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AFRIQUE CENTRALE

CAMEROUN : Paul Biya annonce sa candidature.

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Le président camerounais Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, a annoncé aujourd’hui sur Twitter sa candidature à un septième mandat consécutif à la tête du pays lors de l’élection prévue le 7 octobre.

« Je serai votre candidat à la prochaine élection présidentielle », a écrit le chef de l’Etat sur son compte Twitter, se disant « conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère ».

Le président camerounais a affirmé que sa candidature était une réponse à des « appels incessants » de ses « compatriotes du Cameroun et de la diaspora ». Depuis plusieurs mois, ses soutiens le présentaient comme le « candidat naturel » de la majorité.

D’autres candidats à la présidentielle sont déja déclarés, parmi lesquels Joshua Osih, du Social democratic Front (SDF), principal parti d’opposition, l’avocat et ancien vice-président de Transparency International Akere Muna, et le président du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Maurice Kamto.

Source : Le Figaro.fr

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AFRIQUE

TCHAD – Paris et N’Djamena accélèrent leur rapprochement après la rupture de 2024

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Après plusieurs mois de tensions diplomatiques et le retrait de ses forces militaires, la France s’apprête à effectuer une nouvelle opération au Tchad. Deux avions de chasse Mirage 2000 et un appareil de transport CASA doivent prochainement faire escale dans le pays pour participer à des activités de formation, a annoncé jeudi l’état-major français. Cette initiative marque une nouvelle étape dans le rapprochement engagé entre Paris et N’Djamena.

Les relations entre les deux pays avaient connu une importante détérioration en 2024, après la décision des autorités tchadiennes de mettre fin à l’accord de coopération militaire qui les liait à la France. Cette rupture avait entraîné le départ des soldats français et marqué la fin de près de soixante années de partenariat sécuritaire.

Depuis cet épisode, les deux capitales ont progressivement engagé un processus de normalisation. Le rapprochement s’est notamment accéléré à la mi-octobre, lors du déplacement du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, à Paris, où il a été reçu par son homologue français, Emmanuel Macron.

Pour l’état-major français, cette évolution se traduit désormais par une reprise de certaines activités militaires. Xavier Rival, porte-parole de l’institution, a confirmé jeudi que la coopération avec le Tchad avait été relancée dans le respect de la souveraineté du pays.

Paris souhaite notamment accompagner les efforts régionaux visant à lutter contre l’instabilité sécuritaire. Le soutien annoncé porte en particulier sur le renforcement des capacités opérationnelles de l’armée de l’air tchadienne.

C’est dans cette perspective que deux Mirage 2000 et un avion de transport CASA effectueront prochainement une escale technique au Tchad. Au-delà de cette présence temporaire, les appareils français serviront également de cadre à des séances de formation destinées aux forces tchadiennes.

Cette mission s’inscrit dans la préparation d’un exercice militaire conjoint programmé en novembre. Les forces armées de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la France doivent également prendre part à cette opération.

La visite de Mahamat Idriss Déby Itno à Paris avait déjà permis de franchir une étape diplomatique importante. Les deux États avaient alors signé une déclaration d’intention destinée à fixer les nouvelles orientations de leur partenariat dans le domaine de la défense.

Selon la présidence française, les premiers signes de reprise de la coopération sécuritaire étaient apparus dès le début de l’année. Les échanges concernaient notamment la formation des militaires, la fourniture d’équipements et le partage de renseignements.Cette nouvelle escale aérienne illustre ainsi la volonté des deux pays de reconstruire progressivement leurs relations militaires, après la rupture de 2024. Reste à savoir jusqu’où ira ce partenariat renouvelé, alors que N’Djamena entend préserver pleinement sa souveraineté dans la définition de ses alliances et de ses priorités sécuritaires.

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AFRIQUE

CAMEROUN – La suspension du parti d’Issa Tchiroma provoque une levée de boucliers dans l’opposition

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La décision des autorités camerounaises de suspendre pour trois mois le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), formation politique dirigée par l’opposant en exil Issa Tchiroma Bakary, suscite une vague de protestations au sein de l’opposition et de la société civile. Annoncée le 27 octobre, cette mesure est dénoncée par plusieurs partis, qui redoutent une restriction du pluralisme politique à l’approche des prochaines élections législatives et municipales.

Le gouvernement justifie cette suspension par cinq griefs, parmi lesquels des appels présumés à l’insurrection, l’incitation à la violence et de graves troubles à l’ordre public survenus dans le contexte de la présidentielle du 12 octobre 2025. À l’issue de ce scrutin, Paul Biya avait été déclaré vainqueur, dans un climat politique particulièrement tendu.

Mais pour plusieurs formations politiques, le calendrier de cette décision soulève des interrogations. Elles craignent que la suspension du FSNC ne compromette la préparation des prochaines échéances électorales et ne réduise les possibilités de participation de ses éventuels candidats.

L’Union démocratique du Cameroun (UDC), dirigée par Tomaino Ndam Njoya, s’inquiète ainsi d’une mesure qu’elle considère comme susceptible d’exclure certains acteurs du jeu politique. Le parti appelle à l’organisation d’élections aussi inclusives que possible, estimant que toutes les formations devraient pouvoir participer à la compétition dans des conditions équitables.

Le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), qui avait soutenu Issa Tchiroma lors de la présidentielle, critique également la décision gouvernementale. Il y voit une manœuvre destinée, selon lui, à affaiblir les adversaires du pouvoir plutôt qu’à les affronter dans les urnes.

Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), conduit par le député Cabral Libii, déplore pour sa part une nouvelle atteinte au pluralisme politique. La formation appelle directement le président Paul Biya à revenir sur cette mesure, au nom de l’apaisement et de la préservation de la diversité politique au Cameroun.

Après deux jours d’attente, le FSNC a finalement réagi le 29 octobre. Le parti a minimisé la portée de sa suspension, la qualifiant de « non-événement » et de « grossière mise en scène ». Il rappelle par ailleurs avoir déjà annoncé son boycott des prochaines élections, estimant que les conditions nécessaires à un scrutin libre, démocratique et transparent ne sont pas réunies.

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, n’a pas souhaité commenter la polémique lorsqu’il a été sollicité.

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AFRIQUE

RD CONGO – Félix Tshisekedi accuse Joseph Kabila d’agir pour le compte du Rwanda

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Les tensions entre le président congolais Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila prennent une nouvelle dimension. Lors d’une intervention devant les députés, dont des extraits ont été diffusés mardi sur le réseau social X par la présidence congolaise, le chef de l’État a qualifié l’ancien président de « pantin du Rwanda », l’accusant de servir les intérêts de Kigali dans le conflit qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.

Le 12 octobre, Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la refondation de la nation, un nouveau mouvement politico-militaire qui englobe notamment l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 mars (M23). Cette évolution a ravivé les accusations de Félix Tshisekedi, qui estime que l’ancien chef de l’État est désormais impliqué directement dans une offensive soutenue, selon lui, par le président rwandais Paul Kagame.

Devant les parlementaires, le président congolais a affirmé que Joseph Kabila aurait été encouragé à sortir de sa réserve pour donner une apparence congolaise à une initiative qu’il attribue au Rwanda. Félix Tshisekedi a notamment soutenu que cette stratégie viserait à présenter le conflit comme une affaire intérieure à la RDC, alors que Kigali fait face à des sanctions et à de nouvelles menaces de sanctions.

Ces accusations s’inscrivent dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Kinshasa et Kigali, les autorités congolaises reprochant régulièrement au Rwanda son implication dans les violences qui touchent l’est du pays. Les allégations formulées par Félix Tshisekedi à l’encontre de Joseph Kabila restent toutefois à distinguer des faits établis indépendamment.

De son côté, le Front pour la refondation de la nation affiche ouvertement son opposition au pouvoir en place. Le mouvement entend mettre fin au régime de Kinshasa, qu’il décrit comme tyrannique. Cette orientation marque une nouvelle étape dans la confrontation politique et sécuritaire autour de l’avenir de la RDC.

Dans un entretien accordé à une chaîne en ligne proche de la rébellion, Joseph Kabila a, pour sa part, soulevé une question qui résume sa position sur la crise congolaise : le pays a-t-il besoin d’une élection ou d’une révolution ? Cette interrogation intervient alors que les affrontements dans l’est du territoire et les rivalités politiques continuent de peser sur les perspectives de stabilité du pays.

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