant une phase d’intervention.

Ces annonces parallèles soulignent une réalité complexe : au Nigeria, la libération d’otages s’inscrit souvent dans une zone grise où coexistent actions militaires, négociations indirectes et, selon de nombreux analystes, paiements de rançons — une pratique officiellement démentie par les autorités.

Les enlèvements sont devenus un levier central de financement pour les groupes armés opérant dans la région. D’après des estimations récentes, les rançons versées à différents groupes — djihadistes, bandits ou milices — ont généré plus d’un million de dollars en un an, alimentant un cycle de violence difficile à enrayer.

La zone de Ngoshe, située à proximité de la frontière avec le Cameroun, dans les collines de Gwoza, reste l’un des bastions historiques de Boko Haram. Elle est régulièrement le théâtre d’attaques et d’enlèvements ciblant des civils, notamment des femmes et des enfants.

Le bilan humain de cette crise s’est encore alourdi avec la mort de deux nourrissons, attribuée aux conditions extrêmes de détention, selon des sources officielles.

Depuis le déclenchement de l’insurrection en 2009, le conflit impliquant Boko Haram et ses factions a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes dans le bassin du lac Tchad.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – La peur s’installe dans les écoles, les enseignants déclenchent une grève illimitée

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Le climat d’insécurité gagne du terrain jusque dans les salles de classe au Nigeria. Dans l’État d’Oyo, au sud-ouest du pays, les enseignants ont décidé de hausser le ton en lançant une grève illimitée, après l’enlèvement de plusieurs élèves et membres du personnel éducatif.

À l’origine de cette mobilisation, une attaque survenue à la mi-mai contre trois établissements scolaires. Des hommes armés ont enlevé plusieurs enfants ainsi que des enseignants, plongeant toute la communauté éducative dans l’angoisse. Selon les autorités, les victimes comprennent des élèves très jeunes, âgés de seulement deux ans pour certains.

Si les enlèvements contre rançon sont devenus une réalité persistante dans certaines régions du nord du Nigeria, leur apparition dans une zone comme l’État d’Oyo marque une évolution inquiétante du phénomène. Cette extension géographique renforce le sentiment d’insécurité et alimente les craintes d’une généralisation de ces attaques.

Face à l’absence de résultats rapides dans les opérations de recherche, le Syndicat nigérian des enseignants a décidé de suspendre les cours dans les établissements publics. L’organisation dénonce une situation intenable et accuse les autorités de ne pas offrir des garanties suffisantes pour la sécurité des enseignants et des élèves.

Pour le syndicat, cette grève vise à exercer une pression directe afin d’accélérer les efforts de libération des otages. Mais elle traduit aussi un malaise plus profond : celui d’un système éducatif fragilisé par l’insécurité et le manque de protection.

Sur le terrain, les recherches se poursuivent, sans qu’aucune avancée décisive n’ait été annoncée. Cette incertitude prolongée accentue la colère des enseignants, qui redoutent désormais de devenir des cibles.

Au-delà de l’émotion suscitée par cet enlèvement, c’est toute la question de la sécurisation des écoles qui se pose avec acuité. Dans un pays confronté à des défis sécuritaires multiples, la protection des infrastructures éducatives apparaît plus que jamais comme une priorité.

La grève pourrait ainsi marquer un tournant, en contraignant les autorités à revoir leur stratégie face à une menace qui ne cesse de s’étendre.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – L’armée frappe au cœur du commandement des jihadistes de l’ISWAP

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Dans le nord-est du Nigeria, la pression militaire exercée contre les groupes jihadistes franchit un nouveau cap. Les forces armées nigérianes ont annoncé, mardi, la neutralisation de trois cadres clés de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), dans le cadre d’opérations coordonnées avec le Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM).

D’après l’état-major nigérian, ces frappes ciblées s’inscrivent dans une offensive plus large visant à désorganiser les structures de commandement du groupe. Depuis le lancement de cette campagne, environ 175 combattants auraient été éliminés, traduisant une intensification notable des opérations sur le terrain.

Parmi les figures visées figurent Abd-al Wahhab, décrit comme un rouage central dans la planification des attaques et la diffusion de la propagande, ainsi qu’Abu Musa al-Mangawi, présenté comme un cadre influent du dispositif jihadiste. Un troisième responsable, Abu al-Muthanna al-Muhajir, aurait également été tué. Ce dernier jouait un rôle stratégique dans la production médiatique du groupe, un levier essentiel pour son recrutement et son rayonnement.

Au-delà des pertes humaines, l’armée nigériane affirme avoir porté des coups significatifs à l’infrastructure opérationnelle de l’ISWAP. Des positions logistiques, des dépôts d’armes et des circuits de financement auraient été démantelés, fragilisant la capacité du groupe à maintenir ses activités dans la région.

Cette séquence militaire traduit une volonté claire d’affaiblir durablement l’organisation en ciblant ses centres névralgiques, notamment ses relais de communication et de coordination. Toutefois, malgré ces avancées tactiques, le nord-est du Nigeria reste marqué par une insurrection persistante depuis plus d’une décennie, dans laquelle l’ISWAP continue de jouer un rôle dominant.

Les autorités militaires assurent vouloir maintenir la cadence des opérations afin de contenir toute tentative de reconstitution du groupe, dans un contexte régional où la menace jihadiste demeure évolutive et transfrontalière.

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