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ÉTHIOPIE

ÉTHIOPIE : Les élections législatives se tiendront le 5 juin 2021

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La Commission électorale éthiopienne a annoncé le vendredi 25 décembre 2020 que les élections législatives se dérouleront le 5 juin 2021. Initialement prévu au mois d’août 2020, le scrutin n’a pu être organisé en raison de la Covid-19 qui fait des ravages dans le monde entier. Cependant, ce report avait fait l’objet de vives tensions entre le gouvernement ethiopien et la région du Tigré, une des neufs régions du pays depuis 1995.

L’idée du report de l’élection législative, décidée par le gouvernement à cause de la situation sanitaire actuelle, avait contribué à accroître les tensions entre le gouvernement du Premier ministre et fondateur du Parti de la prospérité, Abiy Ahmed, et la région dissidente du Tigré dans le Nord du pays, contre laquelle une opération militaire a été lancée le 4 novembre 2020. Pour cause, le Front de Libération du Peuple du Tigré (TPLF) avait organisé au mois de septembre 2020 ses propres élections régionales, considérées comme illégales par le gouvernement éthiopien.

La commission électorale éthiopienne a publié sur sa page Facebook le vendredi 25 décembre 2020, la date de l’élection législative désormais fixée le 5 juin 2021. Ainsi, les citoyens éthiopiens qui désirent prendre part à ses élections devront s’inscrire sur les listes électorales du 1er au 30 mars 2021.

L’annonce du gouvernement éthiopien ne concerne pas pour le moment la région du Tigré pour laquelle des dispositions singulières seront prises par son administration intérimaire.

A rappeler que selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), les combats dans la région du Tigré ont occasionné plus 50 000 réfugiés au Soudan voisin et près de 63 000 déplacés à l’intérieur de la région.

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AFRIQUE DE L’EST

ÉTHIOPIE – À Addis-Abeba, le président Emmanuel Macron change de ton sur l’Afrique

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En clôture d’une tournée africaine à forte portée politique, le président français Emmanuel Macron a affiché à Addis-Abeba une inflexion notable du discours de Paris sur les questions de sécurité et de gouvernance en Afrique. Au siège de l’Union africaine, le chef de l’État a clairement plaidé pour un renforcement du leadership africain dans la gestion des crises du continent.

Devant les responsables internationaux, dont Antonio Guterres et le président de la Commission de l’UA Mahmoud Ali Youssouf, Macron a insisté sur un principe désormais central dans l’approche française : confier aux institutions africaines la responsabilité première des solutions aux défis africains. Une posture qui s’inscrit dans un contexte de redéfinition des relations entre la France et ses partenaires africains.

Cette prise de position intervient au terme d’une séquence diplomatique entamée en Égypte, puis poursuivie au Kenya lors du sommet « Africa Forward ». À Addis-Abeba, l’accent a été mis sur les mécanismes de financement de la paix, considérés comme un levier essentiel pour renforcer l’autonomie stratégique du continent.

Dans cette optique, Emmanuel Macron a annoncé l’organisation prochaine, à Paris, d’une conférence internationale dédiée au financement du Fonds de paix de l’Union africaine. L’objectif affiché est double : élargir la base des contributeurs et attirer davantage de capitaux, publics comme privés, afin de soutenir les opérations de maintien de la paix pilotées par l’UA.

Longtemps resté en sommeil, ce fonds connaît une dynamique de relance depuis quelques années, mais demeure dépendant d’engagements extérieurs. Paris entend ainsi jouer un rôle de facilitateur dans la mobilisation de ressources, tout en encourageant une plus grande appropriation africaine des dispositifs de sécurité.

Le président français a également remis sur la table la question de l’application effective de la résolution 2719 des Nations unies, qui prévoit un mécanisme de financement plus structuré pour les opérations de paix de l’Union africaine. Une avancée jugée cruciale pour stabiliser durablement les zones de conflit.

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AFRIQUE

ÉTHIOPIE – Plus de 3 000 victimes d’un réseau criminel démantelé

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Les autorités de Éthiopie ont annoncé le démantèlement d’un vaste réseau de traite d’êtres humains opérant à l’échelle régionale, avec l’arrestation de dix suspects, dont le principal chef présumé présenté comme un acteur clé du trafic migratoire vers l’Afrique du Nord.

Selon les enquêteurs, cette organisation criminelle, active depuis plusieurs années, ciblait principalement des jeunes originaires de la Corne de l’Afrique et des pays voisins, notamment le Soudan, l’Érythrée, le Djibouti, le Kenya et la Somalie. L’objectif : organiser leur transit clandestin vers l’Europe via la Libye, devenue un point de passage stratégique sur les routes migratoires. Une fois sur le sol libyen, les migrants étaient transférés dans des lieux de détention contrôlés par le réseau. Là, ils étaient soumis à un système de rançonnage, leurs familles étant contraintes de verser d’importantes sommes pour obtenir leur libération.

L’enquête met en lumière un dispositif particulièrement brutal. Les victimes incapables de payer étaient exposées à des violences extrêmes : privations, sévices physiques, tortures et abus sexuels. Les autorités évoquent également des exécutions sous contrainte, révélant l’ampleur des exactions commises. Au total, plus de 3 000 personnes auraient été exploitées par ce réseau, avec un bilan humain particulièrement lourd. Les investigations font état de dizaines de morts et de nombreuses victimes de violences sexuelles.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une coopération internationale appuyée par Interpol, via le programme ROCK financé par l’Union européenne. Plus d’une centaine de victimes et de proches ont été entendus pour documenter les faits. Les autorités estiment que ce trafic a généré près de 20 millions de dollars, tout en permettant d’identifier plus de 70 individus impliqués dans des activités similaires, aussi bien en Éthiopie qu’à l’étranger.

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AFRIQUE

ÉTHIOPIE – Le président Abiy Ahmed reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron

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Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed se sont rencontrés, le jeudi 22 mai 2025 au Palais de l’Élysée, à Paris. Dans un entretien bilatéral à huis clos, suivi d’un dîner de travail, ils ont parlé des moyens à mettre en place pour consolider la coopération entre la France et l’Éthiopie.

Le Premier ministre éthiopien a été accueilli à son arrivée à l’Élysée par la garde républicaine. Ensuite, ce fut le tour du président Emmanuel Macron. La rencontre s’est déroulée en deux temps : un entretien privé, puis un dîner officiel. Elle fait suite à la visite d’Emmanuel Macron à Addis-Abeba en décembre 2024. Dans une dynamique de rapprochement diplomatique, Abiy Ahmed a tenu, par cette visite, raviver les liens franco-éthiopiens.

Même si les deux pays ne partagent pas la même langue, il faut souligner que les relations diplomatiques entre la France et l’Éthiopie ont toujours été empreintes de cordialité. Cependant, cette relation bilatérale a connu un renforcement ces dernières années, avec un financement de 100 millions d’euros par l’Agence Française de Développement pour divers projets. Un prêt d’une valeur de 80 millions d’euros destiné à la rénovation du réseau électrique éthiopien a été octroyé. En quelques années, les échanges commerciaux ont atteint 348,9 millions d’euros d’exportations françaises vers l’Éthiopie en 2023, contre 83,2 millions d’euros d’importations. Parallèlement, le nombre d’entreprises françaises implantées en Éthiopie est passé de 28 en 2014 à 53 en 2021. Aujourd’hui, les grands groupes français comme Castel, TotalEnergies, Canal+, AGL ou Meridiam sont présents en Éthiopie.

Cette rencontre, qui confirme l’ancrage stratégique de la coopération entre Paris et Addis-Abeba, avait pour but de renforcer la relation bilatérale, en particulier dans les domaines économique, culturel et patrimonial. Par ailleurs, les questions régionales et globales ont été abordées. En effet, le contexte géopolitique en Afrique de l’Est, les enjeux de développement durable et la stabilité régionale figurent également à l’agenda.

Crédit Photo : Page Abiy Ahmed Ali

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