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AFRIQUE

AFRIQUE – Le Maroc demande au Kenya de soutenir le plan d’autonomie

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L’ambassadeur du Maroc au Kenya, El Mokhtar Ghambou, a lancé un appel au gouvernement kényan, ce dimanche 8 août 2021. C’était lors de l’une des émissions les plus suivies dans ce pays. L’objectif est de soutenir le plan d’autonomie présenté à son pays mais aussi de  trouver une solution au conflit artificiel autour de la question du Sahara marocain.

Sur la chaîne nationale du Kenya (KTN), le diplomate marocain, El Mokhtar Ghambou, est revenu sur l’importance du plan d’autonomie présenté par le royaume chérifien au gouvernement kenyan. C’est ainsi qu’il a appelé le Kenya à se joindre à la lutte pour sauver le Sahara marocain. « Je fais appel au gouvernement kényan, qui siège actuellement au Conseil de Sécurité comme membre non-permanent, pour soutenir notre plan d’autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine », a déclaré ce week-end l’invité de l’émission kényane « My Story » sur la chaîne KTN.

L’ambassadeur a également précisé que le plan d’autonomie marocain, présenté en 2007 à l’ONU, offre une solution « pratique » et « réaliste » au différend régional du Sahara marocain. Il a insisté sur l’importance de prendre au sérieux le problème des mouvements séparatistes en Afrique qui sont présents dans, au moins, 23 pays africains. Selon El Ghambou, « demander au Kenya de changer sa position vis-à-vis du Sahara n’est pas une demande exagérée car le Kenya a toujours défendu l’intégrité territoriale des pays africains ».

Par ailleurs, l’ambassadeur a salué la décision du gouvernement kényan d’examiner la possibilité d’ouvrir une ambassade résidentielle à Rabat au cours des prochains mois. Il a par ailleurs souligné que l’aspect gagnant-gagnant de la coopération maroco-kenyane est justifié par la complémentarité des deux économies.

À noter que le Maroc a toujours entretenu de bonnes relations avec le Kenya. L’ambassadeur a rappelé que le célèbre explorateur, Ibn Battouta, fut le premier voyageur marocain à fouler le sol kényan au XIVe siècle. Le diplomate a aussi expliqué que l’histoire kényane retenait l’amitié profonde entre le fondateur de la nation kényane, Jomo Kenyatta, et le défunt roi Hassan II.

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AFRIQUE

KENYA – La justice valide la destitution du vice-président Rigathi Gachagua

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Au Kenya, la Haute Cour a tranché un dossier politiquement sensible en confirmant la destitution de l’ancien vice-président Rigathi Gachagua, tout en reconnaissant des manquements dans la procédure.

Dans sa décision, la juridiction a estimé que l’exécutif et le Parlement avaient agi dans le cadre de leurs prérogatives constitutionnelles en entérinant son éviction en octobre 2024. Toutefois, les juges ont relevé que l’ancien vice-président n’avait pas bénéficié d’un procès équitable, notamment en raison de la tenue des audiences au Sénat alors qu’il était hospitalisé.

Malgré ce constat, la Haute Cour a affirmé ses limites face au pouvoir législatif, indiquant ne pas pouvoir invalider une procédure parlementaire dès lors qu’elle ne viole pas de manière substantielle les dispositions constitutionnelles.

En réparation du préjudice subi, la justice a ordonné au Sénat de verser une indemnisation de 386 500 dollars à Rigathi Gachagua, estimant que son droit fondamental à être entendu avait été compromis. Dans le même arrêt, la Cour a validé la nomination de Kithure Kindiki au poste de vice-président, consolidant ainsi la continuité institutionnelle au sommet de l’État.

Cette affaire met en lumière les tensions entre les institutions au Kenya, notamment sur la question de l’équilibre entre contrôle judiciaire et souveraineté parlementaire. Elle illustre également les défis liés au respect des garanties procédurales dans les procédures de destitution à forte portée politique. Élu en 2022 aux côtés du président William Ruto, Rigathi Gachagua voit ainsi son éviction confirmée sur le plan institutionnel, malgré les réserves émises par la justice sur les conditions de son audition.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Ousmane Sonko reconduit à la tête du Pastef, un leadership consolidé en pleine tension politique

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Au Sénégal, Ousmane Sonko renforce son emprise sur son camp politique. Réuni en congrès à Diamniadio, près de Dakar, le parti Pastef les Patriotes l’a reconduit à l’unanimité à sa présidence pour un nouveau mandat de six ans.

L’annonce a été faite par Ngouda Mboup, président de la Haute Autorité de régulation du parti, à l’issue d’un vote marqué par une forte mobilisation des délégués venus des sections nationales et de la diaspora.

Ce premier congrès du Pastef intervient dans un climat politique tendu, où les équilibres institutionnels restent fragiles. Dans ce contexte, la réélection d’Ousmane Sonko apparaît comme un signal de continuité stratégique pour une formation devenue centrale dans le paysage politique sénégalais.

À la tête du parti depuis sa création en 2014, le leader du Pastef consolide ainsi un leadership déjà fortement structuré autour de sa personne. Dans son discours, il a insisté sur la singularité de son mouvement, affirmant que le Pastef « n’est pas un parti ordinaire », soulignant implicitement son rôle dans les dynamiques de transformation politique du pays.

Au-delà de la symbolique, cette reconduction renforce la cohésion interne du parti à un moment clé, alors que les tensions politiques nationales exigent des positions claires et une organisation solide.

Reste désormais à observer comment ce mandat renouvelé influencera les rapports de force au Sénégal, dans un contexte où le Pastef s’impose comme l’un des acteurs majeurs de la scène politique, entre ambitions de gouvernance et défis institutionnels.

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AFRIQUE

RD CONGO – Peine capitale confirmée dans l’affaire des experts de l’ONU

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En République démocratique du Congo, la Haute Cour militaire a confirmé en appel la condamnation à mort de 54 personnes dans l’affaire du meurtre de deux experts des Nations unies, marquant un tournant judiciaire majeur dans ce dossier emblématique.

Cette décision alourdit le verdict de première instance, qui avait retenu 49 condamnations, et intervient près de neuf ans après les faits. Les victimes, Michael Sharp et Zaida Catalán, avaient été tuées en mars 2017 dans la province du Kasaï-Central alors qu’elles enquêtaient sur les violences liées à l’insurrection de la milice Kamwina Nsapu.

Selon les conclusions de la cour, les deux experts avaient été interceptés le 12 mars 2017, puis conduits dans une zone isolée avant d’être exécutés. Parmi les condamnés figurent à la fois des exécutants et des membres des forces armées, dont le colonel Jean de Dieu Mambweni, dont la responsabilité a été retenue en appel.

Si ce verdict est présenté comme une avancée judiciaire significative, il ne met pas un terme aux interrogations entourant cette affaire. La Commission nationale des droits de l’homme souligne que plusieurs commanditaires présumés n’ont toujours pas été identifiés ni poursuivis, appelant à approfondir les investigations pour établir l’ensemble de la chaîne de responsabilité.

Les familles des victimes partagent ce constat. Pour elles, cette décision constitue une étape importante vers la justice, mais demeure insuffisante tant que les responsabilités au plus haut niveau ne sont pas pleinement élucidées.

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