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AFRIQUE

SÉNÉGAL – DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE : Baye Moctar Diop mobilise les élus franco-sénégalais pour renforcer le partenariat entre Dakar et Paris dans le cadre de la coopération décentralisée

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Vendredi 22 mai 2026, l’Ambassade du Sénégal en France a servi de cadre à une importante rencontre entre l’ambassadeur Baye Moctar Diop et plusieurs élus franco-sénégalais. Organisée à la Chancellerie du Sénégal à Paris, cette réception de prise de contact visait à renforcer les liens entre le Sénégal et la France à travers la coopération décentralisée, le développement économique et l’implication croissante de la diaspora dans les projets structurants du Sénégal.


Prenant la parole devant ses invités, l’ambassadeur a tenu à saluer leur engagement au service de la République française ainsi que leur attachement au Sénégal. Il a adressé ses félicitations à celles et ceux récemment élus ou réélus lors des élections municipales de 2026, soulignant que leur parcours constitue un exemple de réussite et de participation citoyenne. « Votre présence ici témoigne d’une conviction partagée : les territoires jouent un rôle déterminant dans les relations entre la France et le Sénégal », a déclaré le diplomate, estimant que les communes, départements, régions et associations de la diaspora sont aujourd’hui des acteurs essentiels de la coopération bilatérale.

Une forte mobilisation des élus franco-sénégalais
La rencontre a enregistré la participation de plusieurs personnalités politiques franco-sénégalaises de premier plan, parmi lesquelles Dieynaba Diop, députée de la 9ᵉ circonscription des Yvelines, Aïssata Seck, conseillère régionale d’Île-de-France, Mohamed Gnabaly, maire de L’Île-Saint-Denis, Adama Gaye, maire de Mantes-la-Jolie, Demba Traoré, maire du Blanc-Mesnil, ainsi qu’Oumou Niang-Fouquet, maire adjointe au Havre. Par leur présence, ces élus ont réaffirmé leur volonté de contribuer au renforcement des échanges entre les deux pays et d’accompagner les initiatives de développement portées par les collectivités territoriales sénégalaises. Leur double culture, leur expérience politique et leur connaissance des réalités des deux pays en font des interlocuteurs privilégiés pour favoriser la coopération décentralisée, les investissements et les partenariats durables.

Plus de 150 partenariats actifs entre collectivités françaises et sénégalaises
Au cœur des échanges figurait la coopération décentralisée, considérée par l’ambassadeur comme l’un des piliers les plus dynamiques du partenariat franco-sénégalais. Baye Moctar Diop a rappelé que cette coopération compte aujourd’hui plus de 150 partenariats actifs, soutenus par le Dispositif conjoint d’appui à la coopération décentralisée franco-sénégalaise, renouvelé officiellement en janvier 2026 à Dakar. Les domaines prioritaires concernent notamment le développement local, la transition écologique, la sécurité alimentaire, l’agroécologie, le renforcement institutionnel des collectivités territoriales, la formation professionnelle et l’égalité entre les femmes et les hommes. Plusieurs projets innovants pourraient être développés grâce à l’implication des élus franco-sénégalais : modernisation de l’état civil, numérisation des services administratifs, amélioration de la gouvernance locale, soutien à l’insertion des jeunes ou encore renforcement des services publics de proximité.

Développement économique et valorisation de la diaspora
Le développement économique a également occupé une place importante dans les discussions. L’ambassadeur a insisté sur la nécessité de mobiliser davantage les compétences, les réseaux et les investissements de la diaspora au profit des territoires sénégalais. Il a rappelé que les transferts financiers des Sénégalais établis à l’étranger représentent entre 10 et 12 % du PIB national, constituant un levier majeur pour le financement de projets structurants. Au-delà de leur contribution économique, les membres de la diaspora jouent un rôle essentiel à travers les nombreuses associations qu’ils animent ou soutiennent. Plusieurs élus présents sont engagés dans des initiatives de solidarité en faveur du Sénégal, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la formation professionnelle, de l’accès à l’eau, de l’entrepreneuriat et du développement local. Ces actions participent activement à l’amélioration des conditions de vie des populations et au renforcement des liens humains entre les deux pays.
À cet effet, le Programme d’Appui aux Initiatives de Solidarité pour le Développement (PAISD) demeure un instrument central de cette politique. Sa troisième phase a permis la réalisation de 68 projets d’infrastructures sociales au profit de près de 239 000 bénéficiaires, tout en accompagnant plus de 300 entrepreneurs sénégalais. La quatrième phase du programme prévoit notamment la construction de dix infrastructures sportives de proximité destinées à favoriser l’inclusion sociale et l’épanouissement de la jeunesse.

Dakar 2026 au cœur des échanges
Les participants ont également évoqué plusieurs rendez-vous majeurs qui marqueront l’agenda sénégalais dans les prochains mois. Parmi eux figurent les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre, qui feront du Sénégal le premier pays africain à accueillir un événement olympique. La Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar a également été au centre des discussions, en raison de son importance dans le rayonnement culturel du Sénégal à l’échelle internationale. Les échanges ont enfin porté sur la prochaine visite du président français Emmanuel Macron au Sénégal, à l’invitation de son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye, une visite appelée à renforcer davantage le partenariat stratégique entre les deux pays.

Vers une nouvelle dynamique franco-sénégalaise
Au-delà de son caractère protocolaire, cette rencontre illustre la volonté de l’ambassade du Sénégal en France d’ouvrir une nouvelle séquence dans les relations franco-sénégalaises en associant pleinement les élus issus de la diaspora aux grands projets de coopération. Pour Baye Moctar Diop, ces responsables politiques constituent de véritables relais d’influence capables de rapprocher les territoires, de favoriser les échanges économiques et de porter des initiatives concrètes au bénéfice des populations des deux pays. À travers cette démarche, le diplomate entend faire des élus franco-sénégalais des partenaires privilégiés d’une diplomatie économique moderne, fondée sur la proximité territoriale, l’innovation et le développement partagé, dans un contexte marqué par les préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 et le renforcement continu du partenariat stratégique entre Dakar et Paris.

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MAROC – Les avocats reprennent le travail après quatre mois de contestation

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Après près de quatre mois de mobilisation contre la réforme régissant leur profession, les avocats marocains ont décidé de suspendre leur mouvement de grève. L’Association du barreau marocain (ABAM) a annoncé cette décision à l’issue d’une session ordinaire organisée le 20 septembre à Rabat, prévoyant la reprise des activités professionnelles dans les différentes juridictions du royaume à partir du 7 octobre.

Cette suspension vise notamment à accorder un délai au nouveau gouvernement pour examiner les revendications de la profession. L’organisation met également en avant l’accumulation des dossiers judiciaires durant les mois d’août et de septembre, qui a contribué à accentuer les retards dans le traitement des affaires devant les tribunaux.

Pour autant, la reprise du travail ne signifie pas que le différend est réglé. Les avocats continuent de contester plusieurs dispositions de la loi n° 66.23, estimant que la réforme risque de porter atteinte à l’indépendance de leur profession. Ils critiquent également les modalités d’élaboration et d’adoption du texte, qu’ils jugent insatisfaisantes.

Malgré plusieurs mois de protestation, le projet a poursuivi son parcours législatif jusqu’à son adoption en août dernier. Le précédent gouvernement avait pourtant engagé des discussions avec les représentants des avocats afin de parvenir à des ajustements. Ces échanges n’ont cependant pas permis de dégager un compromis jugé acceptable par la profession.

En choisissant de suspendre la grève, l’ABAM entend ainsi donner une nouvelle possibilité au dialogue sans renoncer à ses principales revendications. L’organisation maintient ses réserves sur le contenu de la réforme et sur la procédure ayant conduit à son adoption.

La reprise des audiences et des activités des cabinets marque donc un retour au fonctionnement habituel des services judiciaires, mais laisse entier le débat sur l’avenir de la profession d’avocat au Maroc. L’évolution du dossier dépendra notamment de la réponse que les nouvelles autorités apporteront aux préoccupations exprimées par les représentants du barreau.

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AFRIQUE DU SUD – Le numéro deux de la police démissionne en pleine tempête judiciaire

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Le numéro deux de la police sud-africaine, Shadrack Sibiya, a démissionné lundi alors qu’il était suspendu de ses fonctions et confronté à plusieurs procédures portant notamment sur des soupçons de corruption et des accusations d’infractions sexuelles. Son départ a été annoncé au moment où devait s’ouvrir une audience disciplinaire le concernant.

Selon Athlenda Mathe, porte-parole de la police, les avocats de l’ancien haut responsable ont remis sa lettre de démission dès le début de la procédure. Elle a précisé que, compte tenu de l’existence d’une procédure disciplinaire au moment de son départ, celui-ci serait assimilé à une révocation pour conduite déshonorante.

Cette démission intervient alors que Shadrack Sibiya est détenu depuis son arrestation le mois dernier. Il est notamment accusé de viol et d’incitation à la prostitution d’un mineur, des faits qu’il conteste. L’examen de sa demande de mise en liberté sous caution a été reporté au 13 octobre.

En parallèle, l’ancien responsable policier est cité dans les travaux d’une commission d’enquête judiciaire chargée d’examiner des allégations de corruption au sein des forces de l’ordre sud-africaines et d’éventuelles connexions entre certains responsables et des réseaux criminels.

Présidée par le juge à la retraite Mbuyiseni Madlanga, cette commission a recueilli plusieurs témoignages mettant en cause Shadrack Sibiya. Des accusations portent notamment sur la réception présumée de sommes d’argent importantes et de cadeaux qui auraient été fournis par des personnes soupçonnées d’activités criminelles.

Lors de son propre témoignage devant la commission, Sibiya a rejeté les accusations formulées contre lui. Il était suspendu de ses fonctions depuis septembre 2025, alors que les investigations se poursuivaient sur les soupçons pesant sur lui.

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CÔTE D’IVOIRE – Affaire Sébastien Dano Djédjé : L’opposant placé sous contrôle judiciaire

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Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), fondé par l’ancien chef de l’État Laurent Gbagbo, fait désormais l’objet d’une procédure judiciaire portant sur plusieurs chefs d’accusation. Entendu le lundi 12 octobre 2026 par les autorités judiciaires à Abidjan, l’opposant a été mis en examen pour environ 17 infractions présumées, parmi lesquelles figurent notamment le meurtre et l’atteinte à la sûreté de l’État. À l’issue de son audition, il a été placé sous contrôle judiciaire.

L’information a été communiquée par son avocate, Me Roselyne Serikpa, à l’Agence France-Presse (AFP). Selon la défense, l’ancien ministre avait été convoqué devant les autorités judiciaires dans le cadre d’une procédure conduite par la section antiterroriste. Les charges évoquées comprennent également le vol, la destruction de biens publics et la participation à une manifestation interdite.

D’après son conseil, une partie des faits reprochés serait liée aux violences survenues pendant la période de l’élection présidentielle d’octobre 2025. L’avocate a toutefois indiqué ne pas disposer de précisions supplémentaires sur l’ensemble des éléments retenus contre son client.

Le contrôle judiciaire auquel Sébastien Dano Djédjé est soumis comporte notamment des restrictions concernant ses déplacements à l’étranger. Il ne peut quitter le territoire ivoirien sans l’autorisation des autorités compétentes. Son avocate conteste les conditions de la procédure et dénonce ce qu’elle considère comme une violation des règles applicables aux anciens membres du gouvernement.

Sollicité par l’AFP, le procureur de la République, Oumar Braman Koné, n’avait pas réagi dans l’immédiat aux déclarations de la défense.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de procédures judiciaires visant plusieurs responsables du PPA-CI. À la mi-septembre, Justin Koné Katinan, vice-président du parti, avait été placé en détention provisoire après l’ouverture d’une information judiciaire portant notamment sur des accusations liées aux troubles de la période électorale de 2025. Damana Pickass, autre cadre important de la formation politique, est également détenu depuis novembre dans un dossier comportant des accusations d’actes terroristes.

Au cours des derniers mois, plusieurs dizaines de militants et de responsables de l’opposition ont été arrêtés ou placés en détention, certains ayant depuis recouvré la liberté. Les autorités ivoiriennes soutiennent, pour leur part, que les procédures engagées ne sont pas motivées par l’appartenance politique des personnes concernées.

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