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AFRIQUE DE L’EST

SOUDAN – Le pays va ratifier prochainement le statut de Rome

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Le gouvernement de transition soudanais a voté ce mardi 03 août 2021 en faveur de la ratification du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Une décision très importante  pour un éventuel procès d’Omar el-Béchir devant cette instance internationale à La Haye. 

En votant le statut de Rome, le gouvernement soudanais est décidé à aller jusqu’au bout pour éclaircir le cas de Omar El- Béchir. Pour rappel l’ancien président soudanais a été destitué en 2019 sous la pression d’une révolte populaire.  coupable de corruption en décembre 2019, l’ex homme fort du pays  est actuellement détenu à la prison de Kober, à Khartoum. 

Depuis son arrestation, la CPI de son côté a émis  en 2009 deux mandats d’arrêt contre l’ancien président pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité et en 2010 pour génocide. Tous les deux mandats sont en lien avec le Darfour, où les violences ont fait plus de 300.000 morts depuis 2003. Ces dits mandats visent également  d’autres figures de l’ancien régime. 

Pour que la ratification soit effective, il faut qu’elle soit également approuvée par le Conseil souverain, formé par des civils et militaires et qui, avec le gouvernement, composent les instances de transition mises en place après la chute d’Omar el-Béchir.

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AFRIQUE

SOUDAN DU SUD – Près de 70 morts dans des affrontements sanglants à Rumbek

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De violents affrontements entre deux communautés rivales ont fait près de 70 morts, parmi lesquels quatre soldats, dans la région de Rumbek, au centre du Soudan du Sud. Face à l’ampleur des violences, les forces gouvernementales et les Casques bleus des Nations unies ont été mobilisés pour protéger les populations civiles et rétablir le calme dans les zones touchées.

Les combats ont éclaté vendredi dans l’État des Lacs, opposant des jeunes armés issus des communautés Pakam, dans le comté de Rumbek Nord, et Nyang, dans celui de Rumbek Centre. Ces deux groupes appartiennent à l’ethnie dinka, présente dans plusieurs régions du pays.

D’après le ministère sud-soudanais de l’Information, le bilan provisoire s’élève à environ 70 victimes, dont quatre membres des forces armées. Le nombre de morts pourrait évoluer, les structures sanitaires locales ayant été confrontées à un afflux important de blessés. Les tirs ont également provoqué un mouvement de panique, poussant de nombreuses familles à quitter leurs maisons pour se mettre à l’abri.

Une habitante de Rumbek, Mbabazi Riesty Loduma, raconte que les protagonistes se sont affrontés à coups de feu, sans que les raisons précises du déclenchement des hostilités soient clairement connues. Selon son témoignage, l’intervention des forces de sécurité a finalement permis de faire cesser les échanges de tirs.

La Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS) a également déployé des Casques bleus népalais. Leur mission consistait notamment à renforcer la sécurité autour de l’hôpital de Rumbek, à effectuer des patrouilles et à évacuer les personnes exposées aux violences.

Cette intervention a été déterminante pour plusieurs habitants et travailleurs humanitaires. Angelina Adhel, qui réside à Rumbek et travaille dans le secteur humanitaire, estime que l’assistance des soldats de la paix a permis d’éviter de nouvelles victimes et des pillages. Elle affirme que certains membres de son entourage auraient pu être pris pour cible en raison de leur appartenance communautaire si aucune évacuation n’avait été organisée.

De leur côté, les autorités de l’État des Lacs ont annoncé un renforcement du dispositif sécuritaire afin d’empêcher une reprise des affrontements. Selon Mabor Deng, porte-parole du gouverneur, des patrouilles sont désormais assurées en permanence dans la ville pour sécuriser les déplacements et faciliter le retour des personnes contraintes de fuir. Les opérations de surveillance se poursuivent également dans les zones périphériques, de jour comme de nuit.

Dans cette partie du Soudan du Sud, les tensions communautaires sont régulièrement alimentées par des différends liés au bétail, à l’accès aux pâturages et aux représailles entre groupes rivaux. Toutefois, les autorités n’ont pas encore déterminé l’élément précis à l’origine des derniers combats.

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AFRIQUE

SOUDAN – Frappe meurtrière à Jabal al-Uqaydat : Khartoum veut établir les responsabilités

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Le chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan, a ordonné lundi 12 octobre l’ouverture d’une enquête sur une frappe aérienne meurtrière survenue deux jours plus tôt dans une zone d’exploitation aurifère de Jabal al-Uqaydat, près de la frontière égyptienne. Selon le collectif indépendant Emergency Lawyers, le bombardement aurait fait 72 morts parmi les travailleurs présents sur le site. Le bilan et les circonstances exactes de l’attaque restent toutefois à établir.

La commission d’enquête annoncée par les autorités soudanaises réunira des représentants du parquet, des instances judiciaires et des services de sécurité. Elle devra reconstituer le déroulement des événements et transmettre ses conclusions aux autorités compétentes. Aucun calendrier n’a été communiqué pour la remise du rapport. Al-Burhan a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur cet incident et de veiller au respect de la souveraineté territoriale.

Emergency Lawyers accuse l’armée de l’air égyptienne d’être à l’origine de la frappe. D’après un témoin cité dans les informations relayées après l’attaque, un avion aurait effectué plusieurs bombardements samedi matin, déclenchant un mouvement de panique parmi les mineurs. Ces accusations n’ont cependant pas pu être confirmées de manière indépendante. Les autorités égyptiennes n’ont pas officiellement reconnu leur responsabilité dans cette opération.

Le dossier intervient dans un contexte de tensions sécuritaires autour de la frontière entre les deux pays, où l’exploitation aurifère informelle et les activités de contrebande constituent des enjeux majeurs. L’armée égyptienne avait déjà annoncé, lors d’une opération antérieure dans cette région, vouloir lutter contre l’extraction illégale de l’or. Le statut de certaines zones frontalières demeure contesté, ce qui complique l’établissement des faits et l’attribution des responsabilités.

Sur le plan diplomatique, les ministres des Affaires étrangères égyptien et soudanais, Badr Abdelatty et Mohieddin Salem, ont échangé par téléphone lundi. Selon les informations communiquées à l’issue de leur entretien, les deux responsables ont réaffirmé leur engagement en faveur du respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des frontières de leurs États. Ils ont également exprimé leur volonté de poursuivre la coopération bilatérale, alors que l’enquête doit permettre de clarifier les circonstances du drame.

La zone de Jabal al-Uqaydat se trouve dans un espace montagneux riche en ressources minérales, où l’extraction artisanale de l’or représente une importante source de revenus pour de nombreux Soudanais. La crise économique et humanitaire provoquée par la guerre, déclenchée en avril 2023 entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide (FSR), a accentué la dépendance de certaines populations à cette activité souvent exercée dans des conditions dangereuses.

Le secteur aurifère occupe une place importante dans l’économie soudanaise, tout en étant exposé aux circuits informels et aux trafics transfrontaliers. Dans ce contexte, les mineurs travaillant dans des zones reculées restent particulièrement vulnérables aux violences et aux opérations sécuritaires.

L’incident du 10 octobre serait le deuxième bombardement meurtrier signalé cette année dans la région. En juin, une précédente attaque attribuée à l’Égypte par des sources locales aurait coûté la vie à 23 travailleurs. À l’époque, l’armée égyptienne avait fait état d’une opération contre l’exploitation aurifère illégale sur le territoire qu’elle considère comme relevant de sa juridiction, sans reconnaître explicitement la responsabilité dans les frappes meurtrières rapportées.

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AFRIQUE

ÉTHIOPIE – Le Premier ministre poursuit son mandat dans un climat sécuritaire explosif

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Abiy Ahmed entame une nouvelle étape à la tête du gouvernement éthiopien après la victoire de son Parti de la prospérité aux élections législatives de juin. Le Premier ministre conserve ainsi les commandes de l’exécutif alors que le pays est confronté à une nouvelle montée des tensions dans plusieurs régions du nord.

Âgé de 50 ans, Abiy Ahmed dirige l’Éthiopie depuis 2018. Sa reconduction intervient dans une période particulièrement délicate, marquée par la reprise des affrontements depuis le 23 septembre dans les régions du Tigré, de l’Afar et de l’Amhara.

Ces nouvelles violences ravivent le spectre du conflit qui avait opposé, entre 2020 et 2022, les forces fédérales éthiopiennes et leurs alliés aux combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). La reprise des tensions fait craindre une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du pays.

Dans ce contexte, les forces armées éthiopiennes ont repris le contrôle de Mékélé, capitale du Tigré, sans affrontements majeurs, avec l’appui de la Force de paix du Tigré, une faction dissidente du TPLF.

La reconduction d’Abiy Ahmed intervient donc alors que son gouvernement doit simultanément consolider son pouvoir politique et gérer une situation sécuritaire particulièrement fragile. La stabilisation du nord du pays devrait figurer parmi les principaux défis de son nouveau mandat.

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