BANQUE
AFRIQUE – La Banque africaine de développement se dote d’une nouvelle politique de dénonciation des abus
Les entrepreneurs, les consultants et les fournisseurs de la banque sont passibles de sanctions, selon la nouvelle politique de dénonciation
Le 25 avril dernier, le Groupe de la Banque africaine de développement a lancé une campagne de six mois pour sensibiliser ses parties prenantes, internes et externes, à sa nouvelle politique de dénonciation, approuvée par les Conseils d’administration, le 19 janvier. Celle-ci repose sur la politique de dénonciation et de traitement des plaintes du Groupe de la Banque de 2007 qui, à l’époque, était considérée comme l’une des politiques les plus progressistes qui exprime l’importance que l’institution accorde aux contributions des lanceurs d’alerte à ses processus de lutte contre la corruption et sa tolérance zéro à l’égard de toute mesure de représailles à leur encontre.
La nouvelle politique de dénonciation fixe des normes supplémentaires : les membres des conseils d’administration et les représentants élus de la banque tombent désormais sous le champ disciplinaire de la politique, lorsqu’il s’avère qu’ils ont menacé ou participé à des représailles à l’encontre d’une partie, interne ou externe, qui aurait signalé des cas de fraude et de corruption dans les opérations de la banque, ou participé à des audits, des enquêtes et des processus disciplinaires. Renforçant sa capacité à protéger les lanceurs d’alerte extérieurs, la nouvelle politique classe les représailles exercées par des intervenants extérieurs dans le contexte d’opérations financées par le Groupe de la Banque parmi les pratiques d’obstruction, qui sont sujettes à exclusion dans le système de sanctions du Groupe de la Banque. La nouvelle politique garantit que le Groupe de la Banque continuera de protéger les personnes physiques ou morales qui divulguent de bonne foi des cas de fraude ou de corruption, qui refusent d’enfreindre la loi en faisant des révélations publiques, qui contestent l’illégalité nationale ou internationale, ainsi que l’abus de pouvoir, la mauvaise gestion, le gaspillage flagrant ou les menaces sérieuses pour la santé ou la sécurité ; qui sont identifiées à tort comme des lanceurs d’alerte ; ce qui inclut le personnel et les consultants du Groupe de la Banque, les particuliers, les partenaires au développement, les organisations non gouvernementales, les organismes professionnels, les fonctionnaires gouvernementaux et les fonctionnaires d’autres organisations financières internationales ; et les employés des fournisseurs et des entrepreneurs qui prennent part aux projets financés par le Groupe de la Banque, en faisant de la garantie des droits des lanceurs d’alerte par les employeurs une clause contractuelle.
La nouvelle politique de dénonciation garantit également une procédure régulière, car elle offre une aide temporaire aux personnes victimes de représailles en attendant la résolution définitive de leur plainte, protège les droits des personnes qui demandent à bénéficier de la protection des lanceurs d’alerte contre les représailles, afin qu’elles puissent exercer un recours contre les décisions prises par la banque, ; préserve l’anonymat des lanceurs d’alerte en maintenant la confidentialité de ses procédures, protège le droit des lanceurs d’alerte à être informés de l’état d’avancement de leurs requêtes.
Les conseils d’administration du Groupe de la Banque se sont engagés à réexaminer la nouvelle politique en 2028, après cinq ans de mise en œuvre, en tenant compte des rapports d’évaluation et du retour d’information des parties prenantes.
En 2007, le « Government Accountability Project » (GAP), basé aux États-Unis, a examiné la politique de dénonciation de la banque et avait indiqué que le Groupe de la Banque était la première banque multilatérale de développement à s’être conformée de manière substantielle aux réformes sur la transparence des lanceurs d’alerte, que les sénateurs américains Patrick Leahy (élu démocrate du Vermont) et Richard Lugar (élu républicain de l’Indiana) ont rédigées et entérinées dans une loi de finances américaine en octobre 2005. La politique de 2007 établit « une nouvelle norme pour protéger d’éventuelles représailles les membres du personnel et d’autres personnes lorsqu’ils signalent des cas de fraude ou de corruption [avec] une garantie de l’emploi des lanceurs d’alerte qui ont obtenu gain de cause et subissent des représailles », selon le GAP.
Six mois de campagne de sensibilisation à la politique de dénonciation 2023
S’exprimant le 25 avril, lors du lancement au siège de la banque à Abidjan, de la campagne de sensibilisation à la politique de dénonciation, la directrice du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque, Paula Santos-Da Costa, a indiqué que « la campagne sera étalée sur une période de six mois au siège de la banque, dans ses bureaux régionaux et nationaux et dans ses pays membres régionaux ». Mme Santos-Da Costa, désignée responsable de la protection des lanceurs d’alerte à la banque, a déclaré que la campagne serait menée à travers différentes activités, comme l’installation de bureaux d’information, la diffusion de supports d’information, de formation et de communication, de fiches d’information et de foire aux questions (FAQ). Les communautés bénéficiaires des projets financés par la Banque africaine de développement seront également impliquées, ainsi que les organisations de la société civile, les organismes professionnels concernés, les entrepreneurs et les fonctionnaires impliqués dans la mise en œuvre des projets.
La directrice du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption a également précisé qu’une directive interne avait été élaborée et publiée, pour « assurer la mise en œuvre stratégique et efficace de la politique de dénonciation 2023 ».
Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement est chargé de prévenir et dissuader tout acte de corruption, de fraude et toutes pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque et d’enquêter sur les allégations en la matière. Il est également chargé de coordonner la mise en œuvre de la politique de dénonciation du Groupe de la Banque et de maintenir les canaux de plainte des lanceurs d’alerte.
Ngoya NDIAYE
A LA UNE
FRANCE – Emmanuelle Riedel Drouin : « L’aide au développement est un concept un peu dépassé »
À l’occasion d’Africa Day, organisé le 3 octobre à Sciences Po Paris, la directrice générale déléguée de Proparco défend une nouvelle approche du financement des économies africaines. Au cœur de sa vision : davantage d’investissements privés, une mobilisation accrue des capitaux locaux et des partenariats construits sur le long terme.
L’Afrique manque-t-elle réellement de capitaux pour financer son développement, ou peine-t-elle surtout à mobiliser les ressources financières dont elle dispose déjà ? Cette question traverse les réflexions sur l’avenir économique du continent. Pour Emmanuelle Riedel Drouin, directrice générale déléguée de Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD) dédiée au secteur privé, une partie de la réponse réside dans la capacité à orienter davantage de financements locaux vers les entreprises et les infrastructures productives. Rencontrée à Sciences Po Paris, lors d’Africa Day, elle plaide pour une évolution du modèle de financement du développement, dans lequel les institutions financières internationales ne seraient plus seulement des pourvoyeurs de capitaux, mais aussi des partenaires capables de mobiliser les investisseurs africains. « L’aide au développement, c’est vraiment un concept qui est un peu dépassé aujourd’hui. En tout cas, ce n’est pas du tout comme ça que Proparco voit son rôle », affirme-t-elle.
Mobiliser les capitaux africains pour financer l’économie réelle
Présente dans plusieurs régions du monde, Proparco intervient principalement auprès des institutions financières, des entreprises et des projets d’infrastructures. Son activité repose notamment sur des prêts, des prises de participation et des mécanismes de partage des risques. Selon sa directrice générale déléguée, l’institution réalise en moyenne 2,5 milliards d’euros d’investissements par an, dont environ 900 à 950 millions sur le continent africain. Mais au-delà des montants engagés, l’enjeu est désormais de mobiliser davantage les ressources disponibles localement. L’Afrique dispose d’une épargne domestique importante, notamment à travers ses banques, ses investisseurs institutionnels et ses fonds de pension. Une partie de ces capitaux reste cependant investie dans les titres publics, alors que les besoins de financement des entreprises demeurent considérables. Pour Emmanuelle Riedel Drouin, il s’agit de créer les conditions permettant de réorienter une partie de ces ressources vers des investissements productifs.
Proparco entend ainsi travailler avec les banques locales, les fonds de pension et les investisseurs africains afin de partager les risques et de financer conjointement des projets. L’objectif est également de permettre, à terme, aux acteurs financiers locaux de prendre le relais des institutions de développement.
Du financement à une relation de partenariat
Cette évolution répond aussi à une aspiration de plus en plus affirmée parmi les entrepreneurs africains : accéder aux financements sans s’inscrire dans une logique d’assistance. Interrogée sur la perception des investisseurs étrangers et les attentes d’une jeunesse africaine particulièrement attentive à l’équilibre des partenariats économiques, Emmanuelle Riedel Drouin insiste sur la dimension contractuelle et réciproque de l’investissement privé. « L’investissement solidaire, ça veut dire partenariat, ça veut dire gagnant-gagnant, ça veut dire travailler à long terme dans une relation d’égal à égal. » Selon elle, la relation entre un investisseur et un entrepreneur suppose que chacune des parties trouve un intérêt économique dans le projet. Une approche qu’elle distingue des mécanismes traditionnels d’aide au développement.
Reste néanmoins la question de l’accès effectif aux capitaux, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises africaines, confrontées aux exigences de garanties, au coût du crédit et à la difficulté de trouver des financements adaptés à leur croissance.
Les femmes entrepreneures, un enjeu économique majeur
L’autonomisation économique des femmes constitue un autre axe important de la stratégie de Proparco. Pour Emmanuelle Riedel Drouin, la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une question de justice sociale. Elle représente également un enjeu de développement économique. « On ne peut pas, aujourd’hui, gagner un match avec 50 % de son équipe », souligne-t-elle pour illustrer la nécessité d’associer pleinement les femmes à la création de richesse.
L’institution accompagne notamment les banques dans le financement des entreprises dirigées par des femmes, en proposant des garanties destinées à réduire une partie du risque supporté par les établissements prêteurs. Cette démarche vise aussi à faire évoluer les pratiques bancaires et la perception du risque associé à l’entrepreneuriat féminin. Selon la dirigeante, une entreprise détenue par une femme ne présente pas, par principe, davantage de risques qu’une entreprise détenue par un homme. Pourtant, les entrepreneures continuent de rencontrer des obstacles spécifiques dans l’accès au crédit.
Financer des économies capables de résister aux crises
Dans un environnement international marqué par les tensions économiques et les effets du changement climatique, Proparco accorde également une place centrale à la résilience des économies. Pour l’institution, la sélection des projets repose sur leur impact attendu, notamment en matière de lutte contre les inégalités, d’adaptation climatique et de pérennité économique. L’enjeu consiste à accompagner des investissements capables de résister aux chocs économiques et environnementaux, tout en répondant aux besoins de développement des territoires. Cette approche implique des financements de long terme et une prise de risque que les établissements financiers traditionnels ne sont pas toujours disposés à assumer.
Au Maroc, par exemple, où le système bancaire est relativement développé, Proparco privilégie des interventions complémentaires à celles des banques locales, notamment à travers des prises de participation ou des financements plus structurés. L’institution dispose par ailleurs de plusieurs implantations sur le continent, notamment à Casablanca, Abidjan, Dakar, Douala, Nairobi et Johannesburg, afin de maintenir une proximité avec les acteurs économiques.
Une jeunesse africaine qui veut investir plutôt que recevoir
À Sciences Po, la participation des étudiants et des jeunes entrepreneurs a particulièrement retenu l’attention d’Emmanuelle Riedel Drouin. La dirigeante dit avoir été frappée par la curiosité des participants, mais surtout par l’évolution de leur discours sur le développement africain. De jeunes entrepreneurs installés à Abidjan ou à Nairobi ne cherchent plus nécessairement à bénéficier de programmes d’aide. Ils veulent identifier des investisseurs, accéder aux fonds propres et développer leurs entreprises. Cette évolution traduit une volonté de prendre une part plus active à la transformation économique du continent.
Pour la responsable de Proparco, le défi consiste désormais à répondre à cette demande en facilitant la rencontre entre les porteurs de projets, les banques et les investisseurs. Malgré la succession des crises internationales, elle conserve une lecture optimiste des perspectives économiques africaines. « Les risques perçus sont souvent bien plus importants que les risques réels », estime-t-elle. Un constat qui résume sa conviction : le financement du développement africain doit davantage reposer sur l’investissement productif, la mobilisation des ressources locales et la construction de partenariats durables.
Au-delà des discours sur la nécessité d’investir en Afrique, une question demeure centrale : comment transformer cette volonté en financements accessibles aux entreprises, créatrices d’emplois et de valeur ajoutée sur le continent ? C’est sur ce terrain que se jouera, en grande partie, la crédibilité de cette nouvelle approche du développement.
BANQUE
NIGERIA – Dangote prépare une introduction en Bourse historique à près de 1,6 milliard de dollars
La raffinerie Dangote se rapproche d’une opération financière historique sur le marché nigérian. Le groupe a officiellement engagé le processus de son introduction en Bourse avec la signature, lundi, des documents nécessaires en présence de ses conseillers et des différents intervenants chargés de l’opération.
Prévue entre le 14 septembre et le 13 octobre, l’offre publique doit porter sur 4,1 milliards d’actions proposées à 525 nairas l’unité. Sur la base de cette offre initiale, la transaction pourrait générer environ 2 150 milliards de nairas, soit près de 1,6 milliard de dollars.
Le groupe pourrait toutefois augmenter le volume proposé si la demande des investisseurs dépasse les prévisions. Jusqu’à 30 % d’actions supplémentaires pourraient ainsi être mises sur le marché, sous réserve de l’autorisation des autorités compétentes. Une telle opération placerait cette introduction parmi les plus importantes jamais enregistrées sur le continent africain.
Au-delà de son poids financier, cette entrée en Bourse constitue un moment stratégique pour la raffinerie et pour la place financière nigériane. Implantée à proximité de Lagos, l’installation représente un investissement estimé à environ 20 milliards de dollars. Avec une capacité actuelle pouvant atteindre 700 000 barils de pétrole par jour, elle s’est imposée comme un acteur majeur du secteur énergétique national.
Son fonctionnement a progressivement modifié l’approvisionnement en carburants du Nigeria, en permettant au premier producteur de pétrole d’Afrique de réduire sa dépendance aux importations de produits raffinés. Une partie de sa production est également destinée aux marchés extérieurs. La raffinerie exporte notamment du kérosène vers plusieurs destinations africaines ainsi que vers certains marchés européens.
L’opération boursière doit également accompagner une nouvelle phase de développement industriel. Dangote prévoit d’augmenter considérablement les capacités du site afin de parvenir, à terme, à une production de 1,4 million de barils par jour. Cette expansion nécessitera d’importants financements, alors que la société bénéficie déjà d’un engagement d’investissement de 400 millions de dollars.
Derrière ce projet se trouve le groupe fondé par Aliko Dangote, figure majeure du patronat nigérian et considéré comme l’homme le plus riche d’Afrique. Son conglomérat possède des activités dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le ciment et le sucre, avant de s’imposer également dans l’industrie pétrolière.
Lors de la cérémonie marquant la signature des documents de l’opération, Aliko Dangote a réaffirmé ses ambitions pour son complexe industriel. Le milliardaire nigérian entend poursuivre son expansion et vise à terme un objectif particulièrement ambitieux : faire de la raffinerie Dangote la plus grande installation de raffinage pétrolier au monde.
BANQUE
SÉNÉGAL – FONGIP : un levier stratégique pour le financement des entrepreneurs au Sénégal
Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) s’impose aujourd’hui comme un outil clé de l’État du Sénégal pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs, notamment les femmes et les jeunes.
Dans un entretien, l’administratrice générale, Ndèye Fatou Mbodj Diattara, a mis en lumière le rôle central de cette structure dans le soutien à l’entrepreneuriat et au développement économique.
Lever le principal obstacle : la garantie
L’accès au financement reste un défi majeur pour les porteurs de projets, en raison des garanties exigées par les banques. Pour y remédier, le FONGIP intervient en apportant une garantie pouvant atteindre jusqu’à 80 % du financement, permettant ainsi aux entrepreneurs de concrétiser leurs projets.
« La garantie est aujourd’hui l’un des principaux freins à l’accès au crédit. Le FONGIP est là pour faciliter ce processus », explique Ndèye Fatou Mbodj Diattara.
Des résultats concrets sur le terrain
Depuis sa création en 2013, le FONGIP a accompagné des milliers de projets à travers le pays, contribuant à la création de nombreux emplois.
Les interventions du fonds couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment :
• l’agriculture
• la pêche
• l’artisanat
• la santé
Des milliards de FCFA de garanties ont été mobilisés, illustrant l’impact du dispositif sur le tissu économique national.
Un accompagnement dédié à la diaspora
Le FONGIP accorde également une attention particulière aux Sénégalais de la diaspora. L’objectif est de les encourager à investir au Sénégal, en leur offrant des solutions de financement sécurisées.
Les projets financés doivent toutefois être réalisés sur le territoire national.
Des critères d’accès structurés
Pour bénéficier de l’accompagnement du FONGIP, les porteurs de projets doivent répondre à plusieurs exigences :
• disposer d’un projet formalisé
• apporter un minimum de 10 % de financement personnel
• présenter un business plan viable
• démontrer l’impact du projet, notamment en termes de création d’emplois
Un entretien est également réalisé afin d’évaluer la solidité du projet.
Une priorité pour les femmes et les régions
Pour les années à venir, le FONGIP entend renforcer son action en direction des femmes, des jeunes et des zones rurales.
« Nous voulons aller davantage dans les régions et toucher les populations qui ont le plus besoin de financement », souligne l’administratrice générale.
Un outil au service de l’économie nationale
En facilitant l’accès au crédit et en soutenant les initiatives entrepreneuriales, le FONGIP joue un rôle déterminant dans la création d’emplois et la dynamisation de l’économie sénégalaise.
Un dispositif qui contribue à réduire les inégalités d’accès au financement et à encourager l’investissement productif.
À travers ses actions, le FONGIP s’affirme comme un acteur incontournable de l’écosystème entrepreneurial au Sénégal. En levant le frein de la garantie bancaire, il ouvre de nouvelles perspectives aux porteurs de projets et participe activement au développement économique du pays.
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