AFRIQUE
SÉNÉGAL – Au Koweït, Le président Bassirou Diomaye Faye à l’écoute de la diaspora sénégalaise
En clôture de sa journée officielle au Koweït, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé un temps d’échange à la communauté sénégalaise résidant dans le pays. Cette rencontre, empreinte de proximité, s’inscrit dans la volonté affichée par le Chef de l’État de renforcer les liens entre le Sénégal et sa diaspora.

Face à ses compatriotes, le Président a mis en avant leur capacité d’intégration et leur contribution positive à l’image du Sénégal à l’étranger. Il a salué une communauté respectueuse des lois du pays d’accueil, tout en restant profondément attachée aux valeurs nationales. Pour le Chef de l’État, les Sénégalais du Koweït incarnent une diaspora responsable, consciente de son rôle économique, social et diplomatique.

Bassirou Diomaye Faye a également tenu à rappeler l’engagement des autorités sénégalaises à veiller à la protection des droits de leurs ressortissants à l’étranger. Il a insisté sur l’importance d’un accompagnement institutionnel constant afin de garantir leur sécurité, leur dignité et leur épanouissement.

Dans son adresse, le Président a souligné le rôle stratégique de cette communauté, qu’il considère comme un levier essentiel du rapprochement entre Dakar et Koweït City. Il a invité ses membres à poursuivre leurs efforts en faveur de l’unité, de la solidarité et du rayonnement du Sénégal, contribuant ainsi au renforcement de l’image du pays sur la scène internationale.
Source : Présidence de la république
Crédit photo : Présidence de la république
AFRIQUE
ÉGYPTE – Crise entre Riyad et les Houthis : Le Caire mise sur la diplomatie pour éviter l’escalade
L’Égypte appelle à une désescalade urgente entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthis au Yémen. Jeudi 22 octobre, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a plaidé pour l’exploration de toutes les initiatives diplomatiques susceptibles de mettre un terme aux affrontements. Il a notamment insisté sur la nécessité d’un retrait complet des territoires récemment conquis et d’un retour aux positions antérieures au 1er septembre.
Lors d’une conférence de presse organisée au Caire, le chef de la diplomatie égyptienne a réaffirmé le soutien de son pays à l’Arabie saoudite, confrontée depuis le début du mois à des attaques presque quotidiennes revendiquées par les Houthis, soutenus par l’Iran. Une frappe visant l’aéroport de Riyad aurait notamment constitué l’une des attaques les plus meurtrières subies par le royaume depuis plusieurs années.
La situation sécuritaire s’est fortement dégradée après une offensive lancée en septembre par les rebelles yéménites. Ces derniers ont pris le contrôle de plusieurs territoires jusque-là tenus par les forces gouvernementales, notamment le long de la mer Rouge. Cette avancée intervient après l’effondrement, en juillet, d’une trêve qui avait permis une période d’accalmie relative dans le conflit.
Les Houthis ont également annoncé un blocus maritime visant l’Arabie saoudite et intensifié leurs opérations contre des navires, des installations pétrolières et des cibles situées sur le territoire saoudien. En réponse, l’aviation du royaume multiplie les frappes contre les zones contrôlées par les rebelles.
Cette escalade fait craindre une aggravation supplémentaire de la crise humanitaire au Yémen. Selon les informations rapportées par l’AFP, les combats ont déjà provoqué le déplacement de plus de 250 000 personnes à l’intérieur du pays, venant alourdir le bilan d’une crise qui affecte durablement les populations civiles.
Au-delà du dossier yéménite, Badr Abdelatty a appelé à privilégier les solutions politiques dans plusieurs autres zones de tension, notamment en Iran, au Soudan et en Libye. « Les solutions militaires ne feront qu’entraîner davantage de destruction et de ruines », a-t-il averti, mettant en garde contre les conséquences d’une nouvelle extension des conflits régionaux.
AFRIQUE
GUINÉE – Corruption : L’ancien président de la Cour constitutionnelle condamné à sept ans de prison
L’ancien président de la Cour constitutionnelle guinéenne, Mohamed Lamine Bangoura, a été condamné à sept ans d’emprisonnement pour des faits de corruption, de détournement de fonds publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. La décision a été rendue par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), dans une affaire liée à la gestion des ressources financières de l’institution qu’il dirigeait.
En plus de la peine de prison, la juridiction a prononcé une amende de deux milliards de francs guinéens à l’encontre de l’ancien haut responsable. Elle a également ordonné la confiscation de ses biens situés en Guinée et au Sénégal.
Deux autres personnes poursuivies dans ce dossier, actuellement en fuite, ont été condamnées chacune à dix ans de prison. Les trois hommes sont par ailleurs tenus de verser solidairement 41 milliards de francs guinéens à l’État guinéen, selon la décision judiciaire.
Détenu depuis décembre 2022, Mohamed Lamine Bangoura conteste les accusations formulées contre lui. Sa condamnation intervient dans le cadre des procédures engagées contre plusieurs anciens responsables de l’administration d’Alpha Condé depuis l’arrivée au pouvoir de Mamady Doumbouya, à la suite du coup d’État de septembre 2021.
Au total, quelque 180 anciens responsables sont concernés par des poursuites judiciaires dans ce contexte de lutte affichée contre la corruption et les infractions économiques et financières.
Cette politique judiciaire suscite toutefois des critiques au sein de l’opposition guinéenne. Des responsables politiques dénoncent une instrumentalisation présumée de la justice et une restriction des libertés sous les autorités actuelles.
L’affaire Mohamed Lamine Bangoura s’inscrit ainsi dans un climat politique marqué par la multiplication des procédures visant d’anciens dirigeants et par des débats persistants sur l’indépendance de la justice en Guinée.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – « Premier cobaye » : Sonko s’oppose au mécanisme du G20 pour la dette
Le recours envisagé par le Sénégal au mécanisme du G20 pour restructurer sa dette publique suscite des réserves au sommet de l’État. Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre, critique cette orientation et prévient que son groupe parlementaire pourrait refuser d’adopter le projet de loi de finances si l’exécutif maintient cette option.
À Dakar, le débat porte sur l’utilisation d’une version renforcée du Cadre commun du G20, un dispositif mis en place en 2020 pour faciliter la restructuration de la dette des pays confrontés à de graves difficultés financières. Ce mécanisme fait cependant l’objet de critiques en raison de la lenteur des négociations et des divergences entre les créanciers sur la répartition des efforts nécessaires.
Pour Ousmane Sonko, le Sénégal n’aurait pas besoin de recourir à un tel dispositif pour procéder à un simple reprofilage de sa dette. Il soutient que les créanciers ont déjà écarté toute réduction des montants dus et s’interroge sur l’intérêt de placer le pays dans un mécanisme dont les conséquences restent incertaines.
« Le Sénégal n’avait pas besoin d’être le premier cobaye », a-t-il déclaré, exprimant ses inquiétudes face à une initiative dont le pays pourrait devenir le premier terrain d’application, alors que ses finances publiques sont soumises à de fortes tensions.
Le responsable politique a également brandi la menace d’un rejet du projet de loi de finances. Il assure ne pas vouloir entraver le fonctionnement des institutions, mais estime que la responsabilité d’un éventuel blocage incomberait à l’exécutif si celui-ci persistait dans sa stratégie.
La situation budgétaire du Sénégal reste particulièrement préoccupante. À la fin de l’année 2024, la dette publique était estimée à 132 % du produit intérieur brut (PIB), selon les données évoquées dans le dossier. Une partie de cette dette n’avait pas été correctement déclarée sous la présidence de Macky Sall, au pouvoir de 2012 à 2024.
Dans ce contexte, Dakar avait annoncé, le 1er septembre, un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue d’un programme d’aide de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Cette initiative vise à assainir les finances publiques et à accompagner le redressement budgétaire du pays.
-
A LA UNE1 mois .SÉNÉGAL – De Pikine à Londres, SOLMA veut faire défiler le Sénégal sur la scène internationale
-
AFRIQUE3 mois .CAMEROUN – L’absence prolongée de Paul Biya alimente interrogations et tensions politiques
-
EUROPE3 mois .FRANCE – Paris : Lancement du Haut conseil de la diplomatie africaine et appel à l’unité des Africains
-
AFRIQUE3 mois .ZIMBABWÉ – Un retour massif de migrants face aux violences en Afrique du Sud
-
AFRIQUE3 mois .CÔTE D’VOIRE – Six responsables du PDCI libérés après neuf mois de détention
-
AFRIQUE3 mois .BURKINA FASO – Ibrahim Traoré dément toute rivalité au sommet de l’État
-
AFRIQUE3 mois .ZAMBIE – Décès de l’ancien vice-président Guy Scott à 82 ans
-
CULTURE3 mois .SÉNÉGAL – Viviane Chidid annonce un concert exceptionnel pour ses 26 ans de carrière


