CULTURE
RD CONGO – Koffi Olomide déplace son geste sur la Toile
Hélas ! Il n’a pas sorti un nouvel album. Il défraie une autre actualité : entorse aux bonnes mœurs. Ce dimanche 18 septembre 2022, une vidéo, mettant en scène la star de la rumba congolaise et une de ses danseuses dans un studio d’enregistrement à Paris, enflamme les réseaux sociaux. L’artiste a eu des gestes déplacés à l’endroit de sa danseuse : il a effleuré la partie la plus symbolique de la grâce féminine : les fesses. Décidément. Il est incorrigible, le grand Mopao.
Cette vidéo remet au jour la sempiternelle question qui avait, il y a quelques années, remué le monde des arts quand Gabriel Matzneff et Harvey Weinstein avaient été secoués par la déferlante MeeToo : doit-on séparer l’artiste de l’homme – l’homme de l’artiste ? L’artiste et l’œuvre doivent-ils donc « épouser le même dessein : un engagement, conduisant à l’indissociabilité entre les deux. Une indifférenciation : ils sont devenus les mêmes« .
Koffi Olomidé, le 13ème apôtre comme l’appellent ses fans, aime se fourrer dans le pétrin. Il est encore au cœur d’une autre polémique : un scandale à caractère sexuel. Les réseaux sociaux en font leur chou gras. La réaction des internautes du monde entier ne s’est pas fait attendre. Tous fustigent le manque de pudeur et les mauvaises mœurs de l’artiste congolais. Dans une très courte vidéo, visionnable sur les réseaux sociaux, on voit clairement la star congolaise « se mettre bien » ; il y tripote une de ses danseuses. Mais ne nous y trompons pas, ce n’était qu’une séance de répétition musicale. Un geste, somme toute, déplacé qui devrait sérieusement entacher encore plus l’image de l’artiste, ambassadeur, rappelons-le, de la culture congolaise.
Circonscrivons la chose afin que chacun puisse se faire sa petite idée de cette vidéo qui met en branle, depuis ce dimanche 18 septembre 2022, la Toile ! Un studio d’enregistrement. Une séance de répet. Koffi Olomide entre. Une jeune dame affriolante, belle à croquer, je n’exagère rien, est déjà dans la place avec l’orchestre. Koffi Olomidé passe une main vagabonde sur les fesses de la jeune dame. Sûrement pour y tuer une mouche qui lui suce le postérieur. Mais, rien n’est sûr. La jeune dame, surprise, sursaute. Elle n’avait rien vu venir. Elle se retourne et voit Koffi. La stature de l’homme tempère sa colère. Elle ne manifeste aucune réaction. Devrait-on prendre cela pour de l’assentiment. Pas si sûr. Bon ! On n’en sait rien. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs.
Koffi Olomidé n’est pas à son premier fait d’arme. En 2016, une vidéo compromettante circulait sur la Toile. On y voyait le chanteur congolais de la rumba battre copieusement une de ses danseuses à l’aéroport de Nairobi au Kenya. Des coups de pieds, des coups de main. Une vraie boxe anglaise. Incarcéré à la prison de Makala à Kinshasa, il avait été ensuite relaxé. Les stars bénéficient toujours d’une certaine grâce, d’une forme d’impunité même quand ils sont pris sur les faits. Pour des faits d’agression sexuelles sur des mineures et séquestration de personnes entre 2002 et 2006 à Paris, le Grand Mopao avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis.
CULTURE
SENEGAL – Mao Sidibé célèbre le succès de « OYA » aux Raaya Awards
L’artiste Mao Sidibé a exprimé sa reconnaissance après la double distinction obtenue par son projet « OYA » lors des Raaya Musique Awards 2025. À travers un message publié sur ses réseaux sociaux, il a confirmé avoir remporté les prix du Meilleur clip vidéo et du Clip le plus instructif de l’année, saluant une étape importante dans son parcours artistique.
Dans cette publication, l’artiste adopte un ton empreint de gratitude, rendant grâce à Dieu tout en dédiant ces trophées à l’ensemble des personnes ayant contribué à la réalisation du projet. Il met particulièrement en avant ses collaborateurs, citant MaoProd, Defmaa Def et École des Sables, soulignant ainsi le caractère collectif et multidisciplinaire de « OYA ».
Au-delà de la récompense elle-même, cette double distinction vient renforcer la visibilité du projet, qui semble s’inscrire dans une démarche artistique à la fois créative et pédagogique, comme en témoigne le prix du clip « le plus instructif ». Elle met également en lumière la collaboration entre différents acteurs du secteur culturel sénégalais, allant de la production à la formation artistique.
La réaction de Mao Sidibé confirme donc l’attribution de ces deux prix et insiste sur la dimension humaine du projet. En revanche, peu d’éléments sont donnés sur l’impact global de ces distinctions ou sur la réception du clip au-delà de cette reconnaissance officielle.
Avec « OYA », Mao Sidibé consolide néanmoins sa présence sur la scène artistique et illustre une dynamique où création, transmission et collaboration occupent une place centrale.
CULTURE
SÉNÉGAL – FEMUA 18 : Youssou Ndour accueilli en star à Abidjan
Le chanteur sénégalais Youssou Ndour est arrivé à Abidjan dans le cadre de la 18e édition du FEMUA, un événement majeur organisé par le groupe Magic System.
À son arrivée, l’artiste a été chaleureusement accueilli à l’aéroport par A’Salfo, leader du groupe, dans une ambiance marquée par la convivialité et la fraternité entre figures emblématiques de la scène ouest-africaine.

Une présence très attendue
Selon les informations relayées par IGFM, cette arrivée confirme la participation de Youssou Ndour aux activités du festival, même si les détails officiels de sa prestation n’ont pas encore été dévoilés. L’artiste devrait toutefois monter sur la scène d’Anoumabo pour un concert annoncé comme inédit, suscitant déjà une forte attente du public ivoirien.
Un show entre classiques et fusion musicale
Le public espère un répertoire riche mêlant mbalax, afro-jazz et grands classiques tels que :7 Seconds ;Birima ;Immigrés .Des titres qui ont contribué à faire de Youssou Ndour une figure incontournable de la musique africaine et internationale.

« Abidjan, c’est chez moi »
À sa sortie du salon VIP, l’artiste aurait confié, selon des témoins : « Abidjan, c’est chez moi. Le FEMUA, c’est la famille. Je suis venu pour partager… » Une déclaration qui illustre les liens culturels forts entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
Un festival au cœur des enjeux africains
Organisé chaque année par Magic System, le FEMUA est devenu un rendez-vous incontournable en Afrique de l’Ouest. Cette 18e édition met particulièrement l’accent sur :l’unité africaine;la jeunesse; les actions sociales et les panels de réflexion; Une dimension culturelle renforcée. La présence de Youssou Ndour, artiste de 66 ans, lauréat du prestigieux Praemium Imperiale et ancien ministre de la Culture, vient renforcer l’envergure culturelle de l’événement. À ce stade, les organisateurs n’ont pas encore communiqué le programme détaillé de sa prestation, mais l’attente reste forte autour de son passage sur la scène d’Anoumabo.

ART
MAROC – Rabat transformée en galerie géante grâce au festival JIDAR
À Rabat, les murs de la ville se métamorphosent en véritables œuvres d’art à ciel ouvert. À l’occasion du Jidar Rabat Street Art Festival, des artistes venus du monde entier investissent l’espace urbain pour en faire une galerie accessible à tous.
Une ville transformée par la créativité
Pour cette 11e édition, une quinzaine de fresques monumentales ont été réalisées à travers différents quartiers, donnant naissance à un parcours artistique unique. Les œuvres oscillent entre imaginaire et réalité : oiseaux géants, portraits énigmatiques, scènes inspirées de la nature africaine ou encore représentations du quotidien marocain. Parmi les artistes invités figure Oscar Medina, dont le travail s’articule autour du voyage et de la nature :
« L’idée générale est de parler du voyage, de la nature et des éléments qui nous façonnent en tant qu’êtres humains. »
Une diversité d’influences africaines et internationales
Autre signature marquante, celle de Keya Tama, qui a choisi de représenter un lion majestueux au cœur d’une fresque végétale. Une œuvre qui symbolise à la fois la puissance et l’identité du continent africain.Pour lui, le street art africain est en pleine émergence :
« Ce qui est fort, c’est l’amour de l’art et la sincérité qui nourrissent ce mouvement. »
Un levier de structuration artistique
Au-delà de l’aspect visuel, le Jidar Rabat Street Art Festival joue un rôle structurant dans l’écosystème artistique local. Selon Salaheddine Malouli, il a contribué à faire émerger une véritable communauté d’artistes urbains au Maroc.
« Au début, il n’y avait pas vraiment de communauté d’art de rue. Aujourd’hui, elle existe et influence la perception de cet art dans la société. »
Rabat, galerie à ciel ouvert
Avec ces fresques réparties dans toute la ville, Rabat confirme son positionnement comme un pôle culturel dynamique. L’espace public devient un lieu d’expression, de dialogue et de rencontre entre cultures. Plus qu’un simple festival, JIDAR s’impose comme un moteur de transformation urbaine, où l’art redessine les contours de la ville et rapproche les citoyens de la création contemporaine.
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