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AFRIQUE AUSTRALE

AFRIQUE DU SUD – Le président Cyril Ramaphosa remanie largement son gouvernement

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a remanié son gouvernement en profondeur, ce  jeudi  05 août 2021. Ces décisions ont été prises suite à des manifestations qui ont provoqué des destructions, pillages et autres violences qui ont touché la nation arc-en-ciel ces dernières semaines, après l’incarcération de  l’ex président Jacob Zuma.

C’est la première fois depuis son élection en 2019 que Cyril Ramaphosa a remanié son gouvernement en profondeur. Dix ministères sont concernés, notamment les Finances, la Sécurité de l’Etat et la Santé. 

Le ministre en charge de la Sécurité nationale, Ayanda Dlodlo, est muté à un portefeuille de moindre importance. Ce ministère disparaît d’ailleurs, Cyril Ramaphosa ayant décidé de rattacher les services de renseignements directement aux services de la présidence.  « Les services de renseignement intérieur et extérieur permettent au président d’exercer plus efficacement sa responsabilité de protéger la sécurité et l’intégrité de la nation » a déclaré le président sud africain.

Au ministère de la Défense, Nosiviwe Mapisa-Nqakula de a été remplacée par l’actuelle présidente du Parlement. Le ministre de la Santé a été poussé à la démission à cause de la corruption. Le président Ramaphosa a indiqué qu’il a demandé à « quitter son poste pour apporter de la stabilité à cette fonction importante ». 

Début juin, Zweli Mkhize avait été placé en « congé spécial » dans la foulée de l’ouverture d’une enquête pour corruption contre deux de ses proches.

Au département des Finances, le départ  Tito Mboweni a été remplacé. Tito Mboweni, en poste depuis 2018, était une figure respectée, et bien qu’il ait à plusieurs reprises exprimé des opinions contraires à la ligne de l’ANC, sa démission est la plus grosse surprise du remaniement du président sud-africain.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Le président Cyril Ramaphosa sous pression : l’opposition hausse le ton au Parlement

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La tension politique monte en Afrique du Sud. Lors d’une séance houleuse au Parlement, les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle pour protester contre le maintien au pouvoir du président Cyril Ramaphosa, éclaboussé par un scandale financier devenu affaire d’État.

Au cœur de la controverse : le cambriolage survenu en 2020 dans sa ferme de Phala Phala, où une importante somme d’argent en devises étrangères aurait été dissimulée dans du mobilier. Accusé d’avoir dissimulé l’affaire aux autorités, le chef de l’État fait désormais face à une pression politique et judiciaire croissante.

Malgré les appels répétés à sa démission, Cyril Ramaphosa reste inflexible. Dans une allocution télévisée, il a catégoriquement rejeté toute idée de quitter ses fonctions : « Je ne démissionnerai pas », a-t-il martelé, estimant qu’un tel geste reviendrait à valider un rapport parlementaire qu’il juge entaché d’irrégularités. Cette crise a été ravivée par une décision de la Cour constitutionnelle, qui a annulé le rejet d’un rapport parlementaire datant de 2022. Ce document estimait que le président « aurait pu commettre » des violations graves. Désormais, la procédure de destitution pourrait être relancée, notamment sous l’impulsion du parti d’opposition Economic Freedom Fighters.

À l’époque, le Parlement dominé par le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir, avait bloqué toute tentative de destitution. Mais le contexte politique a évolué. À l’approche des élections municipales, l’ANC voit son influence s’éroder, fragilisé par des accusations persistantes de corruption et de mauvaise gouvernance. Le président assure pourtant avoir respecté la loi. Il reconnaît le cambriolage mais affirme l’avoir signalé aux autorités, précisant que les fonds provenaient de la vente légale de buffles pour un montant de 580 000 dollars. Il rejette également les accusations selon lesquelles il aurait tenté de faire disparaître les voleurs pour étouffer l’affaire.

Sur le plan juridique, Cyril Ramaphosa compte désormais contre-attaquer. Il a annoncé son intention de contester le rapport incriminé devant les tribunaux, dénonçant des erreurs de droit et des conclusions factuelles qu’il juge infondées. Ancien militant de la lutte anti-apartheid devenu homme d’affaires prospère, Ramaphosa joue aujourd’hui une partie décisive de sa carrière politique. Entre pression de la rue, offensive de l’opposition et bataille judiciaire à venir, l’issue de cette crise pourrait redéfinir durablement l’équilibre du pouvoir en Afrique du Sud.

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AFRIQUE

MADAGASCAR – Un référendum en 2027 avant la présidentielle

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À Madagascar, la transition politique entre dans une phase décisive avec l’annonce du calendrier électoral par la commission électorale nationale indépendante. L’institution prévoit l’organisation d’un référendum constitutionnel en juin 2027, suivi d’une élection présidentielle en octobre de la même année.

Ce calendrier s’inscrit dans le processus de transition engagé après la chute de Andry Rajoelina en octobre dernier, à la suite d’une mutinerie militaire appuyée par une mobilisation du mouvement GenZ.

Depuis, le pouvoir est exercé par le colonel Michael Randrianirina, à la tête d’un gouvernement de Refondation chargé de conduire une transition de 24 mois, reconnue par la communauté internationale.

Dans ce contexte, la commission électorale s’est fixé un délai d’environ onze mois pour reconstituer entièrement le fichier électoral, après avoir supprimé l’ensemble des bases de données existantes — une décision lourde de conséquences pour la crédibilité du futur processus électoral.

Cette annonce intervient également après le renouvellement du bureau permanent de la Commission électorale nationale indépendante de Madagascar, signe d’une volonté affichée de relancer sur de nouvelles bases l’organisation des scrutins à venir.

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AFRIQUE

TAIWAN / ESWATINI – Le président Lai Ching-te consolide un partenariat diplomatique clé

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Le président taïwanais Lai Ching-te s’est rendu en visite d’État au Eswatini, l’un des derniers alliés diplomatiques de Taïwan, dans un contexte de pression accrue exercée par Chine.

Accueil officiel et échanges bilatéraux

À son arrivée, Lai Ching-te a été reçu avec les honneurs militaires au Mandvulo International Conference Hall, aux côtés du roi Mswati III. Les deux dirigeants ont ensuite tenu des discussions axées sur le renforcement de la coopération bilatérale.

Des accords concrets

La visite a été marquée par : la signature d’un accord d’assistance mutuelle en matière douanière;la publication d’un communiqué conjoint réaffirmant la solidité du partenariat. Ces initiatives traduisent la volonté des deux États de consolider leurs échanges économiques et institutionnels.

Un soutien diplomatique stratégique

Le roi Mswati III a réitéré le soutien de son pays à la participation de Taïwan sur la scène internationale. De son côté, Lai Ching-te a insisté sur le statut de souveraineté de l’île, affirmant qu’aucun État ne devrait entraver sa contribution aux affaires mondiales.

Un enjeu géopolitique majeur

Le Eswatini demeure aujourd’hui le seul pays africain à entretenir des relations diplomatiques officielles avec Taïwan. Cette relation est particulièrement stratégique pour Taipei, alors que Chine intensifie ses efforts pour isoler diplomatiquement l’île en incitant les États à reconnaître Pékin.

Lecture stratégique

Cette visite illustre :la volonté de Taïwan de préserver ses alliances restantes;l’importance symbolique et politique de l’Eswatini dans sa diplomatie;la rivalité persistante entre Taipei et Pékin pour la reconnaissance internationale

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