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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Conseil des ministres de ce mercredi 15 avril 2026 : 24 nominations pour redessiner l’administration publique

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Vaste mouvement au sein de l’administration publique à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 15 avril 2026, présidé par le chef de l’État. Au total, 24 nominations ont été actées dans plusieurs départements ministériels, touchant principalement l’administration territoriale, la santé, l’enseignement supérieur, l’urbanisme et les infrastructures. Ces décisions traduisent une réorganisation d’ensemble des cadres de l’État, avec des changements à des postes stratégiques et la mise en place de nouvelles équipes de pilotage.

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique 

  • Monsieur Latyr NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 554/D, précédemment Préfet du Département de Kaolack, est nommé Préfet du Département de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Hamet Tidiane THIAW, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Mamadou GUEYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 608 883/K, précédemment Préfet du Département de Tivaouane, est nommé Préfet du Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Latyr NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Abou SOW, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 548/A, précédemment Préfet du Département de Saint-Louis, est nommé Préfet du Département de Tivaouane, en remplacement de Monsieur Mamadou GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Maurice Latyre DIONE, Administrateur civil, matricule de solde n°611 935/E, précédemment Préfet du Département de Oussouye, est nommé Préfet du Département de Saint-Louis, en remplacement de Monsieur Abou SOW, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Modou Mamoune DIOP, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 365/A, précédemment Préfet du Département de Médina Yoro Foulah, est nommé Préfet du Département de Oussouye, en remplacement de Monsieur Maurice Latyre DIONE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Abdoul Wahab TALLA, Administrateur civil, matricule de solde n°517 781/K, précédemment Préfet du Département de Malem Hodar, est nommé Préfet du Département de Dagana, en remplacement de Monsieur Ibrahima Ismaël NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Ibrahima Ismaël NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 566/C, précédemment Préfet du Département de Dagana, est nommé Préfet du Département de Koungheul, en remplacement de Monsieur Souleymane NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Souleymane NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°604 925/B, précédemment Préfet du Département de Koungheul, est nommé Préfet du Département de Malem Hodar, en remplacement de Monsieur Abdoul Wahab TALLA, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 626 486/H, précédemment Préfet du Département de Kanel, est nommé Préfet du Département de Vélingara, en remplacement de Monsieur Thierno Souleymane SOW, appelé à d’autres fonctions ; 
  • Monsieur Thierno Souleymane SOW, Administrateur civil, matricule de solde n° 602 494 /I, précédemment Préfet du Département de Vélingara, est nommé Préfet du Département de Kanel, en remplacement de Monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Madame Tening FAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 367/A, précédemment Préfet du département de Matam, est nommée Préfet du Département de Linguère, en remplacement de Monsieur Modou THIAM, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Modou THIAM, Administrateur civil, matricule de solde n°696 364/B, précédemment Préfet du Département de Linguère, est nommé Préfet du Département de Matam, en remplacement de Madame Tening FAYE, appelée à d’autres fonctions ;
  • Madame Diégui NGOM, Administrateur civil, matricule de solde n° 681 538/K, précédemment Préfet du Département de Goudiry, est nommée Préfet du Département de Kaffrine, poste vacant ;
  • Monsieur Alsény BANGOURA, Administrateur civil, matricule de solde n° 653 091/L, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Ziguinchor chargé du Développement, est nommé Préfet du Département de Goudiry, en remplacement de Madame Diégui NGOM, appelée à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Sidy Guissé DIONGUE, Administrateur civil, matricule de solde n°516 355/G, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Médina Yoro Foulah, en remplacement de Monsieur Modou Mamoune DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation 

  • Monsieur Cheikh DIOP, Expert des Sciences de l’Education, matricule de solde n° 514 074/K, précédemment Inspecteur technique, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement de Monsieur El Hadj Ndiaga KANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique 

Monsieur Youssouph TINE, Titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, précédemment Directeur Régional de la Santé (DRS) de Ziguinchor, est nommé Directeur général de la Santé (DGS), en remplacement de Monsieur Ousmane CISSE.

Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique

  • Madame Rokhaya Daba DIOUF, Médiateur pédagogique, matricule de solde n° 667 097/I, est nommée Inspecteur technique au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, poste vacant. 

Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires

  • Madame Maria Marième CISSOKHO, Ingénieure des Travaux en Aménagement du Territoire, Environnement et Gestion urbaine, est nommée Directrice de la Planification urbaine et de la Réglementation au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant ;
  • Monsieur Mbade NGOM, Juriste spécialisé en droit de l’urbanisme et de la gouvernance territoriale, est nommé Directeur de la Réglementation de la Construction au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant ;
  • Madame Rama NDAO, Géographe-urbaniste, est nommée Directrice de la Régulation et du Suivi des Politiques de Logements au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Serigne Matar KA, appelé à d’autres fonctions. 

Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce  

  • Monsieur Abdoulaye FAYE, Titulaire d’un MBA en Gestion de Projet et Spécialiste en Développement du Secteur privé et Appui aux PME/PMI, est nommé Secrétaire général de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), en remplacement de Monsieur Jean Marie DIOUF, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère des Infrastructures

  • Monsieur Amadou Ciré SALL, Ingénieur ferroviaire, titulaire d’un Doctorat en conception mécanique, matricule de solde n° 672 833/G, est nommé Directeur des Infrastructures ferroviaires au Ministère des Infrastructures.

Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme 

  • Monsieur Mohamed Lamine DIOP, Juriste, matricule de solde n° 720 774/A, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, en remplacement de Monsieur Baba NDOYE.
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GUINÉE – Mamadi Doumbouya à Abidjan : La sécurité et le renseignement au cœur des discussions avec Alassane Ouattara

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En déplacement officiel en Côte d’Ivoire, le président guinéen Mamadi Doumbouya a été reçu au palais de Cocody, à Abidjan, par son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Les deux dirigeants ont consacré leurs échanges à plusieurs dossiers d’intérêt commun, notamment l’économie, la politique, le commerce et la sécurité.

Cette rencontre intervient dans un contexte régional marqué par la progression des menaces sécuritaires et terroristes en Afrique de l’Ouest. Face à cette situation, le chef de l’État guinéen a plaidé pour un renforcement de la coopération entre Conakry et Abidjan dans le domaine de la sécurité.

Mamadi Doumbouya a notamment insisté sur l’importance du partage d’informations et du renseignement pour faire face aux nouvelles formes de criminalité qui dépassent les frontières nationales. Il a également proposé d’intensifier la collaboration dans la lutte contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme.

Pour le président guinéen, le développement économique des deux pays reste étroitement lié à la préservation de la paix et de la stabilité. Il a ainsi appelé à une réponse concertée face aux défis auxquels est confronté l’espace ouest-africain.

La visite de Mamadi Doumbouya à Abidjan doit également permettre d’examiner les perspectives de coopération économique et commerciale entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Les deux pays souhaitent renforcer leurs relations bilatérales sur plusieurs secteurs, dans un contexte régional où les enjeux sécuritaires occupent une place croissante dans les agendas gouvernementaux.

Arrivé à Abidjan vendredi pour cette visite officielle, le président guinéen a ainsi placé la coopération sécuritaire au cœur de son message, tout en réaffirmant la nécessité de consolider les relations entre Conakry et Abidjan.

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ALGÉRIE – Alger frappe fort : L’ambassadeur Emirati sommé de quitter le pays sous 48 heures

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Les relations entre Alger et Abou Dhabi franchissent un nouveau seuil de tension. L’Algérie a annoncé, jeudi 10 septembre, la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, après plusieurs années de désaccords et d’accusations réciproques sur des questions nationales et régionales.

La décision, annoncée par la télévision publique algérienne, intervient après l’échec des démarches engagées pour préserver les liens entre les deux pays. Alger estime avoir épuisé les différents moyens permettant d’éviter une rupture et a accordé un délai de 48 heures à l’ambassadeur émirati pour se conformer à cette décision.

Depuis plusieurs années, les rapports entre les deux capitales se sont progressivement détériorés. Les autorités algériennes accusent notamment les Émirats d’interférer dans les affaires intérieures du pays et de mener une politique jugée déstabilisatrice dans plusieurs crises régionales.

Le président Abdelmadjid Tebboune avait déjà exprimé publiquement ses critiques à l’égard de la politique menée par Abou Dhabi. En juillet, lors d’une interview télévisée, il avait estimé que l’action des Émirats avait eu un impact particulièrement négatif sur la région, allant jusqu’à leur reprocher d’être associés à des situations de conflit et de violence au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Le chef de l’État algérien avait également appelé les autorités émiraties à ne pas intervenir dans des dossiers susceptibles d’affecter directement la stabilité de l’Algérie. À cette occasion, il avait laissé entendre qu’une rupture des relations pouvait déjà être envisagée, mais qu’Alger avait privilégié jusque-là la préservation des équilibres au sein du monde arabe.

Avec cette annonce, la crise diplomatique entre les deux pays entre désormais dans une nouvelle phase. La rupture officielle marque l’aboutissement de tensions accumulées au fil des dernières années et pourrait avoir des répercussions sur les relations politiques et régionales entre Alger et les États du Golfe.

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MAROC – Élections du 23 septembre : chômage, inégalités et défiance au cœur du scrutin

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La campagne pour les élections législatives du 23 septembre s’ouvre jeudi au Maroc dans un climat politique marqué par de fortes attentes sociales et une défiance persistante envers les formations traditionnelles. Au pouvoir depuis 2021, la coalition conduite par le Rassemblement national des indépendants (RNI) entend conserver sa première place, alors que le chômage des jeunes, les inégalités et les disparités territoriales devraient occuper une place centrale dans les débats.

Les partis politiques ont commencé à déployer leurs stratégies de campagne, notamment sur les réseaux sociaux, afin de mobiliser les électeurs et de présenter leurs programmes. Mais derrière les promesses électorales, les principales formations devront surtout convaincre une population confrontée à des difficultés économiques et à un sentiment croissant de décalage entre les politiques publiques et les réalités vécues dans certaines régions.

La question des inégalités constitue l’un des principaux enjeux du scrutin. Le roi Mohammed VI a lui-même alerté sur le risque d’un développement à deux vitesses du pays. Le sujet a notamment ressurgi fin juillet avec l’arrivée massive de migrants, pour la plupart marocains, vers l’enclave espagnole de Ceuta. Cet épisode a ravivé les interrogations sur les perspectives offertes à une partie de la jeunesse marocaine.

Le mécontentement de cette frange de la population s’était déjà exprimé à travers les mobilisations du collectif GenZ 212. Le premier anniversaire de ce mouvement doit d’ailleurs intervenir quelques jours seulement après les élections, donnant une dimension particulière au scrutin.

La participation des jeunes constitue justement l’un des grands défis du vote. Les 18-24 ans ne représentent qu’une faible proportion des électeurs inscrits, tandis qu’environ 16 millions de Marocains, dont près de la moitié sont des femmes, sont appelés à se rendre aux urnes le 23 septembre.

Dans l’opposition, le Parti de la justice et du développement (PJD) tente de revenir sur le devant de la scène après sa déroute lors des élections de 2021. La formation islamiste conservatrice, dirigée par l’ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, entend notamment placer la lutte contre la corruption au centre de son discours.

À mesure que le scrutin approche, les promesses économiques et sociales se multiplient. Certaines formations avancent des engagements financiers importants, sans toujours détailler précisément les mécanismes qui permettraient de les financer. Cette tendance alimente les critiques d’observateurs qui regrettent l’absence d’un véritable débat de fond sur les choix économiques et sociaux du royaume.

Pour le RNI, l’enjeu est avant tout de défendre le bilan de cinq années passées aux commandes du gouvernement. La formation arrivée en tête des législatives de 2021 vise une nouvelle victoire et souhaite préserver sa capacité à diriger l’exécutif. Le retrait d’Aziz Akhannouch de la direction du parti ne change pas l’objectif électoral de la formation, qui doit désormais convaincre sur son bilan.

Le Parti authenticité et modernité (PAM) apparaît comme l’un de ses principaux concurrents. Parmi ses personnalités les plus en vue figure Fouzi Lekjaa, ministre chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football. Son influence politique s’est notamment renforcée avec la montée en puissance du Maroc sur la scène sportive internationale et la préparation de la Coupe du monde 2030, que le royaume organisera avec l’Espagne et le Portugal.

L’Istiqlal, autre formation majeure de la vie politique marocaine, entend également jouer les premiers rôles. Fort d’un important réseau territorial, le parti ambitionne de s’imposer dans une compétition où le duel entre le RNI et le PAM domine actuellement les projections et les commentaires politiques.

Le fonctionnement institutionnel marocain donne au scrutin une importance particulière. Le chef du gouvernement est nommé par le roi parmi les membres du parti arrivé en tête des élections législatives. Il dispose ensuite d’un mandat de cinq ans pour former et conduire son gouvernement.

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