AFRIQUE
SÉNÉGAL – Dialogue national : Le président Diomaye Faye change de méthode
Lors de sa communication en Conseil des ministres de ce mercredi 20 mai, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est revenu sur l’organisation de la Journée du Dialogue national, prévue le 28 mai prochain, en annonçant un changement significatif dans son format.
Une nouvelle approche du Dialogue national
Traditionnellement marquée par de grandes rencontres publiques, la Journée du Dialogue national adoptera cette année une formule plus restreinte et ciblée. Le Chef de l’État a en effet décidé de privilégier des audiences individuelles, qui se tiendront du 21 au 31 mai 2026.
Ce choix s’explique notamment par le contexte religieux particulier, qui appelle à une organisation plus sobre et adaptée. À travers cette démarche, le Président entend maintenir le cadre du dialogue tout en ajustant ses modalités.
Des consultations axées sur les priorités nationales
Ces audiences permettront d’engager des échanges approfondis sur les grandes problématiques du pays :la situation économique;les enjeux sociaux;les questions sécuritaires.
la stabilité politique;L’objectif affiché est de favoriser des discussions plus directes et potentiellement plus productives avec des acteurs clés de la vie nationale.
Une volonté de consensus durable
À cette occasion, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son ambition de consolider des consensus solides autour de solutions concrètes. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des réponses opérationnelles capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations, tout en renforçant le rayonnement international du Sénégal.
Des profils ciblés pour les premières audiences
Dans le cadre de ces consultations, le Chef de l’État entamera dès le lendemain une série de rencontres avec d’anciens Premiers ministres ainsi que d’anciens ministres ayant occupé des portefeuilles stratégiques, notamment dans les domaines des finances et de la sécurité intérieure.
Dans un second temps, d’autres composantes de la société seront associées au processus, notamment :des personnalités publiques;des notabilités;des représentants des forces vives de la Nation;Une méthode plus resserrée, mais stratégique.
Ce changement de format traduit une volonté de passer d’un dialogue de masse à un dialogue plus ciblé, potentiellement plus efficace dans la production de recommandations concrètes. Reste à observer si cette approche permettra d’aboutir à des résultats tangibles dans un contexte national marqué par des attentes fortes sur les plans économique et social.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – ONU : Macky Sall remercie le président Diomaye Faye pour son soutien officiel
L’ancien président sénégalais Macky Sall a réagi, ce 20 juillet 2026, au soutien officiel apporté par l’État du Sénégal à sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Dans un message publié à la suite du communiqué du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, l’ex-chef de l’État a exprimé sa gratitude envers les autorités sénégalaises, adressant des remerciements appuyés au président Bassirou Diomaye Faye.
Cette prise de parole intervient alors que la candidature de Macky Sall entre dans une phase décisive. Pour espérer accéder à la tête de l’ONU, l’ancien dirigeant devra obtenir le soutien d’un nombre significatif d’États membres, ainsi que l’aval du Conseil de sécurité, avant une éventuelle validation par l’Assemblée générale.
Au-delà de l’ambition personnelle, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de la diplomatie sénégalaise, qui cherche à renforcer son influence sur la scène internationale en soutenant l’accession d’un ancien président à la direction de l’organisation mondiale.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Macky Sall candidat à l’ONU : reçu par Diomaye Faye au Palais
L’ancien président sénégalais Macky Sall a été reçu ce vendredi au Palais de la République par l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre officielle s’inscrit dans le cadre de la candidature de l’ex-dirigeant au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Selon un communiqué de la présidence sénégalaise, Macky Sall a tenu à informer personnellement son successeur de sa décision de briguer la tête de l’institution internationale. Le processus de désignation pour ce poste stratégique a été enclenché le 25 novembre 2025 à New York.

Au cours de l’audience, l’ancien chef de l’État a présenté les avancées de sa candidature et sollicité le soutien officiel du Sénégal. La présidence souligne que cet échange illustre « la continuité de l’État et la permanence des institutions », au-delà des alternances politiques.
Bassirou Diomaye Faye a, pour sa part, accueilli son prédécesseur avec courtoisie, saluant sa démarche. Macky Sall s’est également engagé à tenir régulièrement informé le chef de l’État de l’évolution de sa candidature tout au long du processus de sélection.

Cette rencontre marque le premier retour officiel de l’ancien président au Sénégal depuis son départ du pouvoir en avril 2024. À son arrivée au Palais, il a été accueilli par Bassirou Diomaye Faye au pied des marches, dans un geste symbolique de respect institutionnel.
AFRIQUE
SAO-TOMÉ-ET-PRINCIPE – Une campagne sous tension avant le vote du 19 juillet
À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 19 juillet à São Tomé-et-Príncipe, la campagne électorale s’achève dans un climat marqué par le retrait tardif d’un candidat majeur. Initialement au nombre de cinq, les prétendants à la magistrature suprême ne sont plus que quatre réellement en lice, après le désistement de l’ancien Premier ministre Jorge Bom Jesus. Toutefois, son nom restera présent sur les bulletins de vote, son retrait étant intervenu hors des délais légaux.
La campagne prend fin ce vendredi, laissant place à une journée de silence électoral samedi, conformément à la réglementation en vigueur. Le scrutin sera encadré par plusieurs missions d’observation internationale, notamment celles de l’Union européenne, de l’Union africaine et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).
En amont, le Tribunal constitutionnel avait validé cinq des six candidatures déposées le 16 juin, rejetant uniquement celle du député et homme d’affaires Nino Monteiro. Cette décision, motivée par des irrégularités administratives et des questions liées à son origine familiale, a été contestée par son parti, le MCI-PS/PUN, qui dénonce un traitement discriminatoire.
Depuis, la dynamique électorale s’est resserrée autour de quatre candidats actifs : le président sortant Carlos Vila Nova, en quête d’un second mandat, le député Nito D’Abreu, représentant de l’Alternative démocratique indépendante (ADI), ainsi que les juristes Eugénio Tiny et Miques João Bonfim.
La dernière ligne droite de la campagne est dominée par la confrontation entre Carlos Vila Nova et Nito D’Abreu, considérés comme les principaux favoris. Tous deux multiplient les meetings dans la capitale, São Tomé, tandis que leurs concurrents mènent des campagnes plus discrètes.
Selon la Commission électorale nationale, 142 191 électeurs sont inscrits, dont une part significative issue de la diaspora. Ces derniers sont appelés à participer au vote, illustrant l’importance de cet électorat dans le processus démocratique du pays.
Au-delà de l’enjeu politique immédiat, cette élection est observée de près par la communauté internationale. Le pays suscite en effet des attentes liées à ses ressources pétrolières offshore, encore inexploitées à l’échelle commerciale. Ce scrutin marque également le début d’un cycle électoral plus large, qui se poursuivra avec les élections législatives, locales et régionales prévues le 27 septembre.
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