CÔTE D'IVOIRE
CÔTE D’IVOIRE : Pascal Affi N’Guessan libéré
Après quasiment deux mois de détention préventive, Pascal Affi N’Guessan vient enfin d’être libéré et placé sous contrôle judiciaire ce mercredi 30 décembre, une annonce faite par son avocat, Pierre Dagbo Godé. L’opposant ivoirien a été arrêté au mois de novembre 2020 suite à la présidentielle alors qu’il tentait de fuir le pays.
Pascal Affi N’Guessan est l’un des principaux responsables de l’opposition. Il est président d’une faction du FPI, le Front populaire ivoirien de l’ex-président Laurent Gbagbo. Il avait été arrêté le 7 novembre à une centaine de kilomètres d’Abidjan, la capitale ivoirienne, alors qu’il fuyait la justice qui avait lancé des poursuites contre lui à cause des troubles qui avaient entouré l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.
Avec d’autres membres de l’opposition ivoirienne, il avait proclamé la formation d’un « Conseil national de transition” afin de remplacer le régime du président sortant Alassane Dramane Ouattara, candidat à sa propre succession et réélu dès le premier tour pour un troisième mandat. Une réélection vivement contestée par l’opposition.
Avec d’autres responsables de l’opposition, il est toujours poursuivis pour « complot contre l’autorité de l’Etat », « mouvement insurrectionnel », « assassinat » et « actes de terrorisme » pour avoir proclamé ce régime de transition et dans le cadre des violences électorales liées à la présidentielle, des violences qui ont fait 85 morts et un demi-millier de blessés entre le mois d’août et de novembre.
AFRIQUE
CÔTE D’IVOIRE – La CEI officiellement entrée en liquidation, une nouvelle page électorale s’ouvre
La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) entre désormais dans sa phase opérationnelle. Quatre mois après la disparition officielle de l’institution, une passation de charges s’est tenue lundi 7 septembre 2026 à Abidjan entre le secrétaire général sortant et le liquidateur désigné, Lassana Sylla.
Cette étape marque le début concret du processus de liquidation de l’ancienne structure chargée de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire. Créée en 2001, la CEI avait été officiellement dissoute le 6 mai 2025. Désormais, la mission confiée à Lassana Sylla consiste à procéder au règlement des dossiers encore en suspens avant la fermeture définitive de l’institution.
Le liquidateur devra notamment dresser l’inventaire des biens et des différentes structures rattachées à la CEI présentes sur le territoire national. Le volet financier constitue également une partie importante de sa mission, avec l’identification des éventuelles créances et dettes afin de permettre leur apurement.
La situation du personnel devra également être examinée dans le cadre de cette procédure. Les agents qui travaillaient au sein de l’ancienne commission font ainsi partie des dossiers que le liquidateur devra traiter au cours de cette période de transition.
Mais derrière cette liquidation administrative se pose surtout une question politique majeure : quelle institution prendra désormais en charge l’organisation et la supervision des prochaines échéances électorales ivoiriennes ?
Depuis l’annonce de la dissolution de la CEI, aucun nouvel organe électoral n’a encore été officiellement installé par les autorités. Un premier cadre de discussions a toutefois été ouvert fin juin entre le gouvernement, les formations politiques et les représentants de la société civile afin d’échanger sur les contours du futur dispositif.
La composition et les garanties d’indépendance de la prochaine structure électorale constituent déjà un sujet sensible au sein de la classe politique. Les partis d’opposition souhaitent notamment peser sur la réforme et travaillent à rapprocher leurs différentes propositions afin de présenter une position commune sur les modalités de gestion des élections.
Alors que la liquidation de la CEI est désormais enclenchée, la Côte d’Ivoire entre donc dans une période de transition institutionnelle. Le défi pour les autorités sera de mettre en place un mécanisme électoral suffisamment consensuel pour garantir la confiance des différents acteurs et préserver la crédibilité des prochains scrutins.
AFRIQUE
CÔTE D’IVOIRE /MAURITANIE – Alassane Ouattara et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani renforcent leur coopération
Le président ivoirien Alassane Ouattara s’est entretenu, ce mardi 11 août 2026, avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en visite d’amitié et de travail de 24 heures en Côte d’Ivoire.
Les deux dirigeants ont passé en revue l’état des relations bilatérales entre Abidjan et Nouakchott, ainsi que les perspectives de leur renforcement dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

Les échanges ont également porté sur les principales questions régionales, avec un accent particulier sur les enjeux de paix et de sécurité en Afrique de l’Ouest. Les deux chefs d’État ont notamment évoqué la nécessité de consolider la coopération entre les pays de la région face aux défis sécuritaires.

Cette rencontre intervient dans un contexte ouest-africain marqué par de profondes mutations géopolitiques et sécuritaires. Elle témoigne de la volonté de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie de maintenir un dialogue étroit et de renforcer leur coordination sur les questions régionales.
Au terme de cette visite de 24 heures, Abidjan et Nouakchott entendent ainsi donner un nouvel élan à leur partenariat, aussi bien sur le plan bilatéral que dans le cadre des initiatives visant à préserver la stabilité en Afrique de l’Ouest.

AFRIQUE
CÔTE D’VOIRE – Six responsables du PDCI libérés après neuf mois de détention
Six responsables locaux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition en Côte d’Ivoire, ont été remis en liberté lundi, après plusieurs mois de détention. L’information a été confirmée par leur avocat, Ange Rodrigue Dadje.
Selon ce dernier, la décision a été prise à l’issue d’une audience devant la chambre antiterroriste tenue le 20 juillet. Les militants concernés, détenus depuis environ neuf mois, ont pu regagner leurs domiciles. Aucune précision n’a toutefois été fournie quant aux motifs exacts de leur libération.
Ces arrestations s’inscrivaient dans un contexte politique particulièrement tendu, à l’approche de l’élection présidentielle. Entre fin septembre et début octobre 2025, plusieurs dizaines de partisans de l’opposition avaient été interpellés à Abidjan et dans d’autres localités du pays.
En mai dernier, deux autres responsables du PDCI avaient déjà bénéficié d’une mesure similaire, portant à huit le nombre de cadres du parti libérés ces derniers mois.
La période électorale a été marquée par de nombreuses tensions, notamment l’exclusion de figures majeures de l’opposition telles que Tidjane Thiam, président du PDCI, et l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, tous deux écartés de la course à la magistrature suprême par des décisions judiciaires.
Par ailleurs, plusieurs dizaines de militants et responsables politiques ont été arrêtés ou emprisonnés durant cette période. Des centaines de civils, accusés d’avoir pris part à des manifestations interdites, ont également été condamnés, tandis qu’une dizaine de personnes ont perdu la vie dans des violences liées au processus électoral.
Le gouvernement dirigé par le président Alassane Ouattara a, de son côté, rejeté toute accusation de détentions à caractère politique.
Parmi les autres figures récemment remises en liberté figurent Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo, ainsi que Ibrahim Zigui, tous deux libérés au début du mois.
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