AFRIQUE AUSTRALE
ZIMBABWE : Le président relance un projet de barrage hydroélectrique géant
Le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a profité de la campagne pour les élections du 30 juillet pour relancer un projet de méga-barrage hydroélectrique sur le Zambèze susceptible de créer, selon lui, plus de 6.000 emplois.
« C’est un projet de 4,5 milliards de dollars que nous allons concrétiser en coopération avec le gouvernement de Zambie », a promis M. Mnangagwa, cité lundi par le quotidien d’Etat The Herald, lors d’une réunion publique à Bindura (nord-est).
La construction de ce barrage d’une puissance de 1.600 mégawatts doit permettre de créer 6.000 emplois, a-t-il estimé.
« Trois entreprises se sont portées candidates pour réaliser ce projet et nous étudions leurs offres. Mais à notre niveau, moi-même et le président (zambien Edgar) Lungu sommes d’accord pour le réaliser », a-t-il ajouté.
Il y a une semaine, le chef de l’Etat zimbabwéen avait signé un accord avec la Chine pour la construction d’une centrale électrique d’une valeur de 1,5 million de dollars.
Le Zimbabwe produit 1.200 mégawatts d’électricité sur son sol mais doit importer les 200 MW supplémentaires nécessaires à sa consommation auprès de l’Afrique du Sud et du Mozambique voisins.
M. Mnangagwa a pris la succession en novembre de Robert Mugabe, contraint à la démission par l’armée et son propre parti après avoir dirigé le pays depuis son indépendance en 1980.
Il a promis de relancer l’économie du pays, sortie exsangue des trente-sept ans de règne sans partage de son prédécesseur.
Ex-cacique du régime Mugabe, M. Mnangagwa fait figure de favori à l’élection présidentielle, face à une opposition orpheline de son chef historique Morgan Tsvangirai décédé en février.
fj-pa/jlb/esp
Source : afp
AFRIQUE
SEYCHELLES – Le Président Patrick Herminie reçu par Poutine au Kremlin
Le Président Patrick Herminie a été reçu au Kremlin par son homologue Vladimir Poutine, dans le cadre d’une visite de travail entamée le 20 avril. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales entre les Seychelles et la Russie.
Des axes de coopération prioritaires
Au cœur des échanges : le développement du tourisme, la promotion des investissements et la sécurité alimentaire. Trois secteurs jugés stratégiques pour consolider les liens économiques entre les deux pays, encore considérés comme modestes.
Le président russe a d’ailleurs reconnu que les relations commerciales restent en deçà de leur potentiel, tout en soulignant les perspectives de coopération.
Moscou salue le soutien diplomatique des Seychelles
Vladimir Poutine a remercié son homologue pour le soutien des Seychelles aux initiatives russes sur la scène internationale, notamment au sein de l’Organisation des Nations unies.
« Nos relations commerciales et économiques restent modestes, mais nous avons beaucoup de travail à accomplir. Votre visite tombe à point nommé. Nous coordonnons nos positions et sommes reconnaissants pour votre soutien à de nombreuses initiatives de la Fédération de Russie aux Nations unies. »
Les Seychelles reconnaissent l’appui russe
De son côté, Patrick Herminie a exprimé sa gratitude pour l’aide humanitaire récemment apportée par la Russie, dans un contexte international marqué par les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient.
« Nos relations sont très étroites, et nous apprécions le fait qu’en cette période difficile, la Russie ait démontré son amitié en nous venant en aide. Le peuple des Seychelles n’oubliera pas ce geste. »
Le chef d’État seychellois a également évoqué l’arrivée prochaine d’une aide supplémentaire, renforçant ainsi la coopération humanitaire entre les deux pays.
Une relation à consolider
Malgré une convergence diplomatique affirmée, les échanges économiques entre les deux nations peinent encore à atteindre leur plein potentiel. Cette visite officielle pourrait ainsi servir de catalyseur pour accélérer les partenariats, notamment dans des secteurs clés comme le tourisme et la sécurité alimentaire.
AFRIQUE
ZIMBABWÉ – Restitution historique : l’Afrique du Sud rend des trésors
Un geste hautement symbolique a marqué les relations entre Afrique du Sud et le Zimbabwe. Mardi, Pretoria a restitué à Harare des restes humains ancestraux ainsi qu’une sculpture vieille de plusieurs siècles représentant l’emblème sacré de l’oiseau du Zimbabwe, emportés durant l’ère coloniale il y a plus d’un siècle.
La cérémonie, organisée dans un musée du Le Cap, s’est déroulée en présence de responsables des deux pays. Huit cercueils recouverts du drapeau zimbabwéen y ont été exposés, symbolisant le retour d’ancêtres longtemps privés de sépulture digne.
Selon les autorités, ces restes humains avaient été exhumés à l’époque coloniale pour servir de « spécimens scientifiques ». L’un d’eux appartiendrait à un chef traditionnel dont le crâne et la mâchoire avaient été prélevés en 1910. Un autre serait celui d’un homme exécuté à la suite d’accusations de sorcellerie. « Ils ont été retirés de leurs tombes — ils n’ont pas été trouvés, ni donnés », a insisté Gayton McKenzie, dénonçant une pratique profondément irrespectueuse. Les autorités zimbabwéennes, représentées notamment par Paul Damasane, ont affirmé que ces restes seraient réinhumés « là où ils appartiennent », dans le respect des traditions.
Au cœur de cette restitution figure également une sculpture en stéatite représentant l’oiseau du Zimbabwe, symbole national majeur. Cette pièce avait été arrachée à la fin du XIXe siècle sur le site du Grand Zimbabwe, avant d’être vendue à Cecil John Rhodes, ancien Premier ministre de la colonie du Cap. Cet oiseau, aujourd’hui emblème du Zimbabwe — visible sur le drapeau, les monnaies et les billets — incarne l’identité et l’héritage d’une civilisation ancienne. Le site du Grand Zimbabwe, construit entre le XIe et le XIIIe siècle et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, reste l’un des vestiges les plus impressionnants de l’Afrique précoloniale.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Pretoria déploie l’armée face à la montée du crime organisé
L’Afrique du Sud s’apprête à intensifier sa lutte contre l’insécurité à travers un vaste dispositif de déploiement de forces de sécurité dans les zones les plus sensibles du pays. Cette initiative vise à combattre la criminalité organisée, l’exploitation minière illégale ainsi que la violence des gangs.
Dans la région du Cap-Occidental, environ 500 membres des forces combinées — armée, police nationale et forces locales du Cap — ont participé à un défilé marquant le lancement de cette opération, à la veille d’un déploiement prévu pour une durée d’un an. « Nos familles souffrent depuis trop longtemps. Nous allons ramener la paix, nous allons ramener l’unité », a déclaré la députée sud-africaine Dereleen James, exprimant la détermination des autorités à restaurer la sécurité dans ces territoires.
Au total, ce sont près de 2 200 soldats qui doivent être déployés dans cinq provinces sur les neuf que compte le pays, conformément à un plan présenté au Parlement à la mi-février. Une partie de ces effectifs est déjà à l’œuvre dans la province du Gauteng, notamment autour de Johannesburg, où les activités criminelles liées à l’exploitation minière illégale sont particulièrement préoccupantes. Cependant, cette stratégie ne fait pas l’unanimité. Des experts et des figures de l’opposition critiquent le recours à l’armée, estimant que les soldats ne disposent pas des compétences spécifiques requises pour des missions de maintien de l’ordre, traditionnellement dévolues à la police.
De son côté, la police nationale met en avant une approche coordonnée et fondée sur le renseignement. « Nous ciblons les réseaux d’exploitation minière illicite, la violence des gangs et le crime organisé à grande échelle », a expliqué la lieutenante-générale Tebello Mosikili lors d’une déclaration au Cap. Le président Cyril Ramaphosa a, quant à lui, qualifié le crime organisé de « menace la plus immédiate » pour le pays. L’Afrique du Sud demeure en effet confrontée à une criminalité endémique, avec l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, dépassant les 60 meurtres par jour.
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