CULTURE
[MUSIC IN] – Aya Nakamura en page de couverture du magazine Forbes
Aya Nakamura, de son vrai nom Aya Danioko continue de faire parler d’elle à travers ses exploits inédits dans le monde de la musique. Son succès s’explique surtout de par son sérieux et son amour pour la musique. Elle devient une force incontournable de la musique internationale. Le public l’a découvert à l’âge de 19 ans après la publication de Karma, son premier titre, sur les réseaux sociaux. Elle se fera un nom par la suite en décrochant un contrat chez Warner music en 2016. Aya Nakamura a continué son ascension sur la scène internationale faisant d’elle l’une des meilleures dans son domaine. Alors qu’en décembre 2020, l’artiste française d’origine malienne a été élue “Artiste francophone de l’année”, elle vient d’être choisie pour figurer sur la page de première couverture du magazine américain Forbes. Une consécration pour la chanteur qui a déjà dépassé le milliard d’écoutes sur la plateforme musicale Spotify pour son album “Nakamura”.
Aya Nakamura alias Aya Danioko
Aya Nakamura, de son vrai nom Aya Danioko est née le 10 mai 1995 à Bamako au Mali. Auteure-compositrice-interprète franco-malienne, elle est issue d’une famille de griots et l’aînée d’une fratrie de cinq enfants. Aya Nakamura était enfant quand ses parents sont arrivés en France. Ils s’installent à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis dans le 93. Celle qui avait des rêves de devenir modéliste a fini par être star du micro, elle va enchaîner les succès dans cette nouvelle passion musicale. « Mais cela a cessé de me plaire, alors j’ai chanté » a-t-elle expliqué lors d’une interview.
— Aya Nakamura (@AyaNakamuraa) July 7, 2021
Premier pas dans la musique sur Youtube avec la chanson « J’ai mal »
Tout à commencé sur les réseaux sociaux après la sortie de sa première chanson intitulée Karma en 2014. Aya Nakamura avait alors 19 ans quand elle croise le chemin du compositeur et producteur français d’origine malienne comme elle, Seysey, de son vrai nom Yohann Doumbia, elle écrit une chanson d’amour qui parle de chagrin « J’ai mal ». Cette chanson dépasse très rapidement des millions de vues sur Youtube et lance la carrière d’Aya. Elle va signer son premier contrat artistique avec Dembo Camara et se lance avec force et abnégation dans le monde musical pas assez tendre pour les français d’origine africaine.
“Djadja”, disque de diamant est vendu à plus de 500 000 unités
Après des débuts remarqués sur les réseaux sociaux et de nombreuses collaborations, la percée d’Aya Nakamura se fait dès la sortie de son premier album intitulé “Journal intime”, publié le 25 août 2017, qui sera ensuite certifié disque de platine.
Félicitations à @AyaNakamuraa pour avoir remporté la révélation internationale de l’année lors de la cérémonie #LOS40MusicAwards ! ❤️pic.twitter.com/qJRfXyI7Ew
— Aya Nakamura Crave (@AyaCrave) December 5, 2020
En novembre 2018, elle publie son deuxième album “Nakamura”, où elle se fait connaître du grand public, propulsée par le single “Djadja”. Avec des ventes atteignant plus de 500 000 unités, l’album est certifié disque de diamant par le SNEP. Aya l’intrépide de la scène ne cesse de grimper les montagnes pour atteindre le ciel. Ses chansons se surclassent dans les pays francophones et à l’étranger.
L’année 2020 marque un tournant dans sa carrière musicale, elle est l’artiste francophone féminine la plus écoutée sur Spotify, elle y dépasse le milliard d’écoutes. La même année, son troisième album, “Aya” arrive sur le marché sur lequel nous retrouvions des singles notamment “Jolie Nana”, “Plus jamais” (en collaboration avec Stormzy) ou encore La machine. Moins de 3 mois après sa sortie, 100 000 exemplaires ont été vendus début février 2021 ce qui l’inscrit en disque de platine. Ce sera son deuxième album certifié par la SNEP.

Aya Nakamura @ Page tweeter Aya Nakamura
Beaucoup critiquée en France mais très écoutée et appréciée à l’international
Française d’origine malienne, critiquée au début, flagellée pour son style et son usage du français dès cités, Aya Nakamura est incontestablement la reine des podiums à l’international. Après l’Europe, sa musique a dépassé les frontières de l’Atlantique. Les stars américaines notamment Rihanna danse sur sa chanson “Djaja” sur son instagram. Sam Smith, une personnalité britannique de la télévision et de la musique, écrivain, compositeur et interprète avait posté une vidéo sur Instagram dans laquelle il montre ses talents de danseur sur ce titre qui a fait explosé les hit-parades. Même le footballeur brésolien Neymar n’a pas pu se retenir.
Le style d’Aya s’inscrit entre pop urbaine, zouk, R&B et afrobeat, en fait une artiste unique. La particularité de Aya Nakamura résulte du fait qu’elle est ancrée dans ses racines africaines tout en restant contemporaine.

Aya Nakamura @Page tweeter Aya Nakamura
De sa nomination aux Music Awards à la couverture de Forbes
Aya Nakamura est comme un tsunami sur le paysage musical français, rien n’a pu l’arrêter. En 2018, elle est lauréate du W9 D’OR dans la catégorie Artiste féminine la plus écoutée avec sa le titre “Aya Nakamura ». Elle est également nominée au Music Awards dans la catégorie Chanson francophone de l’année pour sa chanson culte intitulée “Djadja” murmurée dans tous les milieux et par toutes les couches sociales en France, en Europe et aux États Unis. Les choses ne s’arrêtent pas là pour la belle du podium des hits. En 2019, l’album “Aya Nakamura” gagne le prix de Public Choice Awards au Music Moves Europe Talent Awards.
Chaque année avec ses palmarès, à l’année 2020, elle remporte quatre prix avec « Djadja » et « Aya Nakamura »: Artiste féminine francophone de l’année au NRJ Music Awards, Artiste féminine de l’année au Deezer Awards, Révélation internationale de l’année au LOS40 Music Awards et Grand prix du répertoire Sacem à l’export au grand prix Sacem.
Enfin 2021 aura ses lots de surprises pour la chanteuse française d’origine malienne, elle est nominée au Victoire de la musique dans la catégorie Artiste féminine. Ce sera ensuite, une autre bonne nouvelle pour l’artiste. À l’occasion de son édition spéciale «Femmes», le prestigieux magazine américain Forbes a choisi la chanteuse Aya Nakamura pour sa première couverture. Un choix motivé par l’ascension fulgurante de la chanteuse française d’origine malienne. Elle est décrite comme “une artiste majeure de la scène française et internationale” sur le magazine dans ce numéro dédié aux “40 femmes Forbes 2021”.

CINÉMA
BENIN – La série Jimmy Boris : L’Afrique tient son héros d’espionnage
Cette série Jimmy Boris s’impose comme une fresque romanesque de l’espionnage contemporain. Six titres sont déjà parus Panique à Cotonou, La vengeance d’Aïcha Kadhafi, Coup d’État au Gabon, Une taupe à l’Élysée, La vengeance de Poutine et tout récemment La conspiration des Anges.
Le fil rouge de cette série ? Jimmy Boris, ancien des services secrets béninois passé à la DGSE. Quadragénaire athlétique de signe taureau, esthète raffiné, amateur de thé à la vanille et de la bonne gastronomie. Ses missions l’entraînent au cœur des grandes secousses géopolitiques de la planète. À ses côtés, sa fiancée Eva Randet, métisse franco-malgache, apparaît parfois comme un contrepoint à ses aventures.
Chaque roman s’ancre dans une actualité brûlante. Dans Panique à Cotonou, Jimmy Boris affronte la menace de la secte Boko Haram décidée à frapper les intérêts français au Bénin. Cette intrigue, entièrement réécrite, vient d’être republiée sous le titre de La conspiration des anges. La vengeance d’Aïcha Kadhafi met en scène la fille aînée du dictateur libyen, commanditaire de tueurs cherchant à venger la mort de son père à Paris. Avec Une taupe à l’Élysée, l’espion Jimmy Boris plonge dans les arcanes du pouvoir français, après l’assassinat d’un conseiller présidentiel, révélant une infiltration au sommet de l’État. Coup d’État au Gabon déplace l’action à Libreville, sur fond de putsch militaire et de trafic de fausse monnaie. Jimmy Boris infiltre les cercles du pouvoir gabonais, où s’entrecroisent ambitions locales et influences étrangères avides de contrôler la succession présidentielle.

La vengeance de Poutine, variante contemporaine de la guerre froide, est sans doute le numéro le plus abouti (pour l’instant). Il s’inspire de l’affaire des Mistral non livrés à la Russie en 2014 : prétexte à un récit haletant où Boris traque un maître-espion russe à Paris, au milieu d’un vaste complot ourdi par le Kremlin.
Les romans de cette série Jimmy Boris sont bien décrits et s’inscrivent dans une veine immersive voire hyperréaliste. Comme dans la scène du début de La vengeance de Poutine : « … Le conseiller du président Macron se retourne vivement… Son cœur bat si fort qu’il lui semble accroché à ses oreilles. Son cigare glisse de ses doigts brutalement agités par un tremblement… » Il en est de même de la scène de l’attentat au début de La vengeance d’Aïcha Kadhafi : L’agent de sécurité se trouve à trois mètres. Jamila al Nabil sourit et murmure : ’’Afin que soit vengé Mouammar Kadhafi.’’ Puis elle déclenche sa charge explosive. Le bruit d’apocalypse n’est pas encore parvenu à ses tympans que la terroriste est transformée en chaleur et lumière…»
Entre géopolitique et action, Mouftaou Badarou impose une plume singulière et prometteuse, qui fait dire à certains qu’il est le Gérard de Villiers africain. On ne sait pas quels sommets il atteindra. Mais, à en croire les critiques, il continue de monter dans l’estime des amateurs de romans d’espionnage.
La conspiration des anges, éd. Licht, septembre 2026, 170 p.,16€
Disponible sur Amazon, fnac.com, editions-llicht.com, eyrolles.com, cultura.com
CINÉMA
MAROC – Festival de Salé : Les femmes au cœur de la 19e édition
Depuis plus de deux décennies, le Festival international du film de femmes de Salé s’impose comme un rendez-vous consacré à la visibilité des femmes dans le septième art marocain. Pour sa 19e édition, la manifestation poursuit cette orientation en mettant notamment l’accent sur les conditions d’accès aux financements, les opportunités professionnelles et la place accordée aux femmes dans l’industrie cinématographique.
Pendant plusieurs jours, actrices, réalisatrices et professionnelles du secteur se sont retrouvées à Salé autour d’une programmation destinée à mettre en avant leurs parcours et leurs créations. La présence féminine occupe également une place importante sur le tapis rouge, devenu l’un des temps forts du festival.
Pour l’actrice marocaine Bouchra Ahrich, cette manifestation contribue à défendre la cause des femmes à travers les œuvres sélectionnées, mais aussi par la visibilité accordée aux professionnelles du cinéma. Le festival entend ainsi créer un espace de rencontres et de débats autour de la représentation des femmes et de leur contribution à la création cinématographique.
Cette édition est également marquée par une nouveauté destinée à rapprocher les œuvres du public marocain. Pour la première fois, les films présentés sont sous-titrés en arabe, une initiative qui doit faciliter leur compréhension par un public plus large.
Le festival a par ailleurs rendu hommage à plusieurs figures du cinéma pour l’ensemble de leur carrière. Parmi les personnalités distinguées figure le réalisateur Mohammed Abderrahman Tazi, premier homme à recevoir un trophée du Festival de Salé. Après plus de soixante ans consacrés au cinéma, le cinéaste marocain a accueilli cette reconnaissance comme une distinction importante dans son parcours.
Mohammed Abderrahman Tazi estime par ailleurs que le cinéma doit contribuer à montrer les différentes réalités vécues par les femmes au Maroc. Il souligne également l’importance du dialogue entre réalisateurs et réalisatrices dans un secteur où les regards et les expériences peuvent contribuer à enrichir les productions.
La compétition officielle propose cette année neuf longs métrages dans la catégorie fiction. Parmi les réalisatrices présentes figure la scénariste et cinéaste Baro Orokiatou, venue présenter son film « Burnikabe ». Sa participation s’inscrit dans la volonté du festival de donner davantage de visibilité aux créations portées par des femmes et de permettre au public de découvrir des approches cinématographiques différentes.
Au-delà de la compétition, le rendez-vous constitue également un espace de rencontres pour les professionnels du secteur. Producteurs, réalisateurs et acteurs du cinéma africain peuvent y découvrir de nouveaux talents et repérer des œuvres susceptibles d’être programmées dans d’autres manifestations du continent, notamment au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, le FESPACO.
CULTURE
ÉTATS-UNIS – Black Music Action Coalition : Common, Public Enemy : Une soirée dédiée aux grandes voix de la musique noire
La sixième cérémonie annuelle de la Black Music Action Coalition a mis à l’honneur plusieurs grandes figures de la musique américaine. Common et Public Enemy ont été distingués pour leur contribution artistique et leur engagement social, tandis que Patti LaBelle a reçu une récompense saluant l’ensemble de sa carrière.
Common s’est vu attribuer le Harry Belafonte Change Agent Award. Cette distinction vient récompenser plusieurs décennies d’engagement auprès de la communauté noire, en parallèle d’une carrière qui s’étend sur près de quarante ans.
Considéré comme l’un des représentants majeurs du rap conscient, l’artiste estime que cette dimension engagée reste présente dans la création contemporaine, même si le terme « conscious rap » est moins utilisé aujourd’hui. Il cite notamment Earl Sweatshirt parmi les artistes qui perpétuent cette approche et évoque également Kendrick Lamar, dont les performances sur certaines des plus grandes scènes américaines témoignent, selon lui, de la place toujours importante des messages sociaux dans le hip-hop.
Le groupe Public Enemy a également été récompensé. La formation emblématique du rap américain a reçu le BMAC Social Impact Award, une distinction qui souligne son influence culturelle et son rôle dans le développement d’un hip-hop fortement lié aux questions sociales et politiques.
Chuck D, membre fondateur de Public Enemy, considère toutefois que les artistes de la nouvelle génération n’ont pas vocation à reproduire exactement le parcours du groupe. Il les encourage plutôt à construire leur propre identité tout en conservant une exigence artistique et une volonté de créer un dialogue avec leur public.
Pour le rappeur, la musique peut dépasser le simple divertissement lorsqu’elle pousse les auditeurs à réfléchir et à échanger. Il invite ainsi les artistes à s’interroger sur le message porté par leurs œuvres et sur la manière dont celles-ci peuvent contribuer à alimenter une véritable conversation.
Autre temps fort de la soirée, Patti LaBelle a reçu le BMAC Icon Award. Cette récompense vient saluer une carrière majeure dans le rhythm and blues et l’influence durable de la chanteuse sur plusieurs générations d’artistes.
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