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INTERNATIONAL

RDC : Le prix Nobel de la paix 2018 à « L’homme qui répare les femmes ».

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Denis Mukwege opère chaque jour jusqu’à 30 femmes dont les organes génitaux ont été détruits dans des viols collectifs, dans son hôpital de Panzi à Bukavu, en République Démocratique du Congo. Aujourd’hui celui qui a été surnommé « l’homme qui répare les femmes » a reçu le prix Nobel de la paix.

Les viols collectifs sont malheureusement des actes courants dans cette zone en proie aux groupes armés qui sèment la terreur dans la région depuis la chute du régime de Mobutu, il y a près de 20 ans. Le prix Nobel de la paix 2018 a été attribué à ce médecin pour ses efforts pour mettre fin à l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre.

Denis Mukwege, 63 ans, « a dédié sa vie à défendre des victimes de violences sexuelles en temps de guerre« , a précisé le comité, notamment en République démocratique du Congo. Avec son équipe, il a « sauvé des milliers de patients victimes de tels assauts« . Il a régulièrement condamné l’impunité des viols collectifs et « critiqué le gouvernement congolais et d’autres pays pour ne pas en faire assez pour faire cesser l’usage des violences sexuelles contre les femmes dans leur stratégie et comme arme de guerre », précise le comité Nobel.

Pasteur et fils de pasteur, Denis Mukwege nait le 1er Mars 1955 à Bukavu . Diplômé en médecine pédiatrique, en 1983, au Burundi, le Dr Mukwege se spécialise en gynécologie-obstétrique en France pour mieux répondre aux besoins de la population locale.

Avec lui, Nadia Murad, 25 ans, également prix Nobel de la Paix. Pour avoir fait preuve d’un « courage rare en racontant ses propres souffrances et en s’exprimant au nom des autres victimes ». C’est l’une des 3000 femmes Yézidies qui ont été victimes de viol et d’autres abus de la part de l’armée de Daech.

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AMÉRIQUE

ÉTATS-UNIS – IRAN – L’escalade militaire relancée après l’échec des négociations

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La tension monte d’un cran entre États-Unis et Iran, après l’échec de discussions indirectes tenues ce week-end au Pakistan. Alors que les canaux diplomatiques peinent à produire des avancées, la situation bascule progressivement vers une logique d’escalade militaire.

Sur le terrain, Washington a franchi un seuil significatif en annonçant la mise en place d’un blocus naval visant les infrastructures maritimes iraniennes. Selon le CENTCOM, cette mesure concerne l’ensemble des ports et zones côtières de l’Iran, avec un dispositif centré sur le stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures.

Le commandement américain précise que ce blocus sera appliqué sans distinction de pavillon, impliquant un contrôle strict de tous les navires entrant ou sortant de la zone. Pour soutenir cette opération, les États-Unis s’appuient sur un important déploiement aéronaval dans la région, incluant bases militaires, bâtiments de guerre et capacités de surveillance avancées.

Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, Donald Trump a averti que tout navire iranien s’approchant du périmètre de blocus serait « immédiatement neutralisé », accentuant encore la pression sur Téhéran.

En réponse, les autorités iraniennes dénoncent une mesure « illégale » assimilée à un acte de piraterie internationale. L’état-major iranien a également brandi la menace de représailles, affirmant que l’ensemble des installations portuaires du golfe Persique et du golfe d’Oman pourrait devenir des cibles si ses intérêts venaient à être directement menacés.

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AMÉRIQUE

HAÏTI – Une bousculade meurtrière frappe un site historique

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Le drame s’est noué en quelques instants sur les hauteurs du nord d’Haïti. À la Citadelle Laferrière, site emblématique dominant la région de Cap-Haïtien, une bousculade survenue lors de festivités traditionnelles a causé la mort d’au moins 25 personnes, selon un bilan révisé par les autorités.

Samedi, des centaines de visiteurs s’étaient rassemblés dans cette forteresse perchée en altitude, très fréquentée par les touristes et les habitants. Mais la forte affluence a rapidement dégénéré. D’après les autorités locales de Milot, de nombreux participants ont été victimes d’asphyxie, de piétinements et de pertes de connaissance dans un mouvement de foule incontrôlé.

Les services de secours ont évacué en urgence des dizaines de blessés vers les structures hospitalières de la région, tandis que plusieurs personnes restent introuvables. Dimanche encore, certains corps n’avaient pas été retirés du site, témoignant de la brutalité de l’événement. Les premiers éléments de l’enquête pointent une situation de surpeuplement critique, aggravée par des insuffisances dans la gestion des flux de visiteurs. Une combinaison de facteurs qui aurait transformé ce rassemblement festif en tragédie.

La Police nationale haïtienne a ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes du drame. Une trentaine de blessés restaient hospitalisés, selon les autorités, qui appellent la population à éviter la propagation de rumeurs et à coopérer avec les enquêteurs. Dans un message officiel, le gouvernement haïtien a présenté ses condoléances aux familles endeuillées. Ce drame relance la question de la sécurité sur les sites touristiques majeurs du pays, en particulier lors d’événements à forte affluence.

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INTERNATIONAL

GAZA – Al Jazeera perd un reporter dans une frappe de drone Israélien

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La mort du journaliste Hossam Shabat dans la bande de Gaza relance le débat sur la protection des professionnels des médias en zone de guerre. Touché lors d’une frappe mercredi, selon des sources locales et la chaîne Al Jazeera, il succombe dans un contexte de violences continues.

Des images diffusées après l’attaque montrent un véhicule calciné dans la rue Al-Rachid, tandis que proches et confrères se sont réunis dans les hôpitaux Al-Chifa et Al-Aqsa avant les funérailles, illustrant l’émotion suscitée par sa disparition.

Les circonstances exactes de la frappe restent disputées. L’armée israélienne affirme que le journaliste avait été identifié comme membre du Hamas, reprenant des accusations déjà évoquées auparavant. Une version fermement contestée par Al Jazeera, qui dénonce une attaque ciblée contre un professionnel de l’information.

Au-delà de ce cas, l’organisation Committee to Protect Journalists alerte sur un bilan particulièrement lourd : plus de 200 journalistes et travailleurs des médias palestiniens tués depuis octobre 2023. Un chiffre qui souligne l’extrême dangerosité de l’exercice du journalisme dans la bande de Gaza.

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