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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – Emigration clandestine au Sénégal : Macky Sall demande au Gouvernement d’intensifier les contrôles aux zones de départ

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Suite aux récents accidents relevés en mer, le Président sénégalais Macky Sall a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, en cette douloureuse circonstance en marge du Conseil des ministres, ce jeudi 20 juillet 2023.

Dans ce contexte, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement « d’intensifier les contrôles au niveau des zones et sites potentiels de départ, mais également de déployer l’ensemble des dispositifs de surveillance, de sensibilisation et d’accompagnement des jeunes à travers le renforcement des actions publiques multisectorielles de lutte contre l’émigration clandestine », peut-on lire dans le communiqué du Conseil des ministre de ce jeudi 20 juillet 2023.
Pour rappel une pirogue, avec à son bord 82 candidats à la migration irrégulière, a été sauvée par la marine espagnole dans la nuit de mardi 18 juillet 2023 vers 23h. L’équipage de d’Adhara salvamar a aidé l’embarcation a débarqué à la Restinga.

Ces migrants composés de 79 hommes et de 3 femmes sont tous des Sénégalais qui avaient quitté le Sénégal pour rallier l’Espagne par la mer. Dans un Tweet, Salvamento Maritimo informe que « la recherche a été coordonnée par CCS Tenerife, l’avion Helimer 201 et l’avion Sesmar 101 ».

Un chavirement d’une pirogue dans la brèche de Saint-Louis (nord) a été noté la semaine dernière, un autre naufrage a été signalé sur les côtes marocaines, précisément au large de la ville de Dakhla. Parmi les victimes, 8 jeunes habitant à Rufisque, ce dimanche 16 juillet 2023.
Ces derniers, originaires de Thiawlène, un quartier de pêcheurs, voulaient regagner l’Europe par la mer.

Le drame est survenu il y a quelques semaines, au large de la Méditerranée, avec à son bord une quarantaine de jeunes issus du département de Rufisque.

Ils avaient pris le large, le mardi 4 juillet dernier, à Mbour. Seulement, le rêve de ces migrants de fouler le sol espagnol va se briser au Maroc. A l’origine, il est fait état d’un accident qui a vu leur embarcation heurté un récif, avant de se fracasser.

Le bilan provisoire listé dimanche 16 juillet 2023 , au quartier Thiawlène fait état de 8 morts et un nombre non encore établi de blessés graves retenus dans un camp de fortune à Dakhla.

Daouda Ndoye, porte-parole des familles des victimes s’est prononcé sur les ondes de la Rfm. Il a lancé un appel aux autorités : « J’insiste sur la situation des rescapés qui sont dans les hôpitaux à Dakhla. Ils ont besoin d’une assistance d’urgence. Sinon, il y aura d’autres morts parmi eux. Nous demandons au gouvernement de les rapatrier au plus vite. Ce sont des jeunes dont les parents, à travers notamment les impôts et taxes, participent au développement de ce pays. Ils ont droit à une assistance»

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AFRIQUE

LIBÉRIA – Politique anti-immigration de Trump : Monrovia ouvre ses portes à 1 200 expulsés

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Le Liberia s’apprête à accueillir jusqu’à 1 200 personnes expulsées des États-Unis dans le cadre d’un nouvel accord conclu avec Washington. Annoncée mardi par les autorités libériennes, cette mesure s’inscrit dans la stratégie de l’administration de Donald Trump visant à renforcer les expulsions et à lutter contre l’immigration irrégulière.

Le programme doit être déployé progressivement au cours de l’année. Un premier contingent, composé d’une vingtaine de personnes, est attendu jeudi à Monrovia, selon le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Piah.

Les personnes transférées ne seront pas nécessairement originaires du Liberia. Le gouvernement précise que le dispositif pourra concerner des ressortissants de différents pays d’Afrique ainsi que de l’hémisphère occidental, sous réserve notamment qu’ils soient jugés aptes à voyager sur le plan médical.

Cet accord intervient alors que Washington multiplie les arrangements avec des pays étrangers afin de faciliter le transfert de personnes expulsées vers des territoires qui ne sont pas leurs pays d’origine. Plusieurs États africains ont déjà été sollicités dans le cadre de cette politique, dont les modalités ont parfois suscité des interrogations et des critiques de la part des organisations de défense des droits humains.

Le principal sujet de préoccupation concerne le statut juridique de certaines personnes concernées par ces transferts. Des migrants peuvent en effet faire l’objet de décisions judiciaires américaines leur accordant une protection contre un retour dans leur pays d’origine lorsqu’ils risquent d’y être persécutés ou exposés à des menaces graves.

Les autorités libériennes n’ont pas indiqué si certaines des personnes attendues à Monrovia bénéficiaient de telles protections. Le ministre de l’Information a toutefois assuré que les personnes transférées pourraient, si elles le souhaitent, déposer une demande d’asile au Liberia. Elles auraient également la possibilité de quitter le territoire lorsqu’elles le désirent.

Pour Monrovia, l’accord ne se limite pas à l’accueil des personnes expulsées. Les États-Unis doivent également apporter une assistance au Liberia afin de faciliter la mise en œuvre du programme et de renforcer les capacités du pays en matière de gestion des migrations.

Cette coopération intervient dans un contexte où l’administration Trump cherche à durcir considérablement sa politique migratoire. Les expulsions vers des pays tiers constituent l’un des volets de cette stratégie, mais leur mise en œuvre soulève des questions sur les garanties accordées aux personnes concernées et sur la responsabilité des États qui acceptent de les accueillir.

Avec cet accord, le Liberia devient ainsi un nouvel acteur de cette politique américaine d’externalisation des expulsions. Reste désormais à déterminer les conditions précises d’accueil, le statut juridique des personnes transférées et les mécanismes prévus pour garantir leurs droits une fois arrivées sur le territoire libérien.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Bola Tinubu lance sa campagne pour un second mandat sous haute tension

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La course à la présidence du Nigeria entre officiellement dans une nouvelle phase. La campagne électorale en vue du scrutin du 16 janvier s’ouvre dans un climat particulièrement tendu, marqué par les difficultés économiques, l’insécurité persistante et une opposition qui peine à présenter un front uni face au président sortant Bola Tinubu.

Candidat à sa propre succession, le chef de l’État doit affronter 18 concurrents. Dans les faits, la bataille devrait surtout se concentrer autour de trois figures : Bola Tinubu, l’ancien vice-président Atiku Abubakar et Peter Obi, ex-gouverneur et candidat particulièrement suivi par une partie de la jeunesse nigériane.

Depuis son accession à la présidence en 2023, Tinubu a engagé une série de réformes économiques destinées à redresser les finances du pays. La suppression des subventions sur les carburants et la réforme du régime de change du naira figurent parmi les mesures les plus emblématiques de son mandat.

Ces décisions ont été favorablement accueillies par une partie des milieux économiques et des investisseurs, mais leur coût social pèse lourdement sur la population. La dépréciation de la monnaie nationale et l’augmentation du coût de la vie ont accentué les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux Nigérians. Inflation, chômage, pauvreté et insécurité constituent désormais les principaux sujets de préoccupation à l’approche du scrutin.

Le président sortant peut toutefois compter sur un avantage politique majeur : l’éparpillement de ses adversaires. La coalition constituée en 2025 dans le but de construire une alternative à Tinubu n’a pas résisté aux rivalités internes et s’est désintégrée avant même le lancement officiel de la campagne.

Cette fragmentation réduit les possibilités d’une candidature unique capable de concentrer le vote anti-Tinubu. Atiku Abubakar et Peter Obi devront donc chacun mobiliser leurs propres bases électorales dans une compétition où le président sortant dispose déjà d’un appareil politique particulièrement puissant.

Depuis son arrivée au pouvoir, Bola Tinubu a en effet renforcé son influence sur la scène politique nationale. Plusieurs responsables issus de l’opposition ont rejoint son camp, tandis que son parti, le Congrès des progressistes, contrôle désormais 31 des 36 États du pays à travers leurs gouverneurs.

Cette domination territoriale nourrit les interrogations sur l’évolution du paysage politique nigérian. Pour ses détracteurs, la concentration progressive du pouvoir autour du camp présidentiel risque d’affaiblir davantage le pluralisme politique et de rapprocher le Nigeria d’un système dominé par une seule formation.

Le scrutin s’annonce donc comme un test majeur pour la démocratie nigériane. Au-delà de la personnalité du prochain président, les électeurs devront se prononcer sur le bilan économique de Bola Tinubu, l’impact de ses réformes et sa capacité à répondre aux préoccupations sociales et sécuritaires d’un pays de plus de 200 millions d’habitants.

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AFRIQUE

MALI – Le verdict tombe, Ras Bath et « Rose, la vie chère » envoyés en prison

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La justice malienne a condamné lundi Mohamed Youssouf Bathily, plus connu sous le pseudonyme de Ras Bath, à sept ans de réclusion ferme. La militante Rokia Doumbia, surnommée « Rose, la vie chère » sur les réseaux sociaux, a écopé de la même peine. Les deux figures critiques du pouvoir étaient poursuivies dans une affaire liée à leurs prises de parole publiques sur la situation du pays.

Le tribunal a retenu plusieurs chefs d’accusation, notamment l’association de malfaiteurs et l’atteinte au crédit de l’État. En plus des sept années de détention ferme, les prévenus ont été condamnés à trois années supplémentaires avec sursis.

Arrêtés et détenus depuis 2023, Ras Bath et Rokia Doumbia étaient poursuivis à la suite d’une émission consacrée aux difficultés économiques auxquelles sont confrontées les populations maliennes. Le journaliste avait notamment reçu à plusieurs reprises la militante, très active dans la dénonciation de la hausse du coût de la vie. La défense a rejeté les accusations portées contre ses clients et contesté les éléments retenus par l’accusation.

Figure médiatique connue pour ses interventions particulièrement critiques, Ras Bath avait déjà été confronté à la justice malienne. En juillet 2023, il avait notamment bénéficié d’un acquittement dans une procédure portant sur des propos relatifs aux circonstances de la mort en détention de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga.

La condamnation prononcée lundi intervient dans un climat politique marqué par un durcissement à l’égard des voix dissidentes. Depuis leur arrivée au pouvoir à la faveur des coups d’État de 2020 et 2021, les autorités militaires maliennes ont progressivement renforcé leur contrôle sur l’espace politique et médiatique.

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