CULTURE
SÉNÉGAL : Littérature : La poétesse Fatya Ibrahim invitée dans le groupe « Nous Aimons Lire ».
Ndeye Faty Diop, de son nom d’écriture Fatya Ibrahim, en référence au nom de son père, est ingénieure en génie civil et travaille à la direction de l’hydraulique du ministère de l’Eau et de l’assainissement. Elle a été l’invitée de la soirée littéraire dans le groupe whatsapp « Nous Aimons Lire » initié par Abdou Rahmane Mbengue, un groupe qui réunit des écrivains et des journalistes du continent et de la diaspora. Fatya a présenté son unique ouvrage, un recueil de poèmes intitulé « Hailée », paru à Edilivre Paris en juillet 2016.
Invitée à 20h le jeudi 27 mars 2020, Faty Diop, de très bonne humeur, a d’emblée précisé que le titre de son ouvrage, « Haïlée« , signifie « fille » en langue éthiopienne, mais il désigne aussi le nom de sa soeur à qui elle est intimement liée, comme tous les membres de sa famille.
Dans ce livre dominé par le thème de l’amour, elle évoque aussi la solidarité, l’enfance, le retour à l’humanisme, la solidarité et la déception. Citant la célèbre phrase du poète français, Victor Hugo, « quand je parle de moi, je parle de vous », elle fait de sa production une occasion de partager sa vision et ses sentiments par rapports à certains aspects de la vie sociale.

Haïlé
Elle n’a pas manqué de souligner les difficultés habituelles des auteurs sénégalais, à savoir l’édition qui n’ont seulement n’est pas réglementée, mais n’obéit à qu’une logique de captage de fonds. En revanche, à l’en croire, l’inspiration et l’écriture, relevant d’un don, « ne peuvent être difficiles. »
Dans le cadre de la promotion de la lecture, elle propose l’équipement des bibliothèques dans les écoles ainsi que dans les quartiers.
Son attachement à la littérature, en particulier à la poésie est d’autant plus remarquable qu’elle a même composé un poème sensationnel en wolof sur la pandémie qui sévit actuellement dans le monde, le coronavirus.
Actuellement, elle travaille sur deux projets littéraires: un autre recueil de poèmes et un roman.
FtyaEcoutez une lecture de Fatya Ibrahim ici : « Ascension » page 17 in « Haïlée » Juillet 2016, Edilivre Paris : Il serait opportun de dire que ce groupe “Nous Aimons Lire” qui réunit tous les professionnels : des écrivains, des poètes, des éditeurs, des universitaires, des journalistes, des libraires et des lecteurs, permet aux membres non seulement d’échanger sur leur travail d’écriture mais aussi de dialoguer sur des idées selon leur projet d’écriture en cours ou à venir. En d’autres terms, le groupe littéraire a pour but de contribuer à la promotion de la littérature et du livre. Ceci en permettant un échange fécond sur la création littéraire sénégalaise comme ça a été le cas. Cette soirée fut ainsi une occasion de partager avec Fatya Ibrahim.
CULTURE
SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar
Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.
Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.
Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.
CINÉMA
RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN
Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.
Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.
Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.
Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.
Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.
Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.
CULTURE
TUNISIE – Le Festival de jazz de Tabarka renaît après six ans d’absence
Après plusieurs années d’interruption, le Festival de jazz de Tabarka signe son grand retour en Tunisie. Suspendu pendant six ans en raison de difficultés économiques, cet événement emblématique retrouve sa place dans le paysage culturel et touristique du pays.
Parmi les artistes présents, Dee Dee Bridgewater s’est dite particulièrement enthousiaste de participer à cette nouvelle édition, saluant la relance d’un festival historique qui a marqué des générations de mélomanes.
Située entre mer et montagne, la ville de Tabarka espère tirer profit de ce renouveau. Le festival constitue en effet un levier stratégique pour relancer l’attractivité touristique de la région, attirant des visiteurs venus de divers horizons.
Les autorités tunisiennes du tourisme se félicitent de cette reprise. Pour elles, la renaissance du festival représente une opportunité de dynamiser l’économie locale et de redonner de la visibilité à une destination reconnue pour son patrimoine culturel et naturel.
Au-delà des concerts, l’événement sert également de vitrine pour les activités économiques locales. Expositions, artisanat et commerces bénéficient de l’afflux de visiteurs, offrant un souffle nouveau à une ville affectée par la conjoncture économique.
Les acteurs locaux espèrent désormais inscrire ce retour dans la durée. Lancé il y a plus d’un demi-siècle, le Festival de jazz de Tabarka demeure un symbole fort de la scène culturelle tunisienne et un moteur essentiel pour l’économie régionale.
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – 24 nominations en Conseil des ministres de ce mercredi 29 avril 2026
-
ECONOMIE3 mois .SÉNÉGAL – Forum PRICE 2026 : La diaspora sénégalaise à l’épreuve du réel
-
AFRIQUE3 mois .MALI – Kidal, Gao, Tombouctou : le nord sous pression
-
AFRIQUE3 mois .MALI – L’avocat Mountaga Tall enlevé à Bamako dans un climat de crise
-
AFRIQUE2 mois .MALI – Kidal sous le feu : L’armée malienne hausse le ton
-
AFRIQUE3 mois .MAURITANIE – Deux députées de l’opposition condamnées à quatre ans de prison
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – Forum International de Dakar 2026 : L’Afrique face à son destin sécuritaire
-
AFRIQUE DE L’EST2 mois .ÉTHIOPIE – À Addis-Abeba, le président Emmanuel Macron change de ton sur l’Afrique


