Connect with us

AFRIQUE DU NORD

TUNISIE : Limogeage de Walid Al-Zaidi

Publie

le

Le ministre de la Culture Walid al-Zaidi a été remercié par premier le ministre Hichem Mechichi ce mardi 6 Octobre 2020. En cause : son refus de mettre en œuvre l’ordre du gouvernement d’arrêter tous les événements culturels en raison de la pandémie la covid-19 présente dans le pays.

C’est le ministre du Tourisme, Habib Ammar qui le remplace désormais à ce poste. Depuis la formation du gouvernement en septembre 2020, Walid Al-Zaidi est le premier ministre à quitter le gouvernement technocratique d’Hichem Mechichi après la démission d’Ilyes Fakhfakh le 15 juillet 2020 sous la pression du parti de mouvance islamiste Ennahda mettant en avant les soupçons de corruption, sous le coup d’une enquête pour conflit d’intérêts.

Ce lundi 5 Octobre lors un rassemblement, le ministre de la culture, Walid al-Zaidi dans ses déclarations lors d’un rassemblement d’artistes tunisiens dit que son ministère n’avait reçu aucun ordre d’interdire les évènements culturels. Et pourtant le pays pour empêcher la propagation du coronavirus a mis en place des mesures strictes.

Continuer la lecture
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

MAROC – Le PAM scelle une alliance à quatre pour former le prochain gouvernement

Publie

le

Le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), arrivé en tête des élections législatives marocaines, a conclu un accord avec trois autres formations politiques afin de constituer une majorité parlementaire. Cette coalition, qui rassemble 207 députés sur les 395 sièges de la Chambre des représentants, dispose d’un nombre suffisant d’élus pour soutenir la formation du prochain gouvernement.

Outre le PAM, l’alliance réunit le Parti de l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). L’accord a été annoncé dans un communiqué publié à Rabat à l’issue d’un deuxième cycle de discussions entre les différentes formations.

La répartition des sièges donne 97 élus au PAM, 65 au Parti de l’Istiqlal, 26 à l’USFP et 19 au PPS. Ensemble, les quatre partis dépassent le seuil de 198 sièges requis pour obtenir la majorité absolue au Parlement. Ils ont annoncé leur intention de proposer des candidats aux différents portefeuilles ministériels et de préparer rapidement un programme commun destiné à guider l’action du futur exécutif.

Cette étape intervient après la décision du roi Mohammed VI, qui a confié le 29 septembre à Fatima Ezzahra El Mansouri, présidente du PAM, la mission de former le gouvernement. Sa désignation fait suite aux élections législatives du 23 septembre, à l’issue desquelles son parti s’est classé en première position.

Le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui dirigeait la précédente équipe gouvernementale, reste en dehors de cette nouvelle alliance. Malgré sa deuxième place dans les urnes, avec 66 sièges, il ne participera donc pas à la coalition annoncée.

La formation de cette majorité ouvre désormais la voie aux négociations sur la composition du gouvernement et sur les priorités du programme commun. Les prochains arbitrages devront permettre aux quatre partis de répartir les responsabilités ministérielles et de préciser les orientations politiques de la future équipe dirigeante.

Continuer la lecture

AFRIQUE

MAROC – Les avocats reprennent le travail après quatre mois de contestation

Publie

le

Après près de quatre mois de mobilisation contre la réforme régissant leur profession, les avocats marocains ont décidé de suspendre leur mouvement de grève. L’Association du barreau marocain (ABAM) a annoncé cette décision à l’issue d’une session ordinaire organisée le 20 septembre à Rabat, prévoyant la reprise des activités professionnelles dans les différentes juridictions du royaume à partir du 7 octobre.

Cette suspension vise notamment à accorder un délai au nouveau gouvernement pour examiner les revendications de la profession. L’organisation met également en avant l’accumulation des dossiers judiciaires durant les mois d’août et de septembre, qui a contribué à accentuer les retards dans le traitement des affaires devant les tribunaux.

Pour autant, la reprise du travail ne signifie pas que le différend est réglé. Les avocats continuent de contester plusieurs dispositions de la loi n° 66.23, estimant que la réforme risque de porter atteinte à l’indépendance de leur profession. Ils critiquent également les modalités d’élaboration et d’adoption du texte, qu’ils jugent insatisfaisantes.

Malgré plusieurs mois de protestation, le projet a poursuivi son parcours législatif jusqu’à son adoption en août dernier. Le précédent gouvernement avait pourtant engagé des discussions avec les représentants des avocats afin de parvenir à des ajustements. Ces échanges n’ont cependant pas permis de dégager un compromis jugé acceptable par la profession.

En choisissant de suspendre la grève, l’ABAM entend ainsi donner une nouvelle possibilité au dialogue sans renoncer à ses principales revendications. L’organisation maintient ses réserves sur le contenu de la réforme et sur la procédure ayant conduit à son adoption.

La reprise des audiences et des activités des cabinets marque donc un retour au fonctionnement habituel des services judiciaires, mais laisse entier le débat sur l’avenir de la profession d’avocat au Maroc. L’évolution du dossier dépendra notamment de la réponse que les nouvelles autorités apporteront aux préoccupations exprimées par les représentants du barreau.

Continuer la lecture

AFRIQUE

ÉGYPTE – Six journalistes de Matsadaash accusent les autorités de torture, le gouvernement dément

Publie

le

Les autorités égyptiennes ont rejeté mardi les accusations de torture et de mauvais traitements formulées par six journalistes de la plateforme indépendante Matsadaash, arrêtés fin septembre. Le gouvernement qualifie ces accusations de « sans fondement », alors que les avocats des journalistes affirment que leurs clients ont fait état de violences lors de leur détention.

Les six journalistes, qui constituent l’ensemble de l’équipe éditoriale de Matsadaash, ont été arrêtés les 28 et 29 septembre dans plusieurs régions du pays. Selon l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR), qui assure leur défense, les forces de sécurité avaient notamment effectué des perquisitions aux domiciles de plusieurs d’entre eux et saisi des téléphones et des ordinateurs.

Les journalistes sont poursuivis pour plusieurs motifs, notamment la diffusion de fausses informations et des liens présumés avec les Frères musulmans, organisation interdite en Égypte. Les autorités les accusent également d’avoir exercé leur activité sans autorisation. La plateforme Matsadaash rejette ces accusations et affirme mener un travail indépendant de vérification et d’investigation.

Selon leurs avocats, plusieurs journalistes ont déclaré devant le parquet de la Sûreté de l’État avoir subi des violences dans des locaux relevant des services de sécurité nationale. Ils évoquent notamment des coups, des décharges électriques, des menaces et des pressions destinées, selon leurs témoignages, à leur faire enregistrer de prétendus aveux. Ces déclarations ont été consignées par leurs défenseurs, qui demandent l’ouverture d’enquêtes et des examens médicaux pour documenter les éventuelles blessures.

Les autorités égyptiennes contestent ces accusations. Leur démenti intervient alors que l’arrestation simultanée de toute la rédaction de Matsadaash suscite des réactions d’organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse.

Human Rights Watch, notamment, a dénoncé l’arrestation des six journalistes et demandé aux autorités de révéler leur lieu de détention et de garantir leur accès à leurs avocats. L’organisation estime que cette affaire illustre les difficultés rencontrées par les médias indépendants en Égypte.

Créée en 2018, Matsadaash s’est spécialisée dans la vérification des informations et des déclarations publiques en Égypte et dans d’autres pays arabes. La plateforme s’est notamment fait connaître pour son travail de fact-checking sur les informations circulant sur les réseaux sociaux et les déclarations des responsables publics.

L’arrestation de ses six journalistes intervient dans un contexte où la situation de la presse demeure particulièrement surveillée en Égypte. Selon l’EIPR et Reuters, 26 journalistes sont désormais détenus dans le pays en lien avec leur travail journalistique, après l’arrestation de l’ensemble de l’équipe de Matsadaash.

Le dossier reste désormais entre les mains de la justice égyptienne, alors que les accusations de torture formulées par les journalistes et le démenti des autorités font l’objet d’une attention accrue des organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse.

Continuer la lecture
Advertisement
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +