AMÉRIQUE
ÉTATS-UNIS: Joe Biden veut assister les américains dans cette crise
Le nouveau président américain promet une aide aux citoyens affectés par la pandémie. Dès son arrivée à la maison blanche, une enveloppe sera prévue pour les nombreux américains dont les activités ont été ralenties par la Covid-19. Des propos tenus depuis son siège à Wilmington ce mardi 1er décembre 2020.
« Aux américains qui se débattent en ce moment, notre message est le suivant : l’aide arrive », a lâché le président Joe Biden.
Janet Yellen, secrétaire au Trésor, se désole de la situation dans laquelle la crise a plongé les américains. « Tant de personnes ont du mal à mettre de la nourriture sur la table, à payer leurs factures et leur loyer, c’est une stratégie américaine », regrette-t-elle.
A noter que les Etats-Unis sont fortement touchés par la pandémie avec plus de 13 millions de cas déclarés et un plus de 270 mille décès enregistrés. C’est pourquoi, pour le président de la banque centrale, Jerome Powell, un plan d’aide doit être impérativement trouvé pour aider ce nombre important d’américains qui peinent à joindre les deux bouts dans ce contexte.
AMÉRIQUE
BRÉSIL – Le président Luiz Inácio Lula et Flávio Bolsonaro absents du dernier débat avant le premier tour
La campagne présidentielle brésilienne s’est achevée sur une situation inédite depuis deux décennies. Le président Luiz Inácio Lula da Silva et le sénateur Flávio Bolsonaro, deux des principaux candidats au scrutin du 4 octobre, n’ont finalement pas participé au dernier débat télévisé organisé par TV Globo.
Le rendez-vous devait se tenir jeudi 1er octobre dans les studios de la chaîne à Rio de Janeiro, quelques jours avant le premier tour. Lula avait annoncé auparavant qu’il ne participerait pas à l’émission et avait choisi de prendre part, au même moment, à une interview diffusée sur internet.
Flávio Bolsonaro avait, dans un premier temps, confirmé sa présence. Il s’est finalement retiré quelques heures avant le début prévu du débat, dans un contexte marqué par plusieurs décisions de justice ayant modifié les règles initialement établies pour l’émission.
La chaîne a ensuite décidé d’annuler complètement le débat. Des décisions du Tribunal supérieur électoral (TSE) et de la Cour suprême (STF) avaient notamment modifié les conditions de participation et les règles concernant les candidats absents. Selon TV Globo, ces changements rendaient impossible le maintien du format prévu.
Cette double absence constitue un fait inédit depuis 20 ans : pour la première fois depuis deux décennies, les deux principaux candidats ne se sont pas retrouvés face à face dans un débat télévisé avant le premier tour d’une présidentielle brésilienne.
Le rendez-vous devait offrir aux électeurs une dernière confrontation entre plusieurs prétendants à la présidence avant l’ouverture des bureaux de vote. D’autres candidats, parmi lesquels Ronaldo Caiado, Romeu Zema et Augusto Cury, étaient attendus sur le plateau. Renan Santos avait également obtenu, à la suite d’une décision judiciaire, la possibilité de participer au débat.
AMÉRIQUE
HAÏTI – Les États-Unis expulsent plus de 50 personnes malgré l’insécurité persistante
Un nouvel avion en provenance des États-Unis a atterri jeudi à Cap-Haïtien avec à son bord plusieurs dizaines de personnes expulsées vers Haïti. Cette opération intervient alors que le pays reste confronté à une situation sécuritaire extrêmement fragile, notamment en raison de l’emprise de groupes armés sur de nombreux territoires.
Selon Kerlande Desauguste, responsable de l’Office national des migrations, plus de 50 personnes, dont deux mineurs, ont été débarquées de l’appareil. Le vol n’a pas été dirigé vers Port-au-Prince, où l’aéroport international demeure jugé trop dangereux pour accueillir les opérations d’expulsion en raison de la violence persistante.
Ces renvois interviennent quelques semaines après la décision américaine mettant fin au statut de protection temporaire (TPS) dont bénéficiaient environ 350 000 ressortissants haïtiens installés aux États-Unis. Pour de nombreux bénéficiaires, cette mesure fait craindre un retour forcé dans un pays où les conditions de sécurité et de réinstallation demeurent particulièrement difficiles. Parmi les personnes arrivées jeudi figure Jay Dabelus, un boxeur professionnel né aux Bahamas. Installé aux États-Unis depuis son enfance, il affirme avoir passé plus de vingt ans sur le territoire américain avant son arrestation et son expulsion.
À son arrivée en Haïti, le sportif a expliqué ne pas connaître réellement le pays vers lequel il venait d’être renvoyé. Il a également fait part de ses difficultés à envisager son avenir sur place, affirmant ne disposer ni de ressources financières ni de proches susceptibles de l’accompagner dans cette nouvelle situation. Cette expulsion intervient par ailleurs dans un contexte particulièrement tendu. Quelques jours auparavant, une attaque attribuée à des gangs à Kenscoff avait fait 47 morts et entraîné l’enlèvement de plus de 50 personnes, illustrant une nouvelle fois l’ampleur de la crise sécuritaire qui frappe le pays.
Le vol de jeudi constitue le deuxième transfert de ce type depuis la fin du TPS. Le précédent appareil avait atterri en Haïti le 20 août avec plus de 160 personnes à bord, dont plusieurs bénéficiaires de ce dispositif de protection américain. À leur arrivée, certains expulsés ont choisi de dissimuler leur visage. Ce geste, également observé lors du précédent vol, serait lié aux craintes suscitées par la situation sécuritaire et à la peur d’être identifiés dans un environnement où les violences et les enlèvements restent fréquents.
Les autorités haïtiennes doivent désormais prendre en charge ces nouveaux arrivants alors que les capacités d’accueil et les conditions de sécurité restent fortement limitées. Le retour de personnes ayant vécu parfois de nombreuses années aux États-Unis soulève ainsi des questions sur leur réinstallation, leur accès aux ressources et leur capacité à retrouver un cadre de vie stable. Pour les autorités haïtiennes, ces opérations interviennent à un moment particulièrement délicat, alors que le pays fait face à une crise humanitaire et sécuritaire majeure. La multiplication des expulsions américaines pourrait ainsi accentuer la pression sur des structures nationales déjà confrontées à d’importantes difficultés.
AMÉRIQUE
HAÏTI – 47 morts et plus de 50 enlèvements, Kenscoff plongée dans l’horreur
La situation sécuritaire continue de se dégrader en Haïti. Une attaque menée en début de semaine à Kenscoff, dans les environs de Port-au-Prince, a fait au moins 47 morts et entraîné l’enlèvement de plus de 50 personnes. Face à cette nouvelle flambée de violence, les autorités sont accusées d’inaction alors que les groupes armés étendent leur emprise sur le pays.
Selon les témoignages recueillis sur place, plusieurs familles ont été prises pour cible directement dans leurs habitations. Des habitants décrivent des scènes particulièrement violentes, avec des personnes tuées à leur domicile et, dans certains cas, des victimes enfermées dans des maisons auxquelles les assaillants auraient ensuite mis le feu.
Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, a également fait état de nombreux enlèvements. Certaines personnes capturées seraient utilisées comme moyen de pression par les groupes criminels, notamment pour dissuader les forces de sécurité d’intervenir contre leurs positions.
La population locale reste profondément traumatisée par l’attaque. Kenson Paul, un habitant de Kenscoff, déplore notamment le nombre élevé de jeunes tués dans la région et l’ampleur des destructions provoquées par les groupes armés.
Cette nouvelle offensive intervient alors que les gangs contrôlent une partie considérable de Port-au-Prince et ont étendu leur influence à plusieurs zones du pays. Leur présence dans la capitale et dans les régions environnantes complique considérablement les efforts des autorités pour rétablir la sécurité et protéger les populations civiles.
La crise sécuritaire intervient également à l’approche d’une échéance politique majeure. Haïti doit organiser des élections le 13 décembre, un scrutin présenté comme historique puisqu’il doit être le premier organisé dans le pays depuis près de dix ans. Mais la progression des violences et les déplacements massifs de population font peser de lourdes incertitudes sur la tenue du processus électoral dans des conditions normales.
La crise humanitaire atteint parallèlement des niveaux particulièrement préoccupants. D’après les données publiées mardi par les Nations unies, environ 1,5 million de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile en raison des violences. Entre janvier et juin, plus de 3 000 personnes auraient par ailleurs été tuées et environ 1 400 autres blessées.
Alors que les gangs continuent de renforcer leur emprise territoriale, la multiplication des massacres, des enlèvements et des déplacements forcés accentue la pression sur les autorités haïtiennes. À quelques mois des élections, le rétablissement de la sécurité apparaît plus que jamais comme l’un des principaux défis auxquels le pays est confronté.
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