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NÉCROLOGIE

BURKINA FASO – Retour de la dépouille d’Alino Faso, l’influenceur mort en détention en Côte d’Ivoire

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La dépouille de l’influenceur burkinabè Alain Christophe Traoré, alias Alino Faso, mort en détention à Abidjan où il était détenu pour « intelligence avec des agents d’un Etat étranger », est arrivée lundi à Ouagadougou, selon des images de la cérémonie relayée sur les réseaux sociaux.

Recouvert du drapeau du Burkina Faso, le cercueil d’Alino Faso a été accueilli à l’aéroport de Ouagadougou par plusieurs milliers de personnes, majoritairement vêtues de blancs, dont les ministres burkinabè des Affaires étrangères, de la Sécurité, de la Communication.

« C’est la dépouille d’un patriote, d’un humaniste que nous accueillons aujourd’hui« , a dit en marge de la cérémonie Bien Bakyono, un leader de la société civile.

« Nous attendons qu’on procède à une autopsie dont les résultats vont déterminer véritablement les causes de sa mort », a-t-il ajouté.

Une grande foule, scandant « Justice pour Alino », a accompagné le cercueil placé dans un véhicule des pompes funèbres, escorté par la Police, jusqu’à la morgue de l’hôpital de Bogodogo, située en périphérie sud de la capitale.

« Merci à ce grand monde qui nous a accompagnés dans notre douleur », a salué Joseph Traoré, représentant de la famille.

« Nous voulons la vérité et la justice sur ce qui s’est vraiment passé. S’il a été assassiné, que l’Etat burkinabè poursuive l’Etat ivoirien à travers les juridictions compétentes entre autres pour kidnapping, détention illégale, tortures et meurtre« , a soutenu Harouna Lompo, autre acteur de la société civile burkinabè.

Interpellé le 10 janvier à Abidjan, Alino Faso, 44 ans, était détenu à l’Ecole de Gendarmerie, où il a été retrouvé mort le 24 juillet, « pendu à l’aide de son drap de lit, après avoir tenté sans succès de s’ouvrir les veines du poignet« , selon le procureur de la République de Côte d’Ivoire, Oumar Braman Koné.

Alino Faso était incarcéré à l’Ecole de Gendarmerie plutôt qu’à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan « pour sa propre sécurité », avait justifié le 10 août M. Koné sur une télévision privée, rejetant de nouveau les allégations de torture à son encontre.

« Il avait droit au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner et avait même le droit de donner le menu de ce qu’il veut bien manger« , avait-il ajouté.

Alino Faso était installé avec sa famille depuis 2021 en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso entretiennent des relations très tendues depuis la prise de pouvoir à Ouagadougou du capitaine Ibrahim Traoré par un coup d’État en septembre 2022.

Le gouvernement burkinabè a prévenu que la mort d’Alino Faso ne resterait « pas impunie. »

Source : Dakaractu

Crédit photo : RTB

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AFRIQUE DU SUD – Septième femme retrouvée morte, l’inquiétude gagne l’est de Johannesburg

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La découverte d’un septième corps dans le secteur de Kwa-Thema, à l’est de Johannesburg, pousse la police sud-africaine à intensifier ses investigations. Le corps d’une femme a été retrouvé mardi, entièrement dévêtu et dans un état avancé de décomposition, alors que plusieurs décès similaires ont été signalés ces derniers jours dans la région.

Cette nouvelle découverte intervient au lendemain de celle d’un autre corps à Olifantsontein. Quelques jours plus tôt, Elizabeth « Tsontso » Moselakgomo, 38 ans, avait également été retrouvée morte après avoir disparu alors qu’elle était partie faire du jogging à Kempton Park. Son corps avait été découvert partiellement dévêtu.

La majorité des victimes recensées sont de jeunes femmes âgées d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années. Plusieurs ont été retrouvées nues ou partiellement vêtues et certains éléments relevés sur les scènes de découverte orientent les enquêteurs vers l’hypothèse de violences sexuelles. Pour l’heure, la police cherche encore à déterminer si ces affaires sont liées.

Les enquêteurs n’écartent aucune piste. Ils cherchent notamment à savoir si les décès pourraient être imputés à un seul auteur, à plusieurs suspects ou à des personnes ayant reproduit un éventuel mode opératoire. Aucun mobile n’a été établi et les autorités n’ont pas confirmé l’hypothèse d’un tueur en série. La porte-parole de la police, Athlenda Mathe, estime toutefois que les similitudes observées entre plusieurs affaires sont suffisamment préoccupantes pour justifier une vigilance accrue et une mobilisation renforcée des services d’enquête.

Face aux inquiétudes exprimées dans les quartiers concernés, les autorités ont appelé les femmes à redoubler de prudence, notamment lors des activités sportives pratiquées seules. Le président Cyril Ramaphosa a demandé que les investigations soient traitées comme une priorité et assuré que tous les moyens nécessaires seraient mobilisés pour identifier les responsables. Il a également invité la population à communiquer aux enquêteurs toute information pouvant contribuer à faire avancer les dossiers.

Cette série de décès intervient dans un pays confronté depuis longtemps à un niveau élevé de violences contre les femmes. Les dernières statistiques criminelles citées par les autorités font état de 5 427 homicides enregistrés entre avril et juin. ONU Femmes classe par ailleurs l’Afrique du Sud parmi les pays affichant les niveaux de féminicides les plus élevés au monde. Une étude sud-africaine publiée en 2022 avait également établi que plus d’une femme adulte sur trois avait subi au cours de sa vie des violences physiques ou sexuelles.

La Commission pour l’égalité des sexes réclame désormais des mesures préventives dans les zones concernées. Elle souhaite notamment la réalisation rapide d’un audit de sécurité associant les forces de l’ordre, les municipalités, les services de transport et les structures locales. L’objectif serait d’identifier les points vulnérables, notamment en matière d’éclairage public, de vidéosurveillance, de déplacements à pied, de transports, d’espaces abandonnés, de présence policière et d’accès aux secours.

Pour Javu Baloyi, porte-parole de la Commission, la situation pose directement la question de l’efficacité des dispositifs de prévention dans ces quartiers. La découverte de nouvelles victimes alimente ainsi la pression sur les autorités, qui doivent désormais déterminer si ces affaires sont liées et, surtout, identifier les éventuels responsables.

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ALGÉRIE – Un pompier de 37 ans meurt en combattant un incendie à Alger

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La Protection civile algérienne est en deuil après la disparition tragique du caporal Mousseddek Mokhtar, décédé mardi 18 août 2026 alors qu’il participait à une opération d’extinction d’un incendie dans un entrepôt situé à El Maâlma, à l’ouest d’Alger.

Âgé de 37 ans, le sapeur-pompier a perdu la vie alors qu’il accomplissait une mission destinée à protéger les personnes et les biens. Son décès a provoqué une vive émotion au sein de la Protection civile et suscité les hommages des autorités algériennes.

Le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, a présenté ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à ses proches et à l’ensemble des membres de la Protection civile. Il a salué le dévouement du caporal et les sacrifices consentis tout au long de sa carrière au service de la population.

Né le 20 juin 1989 à Alger, Mousseddek Mokhtar avait intégré les rangs de la Protection civile en 2015. Il avait d’abord exercé au sein de l’unité principale de la capitale avant de rejoindre l’unité secondaire de Sidi Abdellah.

Dans son message de condoléances, la Direction générale de la Protection civile a décrit le défunt comme un agent particulièrement engagé dans l’exercice de ses responsabilités. Ses qualités humaines, son sérieux, sa loyauté et son sens du devoir lui avaient valu la considération de ses collègues et de ses supérieurs.

Pour la Protection civile, cette disparition rappelle une nouvelle fois les risques auxquels sont exposés les soldats du feu lors de leurs interventions. En première ligne face aux incendies et autres situations d’urgence, ces agents mettent quotidiennement leur vie en danger pour porter secours aux populations.

La disparition de Mousseddek Mokhtar laisse ainsi un corps endeuillé et une famille plongée dans la douleur. Les autorités ont rendu hommage à un agent dont le parcours est désormais associé au courage et au dévouement au service de la collectivité.

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ALGÉRIE – L’ancien président Liamine Zéroual inhumé à Batna, sa ville natale

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L’Algérie a rendu un dernier hommage, ce lundi, à son ancien président de la République, Liamine Zéroual, décédé le 28 mars à l’âge de 83 ans, des suites d’une longue maladie.

Chef de l’État entre 1994 et 1999, il a été inhumé au cimetière central du quartier Bouzourane, à Batna, sa ville natale située à environ 400 kilomètres au sud-est d’Alger. Des funérailles nationales ont été organisées en sa mémoire, sous la présidence de l’actuel chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune.Plusieurs hautes autorités civiles et militaires ont pris part à la cérémonie, dont le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Saïd Chengriha. À cette occasion, trois jours de deuil national ont été décrétés afin d’honorer la mémoire de cette figure majeure de l’histoire contemporaine du pays.

Né le 3 juillet 1941 à Batna, Liamine Zéroual s’était engagé très tôt dans les rangs de l’Armée de libération nationale, participant activement à la lutte pour l’indépendance face à la colonisation française. Après son retrait de la vie politique, il était resté une personnalité respectée, reconnue pour son rôle déterminant durant une période charnière de l’histoire algérienne, marquée par de profondes mutations politiques et sécuritaires.

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