CULTURE
AFRIQUE DU SUD : Thando Hopa, la reine des podiums « Vogue » .
Il était une fois Thando Hopa, mannequin sud africaine avec une particularité albinos, elle qui rêvait timidement de couverture de magazine international pas n’importe lequel mais le magazine de mode « Vogue ».
Voilà ce que disait Thando Hopa : » Un jour, j’ai dit à un ami proche que ce serait vraiment superbe de voir une femme albinos sur une couverture de Vogue mais je n’aurais jamais imaginé que cette femme serait moi. »
Ainsi pour la toute première fois de son histoire, le magazine international Vogue a mis sur sa couverture « A LA UNE », la photo du mannequin sud-africaine, Thando Hopa. Elle devient ainsi la première femme albinos à apparaître sur la couverture du magazine de mode.
Le numéro du mois d’avril 2019 est consacré au continent africain, « Vogue » Portugal a fait appel à la jeune femme et au photographe Rhys Frampton, qui ont signé ensemble un cliché unique.

C’est avec beaucoup d’émotion que la reine des podiums s’est exprimé : « Un jour, j’ai dit à un ami proche que ce serait vraiment superbe de voir une femme albinos sur une couverture de Vogue mais je n’aurais jamais imaginé que cette femme serait moi. ‘Nous sommes les personnes que nous attendions.’ Je suis très émue car j’assiste à ce progrès et j’ai l’opportunité de prendre part à cette histoire et ce récit progressistes. Je suis arrivée à un point de ma carrière où j’apprécie toutes les parcelles de mon corps, en sachant que, peu importe où je vais, mon existence, telle qu’elle est aujourd’hui, a toujours été et sera toujours suffisante. Merci à Vogue Portugal de m’avoir fait entrer dans l’histoire par la petite porte ».
Biographie
Troisième d’une fratrie de quatre enfants, elle a un petit frère de quatre ans son cadet qui est également albinos. Sa mère est cinéaste tandis que son père est ingénieur. Elle grandit à Lenasia, un Township (bidonville) de Soweto en se cachant du soleil, mettant des manches longues pour protéger sa peau dépigmentée. Étant atteinte d’albinisme, elle a des problèmes de vue qui l’oblige à s’aider d’une loupe monoculaire. À l’adolescence, elle intègre la St Martin’s High School puis obtient un Bachelor of Laws à l’Université du Witwatersrand. En parallèle de son métier de mannequin, elle travaille comme procureure à la cour de Johannesbourg.
En 2012, elle est repérée par le créateur sud-africain Gert-Johan Coetzee alors qu’elle se promène dans un centre commercial. C’est grâce à lui qu’elle défile pour la première fois, pour un créateur local. L’année suivante, elle fait la couverture du premier numéro de Forbes Life Africa4. Bien qu’être mannequin ne soit pas sa vocation, elle accepte de poser pour lutter contre les préjugés contre les albinos dans son pays sur les conseils de sa sœur4. Elle devient donc une activiste pour la diversité dans le monde de la mode6.

En 2016, elle pose pour le photographe Justin Dingwall, pour sa série sur la beauté non-conventionnelle, « Albus ». Elle a également fait la couverture de Marie Claire dans son pays natal et est la première sud-africaine noire à poser pour le calendrier Pirelli créé par le rédacteur de Vogue UK, Edwards Enninful, avec dix-sept autres mannequins. En 2018, elle fait la couverture de Glamour South Africa avec la rédactrice en chef Asanda Sizani et le rappeur Nadia Nakai.
Thando Hopa est l’égérie pour la marque de cosmétique Vichy pour leur gamme de produits solaires.
En 2018, elle est listée parmi les 100 women, les 100 femmes les plus influentes de l’année, par la BBC. Elle avoue que l’une de ses modèles est le mannequin somalien Waris Diriee.

CULTURE
SÉNÉGAL – FEMUA 18 : Youssou Ndour accueilli en star à Abidjan
Le chanteur sénégalais Youssou Ndour est arrivé à Abidjan dans le cadre de la 18e édition du FEMUA, un événement majeur organisé par le groupe Magic System.
À son arrivée, l’artiste a été chaleureusement accueilli à l’aéroport par A’Salfo, leader du groupe, dans une ambiance marquée par la convivialité et la fraternité entre figures emblématiques de la scène ouest-africaine.

Une présence très attendue
Selon les informations relayées par IGFM, cette arrivée confirme la participation de Youssou Ndour aux activités du festival, même si les détails officiels de sa prestation n’ont pas encore été dévoilés. L’artiste devrait toutefois monter sur la scène d’Anoumabo pour un concert annoncé comme inédit, suscitant déjà une forte attente du public ivoirien.
Un show entre classiques et fusion musicale
Le public espère un répertoire riche mêlant mbalax, afro-jazz et grands classiques tels que :7 Seconds ;Birima ;Immigrés .Des titres qui ont contribué à faire de Youssou Ndour une figure incontournable de la musique africaine et internationale.

« Abidjan, c’est chez moi »
À sa sortie du salon VIP, l’artiste aurait confié, selon des témoins : « Abidjan, c’est chez moi. Le FEMUA, c’est la famille. Je suis venu pour partager… » Une déclaration qui illustre les liens culturels forts entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
Un festival au cœur des enjeux africains
Organisé chaque année par Magic System, le FEMUA est devenu un rendez-vous incontournable en Afrique de l’Ouest. Cette 18e édition met particulièrement l’accent sur :l’unité africaine;la jeunesse; les actions sociales et les panels de réflexion; Une dimension culturelle renforcée. La présence de Youssou Ndour, artiste de 66 ans, lauréat du prestigieux Praemium Imperiale et ancien ministre de la Culture, vient renforcer l’envergure culturelle de l’événement. À ce stade, les organisateurs n’ont pas encore communiqué le programme détaillé de sa prestation, mais l’attente reste forte autour de son passage sur la scène d’Anoumabo.

ART
MAROC – Rabat transformée en galerie géante grâce au festival JIDAR
À Rabat, les murs de la ville se métamorphosent en véritables œuvres d’art à ciel ouvert. À l’occasion du Jidar Rabat Street Art Festival, des artistes venus du monde entier investissent l’espace urbain pour en faire une galerie accessible à tous.
Une ville transformée par la créativité
Pour cette 11e édition, une quinzaine de fresques monumentales ont été réalisées à travers différents quartiers, donnant naissance à un parcours artistique unique. Les œuvres oscillent entre imaginaire et réalité : oiseaux géants, portraits énigmatiques, scènes inspirées de la nature africaine ou encore représentations du quotidien marocain. Parmi les artistes invités figure Oscar Medina, dont le travail s’articule autour du voyage et de la nature :
« L’idée générale est de parler du voyage, de la nature et des éléments qui nous façonnent en tant qu’êtres humains. »
Une diversité d’influences africaines et internationales
Autre signature marquante, celle de Keya Tama, qui a choisi de représenter un lion majestueux au cœur d’une fresque végétale. Une œuvre qui symbolise à la fois la puissance et l’identité du continent africain.Pour lui, le street art africain est en pleine émergence :
« Ce qui est fort, c’est l’amour de l’art et la sincérité qui nourrissent ce mouvement. »
Un levier de structuration artistique
Au-delà de l’aspect visuel, le Jidar Rabat Street Art Festival joue un rôle structurant dans l’écosystème artistique local. Selon Salaheddine Malouli, il a contribué à faire émerger une véritable communauté d’artistes urbains au Maroc.
« Au début, il n’y avait pas vraiment de communauté d’art de rue. Aujourd’hui, elle existe et influence la perception de cet art dans la société. »
Rabat, galerie à ciel ouvert
Avec ces fresques réparties dans toute la ville, Rabat confirme son positionnement comme un pôle culturel dynamique. L’espace public devient un lieu d’expression, de dialogue et de rencontre entre cultures. Plus qu’un simple festival, JIDAR s’impose comme un moteur de transformation urbaine, où l’art redessine les contours de la ville et rapproche les citoyens de la création contemporaine.
CULTURE
SÉNÉGAL – Houleye Soukeina N’diaye, une candidate engagée entre héritage culturel et résilience
À 19 ans, Houleye Soukeina N’diaye, candidate n°4 à Miss Peulh Diaspora 2026, incarne une jeunesse déterminée, attachée à ses racines et engagée pour des causes essentielles comme la santé mentale et l’émancipation des femmes.
Une jeunesse ambitieuse tournée vers l’avenir
Étudiante en négociation et communication, Houleye Soukeina N’diaye se distingue par sa volonté de progresser et de repousser ses limites. À travers sa participation à l’élection de Miss Peulh Diaspora 2026, elle s’inscrit dans une démarche personnelle de dépassement de soi, tout en cherchant à porter un message plus large. À seulement 19 ans, elle affirme déjà une vision claire : celle d’une jeunesse consciente de son potentiel, prête à sortir de sa zone de confort pour construire son avenir.

Des racines culturelles comme force identitaire
Seule fille d’une fratrie de cinq enfants, entourée de quatre frères, Houleye a développé très tôt une personnalité forte. Elle puise son équilibre dans ses valeurs familiales, mais aussi dans l’influence déterminante de sa mère, qu’elle décrit comme un modèle d’indépendance et d’épanouissement. Sa culture peulh occupe une place centrale dans son parcours. À travers cette compétition, elle souhaite non seulement la représenter, mais aussi la valoriser auprès d’un public plus large, en mettant en avant ses richesses et ses traditions.
Porter la voix des femmes
Engagée et passionnée par l’expression orale, Houleye participe à des concours d’éloquence, convaincue que la parole est un levier puissant d’émancipation. Elle s’investit particulièrement sur les questions liées à la santé mentale et à la liberté des femmes, des sujets qu’elle juge essentiels.
Après des expériences dans la danse et le chant, elle voit dans les concours de beauté une nouvelle forme d’expression. Pour elle, il ne s’agit pas uniquement d’esthétique, mais d’un moyen d’affirmer sa personnalité, de renforcer sa confiance et d’inspirer d’autres jeunes femmes.

Une histoire marquée par la perte et la détermination
Le parcours de Houleye est également marqué par une épreuve personnelle forte. Le jour de son épreuve du baccalauréat, son grand-père, Demba Sy, décède brutalement. Une disparition qui l’empêche de passer cet examen qu’elle lui avait pourtant promis de réussir. Cet événement bouleversant devient alors un tournant dans sa vie. Plutôt que de renoncer, elle choisit de transformer cette douleur en moteur, en poursuivant ses ambitions avec encore plus de détermination.
Une candidature porteuse de sens
L’élection de Miss Peulh Diaspora 2026, prévue le 18 avril 2025 au Blanc-Mesnil, représente pour Houleye une opportunité unique : celle de faire entendre sa voix, de défendre ses valeurs et de donner du sens à son parcours. Si elle remporte le titre, elle souhaite le dédier à son grand-père, dans un geste à la fois symbolique et profondément personnel — comme une promesse tenue autrement.
Une candidate à suivre
À travers son engagement, son histoire et sa détermination, Houleye Soukeina N’diaye s’impose comme une candidate singulière. Bien plus qu’un concours, sa participation reflète une volonté de représenter, d’inspirer et de faire évoluer les regards.
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