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ALGÉRIE

ALGÉRIE : Le Président Abdelmadjid Tebboune retourne en Allemagne pour des soins

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Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune, âgé de 75 ans, est de nouveau hospitalisé en Allemagne pour des soins. Selon les informations de la présidence de la République, il y est retourné le 10 janvier 2021 pour parer à toute complication au pied après avoir contracté le coronavirus au mous d’octobre 2020.

Avant de décoller à l’aéroport militaire de Boufarik, le président a déclaré, à la télévision nationale, que ce retour en Allemagne était déjà prévu par les médecins qui l’avaient traité pour la Covid-19. En réalité, il devait subir ces soins au pied avant son retour en Algérie, mais puisqu’ils n’étaient pas urgents, ils avaient été reportés afin de permettre au président de traiter certains « dossiers urgents ».  « Il ne reste pas beaucoup de ce protocole de soins, mais il faut qu’il soit terminé ou je perdrai tout le bénéfice de ce qui a été fait auparavant », a déclaré le chef de l’État algérien, Abdelmadjid Tebboune, a également précisé qu’il pourrait subir « une petite intervention chirurgicale au niveau du pied ». Toutefois, aucune précision n’a été faite sur la durée de ce séjour médical en Allemagne.

Le 24 octobre 2020, le président s’était mis à l’isolement après avoir été en contact avec des responsables contaminés par la Covid-19. Il avait ensuite été hospitalisé pendant deux mois, le 28 octobre, en Allemagne.

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AFRIQUE

ALGÉRIE – L’arrestation de 61 Marocains suscite des interrogations et alimente les tensions

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Trois jours après l’annonce par les autorités algériennes de l’arrestation de 61 ressortissants marocains soupçonnés de préparer des actes de sabotage, de nombreuses zones d’ombre entourent encore cette affaire. Présentée par la police comme une opération ayant permis de démanteler un réseau criminel international, l’interpellation continue de susciter des réactions, notamment sur les réseaux sociaux, où des spéculations et des images générées par intelligence artificielle circulent.

Selon la Direction générale de la Sûreté nationale algérienne (DGSN), les personnes arrêtées, parmi lesquelles figurerait un ancien militaire de l’armée royale marocaine, auraient été impliquées dans un projet susceptible de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public. Toutefois, les autorités n’ont pas communiqué davantage de détails sur les faits qui leur sont reprochés ni sur les éléments précis ayant conduit à leur arrestation.

D’après les informations rendues publiques par la police, les suspects seraient passés par la Tunisie avant de pénétrer illégalement en Algérie. Ils auraient emprunté des chemins situés dans la région d’El Kala, près de la frontière, avant de poursuivre leur trajet jusqu’à Oran. Lors de l’opération, les forces de sécurité auraient saisi des passeports marocains ainsi que des sommes importantes en dirhams et en euros.

Dimanche soir, la télévision nationale algérienne a diffusé une vidéo présentée comme montrant les arrestations. Depuis cette diffusion, peu de nouveaux éléments ont été rendus publics, alimentant les interrogations sur le déroulement de l’enquête et sur les accusations portées contre les personnes interpellées.

Sur les réseaux sociaux, le manque d’informations officielles a rapidement provoqué une vague de réactions. Un observateur algérien décrit la situation comme une forme d’« auto-intoxication médiatique » des deux côtés de la frontière. Selon lui, l’absence de communication détaillée des autorités algériennes laisse le champ libre aux spéculations, alors que des internautes marocains dénoncent une possible mise en scène de l’affaire.

La circulation de plusieurs images présentées comme ayant été générées par intelligence artificielle contribue également à brouiller les repères. En l’absence de vérifications indépendantes, ces contenus ne permettent pas d’établir les circonstances réelles des arrestations ni de confirmer les accusations avancées.

Du côté marocain, certains observateurs appellent à une réaction officielle. Un spécialiste de la politique marocaine estime qu’un communiqué du ministère des Affaires étrangères permettrait de demander des précisions sur l’enquête et d’exiger davantage de transparence dans la communication des informations.

Contactées par RFI, les autorités marocaines n’avaient pas encore répondu aux sollicitations du média au moment de la publication de son article. En attendant d’éventuelles précisions des deux pays, cette affaire demeure entourée d’incertitudes et continue d’alimenter les tensions dans l’espace médiatique entre Alger et Rabat.

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AFRIQUE

ALGÉRIE – Alger frappe fort : L’ambassadeur Emirati sommé de quitter le pays sous 48 heures

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Les relations entre Alger et Abou Dhabi franchissent un nouveau seuil de tension. L’Algérie a annoncé, jeudi 10 septembre, la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, après plusieurs années de désaccords et d’accusations réciproques sur des questions nationales et régionales.

La décision, annoncée par la télévision publique algérienne, intervient après l’échec des démarches engagées pour préserver les liens entre les deux pays. Alger estime avoir épuisé les différents moyens permettant d’éviter une rupture et a accordé un délai de 48 heures à l’ambassadeur émirati pour se conformer à cette décision.

Depuis plusieurs années, les rapports entre les deux capitales se sont progressivement détériorés. Les autorités algériennes accusent notamment les Émirats d’interférer dans les affaires intérieures du pays et de mener une politique jugée déstabilisatrice dans plusieurs crises régionales.

Le président Abdelmadjid Tebboune avait déjà exprimé publiquement ses critiques à l’égard de la politique menée par Abou Dhabi. En juillet, lors d’une interview télévisée, il avait estimé que l’action des Émirats avait eu un impact particulièrement négatif sur la région, allant jusqu’à leur reprocher d’être associés à des situations de conflit et de violence au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Le chef de l’État algérien avait également appelé les autorités émiraties à ne pas intervenir dans des dossiers susceptibles d’affecter directement la stabilité de l’Algérie. À cette occasion, il avait laissé entendre qu’une rupture des relations pouvait déjà être envisagée, mais qu’Alger avait privilégié jusque-là la préservation des équilibres au sein du monde arabe.

Avec cette annonce, la crise diplomatique entre les deux pays entre désormais dans une nouvelle phase. La rupture officielle marque l’aboutissement de tensions accumulées au fil des dernières années et pourrait avoir des répercussions sur les relations politiques et régionales entre Alger et les États du Golfe.

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AFRIQUE

ALGÉRIE – Abdelmadjid Tebboune veut durcir la réponse pénale après les incendies meurtriers

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Le gouvernement algérien envisage de renforcer considérablement les sanctions contre les auteurs d’incendies criminels. Après la série de feux qui a endeuillé plusieurs régions de l’est du pays, le président Abdelmadjid Tebboune a demandé que la peine capitale puisse être appliquée aux personnes reconnues coupables d’avoir volontairement déclenché des incendies de forêt.

Le chef de l’État a chargé le ministre de la Justice de préparer une modification du Code pénal et de présenter ses propositions avant le 15 septembre. La législation actuelle prévoit déjà des sanctions particulièrement lourdes : l’incendie volontaire d’une forêt peut entraîner jusqu’à 30 ans de réclusion, voire la perpétuité dans certaines circonstances.

La peine de mort demeure inscrite dans le droit algérien, mais son application est suspendue de fait depuis plusieurs décennies. La dernière exécution remonte à 1993. Une éventuelle extension de son champ d’application aux incendies volontaires constituerait donc un durcissement majeur de la politique pénale.

Cette annonce intervient alors que les autorités cherchent également à déterminer l’origine exacte des incendies qui ont frappé plusieurs wilayas. Abdelmadjid Tebboune a notamment relevé le caractère presque simultané de plusieurs départs de feu, survenus durant la nuit, laissant ouverte l’hypothèse d’actes criminels coordonnés. À ce stade, cette hypothèse ne permet toutefois pas d’établir que l’ensemble des incendies ont été provoqués volontairement.

Les autorités ont parallèlement annoncé une accélération des mesures destinées à soutenir les populations touchées. Le président a ordonné que les familles sinistrées soient indemnisées rapidement et que les logements endommagés soient remis en état. Le rétablissement des réseaux d’électricité, de gaz, d’eau et de télécommunications figure également parmi les priorités fixées par le pouvoir.

Les wilayas de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou ont été particulièrement affectées par les incendies. Le bilan communiqué fait état d’au moins 12 décès et de 54 personnes hospitalisées pour des brûlures, dont six dans un état grave.

Le nombre définitif de victimes pourrait toutefois évoluer. Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a évoqué vendredi un bilan « très lourd », sans avancer de nouvelle estimation chiffrée.

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