AFRIQUE
SÉNÉGAL – JOJ Dakar 2026 : le Président Diomaye Faye fixe le cap à dix mois des Jeux
Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a présidé le Conseil présidentiel de suivi des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, une instance stratégique dédiée à l’évaluation de l’état d’avancement des préparatifs de cet événement d’envergure mondiale. Cette réunion de haut niveau a réuni l’ensemble des acteurs institutionnels et techniques impliqués dans l’organisation des Jeux.
Les travaux ont permis de dresser un état des lieux détaillé des chantiers en cours, aussi bien sur le plan des infrastructures sportives que des dispositifs logistiques, organisationnels et financiers. L’accent a été mis sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes afin d’assurer une meilleure fluidité dans l’exécution des projets et d’éviter tout retard susceptible de compromettre les engagements pris.
À dix mois de l’ouverture officielle des Jeux, le Chef de l’État a rappelé l’importance stratégique de ce rendez-vous pour le Sénégal et pour l’Afrique. Il a fixé des priorités claires, assorties d’échéances fermes, en insistant sur l’accélération des chantiers structurants, la mobilisation nationale autour de l’événement et le strict respect du cahier des charges convenu avec le Comité international olympique (CIO).
Le Président Bassirou Diomaye Faye a également souligné que l’organisation des JOJ Dakar 2026 constitue une opportunité historique de valorisation du savoir-faire sénégalais et de promotion de l’image du continent africain sur la scène internationale. À ce titre, il a exigé rigueur, anticipation et efficacité dans la conduite de toutes les actions, appelant chaque responsable à assumer pleinement ses missions.
Ces Jeux, premiers du genre à être organisés en Afrique, représentent un défi logistique et symbolique majeur. Le Conseil présidentiel de suivi s’inscrit ainsi comme un cadre de pilotage essentiel pour garantir une organisation conforme aux standards olympiques et à la confiance accordée au Sénégal par la communauté sportive internationale.
AFRIQUE
MAROC – Fatima Zahra El Mansouri devient la première femme à diriger le gouvernement
Fatima Zahra El Mansouri entre dans l’histoire politique du Maroc en devenant la première femme appelée à diriger le gouvernement du royaume. Sa nomination intervient après la victoire du Parti Authenticité et Modernité (PAM), arrivé en tête des élections législatives avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants.
Le roi Mohammed VI a officiellement chargé la responsable politique de former le prochain gouvernement. Cette décision constitue une première au Maroc et fait d’El Mansouri la deuxième femme à prendre la tête d’un gouvernement dans le monde arabe, après la Tunisienne Najla Bouden.
Âgée de 50 ans, Fatima Zahra El Mansouri possède déjà une longue expérience politique. Avocate de formation, elle a étudié à l’Université Mohammed V de Rabat avant de poursuivre son cursus en France puis aux États-Unis, où elle s’est spécialisée dans le droit des affaires et le droit des sociétés.
Son entrée en politique intervient avec la création du PAM en 2008. Un an plus tard, elle devient maire de Marrakech, une fonction qu’elle retrouvera après les élections locales de 2021. Elle s’impose progressivement comme l’une des principales figures féminines de la scène politique marocaine.
Entre 2021 et 2026, elle a également occupé le portefeuille de ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville au sein du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch. En février 2024, elle devient coordinatrice de la coalition dirigeante du PAM, formation qui fonctionne depuis cette date avec une direction collégiale plutôt qu’autour d’un secrétaire général unique.
Avant sa désignation, son nom était notamment opposé à celui de Fouzi Lekjaa, autre personnalité influente du PAM et président de la Fédération royale marocaine de football. Après les élections, El Mansouri avait indiqué que le choix final appartenait au roi.
La Constitution marocaine prévoit que le souverain nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections à la Chambre des représentants. Avec ses 97 sièges, le PAM reste toutefois loin de la majorité absolue fixée à 198 élus. La nouvelle cheffe du gouvernement devra donc négocier avec d’autres formations pour constituer une majorité parlementaire.
La composition de cette future coalition demeure incertaine. Le PAM entretient notamment des rapports difficiles avec le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui dirigeait la précédente coalition gouvernementale dans laquelle le parti occupait une position de partenaire minoritaire.
Dans l’opposition, le Parti de la justice et du développement (PJD) a effectué un net retour électoral en obtenant 54 sièges, contre 13 lors du précédent scrutin. Porté notamment par le retour de son dirigeant Abdelilah Benkirane, ancien chef du gouvernement, le parti islamiste a annoncé qu’il entendait rester dans l’opposition et excluait une alliance avec le PAM.
La nomination de Fatima Zahra El Mansouri intervient également dans un contexte où les questions liées à la place des femmes dans la société marocaine continuent de faire débat. La nouvelle responsable du gouvernement s’est toutefois rarement exprimée publiquement sur les questions d’égalité entre les sexes au cours de sa carrière.
Interrogée avant sa nomination sur les éventuels aménagements que pourrait nécessiter la présence d’une femme aux côtés du roi lors de certaines cérémonies religieuses, notamment les prières du vendredi et de l’Aïd, El Mansouri avait choisi de mettre en avant le rôle du souverain. Elle avait notamment présenté Mohammed VI comme « le plus grand défenseur des femmes » au Maroc.
La nouvelle cheffe du gouvernement avait également rejeté l’étiquette de « femme de fer » qui lui était parfois attribuée. « Je ne suis ni une femme d’acier ni une femme de fer… Je suis une militante libre », déclarait-elle en 2021.
AFRIQUE
CÔTE D’IVOIRE – Alassane Ouattara reçoit le nouveau patron du Conseil supérieur de la magistrature
Le président de la République, Alassane Ouattara, a reçu ce mardi le magistrat hors hiérarchie Kadjo Fodjo Abo, récemment porté à la tête du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
Au cours de cet entretien, les deux responsables ont échangé autour des missions du Conseil supérieur de la magistrature, institution constitutionnelle chargée notamment de contribuer à la garantie de l’indépendance de la justice et au respect des règles déontologiques applicables aux magistrats.

Cette rencontre intervient à la suite de la prise de fonction de Kadjo Fodjo Abo à la présidence du CSM. Sa nomination intervient dans un contexte où les questions liées à l’indépendance de la justice, à la déontologie et au bon fonctionnement de l’institution judiciaire occupent une place importante dans le débat public ivoirien.

Le Conseil supérieur de la magistrature joue notamment un rôle dans la gestion de la carrière des magistrats et dans les questions relatives à leur discipline, conformément aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – 41 fusillades de masse et près de 200 morts depuis le début de l’année
L’Afrique du Sud fait face à une nouvelle série de fusillades meurtrières. Depuis le début de l’année 2026, au moins 41 attaques répondant à la définition de fusillades de masse ont été recensées dans le pays, faisant environ 196 morts, selon les données de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC).
L’organisation retient généralement le seuil d’au moins trois personnes tuées pour qualifier un incident de fusillade de masse. Elle souligne toutefois que son recensement pourrait rester incomplet, certains faits pouvant ne pas avoir été signalés ou documentés.
Le dernier week-end de septembre a particulièrement marqué les esprits. Les 26 et 27 septembre, deux attaques distinctes ont fait au total 27 morts et plusieurs dizaines de blessés.
À Johannesburg, dans la soirée du samedi 26 septembre, huit hommes armés ont attaqué les clients d’un débit de boissons. Dix-sept personnes ont été tuées et quinze autres blessées. D’après les premiers éléments communiqués par la police, les assaillants étaient équipés notamment de fusils de type AK-47 et d’armes de poing.
Les enquêteurs indiquent également que les agresseurs auraient pris les téléphones de certaines victimes avant de quitter les lieux à bord de deux véhicules. Deux autres véhicules auraient ensuite été incendiés.
Quelques heures plus tard, une nouvelle attaque a été signalée au Cap. Peu avant 2 heures du matin dimanche, des hommes armés ont ouvert le feu dans un établissement de divertissement. Le bilan fait état de dix morts et onze blessés.
Ces deux fusillades sont survenues quelques jours seulement après une autre attaque particulièrement meurtrière à KwaMakhutha, au sud de Durban. Douze personnes, parmi lesquelles une femme enceinte, avaient été tuées après l’irruption d’hommes armés dans une habitation.
Pour la GI-TOC, ces violences s’inscrivent largement dans les affrontements entre groupes criminels. Les rivalités entre gangs, les luttes pour le contrôle de territoires et les marchés illicites constituent plusieurs des facteurs régulièrement associés à ces attaques.
Les lieux ciblés ne sont d’ailleurs plus uniquement des espaces liés directement au crime organisé. Des débits de boissons, des habitations et d’autres lieux fréquentés par le public sont également devenus des scènes de fusillades, exposant davantage les populations civiles.
Cette succession d’attaques intervient toutefois alors que certaines statistiques officielles font apparaître une évolution différente de la criminalité violente. Les données trimestrielles de la police sud-africaine indiquent notamment une baisse de 5,9 % du nombre d’homicides entre avril et juin.
Ces chiffres ne suffisent cependant pas à effacer les inquiétudes liées aux violences attribuées au crime organisé. Les données recueillies par la GI-TOC mettent en évidence la persistance de foyers de violence particulièrement meurtriers dans certaines communautés, où les affrontements entre réseaux criminels continuent de faire de nombreuses victimes.
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