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CULTURE

CÔTE D’IVOIRE – L’artiste Didi B sort un nouvel opus « Shogun » rythmé au Mbalax

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Didi B sort un nouvel opus « Shogun » rythmé au Mbalax

Le rappeur ivoirien Didi B vient de sortir un nouvel Opus avec l’artiste sénégalais Am Bongo. Le son titré « Shogun » dont le clip a été tourné au Sénégal cartonne en ce moment. Alors que le mari deSaraï d’Hologne pète la forme et les scores en termes de streamings avec son album Mojo Trone III, personne ne s’attendait à ce single pétri de talent et de diversité. La communauté de Didi B a sûrement pensé à un rythme qui s’apparente à ses titres à succès comme « Chérie coco », « En haut » ou encore « Game de djai ». Mais le prodige de la musique ivoirienne a bien caché son jeu avec son titre Shogun. Justement, le choix du titre fait un clin d’œil à sa carrière musicale parsemée d’obstacles qui triomphent par son travail acharné et sa rage de réussir.

Shogun est un titre qui désignait l’homme qui menait les troupes impériales contre les tribus du nord. Pour l’artiste Didi B, ce titre relate sa carrière et son ascension vers un succès qui se veut durable. Le rappeur a bien choisi son titre, puisque c’est lui qui tire les ficelles depuis plus d’un an dans l’industrie musicale ivoirienne.

Son titre Shogun est sorti ce lundi 13 mars 2023 et force est de constater le mélange musical qui apporte une certaine originalité au son. Un mélange de rap ivoirien sur fond Mbalax (rythme musical sénégalais composé de tama et de saba). Un défi complexe que l’artiste Didi B a relevé avec brio, rendant fière plusieurs nations dont la Côte d’Ivoire. Le clip, tourné au Sénégal, apporte un certain charme à son titre Shogun. On applaudit le talent de Didi B, mais surtout sa dextérité.

Il est né le 3 avril 1992 dans le village de Ki-Yi à Abidjan. Il est surtout connu pour être membre du groupe Kiff No Beat, qui s’est séparé depuis 20206. Didi B est considéré comme l’un des rappeurs les plus populaires de Côte d’Ivoire, avec des millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Sur Instagram, il compte 2,4 millions d’abonnés, sur Facebook 2,2 millions d’abonnés et sur sa chaîne YouTube, il a accumulé 424 000 abonnés et 52 millions de vues.

Bassa Zérehoué Diyilem est né dans le village de Ki-Yi à Abidjan. Son père, Abou Bassa Bomou, est un pianiste, comédien et arrangeur, tandis que sa mère, Pehoula Zéréhoué, est une chorégraphe et danseuse du Ki Yi M’Bock. Booba a récemment annoncé la signature de son nouvel artiste, Didi B Didi B est un artiste qui a déjà fait ses preuves dans le monde de la musique grâce à ses nombreuses collaborations avec des artistes talentueux. Didi B commence sa carrière à l’âge de 3 ans, en apparaissant dans le clip « Dearth Society » du légendaire chanteur Meiway. En 2013, il remporte le prix de la meilleure équipe de rap avec le groupe Kiff No Beat.

Didi B sort un nouvel opus « Shogun » rythmé au Mbalax

En 2018, il lance son single « Mojaveli », qui lui permet de faire connaître son talent dans le monde. En novembre 2019, profitant du succès de son groupe, il sort un autre single intitulé « Assinie », du nom d’une ville balnéaire au sud d’Abidjan, très appréciée des touristes et de la petite bourgeoisie ivoirienne. La chanson devient l’hymne des fêtes de fin d’année dans toutes les capitales d’Afrique francophone, et il fait une apparition remarquée sur scène avec son groupe Kiff No Beat.

Le 27 août, lors de son concert intitulé « Ils ont créé quelque chose de mauvais », il fait officiellement la sortie de son tube qui a accumulé 10 millions de vues en seulement 2 mois. Didi B continue d’être une figure importante de la scène musicale ivoirienne et africaine, en raison de son talent indéniable et de sa popularité croissante. Il fait Son premier concert live solo à Paris le 4 février 2023, précisément à l’Elysée Montmartre.

Source : Ze-Afrcanews.com

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CINÉMA

SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice

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a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.

En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.

Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.

Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.

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CULTURE

SÉNÉGAL – Deux jours de célébration intellectuelle et culturelle au Musée des Civilisations Noires

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Les 13 et 14 mai 2026, Musée des Civilisations Noires a accueilli deux journées intenses mêlant culture, réflexion intellectuelle et affirmation de souveraineté. Hautes personnalités, universitaires, artistes et acteurs culturels se sont réunis dans une ambiance à la fois solennelle et festive autour d’un objectif commun : repenser l’Afrique à travers ses propres références.

Le premier jour a été marqué par le lancement officiel d’une maison d’édition ainsi qu’un concert exceptionnel de Woz Kaly. Artiste multidimensionnel, chanteur, auteur et interprète engagé, Woz Kaly est reconnu pour son univers mêlant afro-fusion, reggae, jazz et sonorités traditionnelles africaines. À travers ses textes et ses performances, il porte depuis plusieurs années un discours profondément ancré dans les questions de conscience africaine, de mémoire et de souveraineté culturelle. Sa prestation live, notamment autour du titre « Yéwou Rôti », a donné une dimension populaire et émotionnelle à cette première journée, faisant vibrer un public composé de jeunes, d’intellectuels et d’acteurs culturels.

La journée du 14 mai était quant à elle consacrée à la présentation du quatrième livre du Premier ministre Ousmane Sonko. Une œuvre largement inspirée de la pensée de Frantz Fanon et des enjeux contemporains liés à la souveraineté africaine, à la dépendance économique et à la décolonisation des imaginaires. Figure politique emblématique du Sénégal contemporain, Ousmane Sonko est présenté par plusieurs intervenants comme l’incarnation d’un tournant politique majeur. Panafricaniste assumé, il s’inscrit dans une filiation intellectuelle revendiquée, inspirée notamment par Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop et Thomas Sankara.

Les participants sont également revenus sur le discours prononcé par Ousmane Sonko le 17 décembre 2025 autour de Fanon, considéré comme un moment important dans la construction de sa pensée politique et panafricaniste. À travers ce nouvel ouvrage, le chef du gouvernement convoque Fanon non comme une simple figure historique, mais comme une méthode d’analyse des réalités africaines contemporaines : domination économique, souveraineté inachevée, dépendance structurelle et nécessité d’une émancipation intellectuelle du continent.

Plusieurs figures majeures se sont succédé au pupitre, notamment Mohamed Abdallah Ly, directeur du musée, Mame Awa Diouf, présentatrice et facilitatrice, le professeur Ibrahima Wane, PCA du musée, ainsi que Oumar Dia, représentant du Premier ministre durant ces deux journées. Tous ont insisté sur la nécessité de replacer la culture au centre des dynamiques de souveraineté et de développement.

L’un des moments marquants de ces rencontres reste l’intervention du journaliste et chroniqueur de Xaalat TV, Boury Diakhaté, connu pour avoir joué un rôle important d’informateur et de relais médiatique durant la crise politique de 2021 jusqu’à l’accession du PASTEF au pouvoir. Face au public, il a déclaré : « Ousmane Sonko a lu Fanon, a compris Fanon et a pratiqué Fanon. » Une phrase forte qui a largement résonné dans l’assistance et qui résume l’orientation intellectuelle donnée à cette rencontre.

Autre intervention remarquée : celle de Mme Adji Codou Fall, qui a choisi de s’exprimer entièrement en wolof, dans une volonté assumée de valoriser les langues nationales comme vecteurs de transmission du savoir. Elle a rappelé que le Sénégal est à la fois « le pays de Senghor et celui de Cheikh Anta Diop », appelant à traduire davantage d’ouvrages en wolof et dans les langues africaines afin de rendre la pensée accessible au plus grand nombre. Bien que le Premier ministre n’ait pas assisté personnellement à l’événement, Oumar Dia a relayé sa vision durant les deux journées, revenant notamment sur les grandes lignes doctrinales du discours du 17 décembre 2025.

Au-delà des conférences et des discours, ces deux journées auront surtout porté une idée forte : celle d’une Afrique qui cherche désormais à penser son avenir avec ses propres références, ses propres langues et ses propres héritiers.

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CULTURE

SENEGAL – Mao Sidibé célèbre le succès de « OYA » aux Raaya Awards

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L’artiste Mao Sidibé a exprimé sa reconnaissance après la double distinction obtenue par son projet « OYA » lors des Raaya Musique Awards 2025. À travers un message publié sur ses réseaux sociaux, il a confirmé avoir remporté les prix du Meilleur clip vidéo et du Clip le plus instructif de l’année, saluant une étape importante dans son parcours artistique.

Dans cette publication, l’artiste adopte un ton empreint de gratitude, rendant grâce à Dieu tout en dédiant ces trophées à l’ensemble des personnes ayant contribué à la réalisation du projet. Il met particulièrement en avant ses collaborateurs, citant MaoProd, Defmaa Def et École des Sables, soulignant ainsi le caractère collectif et multidisciplinaire de « OYA ».

Au-delà de la récompense elle-même, cette double distinction vient renforcer la visibilité du projet, qui semble s’inscrire dans une démarche artistique à la fois créative et pédagogique, comme en témoigne le prix du clip « le plus instructif ». Elle met également en lumière la collaboration entre différents acteurs du secteur culturel sénégalais, allant de la production à la formation artistique.

La réaction de Mao Sidibé confirme donc l’attribution de ces deux prix et insiste sur la dimension humaine du projet. En revanche, peu d’éléments sont donnés sur l’impact global de ces distinctions ou sur la réception du clip au-delà de cette reconnaissance officielle.

Avec « OYA », Mao Sidibé consolide néanmoins sa présence sur la scène artistique et illustre une dynamique où création, transmission et collaboration occupent une place centrale.

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