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AFRIQUE

RD CONGO – États-Unis sanctionnent Joseph Kabila pour son rôle présumé dans l’instabilité

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Les États-Unis ont annoncé jeudi des sanctions ciblées contre Joseph Kabila, accusé de contribuer à l’instabilité en République démocratique du Congo.

Inscription sur la liste noire américaine

L’ancien chef d’État, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, a été placé sur la liste noire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC). Ces sanctions impliquent : le gel de ses avoirs potentiels aux États-Unis ; l’interdiction pour les citoyens et entreprises américaines d’entretenir des relations économiques avec lui.

Accusations de déstabilisatio

Washington accuse Joseph Kabila de soutenir des groupes impliqués dans le conflit à l’est du pays, notamment : le M23 ; l’Alliance Fleuve Congo, présentée comme son bras politique. Selon ces accusations, l’ancien président chercherait à affaiblir le pouvoir en place à Kinshasa.

Présence signalée dans l’est du pays

Des sources évoquent également un séjour de Joseph Kabila à Goma l’an dernier, où il aurait été sous la protection du M23, actif dans cette région instable.

Un contexte judiciaire déjà tendu

Ces sanctions interviennent alors que la justice congolaise a récemment condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec le M23. Les autorités de la République démocratique du Congo accusent par ailleurs le Rwanda de soutenir ce mouvement rebelle, ce que Kigali conteste.

Une pression internationale accrue

Avec ces sanctions, les États-Unis renforcent la pression sur les acteurs soupçonnés d’alimenter le conflit dans l’est de la RDC, une région marquée par des violences persistantes et des tensions géopolitiques complexes.

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AFRIQUE

OUGANDA – L’opposant rwandais Robert Kabera retrouvé décapité près de Kampala

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L’opposant rwandais Robert Kabera, également connu sous le nom de Sergent Robert, a été retrouvé mort, le samedi 17 octobre, dans la localité de Kammengo, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Kampala, en Ouganda. Son corps, décapité, a été découvert à proximité d’une maison qu’il était en train de faire construire. La police ougandaise a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de sa mort.

Selon des témoignages de membres de sa famille relayés par la presse ougandaise, Robert Kabera était arrivé dans la région le vendredi 16 octobre au soir. Il aurait été aperçu pour la dernière fois dans un bar du village, qu’il aurait quitté aux alentours de 21 heures.

Le chauffeur de moto-taxi qui l’accompagnait serait actuellement recherché par les enquêteurs. Les services de police ont confirmé avoir identifié le corps de l’opposant, précisant que sa tête avait été tranchée. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances de ce décès et d’identifier les éventuels responsables.

Robert Kabera était une figure connue sur les réseaux sociaux. Sa chaîne YouTube comptait près de 145 000 abonnés, auxquels il diffusait régulièrement des vidéos dans lesquelles il critiquait les autorités rwandaises de Kigali. Ses prises de position lui avaient permis de se faire connaître auprès d’un public suivant l’actualité politique du Rwanda.

L’opposant avait quitté son pays en 2020. Il faisait également l’objet d’accusations de viol et était recherché par les autorités rwandaises. Il avait publiquement rejeté ces accusations, affirmant qu’elles étaient fabriquées de toutes pièces.

La découverte de son corps en Ouganda soulève désormais des interrogations sur les circonstances de sa mort. À ce stade, les informations communiquées par la police ne permettent pas d’établir un lien entre son engagement politique, les accusations portées contre lui et les faits ayant conduit à son décès.

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AFRIQUE

SOUDAN – Frappes de drones : Des dizaines de civils tués dans une série d’attaques meurtrières

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Le conflit armé au Soudan continue de faire payer un lourd tribut aux populations civiles. Dans la région du Kordofan, une attaque de drones survenue dimanche 18 octobre au soir à Al-Dibab aurait fait de nombreuses victimes parmi des personnes qui attendaient de rentrer chez elles dans une gare routière. Selon un témoin cité par l’AFP, au moins 80 personnes auraient été tuées, dont plusieurs après avoir été évacuées vers une localité voisine.

D’après ce témoignage, une cinquantaine de personnes seraient mortes sur place. Quarante-sept autres blessés auraient ensuite été transportés dans une ville proche, où 30 auraient succombé à leurs blessures. Si ce bilan est confirmé, cette attaque figurerait parmi les frappes les plus meurtrières enregistrées depuis le début de la guerre.

Les violences se sont également intensifiées dans l’ouest du pays. Vendredi 16 octobre, une frappe visant un marché très fréquenté à Nyala, ville du Darfour contrôlée par les Forces de soutien rapide (FSR), aurait fait une trentaine de morts. Selon l’organisation Emergency Lawyers, des sources liées à l’armée soudanaise affirment que ces deux attaques, attribuées aux forces gouvernementales, visaient des recrues des paramilitaires. Ces affirmations n’ont toutefois pas été établies de manière indépendante dans les informations rapportées.

Même Khartoum, reprise par l’armée soudanaise en mars 2025, demeure exposée aux attaques aériennes. Lundi 19 octobre, une frappe de drone contre une maison située près de l’aéroport de la capitale aurait tué quatre personnes, dont trois enfants, selon les informations disponibles.

L’utilisation croissante des drones transforme le conflit et accentue les risques auxquels sont confrontés les habitants, y compris loin des lignes de front. Les attaques touchent des lieux de rassemblement et des zones résidentielles, où les civils peuvent se retrouver pris au piège des opérations militaires.

Les chiffres des Nations unies témoignent de l’ampleur du phénomène. L’organisation a recensé 1 120 victimes civiles des attaques de drones au cours du premier semestre 2026. Ce bilan pourrait désormais s’alourdir avec les nouvelles frappes signalées ces derniers jours au Kordofan, au Darfour et dans la région de Khartoum.

Alors que les affrontements se poursuivent entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide, la multiplication de ces attaques fait craindre une aggravation de la crise humanitaire. La protection des populations civiles reste l’un des principaux défis dans un conflit qui continue de dévaster le pays.

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AFRIQUE

ZIMBABWE – Emmerson Mnangagwa désigné candidat unique, la ZANU-PF repousse son congrès à 2029

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Le parti au pouvoir au Zimbabwe, la ZANU-PF, a reconduit Emmerson Mnangagwa comme son candidat unique et décidé de repousser son prochain congrès électif de 2027 à 2029. Ces décisions ont été prises à l’issue de la 23e conférence nationale annuelle de la formation politique, organisée à Chinhoyi, dans la province du Mashonaland occidental.

Au terme de cette rencontre, les responsables du parti ont également insisté sur la nécessité d’accélérer l’application des résolutions adoptées, dans le cadre des ambitions de développement national fixées à l’horizon 2030. L’objectif affiché est désormais de transformer les engagements politiques en résultats concrets pour la population.

Prenant la parole après la conférence, le président Emmerson Mnangagwa a défendu l’unité de la ZANU-PF, tout en reconnaissant l’existence de divergences au sein du mouvement. Selon lui, ces différences de position sont inhérentes à la vie d’un parti politique et ne remettent pas en cause sa cohésion générale.

Le chef de l’État a également présenté cette conférence comme une étape importante pour sa formation. Il a appelé les responsables à privilégier les réalisations concrètes, en mettant l’accent sur le passage des promesses aux résultats et des décisions politiques à leur mise en œuvre effective.

Le report du congrès électif à 2029 figure parmi les principales résolutions adoptées. Les délégués ont parallèlement apporté leur soutien à Emmerson Mnangagwa en le désignant comme candidat unique du parti. Cette décision intervient dans un contexte de débats sur l’organisation institutionnelle et le calendrier politique du pays.

La conférence a par ailleurs approuvé une révision des statuts de la ZANU-PF afin de les mettre en conformité avec la Constitution nationale. Les changements évoqués prévoient notamment de faire passer le cycle électoral harmonisé de cinq à sept ans et d’accorder au Parlement le pouvoir d’élire le président, en remplacement du système actuel de suffrage présidentiel direct. Ces propositions touchent à l’organisation des institutions et au fonctionnement du processus électoral.

Dans son discours de clôture, Emmerson Mnangagwa a exhorté les ministères, les administrations publiques et les agences gouvernementales à appliquer rapidement les décisions prises. Il a également demandé aux différentes structures du parti d’élaborer des calendriers d’exécution précis et de mettre en place des dispositifs de suivi et d’évaluation pour mesurer les progrès accomplis.

Avec ces décisions, la ZANU-PF entend renforcer sa discipline interne et accélérer son programme de développement. Les changements annoncés concernant le calendrier électoral et le mode de désignation du président devraient toutefois susciter une attention particulière, compte tenu de leurs implications politiques et institutionnelles pour l’avenir du Zimbabwe.

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