Connect with us

AFRIQUE CENTRALE

GABON – Un général prend les rênes de la mairie de Libreville

Publie

le

Suite au coup d’État du 30 août 2023, la junte militaire dirigée par le général Brice Clotaire Oligui a annoncé la dissolution des institutions gouvernementales du pays. Dans le cadre de cette transition, un nouveau gouvernement provisoire sera bientôt nommé d’après les informations reçues ce 07 septembre 2023.

C’est dans cette perspective que le général de brigade Judes Ibrahim Rapontchombo a été désigné comme le nouveau chef de la capitale gabonaise, remplaçant ainsi l’ancien maire Christine Mba Ndutume, nommée par décret présidentiel en juillet 2021.

Le général Rapontchombo, précédemment gouverneur militaire en 2020, a pour mission de rétablir l’ordre au sein d’une institution secouée ces dernières années par de nombreux scandales financiers.

Il est à noter que le général de brigade Judes Ibrahim Rapontchombo sera épaulé dans cette mission par l’ancien chef du prytanée militaire, le commissaire-colonel Gaude Stive Okoumba, qui assumera le rôle de directeur financier. Cette équipe de militaires a déjà amorcé un nouveau chapitre dans la gestion de la mairie de Libreville, en effectuant un premier contrôle au sein de la régie financière de l’hôtel de ville.

Pour rappel, Âgé de 64 ans et au pouvoir depuis 14 ans, Ali Bongo Odimba a été déposé lors d’un putsch mené sans effusion de sang, moins d’une heure après que son camp eu proclamé sa réélection à la présidence dans un scrutin qualifié de frauduleux par les putschistes. Le coup d’État a été mené par le général Oligui, qui a rassemblé derrière lui tous les corps de l’armée et de la police, et suscité le ralliement de la quasi-totalité des partis de l’ancienne opposition et d’une partie de l’ex-majorité ainsi qu’un élan massif d’une population le remerciant de l’avoir « libérée » de 55 ans de « dynastie Bongo » au pouvoir.

Advertisement

Les autorités militaires ont promis de « remettre le pouvoir aux civils » à l’issue d’une transition dont la durée n’a pas été fixée, après avoir fait adopter « par référendum », une nouvelle Constitution qui devra être élaborée avec la participation de « l’ensemble des forces vives de la Nation » et qui débouchera sur des « élections libres et transparentes ».

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

CONGO – Le président Denis Sassou N’Guesso et son homologue Vladimir Poutine consolident leur partenariat au Kremlin.

Publie

le

Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a reçu au Kremlin son homologue de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, dans le cadre d’une visite d’État visant à renforcer un partenariat bilatéral en pleine consolidation.

Une coopération économique en expansion

Lors de cet entretien, Vladimir Poutine a mis en avant des « perspectives prometteuses » pour le développement des relations économiques entre les deux pays. Le chef du Kremlin a notamment souligné l’intérêt croissant des entreprises russes pour le marché congolais, évoquant un environnement politique jugé stable et propice aux investissements.

Un projet énergétique structurant

Parmi les axes majeurs de coopération figure un projet d’oléoduc de plus de 1 000 kilomètres, destiné à relier les zones de production à la façade atlantique dans le nord de la République du Congo. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des ressources énergétiques et de renforcement des infrastructures d’exportation.

Un partenariat multidimensionnel

De son côté, Denis Sassou N’Guesso a qualifié les relations avec la Russie de « relations d’amitié, de solidarité et de coopération dans tous les domaines ». Il a insisté sur la volonté de renforcer les liens existants, notamment dans les secteurs de la sécurité, de la défense et de l’économie.

Une convergence diplomatique

Vladimir Poutine a également salué la coopération avec Brazzaville sur la scène internationale, illustrant une convergence de positions dans plusieurs dossiers globaux. Dans cette dynamique, il a invité son homologue congolais à participer au troisième Forum Russie-Afrique, prévu cet automne, rendez-vous clé de la stratégie d’influence russe sur le continent.

Advertisement

Continuer la lecture

AFRIQUE

RD CONGO – Création d’une garde paramilitaire pour sécuriser les mines

Publie

le

La République démocratique du Congo a annoncé la création d’une nouvelle garde paramilitaire dédiée à la sécurisation de ses vastes sites miniers stratégiques. Cette décision intervient dans un contexte de forte instabilité persistante dans l’Est du pays et de concurrence internationale autour des ressources critiques.

Une force armée dédiée aux mines stratégiques

Selon l’Inspection générale des mines, cette unité sera progressivement déployée avec un premier contingent estimé entre 2 500 et 3 000 agents, opérationnel d’ici décembre après six mois de formation en coordination avec l’armée. À terme, la structure devrait atteindre plus de 20 000 membres répartis sur les 22 provinces minières du pays d’ici fin 2028.

Sécurisation des minerais critiques

La mission de cette force inclura : la protection des sites miniers; l’escorte des convois de minerais ; la sécurisation des corridors d’exportation ;la protection des investissements étrangers

Elle reprend ainsi certaines fonctions jusque-là assurées par les forces militaires régulières.

Un programme financé par des partenaires internationaux

Ce dispositif, estimé à 100 millions de dollars, est financé via des partenariats impliquant les États-Unis et les Émirats arabes unis. L’objectif affiché est de renforcer la confiance des investisseurs et de consolider le contrôle de l’État sur la production minière.

Advertisement

Le coltan au cœur des enjeux mondiaux

La République démocratique du Congo est un acteur majeur de la chaîne mondiale des minerais stratégiques, notamment le coltan, utilisé pour le tantale, indispensable à la fabrication de smartphones, d’ordinateurs et de composants aéronautiques. Selon les données de l’U.S. Geological Survey, le pays représentait environ 40 % de la production mondiale de coltan en 2023.

Une économie minière fragilisée par les conflits

Depuis plusieurs décennies, l’Est de la RDC reste marqué par la présence de nombreux groupes armés et des réseaux de trafic de minerais. Des zones riches comme Rubaya sont régulièrement citées dans les rapports internationaux comme étant partiellement sous contrôle de factions rebelles.

Dimension géopolitique croissante

Cette initiative s’inscrit aussi dans une dynamique internationale où les puissances cherchent à sécuriser l’accès aux minerais critiques, dans un contexte de rivalité stratégique, notamment face à la domination chinoise sur certaines chaînes d’approvisionnement. Un partenariat minier avait déjà été signé entre la RDC et les États-Unis, ouvrant la voie à des investissements occidentaux dans le secteur.

Un processus de paix encore fragile

Malgré un accord de paix signé entre Kinshasa et Kigali sous médiation internationale, les combats persistent dans plusieurs zones de l’Est. Les négociations avec le mouvement rebelle M23 restent en cours, sans stabilisation durable du terrain à ce stade.

Advertisement
Continuer la lecture

AFRIQUE

RD CONGO – La MONUSCO en mission à Goma pour relancer la paix

Publie

le

Le chef de la mission onusienne en République démocratique du Congo, James Swan, s’est rendu vendredi à Goma, épicentre des tensions dans l’est du pays, actuellement sous contrôle du groupe armé M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda.

Une mission centrée sur les avancées diplomatiques

En déplacement dans le cadre de sa première tournée dans la région depuis sa nomination, le responsable de la MONUSCO est venu évaluer les progrès enregistrés dans les négociations en cours, notamment autour d’un protocole portant sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire.

« Nous avons salué les avancées vers la signature de cet accord et encouragé les parties à respecter leurs engagements afin de mettre fin aux souffrances des populations civiles. »

Goma, point stratégique du processus de paix

Pour James Swan, la situation à Goma reste centrale dans les efforts de désescalade. La ville constitue un nœud stratégique pour la protection des civils et la mise en œuvre des initiatives de paix. Avant cette étape, le diplomate onusien s’était déjà rendu à Beni, Eringeti ainsi qu’à Bunia et Fataki, dans la province de l’Ituri, des zones également affectées par l’insécurité persistante.

Des conditions strictes pour un cessez-le-feu crédible

Le chef de la MONUSCO a insisté sur les prérequis indispensables à un suivi efficace du cessez-le-feu. Parmi les conditions évoquées : l’arrêt de l’utilisation de drones offensifs, la fin du brouillage et du détournement des signaux GPS, la liberté totale de mouvement pour les équipes onusiennes, l’accès aux aéroports et à l’espace aérien. Ces mesures visent à garantir le bon fonctionnement du mécanisme conjoint de vérification, essentiel pour instaurer un climat de confiance.

Une dynamique relancée par les pourparlers internationaux

Cette visite intervient une semaine après les discussions de Montreux, organisées dans le cadre du processus de Doha, avec la médiation du Qatar, des États-Unis et de l’Union africaine. L’objectif de ces négociations reste la consolidation du cessez-le-feu et la relance d’un processus politique durable dans l’est de la République démocratique du Congo.

Advertisement

Continuer la lecture
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +