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AFRIQUE DU NORD

ALGÉRIE : La ministre de la culture Meriem Merdaci démissionne.

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Ce samedi 24 août 2019, la ministre algérienne de la Culture, Meriem Merdaci, a présenté sa démission à la suite d’une bousculade à l’entrée du Stade du 20-Août, ayant occasionné la mort de 5 jeunes le jeudi 22 août lors d’un concert de l’artiste Soolking, de son vrai nom Abderraouf Derradji.

La bousculade a eu lieu à l’une des entrées du Stade du 20-Août, dans le quartier populaire de Belouizdad (ex Belcourt). Une forte affluence était notée à l’entrée et hélas, la bousculade a causé la mort de cinq jeunes d’entre 13 et 22 ans.

Le lendemain, le vendredi 23 août 2019, le directeur de l’Office National des Droits d’Auteurs (ONDA), en charge de l’organisation dudit concert, a été limogé par le Premier Ministre Nourredine Bedoui.

“Meriem Merdaci a présenté sa démission au Président par intérim Abdelkader Bensalah qui l’a acceptée”, d’après un communiqué de la présidence diffusée par la télévision d’Etat.

Les autorités algériennes se sont indignées de cet incident et décident d’ouvrir une enquête afin de situer les responsabilités. En outre, les citoyens et les proches des victimes ont eu du mal à comprendre l’organisation de ce concert dans l’un des plus vieux stades du pays.

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AFRIQUE

MAROC – À Fès, un musée fait revivre des siècles de patrimoine judéo-marocain

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Dans l’ancien quartier juif de Fès, un musée consacré au patrimoine culturel judéo-marocain met en lumière une histoire pluriséculaire. À travers une collection de pièces historiques, de documents anciens et d’objets traditionnels, l’établissement retrace la présence juive au Maroc et entend transmettre aux nouvelles générations la mémoire d’une communauté profondément ancrée dans l’histoire du royaume.

Aménagée sur deux niveaux, l’exposition permanente propose un parcours consacré aux différentes dimensions de cet héritage. Le rez-de-chaussée revient sur plus de 2 500 ans de présence juive au Maroc, tandis que le premier étage présente l’organisation sociale et institutionnelle de la communauté. Les visiteurs peuvent notamment y découvrir l’histoire des synagogues, des écoles hébraïques et des tribunaux rabbiniques.

Les collections rassemblent une grande diversité d’objets : vêtements traditionnels, bijoux, instruments de musique, œuvres artistiques, archives et manuscrits anciens en hébreu. Ces pièces témoignent de la richesse des pratiques culturelles et religieuses de la communauté, mais également de ses interactions avec les autres composantes de la société marocaine.

Pour l’anthropologue Faouzi Skali, l’histoire judéo-marocaine constitue un élément important de la construction de l’identité nationale. Il rappelle notamment l’arrivée des Juifs séfarades après la Reconquista espagnole, tout en soulignant l’existence de traditions juives dans le monde amazigh bien avant cette période. Ces différentes trajectoires historiques ont contribué à façonner des relations entre populations amazighes, arabes, juives et musulmanes.

Le Grand rabbin de Casablanca, Joseph Israël, insiste également sur la valeur historique des objets conservés dans le musée. Les photographies, les pierres tombales, les textes et les manuscrits exposés constituent, selon lui, des traces concrètes de l’ancienneté de la présence juive au Maroc et des liens entretenus avec les populations musulmanes. Il considère cet espace comme un lieu de transmission du savoir historique, particulièrement destiné aux jeunes générations.

Aujourd’hui, la communauté juive vivant au Maroc est estimée à environ 3 000 personnes. Mais son rayonnement historique et culturel dépasse largement les frontières du pays. Serge Berdugo, président de la Fondation pour le patrimoine culturel judéo-marocain, évalue à près d’un million le nombre de Juifs d’origine marocaine établis à travers le monde. Malgré l’éloignement géographique, nombre d’entre eux conservent un attachement marqué à leurs origines et à leur identité marocaine.

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AFRIQUE

LIBYE – Fauzi Abokhzam prend les commandes de la Banque centrale dans un contexte de divisions politiques

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Fauzi Abokhzam a officiellement pris ses fonctions de gouverneur de la Banque centrale de Libye après avoir prêté serment mercredi à Benghazi. Sa nomination avait été approuvée deux jours plus tôt par le Parlement, qui lui confie désormais la direction de l’une des institutions financières les plus stratégiques du pays.

Il succède à Naji Issa, dont la démission avait d’abord été rejetée par les députés en août avant d’être finalement acceptée en octobre. Ce changement à la tête de la Banque centrale intervient dans un contexte institutionnel marqué par des divergences persistantes entre les différentes autorités libyennes.

Selon les informations communiquées, Fauzi Abokhzam a été désigné à l’issue d’un vote parlementaire présenté comme ayant recueilli 90 voix favorables, un chiffre qui soulève une incohérence puisqu’il dépasse les 78 sièges attribués au Parlement dans le texte initial. Les conditions exactes de ce scrutin nécessitent donc des précisions.

Sa prise de fonctions intervient alors que la Libye reste confrontée à une profonde division politique et institutionnelle. À l’ouest, un gouvernement installé à Tripoli bénéficie de la reconnaissance d’une partie importante de la communauté internationale. À l’est, une administration soutenue par le maréchal Khalifa Haftar exerce son autorité sur une autre partie du territoire.

Cette fragmentation du pouvoir complique la gestion des institutions nationales, notamment celle de la Banque centrale, dont les décisions ont des conséquences directes sur les finances publiques, les revenus pétroliers et la stabilité économique du pays.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver une stabilité politique durable. La succession des crises institutionnelles et les rivalités entre les différentes forces politiques et militaires continuent de fragiliser le fonctionnement de l’État.

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AFRIQUE

SAHARA OCCIDENTAL – L’ONU échoue à renouveler le mandat de la MINURSO après deux votes décisifs

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Le Conseil de sécurité des Nations unies n’a pas réussi à trouver un compromis sur l’avenir de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Réunis le 30 octobre, ses membres ont rejeté deux projets de résolution distincts portant sur la prolongation du mandat de cette mission. Les votes ont également mis en évidence les divergences persistantes entre les grandes puissances et les acteurs directement concernés par le conflit.

Le premier texte, soumis par les États-Unis, prévoyait de reconduire le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2027. Washington proposait également de modifier le nom de la mission, qui serait devenue la « Mission des Nations unies au Sahara occidental », sous l’appellation MINUSO.

Cette proposition a obtenu le soutien de onze membres du Conseil de sécurité. Un pays a voté contre et trois autres se sont abstenus. Malgré cette majorité favorable, le texte n’a pas été adopté en raison du veto opposé par la Russie, membre permanent de l’instance.

Pour justifier son opposition, l’ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia, a insisté sur la nécessité de parvenir à une solution acceptée par les deux parties au conflit, à savoir le Maroc et le Front Polisario. Selon lui, aucune issue durable ne peut être obtenue si les décisions sont imposées sans concertation et sans prise en compte des positions de chacun.

Moscou a également défendu sa propre proposition. Le projet russe prévoyait, lui aussi, une prolongation d’un an du mandat de la MINURSO. Mais le texte n’a recueilli que trois voix favorables, contre une voix défavorable et onze abstentions. Il a donc échoué à obtenir le nombre de suffrages nécessaires à son adoption.

À l’issue des votes, les États-Unis ont maintenu leur défense d’une évolution du dispositif onusien. Leur représentant permanent, Mike Waltz, a estimé que la mission ne pouvait continuer à fonctionner sans prendre en considération les changements intervenus sur le terrain. Il a notamment critiqué le maintien du statu quo et défendu l’idée qu’une nouvelle dynamique pouvait ouvrir la voie à un règlement politique.

L’Algérie a, de son côté, exprimé son désaccord avec la manière dont la question sahraouie est présentée dans les discussions internationales. Son représentant permanent, Amar Bendjama, a dénoncé une approche qui, selon lui, réduit la situation du peuple sahraoui à une simple question humanitaire et à des données relatives aux besoins des réfugiés. Il a rappelé que le dossier ne pouvait être dissocié des revendications politiques du peuple sahraoui.

Le Maroc a défendu une position différente. Son ambassadeur auprès de l’ONU, Omar Hilale, a insisté sur le caractère temporaire du statut de réfugié et sur la nécessité de permettre aux personnes vivant dans les camps de regagner leurs territoires d’origine. Il a également accusé l’Algérie et le Front Polisario de maintenir la situation dans une logique politique qui, selon lui, entrave le règlement du conflit.

Le représentant marocain a ainsi plaidé pour que les négociations aboutissent à une solution permettant le retour des familles dans leurs régions d’origine. Ses déclarations ont donné lieu à un nouvel échange de positions avec la délégation algérienne, illustrant une fois encore les tensions diplomatiques autour du dossier sahraoui.

Du côté du Front Polisario, le rejet du projet américain a été accueilli favorablement. S’exprimant après la réunion, son représentant, Sidi M. Omar, a réaffirmé que le mouvement ne prendrait part à aucun processus qu’il jugerait contraire aux droits du peuple sahraoui.

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