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AFRIQUE CENTRALE

GABON : Le procureur émet deux mandats d’arrêt internationaux.

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Le procureur de la République du Gabon, André Patrick Roponat, a fait le bilan de l’opération anti-corruption appelée « Scorpion » en cours dans le pays depuis début novembre 2019. Ce samedi 4 janvier 2020, dans une allocution diffusée à la télévision gabonaise, il a émis deux mandats d’arrêt internationaux contre deux personnalités.

L’opération anti-corruption déclenchée au début du mois de novembre 2019 au Gabon, vise de nombreux autorités. C’est ce qui ressort des propos tenus par le procureur de la République à l’occasion de son allocution radio-télévisée du samedi 4 janvier 2020.

Les deux personnalités visées par les mandats d’arrêt sont Raphaël Nze Minko, beau-frère du directeur de cabinet déchu Brice Laccruche Alihanga, et Gervais Martial Koulayo Houlpaye, ingénieur sorti de l’Institut africain d’Informatique (IAI) et co-fondateur, en 2012, avec Robert Womendjia, d’une start-up dénommée Easytech Gabon.

Le procureur a tenu à préciser que les mandats d’arrêt ne signifient nullement que les mis en cause sont coupables. Ils bénéficient toujours de la présomption d’innocence. Pour le moment, ils doivent juste répondre des faits pour lesquels ils sont poursuivis.

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AFRIQUE

GUINÉE ÉQUATORIALE – Le pape Léo interpelle sur les conditions carcérales

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Le Pape Léo a marqué une étape forte de sa tournée africaine en se rendant dans une prison de Bata, en Guinée équatoriale. Une visite hautement symbolique qui remet au centre du débat la question des droits humains et des conditions de détention sous le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Un message direct aux détenus et aux autorités

Selon Al Jazeera, le souverain pontife s’est adressé à environ 600 détenus, dont une trentaine de femmes. Dans une cour pénitentiaire détrempée par la pluie, face à des prisonniers en uniforme et aux conditions précaires, il a tenu un discours clair : la justice doit protéger la société sans jamais renoncer à la dignité humaine.

Le pape a insisté sur une vision plus humaine de l’incarcération :

« la prison ne doit pas être uniquement une sanction, mais aussi un cadre de reconstruction.« 

Il a ainsi plaidé pour des programmes d’éducation et d’insertion professionnelle, considérés comme essentiels pour offrir une seconde chance aux personnes condamnées.

Une pression implicite sur le pouvoir en place

Cette intervention intervient dans un contexte sensible pour les autorités équato-guinéennes. Lors d’une précédente messe à Mongomo, en présence du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le pape avait déjà appelé à davantage de liberté. Au pouvoir depuis 1979, le chef de l’État est régulièrement pointé du doigt par des organisations internationales pour des violations des droits fondamentaux. En 2023, le Département d’État des États-Unis a notamment documenté des cas de torture, de surpopulation carcérale et d’insalubrité dans les établissements pénitentiaires du pays.

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Un contexte international qui alourdit les enjeux

La visite du Pape Léo intervient également dans un climat diplomatique particulier, marqué par un accord migratoire conclu entre le gouvernement équato-guinéen et l’administration de Donald Trump. Cet accord prévoit l’accueil en Guinée équatoriale de migrants expulsés depuis d’autres pays, une mesure qui suscite de vives inquiétudes. Lundi, une soixantaine d’organisations non gouvernementales ont adressé une lettre ouverte au pape, l’exhortant à intervenir pour garantir un traitement juste, humain et conforme au droit international pour ces personnes.

Une tournée africaine à forte portée symbolique

Au dixième jour de son déplacement sur le continent, le Pape Léo confirme une ligne claire : placer la dignité humaine au cœur des enjeux politiques et sociaux. À Bata, son passage ne se limite pas à une visite pastorale. Il s’inscrit dans une démarche plus large de plaidoyer, où la voix morale du Vatican vient interpeller directement les États sur leurs responsabilités.

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AFRIQUE

CAMEROUN – Depuis Yaoundé, le Pape prône paix, justice et bonne gouvernance

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C’est depuis le Palais de l’Unité, centre névralgique du pouvoir camerounais, que le Pape Léon XIV a prononcé, mercredi 15 avril, sa première allocution officielle au Cameroun. Un discours à forte portée symbolique, adressé aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique.

Arrivé le même jour à Yaoundé en provenance de Alger, où il avait effectué un séjour de 48 heures sur les traces de Saint Augustin, le souverain pontife entame ainsi une visite placée sous le signe du dialogue et de la paix. Après une rencontre avec le président Paul Biya, le chef de l’Église catholique s’est exprimé dans ce lieu emblématique, conçu dans les années 1980 par l’architecte Olivier-Clément Cacoub. Le cadre, à la fois solennel et symbolique, a servi de tribune à un message articulé autour de la stabilité, de la gouvernance et de la cohésion nationale.

Dès l’entame de son discours, le Pape a salué la diversité culturelle du Cameroun, souvent qualifié d’« Afrique en miniature ». Il a insisté sur le fait que cette pluralité constitue une richesse et un levier pour bâtir une paix durable, plutôt qu’un facteur de fragilité. Se définissant comme un « pasteur et serviteur du dialogue », Pape Léon XIV a appelé à un sursaut collectif, invitant les autorités à renforcer la transparence dans la gestion publique et à consolider l’État de droit. Il a souligné que des institutions crédibles sont essentielles pour restaurer la confiance entre gouvernants et citoyens.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, il a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité tout en respectant les droits humains. Selon lui, une paix véritable repose sur la protection de chaque citoyen et sur une justice équitable, capable de contenir les abus de pouvoir. Le souverain pontife a également dénoncé avec fermeté les effets de la corruption, qu’il considère comme un obstacle majeur au développement. Il a exhorté à « briser les chaînes » de ces pratiques, appelant à privilégier un modèle fondé sur le développement humain intégral plutôt que sur la quête excessive de profit.

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AFRIQUE

CAMEROUN – Une réforme constitutionnelle qui fait débat

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Le Cameroun s’est doté d’une nouvelle disposition constitutionnelle permettant au président de la République de nommer un vice-président, marquant un tournant institutionnel majeur.

Samedi, les députés et sénateurs réunis en congrès ont adopté ce projet de loi, porté par le parti au pouvoir et déjà validé en commission. Le texte a été approuvé à une large majorité, actant ainsi une évolution significative du système politique du pays après plusieurs décennies de stabilité constitutionnelle.

Cette réforme n’a toutefois pas fait l’unanimité. La veille du vote, l’opposant Maurice Kamto a vivement critiqué cette révision lors d’une déclaration publique. Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a dénoncé un « coup d’État constitutionnel » et annoncé le lancement prochain d’une pétition nationale afin de mobiliser l’opinion publique.

Du côté du pouvoir, cette réforme est présentée comme une modernisation des institutions. Mais selon l’opposition, elle ouvre la voie à une désignation directe d’un successeur par le président Paul Biya, âgé de 93 ans, renforçant ainsi son contrôle sur la transition politique à venir.

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