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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye met en garde le Pastef

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Le président Bassirou Diomaye Faye a affirmé que le Pastef « est plus grand que n’importe quel homme », alertant sur les dangers d’une « personnalisation excessive » au sein du parti au pouvoir.

Une mise en garde à peine voilée

Lors d’un entretien télévisé, Bassirou Diomaye Faye a estimé que le parti « risque d’être détruit si ses membres ne changent pas de cap ». Des propos largement interprétés comme visant le Premier ministre Ousmane Sonko, figure centrale et historique du mouvement.

Un équilibre politique délicat

La situation politique au Sénégal reste particulière. Bassirou Diomaye Faye doit en partie son accession au pouvoir au soutien de Ousmane Sonko, empêché de se présenter à la présidentielle de mars 2024. Le Pastef avait alors remporté l’élection dès le premier tour, dans un contexte de forte contestation contre l’ancien président Macky Sall et de promesses de réformes profondes.

Le rappel du « projet »

Le chef de l’État a insisté sur le sens des mobilisations passées, évoquant « les sacrifices » consentis — morts, blessés et emprisonnements — qui, selon lui, visaient « un projet » et non « un homme ».

Un message clair sur la primature

Bassirou Diomaye Faye a également rappelé que le maintien de Ousmane Sonko à la tête du gouvernement dépendait de sa confiance. Il a précisé qu’un remplacement restait possible « le jour où ce ne sera plus le cas », soulignant ainsi la prééminence de la fonction présidentielle dans l’architecture institutionnelle.

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AFRIQUE

OUGANDA – Le président Yoweri Museveni reconduit pour un nouveau mandat à 81 ans

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Une nouvelle page s’ouvre — ou plutôt se prolonge — en Ouganda avec la réinvestiture du président Yoweri Museveni, organisée en grande pompe à Kampala. Après près de quarante ans au pouvoir, le chef de l’État a une nouvelle fois prêté serment lors d’une cérémonie marquée par un important déploiement militaire et diplomatique.

Une cérémonie sous haute démonstration de puissance
L’événement s’est distingué par son caractère spectaculaire : survol d’avions de chasse Sukhoi d’origine russe, défilé militaire rigoureusement orchestré et présence de plusieurs chefs d’État africains venus assister à l’investiture. Une mise en scène qui reflète à la fois la solidité du pouvoir en place et la volonté d’affirmer la stabilité du régime sur la scène régionale.

Muhoozi Kainerugaba, une figure de plus en plus influente
Cette cérémonie a également mis en lumière Muhoozi Kainerugaba, fils du président et chef d’état-major de l’armée. Chargé de superviser l’organisation du défilé, il s’impose progressivement comme un acteur clé du système politique et sécuritaire ougandais. Sa montée en puissance alimente de nombreuses spéculations sur une éventuelle succession dynastique, dans un contexte où la question de l’après-Museveni devient de plus en plus centrale.

Une longévité politique exceptionnelle
Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni a été réélu le 15 janvier pour un septième mandat avec 71,65 % des suffrages, selon les résultats officiels. Son principal adversaire, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, a obtenu 24,72 % des voix. Au pouvoir depuis 1986, Museveni figure parmi les dirigeants les plus anciens du continent africain. Sa longévité politique, souvent critiquée par l’opposition et certaines organisations internationales, continue de susciter des débats sur l’état de la démocratie dans le pays.

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AFRIQUE

TCHAD – La condamnation d’opposants ravive les tensions politiques

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Au Tchad, la condamnation à huit ans de prison de huit responsables de la coalition d’opposition GCAP, prononcée le 8 mai 2026, suscite une vive polémique et ravive les tensions politiques. Cette décision judiciaire est largement perçue par l’opposition comme un nouveau signe de durcissement du pouvoir à l’égard des voix dissidentes.

Plusieurs figures politiques dénoncent une dérive autoritaire et s’inquiètent d’un recul notable des libertés publiques. Si certains affirment ne pas avoir été surpris par ce verdict, beaucoup y voient la confirmation d’un climat de plus en plus hostile à toute forme de contestation.

Alifa Younous Mahamat, coordinateur en Europe du Parti socialiste sans frontière, met en cause les conditions du procès, estimant qu’elles ne respectent pas les standards d’une justice équitable. Selon lui, cette condamnation s’inscrit dans une série d’actions visant à réduire au silence les opposants.

Le responsable politique rappelle une succession d’événements marquants pour l ოპოზposition : la condamnation de Succès Masra, la déchéance de nationalité visant certains militants en exil, ainsi que la situation du PSF, durement touché ces dernières années. Son leader, Yaya Dillo, a été tué en 2024 lors d’une opération militaire contre le siège du parti, tandis que son secrétaire général, Robert Gam, a quitté le pays après plusieurs mois de détention au secret.

Pour Alifa Younous Mahamat, ces éléments traduisent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, au détriment du pluralisme et de l’alternance démocratique.

Une opposition sous pression croissante

Du côté de l’opposition parlementaire, Albert Pahimi Padacké, président du Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT), analyse cette décision comme le reflet d’une stratégie plus globale du pouvoir.

Selon lui, depuis l’instauration de la cinquième République, le Mouvement patriotique du salut (MPS) aurait engagé une campagne systématique contre les opposants. Il évoque une volonté de concentration du pouvoir qui, selon lui, traduirait une certaine fragilité du régime en place.

Le député reconnaît également un climat de crainte grandissant au sein de la classe politique, affirmant redouter lui-même d’éventuelles poursuites judiciaires ou arrestations.

Inquiétudes sur l’état des libertés

Ces condamnations viennent renforcer les préoccupations autour de l’état de l’espace démocratique au Tchad. Pour de nombreux observateurs et acteurs politiques, la multiplication des arrestations, des poursuites judiciaires et des restrictions visant les mouvements politiques témoigne d’un rétrécissement progressif des libertés d’expression et d’action.

Dans ce contexte, l’évolution de la situation politique tchadienne reste suivie de près, tant au niveau national qu’international, alors que les appels au respect des droits fondamentaux et à l’ouverture démocratique se multiplient.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Une première usine pharmaceutique pour réduire la dépendance

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Un tournant majeur s’amorce pour l’industrie pharmaceutique au Sénégal. Selon Ndarinfo, APIX-ZES a officiellement conclu un contrat de réservation avec la société AVENIR PHARMACYS en vue de l’implantation de la toute première unité industrielle pharmaceutique dans la Zone Économique Spéciale Intégrée de Diass (ZESID).

Cet accord marque une étape décisive dans la mise en œuvre de l’agenda stratégique Sénégal 2050, qui fait de la souveraineté sanitaire une priorité. Le Directeur général de l’APIX, Bakary Segne Bathily, a souligné l’urgence de cette transformation structurelle : aujourd’hui, le pays dépend encore massivement des importations, avec plus de 95 % des médicaments et 99 % des vaccins provenant de l’étranger. Une situation qui a représenté un coût estimé à 244 milliards de FCFA en 2025.

Dans un contexte où le marché pharmaceutique africain est en forte croissance — avec des projections atteignant 122 milliards de dollars à l’horizon 2032 — le Sénégal entend inverser cette tendance et renforcer sa production locale. L’objectif affiché est ambitieux : couvrir jusqu’à 50 % des besoins nationaux en médicaments d’ici 2035.

Le projet porté par AVENIR PHARMACYS s’inscrit pleinement dans cette dynamique de relocalisation industrielle. Dotée d’un investissement initial de 9 milliards de FCFA, appelé à atteindre 40 milliards à terme, l’unité industrielle s’étendra sur une superficie de 4 hectares. Elle sera spécialisée dans la fabrication de médicaments essentiels et stratégiques, notamment les solutions glucosées, les solutés injectables (comme le sérum salé ou le Ringer Lactate), ainsi que des antibiotiques majeurs tels que le Métronidazole et la Ciprofloxacine.

Au-delà de la production pharmaceutique, le projet prévoit également la mise en place d’une plateforme logistique moderne et d’une unité dédiée aux dispositifs médicaux. Cette approche intégrée vise à structurer toute la chaîne de valeur du médicament, depuis la fabrication jusqu’à la distribution.

À terme, les autorités sénégalaises ambitionnent non seulement de répondre efficacement aux besoins sanitaires nationaux, mais aussi de positionner le pays comme un hub pharmaceutique sous-régional. L’objectif est de capter jusqu’à 20 % de la distribution en Afrique de l’Ouest d’ici 2035, faisant ainsi de la ZES de Diass un levier stratégique de souveraineté sanitaire et de développement économique.

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