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AFRIQUE AUSTRALE

ZIMBABWE : Le président relance un projet de barrage hydroélectrique géant

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Le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a profité de la campagne pour les élections du 30 juillet pour relancer un projet de méga-barrage hydroélectrique sur le Zambèze susceptible de créer, selon lui, plus de 6.000 emplois.

« C’est un projet de 4,5 milliards de dollars que nous allons concrétiser en coopération avec le gouvernement de Zambie », a promis M. Mnangagwa, cité lundi par le quotidien d’Etat The Herald, lors d’une réunion publique à Bindura (nord-est).

La construction de ce barrage d’une puissance de 1.600 mégawatts doit permettre de créer 6.000 emplois, a-t-il estimé.

« Trois entreprises se sont portées candidates pour réaliser ce projet et nous étudions leurs offres. Mais à notre niveau, moi-même et le président (zambien Edgar) Lungu sommes d’accord pour le réaliser », a-t-il ajouté.

Il y a une semaine, le chef de l’Etat zimbabwéen avait signé un accord avec la Chine pour la construction d’une centrale électrique d’une valeur de 1,5 million de dollars.

Le Zimbabwe produit 1.200 mégawatts d’électricité sur son sol mais doit importer les 200 MW supplémentaires nécessaires à sa consommation auprès de l’Afrique du Sud et du Mozambique voisins.

M. Mnangagwa a pris la succession en novembre de Robert Mugabe, contraint à la démission par l’armée et son propre parti après avoir dirigé le pays depuis son indépendance en 1980.

Il a promis de relancer l’économie du pays, sortie exsangue des trente-sept ans de règne sans partage de son prédécesseur.

Ex-cacique du régime Mugabe, M. Mnangagwa fait figure de favori à l’élection présidentielle, face à une opposition orpheline de son chef historique Morgan Tsvangirai décédé en février.

fj-pa/jlb/esp

Source : afp

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AFRIQUE

ZAMBIE – L’opposition saisit l’Union africaine avant l’investiture de Hakainde Hichilema

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À quelques jours de l’investiture prévue du président élu Hakainde Hichilema, la contestation des résultats de la présidentielle continue de prendre de l’ampleur en Zambie. L’alliance d’opposition Tonse-Pamodzi demande à l’Union africaine d’intervenir rapidement, estimant que les procédures judiciaires destinées à examiner les recours électoraux ont été entravées.

Dans une correspondance datée du 25 août et adressée au président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, l’ancien diplomate Emmanuel Mwamba affirme que les conditions nécessaires au dépôt des recours n’auraient pas été réunies. S’exprimant au nom de Tonse-Pamodzi, il dénonce notamment la fermeture des locaux judiciaires par des forces de sécurité armées le 24 août.

Selon cette version, la situation aurait empêché plusieurs avocats d’introduire leurs requêtes durant la période légale de sept jours prévue pour contester les résultats. L’opposition estime qu’une telle situation remet en cause l’effectivité du droit au recours et demande à l’organisation panafricaine de se saisir du dossier avant la cérémonie d’investiture. Face aux difficultés alléguées pour accéder au greffe, l’avocate Linda Kasonde, l’activiste Brebner Changala et la fondation LCK Freedom auraient transmis leur requête par voie électronique au président de la Cour suprême, Mumba Malila. Celui-ci aurait confirmé sa réception avant de transmettre le dossier à la Cour constitutionnelle.

Pour Tonse-Pamodzi, une prestation de serment avant l’examen des contestations judiciaires risquerait de vider les recours de leur portée. L’alliance appelle donc l’Union africaine à agir avant le 1er septembre, date retenue pour l’entrée en fonction du président élu. L’opposition formule également d’autres accusations concernant le déroulement du scrutin. Elle affirme notamment que des militaires auraient été déployés dans certains bureaux de vote et centres de compilation des résultats. Elle évoque aussi une opération menée au domicile du candidat d’opposition Brian Mundubile, au cours de laquelle l’ancien ministre Mutotwe Kafwaya aurait trouvé la mort et plusieurs personnes auraient été arrêtées.

Ces accusations, particulièrement graves, sont attribuées aux responsables de l’opposition et n’ont pas été confirmées de manière indépendante selon les informations disponibles.La coalition conteste par ailleurs la manière dont la Commission électorale de Zambie a conduit la publication des résultats. Emmanuel Mwamba lui reproche notamment d’avoir interrompu la compilation le 14 août, avant de proclamer les résultats aux premières heures du 18 août sans fournir, selon lui, le détail complet des suffrages bureau par bureau.

Pour l’opposition, cette absence de données détaillées complique toute vérification indépendante et alimente les soupçons autour de la transparence du processus électoral. Les autorités judiciaires présentent toutefois une situation différente. Le porte-parole de la justice, Kalumba Slavin, a affirmé que le greffe de la Cour constitutionnelle n’avait enregistré aucun recours officiel contestant la présidentielle à l’expiration du délai, le 25 août.

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AFRIQUE

ZAMBIE – Brian Mundubile refuse la défaite et attaque la victoire de Hichilema en justice

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La présidentielle zambienne est loin d’avoir livré son dernier épisode. Alors que la Commission électorale a confirmé la victoire de Hakainde Hichilema, son principal adversaire, Brian Mundubile, refuse de reconnaître les résultats et annonce une contestation devant la justice.

Le candidat de l’opposition affirme disposer de plusieurs éléments susceptibles de remettre en cause la régularité du scrutin organisé le 13 août. Il conteste notamment le déroulement de la campagne, les opérations de vote, le dépouillement ainsi que les procédures de transmission et de publication des résultats. Selon les chiffres communiqués par la Commission électorale mardi, Hakainde Hichilema s’est imposé avec près de 60 % des suffrages, contre environ 38 % pour Brian Mundubile. Un résultat que ce dernier entend désormais contester par les voies légales.

La contestation intervient alors que des observateurs internationaux ont eux aussi relevé certaines anomalies dans le processus électoral. La mission d’observation de l’Union européenne a notamment exprimé des préoccupations concernant la transparence des opérations de dépouillement. D’après des informations rapportées par Reuters, plusieurs agents électoraux n’auraient pas inscrit immédiatement les résultats sur les feuilles de dépouillement après leur annonce, contrairement aux procédures prévues par la réglementation. Pour l’opposition, ces irrégularités viennent renforcer les interrogations sur la fiabilité du processus.

Le scrutin s’est par ailleurs déroulé dans une atmosphère politique particulièrement tendue. Plusieurs arrestations ont été enregistrées, avec au moins onze personnes interpellées, parmi lesquelles des responsables importants de l’opposition. Avec l’annonce d’un recours par Brian Mundubile, la bataille électorale se poursuit donc désormais sur le terrain judiciaire. La validation définitive du scrutin et les éventuelles suites données aux contestations seront suivies de près, alors que la Zambie fait face à un nouveau test pour ses institutions démocratiques.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Le président sud-africain Cyril Ramaphosa veut une réponse régionale face à la crise migratoire

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa veut replacer la question migratoire au cœur de l’agenda régional. À Durban, lors de la clôture du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le chef de l’État a appelé les pays de la région à coordonner davantage leurs politiques face à l’augmentation des tensions liées aux déplacements de populations.

L’Afrique du Sud traverse depuis plusieurs semaines une période particulièrement sensible. Plus de 176 000 ressortissants étrangers auraient quitté le pays, selon un décompte réalisé à partir des données communiquées par plusieurs gouvernements. Ces départs interviennent dans un contexte de mobilisation de groupes hostiles à la présence de migrants en situation irrégulière.

Les mouvements de départ ont pris différentes formes. Certains étrangers ont quitté volontairement le territoire, tandis que d’autres ont été reconduits dans leur pays dans le cadre de procédures officielles. La situation a également été marquée par des violences. La police sud-africaine fait état d’au moins quatre migrants tués, même si plusieurs gouvernements étrangers évoquent un bilan supérieur.

La contestation s’est également invitée autour du sommet de la SADC. Près de 300 manifestants opposés à l’immigration ont défilé à Durban sous forte surveillance policière. Ils ont notamment demandé aux autorités du Malawi, du Mozambique et du Zimbabwe de reprendre leurs ressortissants présents illégalement en Afrique du Sud.

Cette mobilisation intervient dans un pays qui demeure la première économie du continent et une importante destination régionale pour les travailleurs étrangers. L’attractivité économique sud-africaine contraste toutefois avec une situation sociale difficile, marquée par un chômage supérieur à 30 % et de profondes disparités économiques.

Face à cette situation, Cyril Ramaphosa a reconnu la gravité des discriminations et des mauvais traitements dont certains ressortissants étrangers sont victimes. Le président sud-africain souhaite désormais élargir le débat à l’échelle continentale avec l’organisation d’une conférence consacrée aux migrations africaines.

Pour Pretoria, la réponse ne peut toutefois pas se limiter au contrôle des frontières ou aux expulsions. Ramaphosa défend une approche régionale fondée sur la coopération entre États, l’intégration économique et la stabilité politique. Il estime que les populations doivent pouvoir bénéficier concrètement des progrès de l’intégration régionale.

Le président sud-africain a également insisté sur la nécessité de préserver la paix et la sécurité dans une région confrontée à plusieurs défis. Il a appelé les gouvernements à privilégier le dialogue pour régler leurs différends, à respecter les principes démocratiques communs et à renforcer leur coordination lorsque la stabilité régionale est menacée.

À travers cet appel, Pretoria cherche ainsi à transformer une crise migratoire devenue source de tensions sociales en un dossier régional nécessitant une réponse collective. Pour Ramaphosa, la coopération entre les pays de l’Afrique australe apparaît désormais comme une condition essentielle pour contenir les tensions et construire une intégration régionale plus équilibrée.

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