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ÉTATS-UNIS : Barack Obama rend un vibrant hommage à l’actrice Cicely Tyson

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Barack Obama a rendu un vibrant hommage à la célèbre actrice américaine, Cicely Tyson est décédée ce jeudi 28 janvier 2021 selon les informations fournies par son manager, Larry Thompson, dans un communiqué à l’Agence France Presse (AFP). Pionnière dans l’avènement des personnes noires dans les films au cours des sept décennies durant laquelle, la légendaire actrice a su s’imposer dans des rôles jusqu’à là réservés aux seules actrices blanches. Elle refusait de jouer
les rôles de domestiques les prostituées pour incarner des personnages forts, positifs pour servir de miroir aux afro-américains intéressés par le cinéma. En 2016, l’ancien chef d’Etat lui avait remis la Médaille Présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile outre-Atlantique. Aujourd’hui, c’est tout naturellement qu’il se remémore d’une personnalité haute en couleurs. 

L’intégralité de son message ici : 

“Quand Cicely Tyson est née, les médecins ont prédit qu’elle n’y arriverait pas trois mois à cause d’un murmure dans son cœur. Ce qu’ils ne savaient pas, ce qu’ils ne pouvaient pas savoir, c’est que Cicely avait un cœur différent des autres, un cœur qui non seulement battrait pendant 96 ans de plus, mais qui laisserait une marque sur le monde que peu de gens pourraient égaler.

Dans sa carrière extraordinaire, Cicely Tyson a été l’un des rares acteurs primés dont le travail à l’écran n’a été surpassé que par ce qu’elle a pu accomplir à partir de ce film.

Cicely n’était pas vraiment destiné à Hollywood. Lorsqu’elle était enfant, sa mère — une femme dévouée et religieuse qui faisait le ménage — ne l’a même pas laissée aller au cinéma. Mais une fois que Cicely a obtenu son éducation, elle a pris une décision consciente non seulement de dire ses lignes, mais de dire sa vérité.

À une époque où les rôles d’acteurs qui lui ressemblaient n’étaient pas faciles à trouver, elle a refusé d’assumer des rôles qui réduisaient les femmes noires à leur sexe ou à leur race. Parfois, cela signifiait qu’elle passerait des années sans travail. Mais elle était fière de savoir que chaque fois que son visage était à la caméra, elle jouait un personnage qui était un être humain — imparfait mais résilient; parfait non pas malgré, mais à cause de leurs imperfections. Dans toutes ses performances, dans des productions légendaires allant de « Sounder » à « The Trip to Bountiful » en passant par « The Autobiography of Miss Jane Pittman », elle nous a aidés à voir la dignité de tous ceux qui constituaient notre famille miraculeuse — et, oui, désordonnée — américaine.

Michelle et moi avons été honorés lorsque Cicely est venu à la Maison-Blanche pour accepter la Médaille de la liberté, sachant qu’elle était l’une des nombreuses géantes sur les épaules desquelles nous nous tenions — une pionnière dont l’héritage ne pouvait être mesuré par ses Emmys et Tony et Oscar seuls, mais par les barrières qu’elle a brisées et les rêves qu’elle a rendus possibles.

Nous envoyons nos pensées et nos prières à chaque membre de la famille de Cicely et à tous ceux qui l’aimaient. Et tandis que nous sommes attristés que son cœur se repose enfin aujourd’hui, il est réconfortant de savoir qu’elle vivra toujours dans le nôtre.”

Cicely Tyson recevant la plus haute distinction des mains de Bracak Obama @Capture Page Facebook
Michelle et Barack Obama et Cicely Tyson @Capture Page Facebook
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BRÉSIL – Luiz Inácio Lula da Silva donné vainqueur face à Flávio Bolsonaro, qui conteste les résultats

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Le président brésilien de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva, aurait remporté un quatrième mandat présidentiel à l’issue d’un second tour particulièrement disputé. Son adversaire, le sénateur Flávio Bolsonaro, refuse toutefois d’accepter sa défaite et annonce son intention de saisir les autorités compétentes pour réclamer l’annulation du scrutin.

D’après les chiffres officiels présentés dans les informations fournies, Lula aurait obtenu 51,8 % des suffrages, contre 48,2 % pour son rival, soit un écart d’environ 4,4 millions de voix. Cette victoire intervient dans un contexte de progression des mouvements conservateurs dans plusieurs pays d’Amérique latine, notamment en Argentine, au Chili, en Colombie et au Pérou, sur fond de soutien affiché par le président américain Donald Trump à des forces politiques de droite.

Âgé de près de 81 ans, Lula aurait ainsi inversé la tendance après avoir été devancé au premier tour. Pour combler son retard, son camp a intensifié la mobilisation sur le terrain, multiplié les rassemblements et renforcé sa présence sur les réseaux sociaux. La participation électorale aurait également progressé, le taux d’abstention passant de 21 % au premier tour à 19 % lors du second.

Le déroulement du vote a néanmoins suscité une controverse concernant la prolongation des opérations électorales de deux heures, décidée par la Cour suprême. Lula avait dénoncé le retrait de bus de la circulation dans plusieurs villes, estimant que cette situation avait empêché certains électeurs de rejoindre les bureaux de vote. Flávio Bolsonaro, qui avait lui-même sollicité une extension du vote dans certaines zones touchées par de fortes pluies, a ensuite vivement critiqué la décision judiciaire.

À Brasília, le sénateur a déclaré ne pas pouvoir reconnaître les résultats et vouloir demander l’annulation de l’élection. Cette annonce ne suffit cependant pas, à elle seule, à invalider les chiffres officiels, dont la contestation devra suivre les procédures prévues par la législation brésilienne.

Fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison dans une affaire liée à une tentative de coup d’État après sa défaite électorale de 2022, Flávio Bolsonaro s’est présenté durant la campagne comme une figure plus modérée que son père. Il a néanmoins réussi à rassembler une part importante de l’électorat conservateur, confirmant l’ancrage de cette tendance dans le paysage politique brésilien.

De son côté, Lula a défendu le bilan de son précédent mandat, mettant notamment en avant la baisse de l’inflation et du chômage ainsi que les progrès réalisés dans la lutte contre la faim. Le coût de la vie et l’insécurité ont toutefois continué de peser sur les préoccupations des électeurs.

La campagne a également été marquée par des accusations visant Meta, la société mère de Facebook, Instagram et WhatsApp. L’équipe de Lula lui a reproché une possible influence algorithmique favorable à son adversaire. Le groupe a rejeté ces accusations, tout en reconnaissant que certaines publicités politiques avaient été désactivées par erreur pour des raisons techniques. À la suite du scrutin, Lula a de nouveau défendu l’idée d’une réglementation des plateformes numériques.

Si sa victoire est confirmée à l’issue des procédures électorales, le président devra gouverner dans un pays profondément divisé et composer avec un Congrès dominé par la droite. La souveraineté nationale a également occupé une place importante dans sa campagne, alors que les relations avec Washington sont marquées par des tensions commerciales et diplomatiques.

Lula a affirmé que le Brésil ne devait se placer sous la tutelle d’aucune puissance étrangère. Son résultat aurait été salué par plusieurs dirigeants latino-américains, dont la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, mais aussi par des responsables aux orientations politiques différentes, notamment le Chilien José Antonio Kast et l’Équatorien Daniel Noboa.

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BRÉSIL – Flavio Bolsonaro crée la surprise et devance Luiz Inácio Lula da Silva au premier tour

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Le premier tour de l’élection présidentielle brésilienne a réservé une surprise de taille. Flavio Bolsonaro, candidat conservateur et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, est arrivé en tête devant le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva. Les deux hommes se retrouveront au second tour, prévu le 25 octobre.

Selon les résultats publiés après le dépouillement de 99,8 % des bulletins, Flavio Bolsonaro a obtenu un peu plus de 56 millions de voix, contre 53,7 millions pour Lula. Aucun candidat n’ayant franchi le seuil de la majorité absolue, le scrutin devra donc être départagé lors d’un second tour.

À Brasilia, le candidat conservateur a immédiatement présenté sa performance comme un signal de rupture. « Le Brésil veut du changement », a-t-il déclaré devant son domicile, estimant que le résultat marquait « la fin de l’ère du Parti des travailleurs », la formation politique de Lula.

Âgé de 45 ans, Flavio Bolsonaro avait été désigné candidat par son père, Jair Bolsonaro. Durant la campagne, il a cherché à apparaître comme une option plus modérée que l’ancien président d’extrême droite, tout en défendant une ligne ferme sur la sécurité et une politique davantage axée sur la maîtrise des dépenses publiques.

Pour Lula, cette première place manquée constitue un revers important. Le président sortant, revenu au pouvoir en 2023 après deux mandats exercés entre 2003 et 2010, pouvait notamment compter sur son bilan social et sur les politiques publiques ayant contribué à réduire la pauvreté. Mais son gouvernement reste confronté à la hausse du coût de la vie et aux préoccupations liées à l’insécurité.

L’abstention s’est établie autour de 21 %, un niveau comparable à celui enregistré lors de la précédente présidentielle, malgré l’obligation légale de voter pour une grande partie de la population.

Le rapport de force apparaît également favorable au camp conservateur au Parlement. Le Parti libéral de Jair Bolsonaro a remporté 19 des 54 sièges du Sénat remis en jeu et compte désormais 28 élus sur les 81 membres de la chambre haute. Il est également devenu la première force politique à la Chambre des députés. Michelle Bolsonaro, ancienne épouse de Jair Bolsonaro, ainsi que Carlos Bolsonaro, frère de Flavio, ont également décroché un siège au Sénat.

Cette progression parlementaire pourrait donner à Flavio Bolsonaro une base politique solide s’il remportait le second tour. Elle pourrait aussi faciliter la mise en œuvre d’une éventuelle mesure d’amnistie en faveur de Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison après avoir été reconnu coupable d’avoir tenté de renverser l’ordre constitutionnel à la suite de sa défaite électorale de 2022.

Dans les États fédérés, la droite a également consolidé ses positions. À São Paulo, le gouverneur Tarcisio de Freitas, proche de Jair Bolsonaro, a été reconduit dès le premier tour avec plus de 60 % des suffrages. Il a ainsi nettement devancé Fernando Haddad, ancien ministre de Lula.

Le duel du second tour dépassera toutefois les seules questions de politique intérieure. Une victoire de Flavio Bolsonaro pourrait entraîner un rapprochement plus marqué entre Brasilia et Washington, notamment avec l’administration de Donald Trump. Lula défend pour sa part une diplomatie davantage fondée sur l’autonomie stratégique et le renforcement des relations avec la Chine.

Les deux candidats disposent désormais de quelques semaines pour élargir leur base électorale. Flavio Bolsonaro cherchera à rassembler les différentes composantes de la droite, tandis que Lula devra convaincre les électeurs des candidats éliminés et mobiliser son électorat traditionnel. Le vainqueur prendra ses fonctions le 5 janvier 2027 et dirigera un pays de près de 214 millions d’habitants, première puissance économique d’Amérique latine.

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BRÉSIL – Le président Luiz Inácio Lula et Flávio Bolsonaro absents du dernier débat avant le premier tour

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La campagne présidentielle brésilienne s’est achevée sur une situation inédite depuis deux décennies. Le président Luiz Inácio Lula da Silva et le sénateur Flávio Bolsonaro, deux des principaux candidats au scrutin du 4 octobre, n’ont finalement pas participé au dernier débat télévisé organisé par TV Globo.

Le rendez-vous devait se tenir jeudi 1er octobre dans les studios de la chaîne à Rio de Janeiro, quelques jours avant le premier tour. Lula avait annoncé auparavant qu’il ne participerait pas à l’émission et avait choisi de prendre part, au même moment, à une interview diffusée sur internet.

Flávio Bolsonaro avait, dans un premier temps, confirmé sa présence. Il s’est finalement retiré quelques heures avant le début prévu du débat, dans un contexte marqué par plusieurs décisions de justice ayant modifié les règles initialement établies pour l’émission.

La chaîne a ensuite décidé d’annuler complètement le débat. Des décisions du Tribunal supérieur électoral (TSE) et de la Cour suprême (STF) avaient notamment modifié les conditions de participation et les règles concernant les candidats absents. Selon TV Globo, ces changements rendaient impossible le maintien du format prévu.

Cette double absence constitue un fait inédit depuis 20 ans : pour la première fois depuis deux décennies, les deux principaux candidats ne se sont pas retrouvés face à face dans un débat télévisé avant le premier tour d’une présidentielle brésilienne.

Le rendez-vous devait offrir aux électeurs une dernière confrontation entre plusieurs prétendants à la présidence avant l’ouverture des bureaux de vote. D’autres candidats, parmi lesquels Ronaldo Caiado, Romeu Zema et Augusto Cury, étaient attendus sur le plateau. Renan Santos avait également obtenu, à la suite d’une décision judiciaire, la possibilité de participer au débat.

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