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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Accélération des retours de migrants malawiens sur fond de tensions migratoires

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Le processus de rapatriement des ressortissants du Malawi depuis l’Afrique du Sud s’intensifie, dans un climat marqué par une montée des tensions autour de l’immigration irrégulière. Plusieurs milliers de Malawiens ont déjà quitté le territoire sud-africain, traduisant une dynamique de retour désormais bien engagée.

D’après les autorités diplomatiques malawiennes, plus de 1 500 personnes ont déjà regagné leur pays, tandis que d’autres convois sont en cours d’acheminement. À ces retours volontaires s’ajoutent des expulsions ainsi que des rapatriements facilités par les autorités sud-africaines, portant le total à plusieurs milliers de départs en quelques semaines.

Cette situation intervient dans un contexte de crispation sociale croissante. Ces derniers mois, plusieurs manifestations hostiles à l’immigration clandestine ont été enregistrées, notamment dans de grandes villes comme Johannesburg. Ces mobilisations ont ravivé les inquiétudes au sein des communautés étrangères, confrontées à un climat d’insécurité et à la crainte de violences.

Sur le plan logistique, les autorités sud-africaines tentent de répondre à l’afflux de migrants en attente de départ. Un second centre de transit est en cours de mise en place pour désengorger les structures existantes, notamment celui de Durban, déjà saturé. Des milliers de personnes, incluant des familles entières, y vivent dans des conditions précaires, marquées par la promiscuité et le manque de ressources.

Pour de nombreux migrants malawiens, le retour est devenu inévitable. La perte d’emploi et la dégradation des conditions de vie les contraignent à dépendre des dispositifs de rapatriement mis en place, souvent gratuits mais limités en capacité.

Malgré une coopération renforcée entre les gouvernements du Malawi et de l’Afrique du Sud, plusieurs obstacles persistent. Les procédures administratives et judiciaires liées au statut migratoire, combinées à un déficit de moyens logistiques, ralentissent le rythme des opérations.

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AFRIQUE

MAROC /ESPAGNE – Une nouvelle vague migratoire meurtrière

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Au moins 18 migrants ont perdu la vie en tentant de rejoindre à la nage l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, alors qu’un important afflux migratoire se poursuit aux abords de la frontière.

Depuis plusieurs jours, plus de 1 500 personnes sont parvenues à entrer dans cette enclave, marquant la plus forte vague migratoire depuis la crise de 2021, au cours de laquelle plus de 10 000 migrants avaient franchi la frontière en seulement deux jours. Ce nouvel afflux aurait été alimenté par des rumeurs faisant état d’une ouverture du poste-frontière.

Sur la côte marocaine, à proximité de Fnideq, de nombreux candidats à l’exil, dont des mineurs, ont convergé vers la zone frontalière, à pied ou à bord de véhicules, contournant parfois les dispositifs de sécurité.

Certains témoignages illustrent la détresse et les espoirs qui motivent ces tentatives. Fatima Zahra, une travailleuse de Tanger, explique avoir pris la route après avoir entendu parler d’une supposée ouverture. De son côté, Abdelhakim, 32 ans, raconte avoir parcouru plusieurs kilomètres avant d’être emporté par les vagues, assisté impuissant à la mort de deux jeunes, puis renoncé à poursuivre.

Selon les autorités espagnoles, les 18 décès enregistrés sont dus à des noyades. Sur place, des scènes poignantes ont été observées, avec des migrants, adultes et enfants, arrivant trempés sur les rivages, tandis que des effets personnels abandonnés jonchaient la plage.

Le président de Ceuta, Juan Vivas, a indiqué que les structures d’accueil sont désormais saturées face à l’arrivée quotidienne de centaines de migrants.

Face à cette situation, l’Espagne a décidé de renforcer son dispositif sécuritaire en déployant des militaires en appui à la Garde civile. Des renforts supplémentaires, ainsi que des moyens maritimes et des équipes de plongeurs, ont été mobilisés.

Par ailleurs, Madrid a annoncé, en coordination avec Rabat, des mesures visant à renvoyer vers le Maroc les personnes entrées irrégulièrement sur son territoire.

Cette crise migratoire a rapidement pris une dimension politique en Europe. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, ainsi que son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, ont évoqué la possibilité de suspendre l’Espagne de l’espace Schengen, dénonçant une gestion jugée insuffisante des flux migratoires.

Des propos vivement rejetés par Madrid. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Luis Albares, a appelé à privilégier la solidarité européenne plutôt que les déclarations à visée politique.

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AFRIQUE

OUGANDA – L’opposant Kizza Besigye dans un état critique après un malaise en audience

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En Ouganda, l’état de santé de l’opposant historique Kizza Besigye suscite une vive inquiétude. L’ancien candidat à la présidentielle s’est effondré mercredi en pleine audience, alors qu’il comparaissait pour des accusations de haute trahison, passibles de la peine de mort.

D’après son épouse, Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA, il a été transféré en soins intensifs dans un hôpital de Kampala. Elle affirme qu’il se trouve dans un état critique et inconscient. L’établissement hospitalier a confirmé son admission sans fournir de détails supplémentaires.

Âgé de 70 ans, Kizza Besigye est détenu depuis plusieurs mois. Ancien médecin personnel du président Yoweri Museveni, il s’est imposé au fil des années comme l’une des principales figures de l’opposition, dénonçant régulièrement les dérives autoritaires du régime.

Ses proches pointent du doigt des conditions de détention qu’ils jugent inhumaines et appellent à sa libération pour raisons médicales.

Cette situation intervient dans un contexte de durcissement du climat politique en Ouganda, marqué par une pression accrue sur les opposants, les avocats et les médias indépendants.

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AFRIQUE

SOUDAN DU SUD – Salva Kiir limoge le gouverneur de la Banque centrale

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Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a limogé le gouverneur de la Banque centrale du pays Johnny Ohisa, le dernier épisode d’une série de limogeages et de remaniements au sein des hautes sphères de son gouvernement, selon Reuters.

Salva Kiir, qui n’a pas donné de raison pour ce limogeage dans le décret lu à la radio nationale mercredi, a remplacé M. Ohisa par Addis Ababa Othow, qui avait occupé ce même poste entre juin et novembre de l’année dernière.

Ces derniers mois, Salva Kiir a procédé à une série de remaniements en profondeur au sein des hautes sphères de son gouvernement, ce qui, selon les analystes, témoigne d’une volonté de consolider son pouvoir dans un contexte d’incertitude quant à la succession. M. Ohisa, économiste ayant occupé à plusieurs reprises le poste de gouverneur de la banque centrale par le passé, a été reconduit dans ses fonctions en début d’année, après avoir déjà occupé ce poste à deux reprises. L’économie du Soudan du Sud est confrontée à des pressions croissantes dues à la baisse des recettes pétrolières, à des pénuries de liquidités récurrentes, à une inflation élevée et à la dépréciation de la monnaie.

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