AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL – Colère du personnel du ministère des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur
La colère est montée au sein.du personnel du ministère des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur. Selon le journal sénégalais « Source A », l’action de la ministre Aïssata Tall Sall qui a nommé des proches ou des membres de sa famille à des postes de responsabilité, n’est pas du goût du personnel. Deux nominations sont indexées : il s’agit du choix porté sur une stagiaire pour assumer le statut d’assistance du Protocole et la nomination de Yacine Tall, la sœur du ministre, pour occuper la fonction de Secrétaire particulière.
C’est un imbroglio total au sein du Ministère des Affaires Étrangères et des sénégalais de l’extérieur. Pour cause, certains des collaborateurs d’Aïssata Tall Sall, la cheffe de la Diplomatie sénégalaise lui ont reproché d’installer ses proches à des postes de responsabilité sans en préciser les raisons. Selon toujours le journal « Source A », les travailleurs du ministère n’ont pas voulu s’afficher pour évoquer directement la question. Mais, certains, sous couverts de l’anonymat, ont tout de même expliqué de quoi il s’agit exactement. « Ndeye Meissa Guèye était stagiaire au ministère, avant l’arrivée de l’ancien ministre Amadou Ba. Elle n’a pas été nommée, elle est toujours stagiaire. C’est seulement au niveau de notre ministère qu’on a des gens qui sont stagiaires durant des années« , a confié un membre du personnel au journal.
« Il y a eu des commentaires par rapport au statut de Ndeye Meissa Guèye et la dame qui gérait le protocole de Amadou Ba. A l’en croire, quand Aissata Tall Sall est venue, on a remplacé l’autre qui était là-bas. C’est Ndeye Meissa Guèye qui a géré l’intérim en tant qu’assistante du protocole. La personne qui était là-bas est revenue à la Direction. J’ai appris qu’elle a été nommée au niveau de la direction du protocole à un poste de responsabilité. », poursuit la même source.
Concernant par ailleurs, le cas de Yacine Tall, la sœur de la ministre, la thèse de la nomination politique est évoquée pour justifier la fonction de Secrétaire particulière qu’elle occupe à présent. Cette pratique est jugée coutumière chez les ministres ayant occupé ce département ces dernières années. La cheffe de la diplomatie sénégalaise ne s’est pas encore prononcée sur le sujet malgré le grincement de dents du personnel de la « lionne de Podor ».
AFRIQUE
BURKINA FASO – Ibrahim Traoré dément toute rivalité au sommet de l’État
Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a tenu à dissiper les rumeurs de tensions internes au sommet de l’État. Lors d’une intervention à Ouahigouya le 16 juillet, le chef de la junte a affirmé sans ambiguïté qu’il restait l’unique décisionnaire du pays.
« Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau », a-t-il déclaré, en réponse aux spéculations alimentées par l’absence prolongée de plusieurs figures influentes du régime.
Au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2022, le jeune officier de 38 ans dirige le pays dans un contexte marqué par une insécurité persistante liée aux attaques djihadistes. Le Burkina Faso s’est par ailleurs rapproché du Mali et du Niger, eux aussi gouvernés par des régimes militaires.
Ces dernières semaines, la disparition de la scène publique de certains hauts responsables, considérés comme proches collaborateurs du chef de l’État, a suscité interrogations et rumeurs. Parmi eux, le commandant Oumarou Yabré, figure clé de l’appareil sécuritaire et patron des services de renseignement, n’a plus été aperçu depuis fin mai.
Des sources sécuritaires indiquent qu’il ne fréquenterait plus son bureau et que son dispositif de sécurité aurait été réduit. Plusieurs de ses proches auraient également été interpellés ou enlevés, dans un climat de tension accrue.
D’autres personnalités liées à son entourage ont récemment perdu leurs fonctions, notamment au sein d’entreprises publiques et de l’administration. Par ailleurs, l’absence du capitaine Kiswendsida Azaria Farouk Sorgho, considéré comme une figure importante du régime, alimente également les spéculations. Sa dernière apparition remonte à la mi-mai.
Face à ces interrogations, Ibrahim Traoré a réaffirmé sa ligne de fermeté, assurant qu’aucune rivalité interne ne saurait remettre en cause son autorité. Il a également mis en garde contre toute forme de déviation au sein de son entourage, promettant des sanctions sans concession.
AFRIQUE
CÔTE D’VOIRE – Six responsables du PDCI libérés après neuf mois de détention
Six responsables locaux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition en Côte d’Ivoire, ont été remis en liberté lundi, après plusieurs mois de détention. L’information a été confirmée par leur avocat, Ange Rodrigue Dadje.
Selon ce dernier, la décision a été prise à l’issue d’une audience devant la chambre antiterroriste tenue le 20 juillet. Les militants concernés, détenus depuis environ neuf mois, ont pu regagner leurs domiciles. Aucune précision n’a toutefois été fournie quant aux motifs exacts de leur libération.
Ces arrestations s’inscrivaient dans un contexte politique particulièrement tendu, à l’approche de l’élection présidentielle. Entre fin septembre et début octobre 2025, plusieurs dizaines de partisans de l’opposition avaient été interpellés à Abidjan et dans d’autres localités du pays.
En mai dernier, deux autres responsables du PDCI avaient déjà bénéficié d’une mesure similaire, portant à huit le nombre de cadres du parti libérés ces derniers mois.
La période électorale a été marquée par de nombreuses tensions, notamment l’exclusion de figures majeures de l’opposition telles que Tidjane Thiam, président du PDCI, et l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, tous deux écartés de la course à la magistrature suprême par des décisions judiciaires.
Par ailleurs, plusieurs dizaines de militants et responsables politiques ont été arrêtés ou emprisonnés durant cette période. Des centaines de civils, accusés d’avoir pris part à des manifestations interdites, ont également été condamnés, tandis qu’une dizaine de personnes ont perdu la vie dans des violences liées au processus électoral.
Le gouvernement dirigé par le président Alassane Ouattara a, de son côté, rejeté toute accusation de détentions à caractère politique.
Parmi les autres figures récemment remises en liberté figurent Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo, ainsi que Ibrahim Zigui, tous deux libérés au début du mois.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – ONU : Macky Sall remercie le président Diomaye Faye pour son soutien officiel
L’ancien président sénégalais Macky Sall a réagi, ce 20 juillet 2026, au soutien officiel apporté par l’État du Sénégal à sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Dans un message publié à la suite du communiqué du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, l’ex-chef de l’État a exprimé sa gratitude envers les autorités sénégalaises, adressant des remerciements appuyés au président Bassirou Diomaye Faye.
Cette prise de parole intervient alors que la candidature de Macky Sall entre dans une phase décisive. Pour espérer accéder à la tête de l’ONU, l’ancien dirigeant devra obtenir le soutien d’un nombre significatif d’États membres, ainsi que l’aval du Conseil de sécurité, avant une éventuelle validation par l’Assemblée générale.
Au-delà de l’ambition personnelle, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de la diplomatie sénégalaise, qui cherche à renforcer son influence sur la scène internationale en soutenant l’accession d’un ancien président à la direction de l’organisation mondiale.
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