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AFRIQUE

BÉNIN – Scrutin du 12 avril : l’opposition Béninoise choisit la neutralité

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À quelques semaines de l’échéance présidentielle du 12 avril 2026, le parti Les Démocrates fait le choix d’un retrait assumé du jeu électoral. Réuni en conseil national à Cotonou, le principal bloc d’opposition a entériné une ligne de neutralité, préférant s’abstenir de tout soutien dans une compétition qu’il juge encadrée par des contraintes défavorables.

Écartée du scrutin faute de parrainages suffisants, la formation politique se retrouve spectatrice d’un face-à-face entre Romuald Wadagni, figure du pouvoir et proche du président Patrice Talon, et Paul Hounkpè, candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent. Malgré des approches en coulisses, aucune alliance n’a été scellée.

Ce positionnement est le résultat d’arbitrages internes marqués par des divergences stratégiques. L’option d’un rapprochement avec l’opposition historique des FCBE a été rapidement écartée, en raison de fractures politiques héritées, notamment depuis la rupture entre Boni Yayi et cette formation. En revanche, l’éventualité d’un appui au camp présidentiel a suscité des débats plus soutenus, certains cadres y voyant une opportunité de maintenir une influence institutionnelle. Une orientation finalement rejetée par la majorité.

Dans sa résolution, le parti adopte une posture de veille politique. Il appelle le futur chef de l’État à privilégier une gouvernance inclusive et réaffirme sa disponibilité au dialogue républicain, tout en se tenant à distance des dynamiques électorales immédiates.

Cette séquence intervient dans un moment de transition interne. Le retrait de Boni Yayi de la direction du parti, officiellement pour raisons de santé, a ouvert une nouvelle phase. Nourénou Atchadé assure désormais l’intérim à la tête de la formation, avec pour mission de conduire une restructuration organisationnelle. Dans le même temps, la démission de Guy Mitokpè, jusque-là en charge de la communication, illustre les recompositions en cours.

Privé de représentation parlementaire après la perte de ses sièges, le parti cherche désormais à redéfinir sa stratégie à moyen terme. Entre repli tactique et volonté de reconstruction, Les Démocrates semblent vouloir préparer un retour plus structuré sur la scène politique béninoise.

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AFRIQUE

KENYA – La justice valide la destitution du vice-président Rigathi Gachagua

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Au Kenya, la Haute Cour a tranché un dossier politiquement sensible en confirmant la destitution de l’ancien vice-président Rigathi Gachagua, tout en reconnaissant des manquements dans la procédure.

Dans sa décision, la juridiction a estimé que l’exécutif et le Parlement avaient agi dans le cadre de leurs prérogatives constitutionnelles en entérinant son éviction en octobre 2024. Toutefois, les juges ont relevé que l’ancien vice-président n’avait pas bénéficié d’un procès équitable, notamment en raison de la tenue des audiences au Sénat alors qu’il était hospitalisé.

Malgré ce constat, la Haute Cour a affirmé ses limites face au pouvoir législatif, indiquant ne pas pouvoir invalider une procédure parlementaire dès lors qu’elle ne viole pas de manière substantielle les dispositions constitutionnelles.

En réparation du préjudice subi, la justice a ordonné au Sénat de verser une indemnisation de 386 500 dollars à Rigathi Gachagua, estimant que son droit fondamental à être entendu avait été compromis. Dans le même arrêt, la Cour a validé la nomination de Kithure Kindiki au poste de vice-président, consolidant ainsi la continuité institutionnelle au sommet de l’État.

Cette affaire met en lumière les tensions entre les institutions au Kenya, notamment sur la question de l’équilibre entre contrôle judiciaire et souveraineté parlementaire. Elle illustre également les défis liés au respect des garanties procédurales dans les procédures de destitution à forte portée politique. Élu en 2022 aux côtés du président William Ruto, Rigathi Gachagua voit ainsi son éviction confirmée sur le plan institutionnel, malgré les réserves émises par la justice sur les conditions de son audition.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Ousmane Sonko reconduit à la tête du Pastef, un leadership consolidé en pleine tension politique

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Au Sénégal, Ousmane Sonko renforce son emprise sur son camp politique. Réuni en congrès à Diamniadio, près de Dakar, le parti Pastef les Patriotes l’a reconduit à l’unanimité à sa présidence pour un nouveau mandat de six ans.

L’annonce a été faite par Ngouda Mboup, président de la Haute Autorité de régulation du parti, à l’issue d’un vote marqué par une forte mobilisation des délégués venus des sections nationales et de la diaspora.

Ce premier congrès du Pastef intervient dans un climat politique tendu, où les équilibres institutionnels restent fragiles. Dans ce contexte, la réélection d’Ousmane Sonko apparaît comme un signal de continuité stratégique pour une formation devenue centrale dans le paysage politique sénégalais.

À la tête du parti depuis sa création en 2014, le leader du Pastef consolide ainsi un leadership déjà fortement structuré autour de sa personne. Dans son discours, il a insisté sur la singularité de son mouvement, affirmant que le Pastef « n’est pas un parti ordinaire », soulignant implicitement son rôle dans les dynamiques de transformation politique du pays.

Au-delà de la symbolique, cette reconduction renforce la cohésion interne du parti à un moment clé, alors que les tensions politiques nationales exigent des positions claires et une organisation solide.

Reste désormais à observer comment ce mandat renouvelé influencera les rapports de force au Sénégal, dans un contexte où le Pastef s’impose comme l’un des acteurs majeurs de la scène politique, entre ambitions de gouvernance et défis institutionnels.

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AFRIQUE

RD CONGO – Peine capitale confirmée dans l’affaire des experts de l’ONU

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En République démocratique du Congo, la Haute Cour militaire a confirmé en appel la condamnation à mort de 54 personnes dans l’affaire du meurtre de deux experts des Nations unies, marquant un tournant judiciaire majeur dans ce dossier emblématique.

Cette décision alourdit le verdict de première instance, qui avait retenu 49 condamnations, et intervient près de neuf ans après les faits. Les victimes, Michael Sharp et Zaida Catalán, avaient été tuées en mars 2017 dans la province du Kasaï-Central alors qu’elles enquêtaient sur les violences liées à l’insurrection de la milice Kamwina Nsapu.

Selon les conclusions de la cour, les deux experts avaient été interceptés le 12 mars 2017, puis conduits dans une zone isolée avant d’être exécutés. Parmi les condamnés figurent à la fois des exécutants et des membres des forces armées, dont le colonel Jean de Dieu Mambweni, dont la responsabilité a été retenue en appel.

Si ce verdict est présenté comme une avancée judiciaire significative, il ne met pas un terme aux interrogations entourant cette affaire. La Commission nationale des droits de l’homme souligne que plusieurs commanditaires présumés n’ont toujours pas été identifiés ni poursuivis, appelant à approfondir les investigations pour établir l’ensemble de la chaîne de responsabilité.

Les familles des victimes partagent ce constat. Pour elles, cette décision constitue une étape importante vers la justice, mais demeure insuffisante tant que les responsabilités au plus haut niveau ne sont pas pleinement élucidées.

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