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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – Colère du personnel du ministère des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur

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La colère est montée au sein.du personnel du ministère des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur. Selon le journal sénégalais « Source A », l’action de la ministre Aïssata Tall Sall qui a nommé des proches ou des membres de sa famille à des postes de responsabilité, n’est pas du goût du personnel. Deux nominations sont indexées : il s’agit du choix porté sur une stagiaire pour assumer le statut d’assistance du Protocole et la nomination de Yacine Tall, la sœur du ministre, pour occuper la fonction de Secrétaire particulière. 

C’est un imbroglio total au sein du Ministère des Affaires Étrangères et des sénégalais de l’extérieur. Pour cause, certains des collaborateurs d’Aïssata Tall Sall, la cheffe de la Diplomatie sénégalaise lui ont reproché d’installer ses proches à des postes de responsabilité sans en préciser les raisons. Selon toujours le journal « Source A », les travailleurs du ministère n’ont pas voulu s’afficher pour évoquer directement la question. Mais, certains, sous couverts de l’anonymat, ont tout de même expliqué de quoi il s’agit exactement. « Ndeye Meissa Guèye était stagiaire au ministère, avant l’arrivée de l’ancien ministre Amadou Ba. Elle n’a pas été nommée, elle est toujours stagiaire. C’est seulement au niveau de notre ministère qu’on a des gens qui sont stagiaires durant des années« , a confié un membre du personnel au journal.

« Il y a eu des commentaires par rapport au statut de Ndeye Meissa Guèye et la dame qui gérait le protocole de Amadou Ba. A l’en croire, quand Aissata Tall Sall est venue, on a remplacé l’autre qui était là-bas. C’est Ndeye Meissa Guèye qui a géré l’intérim en tant qu’assistante du protocole. La personne qui était là-bas est revenue à la Direction. J’ai appris qu’elle a été nommée au niveau de la direction du protocole à un poste de responsabilité. », poursuit la même source.

Concernant par ailleurs, le cas de Yacine Tall, la sœur de la ministre, la thèse de la nomination politique est évoquée pour justifier la fonction de Secrétaire particulière qu’elle occupe à présent. Cette pratique est jugée coutumière chez les ministres ayant occupé ce département ces dernières années. La cheffe de la diplomatie sénégalaise ne s’est pas encore prononcée sur le sujet malgré le grincement de dents du personnel de la « lionne de Podor ».

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AFRIQUE

NIGÉRIA – L’armée frappe au cœur du commandement des jihadistes de l’ISWAP

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Dans le nord-est du Nigeria, la pression militaire exercée contre les groupes jihadistes franchit un nouveau cap. Les forces armées nigérianes ont annoncé, mardi, la neutralisation de trois cadres clés de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), dans le cadre d’opérations coordonnées avec le Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM).

D’après l’état-major nigérian, ces frappes ciblées s’inscrivent dans une offensive plus large visant à désorganiser les structures de commandement du groupe. Depuis le lancement de cette campagne, environ 175 combattants auraient été éliminés, traduisant une intensification notable des opérations sur le terrain.

Parmi les figures visées figurent Abd-al Wahhab, décrit comme un rouage central dans la planification des attaques et la diffusion de la propagande, ainsi qu’Abu Musa al-Mangawi, présenté comme un cadre influent du dispositif jihadiste. Un troisième responsable, Abu al-Muthanna al-Muhajir, aurait également été tué. Ce dernier jouait un rôle stratégique dans la production médiatique du groupe, un levier essentiel pour son recrutement et son rayonnement.

Au-delà des pertes humaines, l’armée nigériane affirme avoir porté des coups significatifs à l’infrastructure opérationnelle de l’ISWAP. Des positions logistiques, des dépôts d’armes et des circuits de financement auraient été démantelés, fragilisant la capacité du groupe à maintenir ses activités dans la région.

Cette séquence militaire traduit une volonté claire d’affaiblir durablement l’organisation en ciblant ses centres névralgiques, notamment ses relais de communication et de coordination. Toutefois, malgré ces avancées tactiques, le nord-est du Nigeria reste marqué par une insurrection persistante depuis plus d’une décennie, dans laquelle l’ISWAP continue de jouer un rôle dominant.

Les autorités militaires assurent vouloir maintenir la cadence des opérations afin de contenir toute tentative de reconstitution du groupe, dans un contexte régional où la menace jihadiste demeure évolutive et transfrontalière.

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AFRIQUE

MALI – L’exode silencieux face aux violences contre les civils

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Entre récits de violence extrême et exil contraint, la situation sécuritaire au Mali continue de provoquer un afflux massif de réfugiés vers la Mauritanie voisine, où les témoignages recueillis dressent un tableau alarmant des exactions subies par les civils.

Dans les camps précaires de la région du Hodh Chargui, des déplacés décrivent des scènes de brutalité attribuées à des opérations conjointes menées par les forces armées maliennes et des paramilitaires russes affiliés à l’« Africa Corps », structure liée à Russie. Les communautés nomades, notamment peules et touarègues, apparaissent parmi les plus exposées, souvent soupçonnées de liens avec des groupes armés. Plusieurs témoignages font état d’exécutions sommaires, de destructions de biens et de violences ciblant indistinctement combattants présumés et civils. Des réfugiés évoquent également des actes de torture, des détentions arbitraires et des rançons exigées pour obtenir une libération.

Depuis la crise déclenchée en 2012, le Mali est plongé dans un conflit complexe mêlant groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, milices locales et mouvements indépendantistes. La prise de pouvoir par la junte en 2020 a marqué un tournant, avec un renforcement de la coopération sécuritaire avec des acteurs russes. Selon des organisations de défense des droits humains et des données issues de l’ACLED, les opérations militaires ont causé des milliers de morts, dont une proportion significative de civils. Les ONG alertent sur une intensification des abus dans certaines zones rurales difficilement accessibles.

Dans la ville frontalière de Fassala, les équipes de Médecins Sans Frontières prennent en charge des victimes présentant des traumatismes lourds, incluant des cas de torture et de violences sexuelles. L’organisation fait état de récits particulièrement préoccupants, certains évoquant même des pratiques extrêmes comme des tentatives d’ensevelissement de victimes encore vivantes. Face à la dégradation de la situation, environ 300 000 personnes ont fui vers l’est de la Mauritanie, souvent après avoir reçu des menaces directes de groupes armés leur imposant de quitter leurs localités sous peine de représailles.

Dans ce contexte, plusieurs organisations ont saisi l’Union africaine afin de réclamer l’ouverture d’enquêtes et la poursuite des responsables présumés d’exactions. Alors que les combats se poursuivent, notamment dans le nord du pays autour de zones stratégiques comme Kidal, de nombreux réfugiés expriment un espoir fragile : celui de pouvoir regagner leurs terres, à condition d’un retour durable à la sécurité.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Dialogue national : Le président Diomaye Faye change de méthode

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Lors de sa communication en Conseil des ministres de ce mercredi 20 mai, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est revenu sur l’organisation de la Journée du Dialogue national, prévue le 28 mai prochain, en annonçant un changement significatif dans son format.

Une nouvelle approche du Dialogue national
Traditionnellement marquée par de grandes rencontres publiques, la Journée du Dialogue national adoptera cette année une formule plus restreinte et ciblée. Le Chef de l’État a en effet décidé de privilégier des audiences individuelles, qui se tiendront du 21 au 31 mai 2026.
Ce choix s’explique notamment par le contexte religieux particulier, qui appelle à une organisation plus sobre et adaptée. À travers cette démarche, le Président entend maintenir le cadre du dialogue tout en ajustant ses modalités.

Des consultations axées sur les priorités nationales
Ces audiences permettront d’engager des échanges approfondis sur les grandes problématiques du pays :la situation économique;les enjeux sociaux;les questions sécuritaires.
la stabilité politique;L’objectif affiché est de favoriser des discussions plus directes et potentiellement plus productives avec des acteurs clés de la vie nationale.

Une volonté de consensus durable
À cette occasion, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son ambition de consolider des consensus solides autour de solutions concrètes. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des réponses opérationnelles capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations, tout en renforçant le rayonnement international du Sénégal.

Des profils ciblés pour les premières audiences
Dans le cadre de ces consultations, le Chef de l’État entamera dès le lendemain une série de rencontres avec d’anciens Premiers ministres ainsi que d’anciens ministres ayant occupé des portefeuilles stratégiques, notamment dans les domaines des finances et de la sécurité intérieure.
Dans un second temps, d’autres composantes de la société seront associées au processus, notamment :des personnalités publiques;des notabilités;des représentants des forces vives de la Nation;Une méthode plus resserrée, mais stratégique.
Ce changement de format traduit une volonté de passer d’un dialogue de masse à un dialogue plus ciblé, potentiellement plus efficace dans la production de recommandations concrètes. Reste à observer si cette approche permettra d’aboutir à des résultats tangibles dans un contexte national marqué par des attentes fortes sur les plans économique et social.

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