MATCH AMICAL : Le Sénégal tient tête au Brésil (1 – 1).
Le vainqueur de la Copa America et le vice champion d’Afrique se sont rencontrés à Singapour ce jeudi 10 octobre à 12h. Un match amical où les Lions de la Téranga ont su tenir tête à la Seleçao qui reste sur une série exceptionnelle de 33 matchs et une seule défaite contre les équipes africaines.
Les brésiliens marquent très tôt un but, à la 9ème minute. L’attaquant des Reds de Liverpool, Roberto Firmino, trouvé en profondeur par Gabriel Jesus, trompe le portier sénégalais, Alfred Gomes, d’une jolie pichenette (1 – 0).
Un peu en difficulté dans la maîtrise du jeu surtout au milieu de terrain, le Sénégal comptera sur l’exploit de son génie, Sadio Mané. Une accélération côté gauche qui provoque la faute du défenseur parisien Marcos Corrêa dit Marquinhos dans la surface de réparation à la 45ème minute. Le numéro 10 sénégalais laisse le soin à Famara Diédhiou qui transforme le pénalty (1 – 1).
En seconde période, à quelques minutes de la fin de la rencontre, à la 85ème minute, Sadio Mané trouve le poteau sur une magnifique frappe enroulée, pied droit. Les Lions auront souffert pendant toute cette seconde période mais parviennent à tenir en échec la sélection brésilienne.
AMÉRIQUE
ÉTATS-UNIS – Après la défaite républicaine, Donald Trump reconnaît l’impact possible de la guerre contre l’Iran
Donald Trump a surpris par son ton inhabituellement conciliant envers les démocrates après leur victoire aux élections de mi-mandat aux États-Unis. Le président américain a reconnu que le conflit engagé contre l’Iran avait probablement pesé sur le résultat électoral, tout en écartant l’idée que cette défaite constitue un désaveu de sa personne.
Interrogé par Fox News, le locataire de la Maison-Blanche a reconnu la performance de ses adversaires, estimant qu’ils avaient « bien travaillé ». Une appréciation qui tranche avec les critiques répétées qu’il avait adressées au Parti démocrate tout au long de la campagne.
Malgré le changement de majorité au Congrès, Donald Trump s’est dit disposé à travailler avec les nouveaux responsables démocrates. Il a néanmoins prévenu qu’il ferait usage de son droit de veto pour bloquer les textes législatifs qu’il jugerait contraires à ses orientations politiques.
Le président a également évoqué le conflit avec l’Iran parmi les facteurs susceptibles d’avoir influencé le choix des électeurs. La progression des prix du pétrole et les inquiétudes liées aux conséquences économiques et sécuritaires de la guerre ont occupé une place importante dans les débats de campagne.
Donald Trump estime toutefois que les Américains ont compris les raisons de ses décisions face à Téhéran. Cette lecture ne l’a pas empêché de reconnaître que le conflit avait pu contribuer au recul de son parti dans les urnes.
Au lendemain de cette défaite, le président a également cherché à relativiser sa responsabilité personnelle. Il a notamment affirmé que les résultats auraient pu être différents s’il avait lui-même été candidat sur les bulletins de vote.
Cette position contraste avec son implication dans la campagne républicaine. Donald Trump avait multiplié les déplacements et les interventions publiques pour soutenir les candidats de son camp et mobiliser leur électorat.
AMÉRIQUE
HAÏTI – Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé salue le soutien militaire du président Nayib Bukele
Haïti bénéficie d’un nouveau renfort international dans sa lutte contre les groupes armés. Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a exprimé sa reconnaissance au président salvadorien Nayib Bukele pour l’appui apporté par son pays, qui a engagé le déploiement de plus de 2 000 soldats sur le territoire haïtien.
Lors d’une conférence de presse organisée à Port-au-Prince, le chef du gouvernement a salué l’engagement du dirigeant salvadorien, estimant que celui-ci comprend les défis sécuritaires auxquels Haïti est confronté. L’exécutif haïtien affirme vouloir intensifier les opérations contre les gangs, avec le soutien des forces internationales.
Les autorités ont fixé deux objectifs prioritaires : rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire et créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles. Alix Didier Fils-Aimé a toutefois tenu à rappeler que la conduite de cette stratégie demeure sous la responsabilité des institutions haïtiennes. Selon lui, les forces étrangères ont vocation à renforcer les capacités nationales et non à se substituer à l’État.
Le renfort salvadorien intervient dans un contexte particulier, marqué par la disparition de quatre ressortissants de ce pays qui servaient au sein de la Force de répression des gangs (GSF), soutenue par les Nations unies. Ces membres de la force ont été portés disparus le 18 octobre, après une embuscade contre leur véhicule blindé alors qu’ils regagnaient leur base à la suite d’un déplacement dans un marché situé en périphérie de Port-au-Prince.
Dans un communiqué, le ministère salvadorien des Affaires étrangères a annoncé la poursuite du déploiement de plus de 2 000 militaires afin de participer aux recherches et de retrouver les quatre hommes. Cette opération de grande ampleur bénéficie, selon les autorités salvadoriennes, du soutien de plusieurs pays et organisations internationales.
Le président Nayib Bukele s’est également entretenu par téléphone avec le Premier ministre haïtien afin d’évoquer les modalités de cette mission. Quelques jours auparavant, il avait publié un message en créole haïtien sur le réseau social X, dans lequel il menaçait de mener une offensive contre les gangs si les ressortissants salvadoriens n’étaient pas libérés.
Les nouveaux renforts doivent rejoindre les forces déjà présentes en Haïti et participer aux opérations de recherche dans la région de la Plaine du Cul-de-Sac, près de la capitale. Cette mobilisation illustre le renforcement de la coopération sécuritaire entre Port-au-Prince et San Salvador, alors que les groupes armés continuent de représenter une menace majeure pour la stabilité du pays.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Cyril Ramaphosa vote à Johannesburg lors d’élections locales décisives pour l’ANC
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a accompli son devoir électoral mercredi à Johannesburg, à l’occasion des élections municipales organisées dans le pays. Ce scrutin constitue un rendez-vous important pour le Congrès national africain (ANC), qui dirige l’Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid et cherche à préserver son influence politique dans les collectivités locales.
Le parti historique de Nelson Mandela aborde ces élections dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés socio-économiques. La dégradation des infrastructures routières, les coupures d’électricité, les pénuries d’eau, les inégalités sociales persistantes et un taux de chômage supérieur à 30 % figurent parmi les principales préoccupations des électeurs.
La formation au pouvoir doit également composer avec une érosion progressive de son soutien électoral. Lors des élections municipales de 2021, l’ANC avait obtenu 45,5 % des suffrages, perdant ainsi sa majorité absolue à l’échelle nationale. Trois ans plus tard, lors des élections générales de mai 2024, son score était tombé à 40 %, une première depuis la fin du régime de l’apartheid.
À l’approche de ce nouveau scrutin, plusieurs enquêtes d’opinion évoquent la possibilité d’un résultat inférieur à 40 %, certains sondages situant même le parti autour du tiers des suffrages. Les résultats définitifs, attendus dans les prochains jours, permettront de mesurer l’évolution de son implantation politique et de mieux cerner les rapports de force au sein du paysage politique sud-africain.
À mi-parcours du mandat présidentiel, cette consultation représente également un indicateur important pour Cyril Ramaphosa, qui s’est personnellement investi dans la campagne. Le chef de l’État ne pourra pas solliciter un troisième mandat présidentiel, ce qui renforce les enjeux liés à la préparation de sa succession.
L’avenir de la direction de l’ANC constitue ainsi un autre enjeu majeur de ces élections. Le prochain congrès du parti, prévu en décembre 2027, devra permettre de désigner son futur dirigeant, appelé traditionnellement à porter les couleurs de la formation lors de la prochaine présidentielle.
Au-delà du contrôle des municipalités, les résultats de ce scrutin pourraient donc peser sur les équilibres internes de l’ANC et sur la préparation de l’après-Ramaphosa.
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