AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL : Barthelemy Diaz s’oppose au décret.
La volonté affichée par le gouvernement sénégalais de donner à Dakar un statut spécial écœure profondément l’actuel maire de Mermoz, Barthélemy Dias. Invité de l’émission « Yoonwi » sur la Rfm, il accuse le président Macky Sall de ne pas respecter les fondements de la démocratie. L’idée de nommer le maire de dakar par décret présidentiel est scandaleux, et constitue une manière d’écarter l’opposition de la gouvernance de la capitale selon lui.
Barthélemy Dias a rappelé que depuis François Mitterrand, Paris a toujours été entre les mains de l’opposition et il n’a jamais été question de modifier la constitution pour nommer le premier magistrat de la ville.
Barthélemy Días demande à l’état du Sénégal, et au chef de l’Etat en particulier, de mettre un terme à toutes ces rumeurs qui annoncent un statut spécial pour la ville de Dakar. Pour lui, la ville de Touba, qui depuis presque trois décennies, courent derrière ce statut, le mérite plus étant donné le travail acharné de son fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba. « Avant de donner un statut spécial à une ville qui n’en a besoin, mieux vaut le donner à Touba qui court derrière depuis 30 ans. », a-t-il affirmé.
En guise d’illustration, Barthélemy Diaz rappelle qu’aucune autorité n’a osé bloquer la liste du Khalife qui, pourtant, ne tient pas compte de la parité. Selon lui, « ce privilège, Touba le mérite bien, au vu de ce que représente son fondateur et de tout ce qu’il a fait pour la religion, la communauté musulmane et pour cette ville… ».
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye accorde une grâce à 984 condamnés
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une mesure de grâce à 984 personnes condamnées. Les décrets présidentiels ont été signés le lundi 21 septembre 2026, avant que le ministère de la Justice ne rende publique la décision le lendemain.
La mesure prévoit plusieurs catégories de remise de peine. Au total, 921 condamnés bénéficient d’une remise totale, hors catégories particulières. À ce groupe s’ajoutent 21 détenus souffrant de pathologies graves, 19 mineurs et une personne âgée de plus de 65 ans, qui bénéficient également d’une remise totale dans les conditions fixées par les autorités.
Le chef de l’État a également accordé une remise partielle à 18 condamnés. Par ailleurs, quatre peines de réclusion criminelle à perpétuité ont été commuées, portant à 984 le nombre total de bénéficiaires de la mesure présidentielle.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la pression exercée sur le système pénitentiaire sénégalais. La mesure s’inscrit, selon les autorités, dans une démarche visant à réduire la surpopulation carcérale, à améliorer les conditions de détention et à favoriser la réinsertion des personnes concernées.
La grâce présidentielle constitue ainsi une nouvelle mesure de régulation de la population carcérale, alors que les établissements pénitentiaires doivent composer avec des capacités d’accueil limitées par rapport au nombre de détenus.
Les bénéficiaires concernés par cette décision devraient être libérés ou voir leur situation pénale modifiée conformément aux modalités prévues par les différents décrets signés par le président de la République.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Diomaye Faye arrive à New York pour la 81e Assemblée générale de l’ONU
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a rejoint les États-Unis après avoir quitté Dakar lundi 21 septembre 2026. Le chef de l’État est attendu à New York dans le cadre de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Cette étape américaine s’inscrit dans un déplacement consacré aux engagements internationaux du Sénégal. À son arrivée, Bassirou Diomaye Faye a également rencontré des membres de la communauté sénégalaise établie aux États-Unis, donnant lieu à un moment d’échanges avec la diaspora.
Cette rencontre a notamment été rapportée par Senegal7. Elle intervient après une série de déplacements effectués par le président sénégalais au cours du mois de septembre.
Avant son arrivée à New York, Bassirou Diomaye Faye s’était rendu à Washington les 14 et 15 septembre, où il avait multiplié les échanges avec des responsables et partenaires américains. Il avait ensuite poursuivi son déplacement à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, les 16 et 17 septembre.
Son passage à New York marque ainsi une nouvelle séquence de cette tournée internationale, avec la participation du Sénégal aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies.
AFRIQUE
GUINÉE – Le terme « président putschiste » provoque une vive réaction de la HAC contre France 24
Un différend oppose désormais la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée à France 24. Le régulateur guinéen a mis en demeure la chaîne française après l’utilisation à l’antenne d’un qualificatif jugé inapproprié pour désigner le président Mamadi Doumbouya. La décision de la HAC fait suite à une édition d’information diffusée les 14 et 15 septembre.
Au centre de la controverse figure l’expression « président putschiste », employée par un présentateur pour évoquer le chef de l’État guinéen. La HAC estime que cette formulation ne respecte pas les exigences qu’elle impose aux médias en matière d’exactitude, d’impartialité et d’équilibre dans le traitement de l’information.
Le parcours politique de Mamadi Doumbouya est à l’origine de cette controverse. L’actuel président avait pris le pouvoir à la suite du coup d’État de septembre 2021. Il a ensuite été élu président en décembre 2025, avant son investiture en janvier 2026. C’est précisément cette élection que la HAC met en avant pour contester l’emploi du terme utilisé par France 24.
Dans sa décision, l’autorité de régulation reproche à la chaîne d’avoir présenté le chef de l’État sous une appellation qu’elle considère comme incompatible avec son statut actuel de président élu. Elle a demandé à France 24 de procéder aux corrections éditoriales nécessaires sur ses différentes plateformes et a averti qu’elle pourrait prendre des sanctions en cas de récidive.
L’affaire a toutefois connu un nouveau développement. France 24 a finalement diffusé un rectificatif à l’antenne, reconnaissant une erreur dans l’utilisation du qualificatif et rappelant que Mamadi Doumbouya était arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2021 avant d’être élu président en 2025.
Le dossier ne s’est cependant pas arrêté à la mise en demeure. Jeudi 17 septembre, la HAC a annoncé l’interdiction de diffusion de France 24 en Guinée avec effet immédiat, sur l’ensemble du territoire et par différents moyens de diffusion. L’autorisation de la chaîne a également été révoquée et les accréditations de ses correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs retirées.
Cette décision intervient dans un contexte déjà tendu entre les autorités guinéennes et plusieurs médias. La HAC a également pris récemment des mesures concernant d’autres acteurs de la presse, notamment le retrait de l’accréditation d’un correspondant de Jeune Afrique.
Le différend autour de France 24 illustre ainsi les tensions persistantes autour du traitement médiatique de la transition politique puis de la nouvelle présidence guinéenne. Alors que la chaîne a procédé à un rectificatif, le régulateur a finalement choisi de durcir sa réponse en suspendant sa diffusion dans le pays.
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