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CULTURE

COMORES – Quand l’oralité débarque à Mbéni, la « ville aux minarets »

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Un orage culturel et artistique se rapproche à grand bruit de la ville de Mbéni, aux Comores : le Festival International Bangwé de l’Oralité (FIBO). Pour sa première édition, il va s’étendre du 23 au 28 mai 2022. À l’affiche : Foire, Spectacles, Grande nuit de l’oralité, Master-classes,… Ça promet.

L’association Kam’art Culture, dirigée par l’artiste-slameur El had Ahamada, va remuer les chemins battus. L’oralité comorienne, très peu considérée dans son ensemble, devra être désormais estimée à sa juste valeur : avec respect et admiration. Elle va montrer au monde un paysage culturel comorien très loin des clichés. 

L’oralité intéresse toujours parce qu’elle a gardé une poésie, un charme secret que l’écriture, aussi virile qu’elle soit, n’est jamais parvenue à déflorer. Elle met en rapport direct, une sorte de tête-à-tête. La parole est une combinaison de phrases visuelles dans laquelle tout peut être dit avec charme et éloquence : de « l’écologie » à la guerre, de la « cohésion sociale » à la paix. Rien ne sera oublié. Mais avant, pour parler juste et bien, deux choses doivent être faites en amont. Lesquelles ? « Une maîtrise parfaite de langue et la prise de parole en public sont des instruments d’art » que le festival à travers des « master-classes et ateliers de formation » essayera de combler. 

L’art oratoire constitue une véritable capital culturel et artistique. Les mots parlent, poignants. Les phrases racontent des histoires admirables. L’art oratoire, c’est l’instrument d’art par excellence : les mots se heurtent, se frictionnent, s’associent pour galoper vers une seule destination : la pensée d’une autre âme. L’émancipation intellectuelle passe par la « formation professionnelle des jeunes aux métiers des arts et de la culture », a dit El Had Ahamada. Aussi ce festival, qui honorera les grands noms de la culture comorienne, attirera-t-il « des invités internationaux ».

Certains se poseront la question : Pourquoi Mbéni ? La raison est toute simple. Mais, nous allons emprunter à l’historien comorien Mousa Said Ahmed, cette phrase d’un de ses ouvrages : Guerrier, princes et poètes dans la littérature orale (l’Harmattan, 2000, p. 63) : « c’est dans la région Hamahamet [Mbéni] que l’art de la parole est le mieux conservé ». Des années en amont, à l’époque des sultans (XVe au XIXe siècle), cette région foisonnait d’« orateurs talentueux ». C’est aussi dans cette région qu’« est né Ahmad Qamar al-Dîn (1895-1974), père de la versification et de la fixation de la poésie comorienne. En effet, au cours des années 1960, principalement, il inaugure une nouvelle manière d’écrire les poèmes en comorien, intégrant les rimes (qâfiya) et la mesure (mîzân) ». Voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles « que se déroulera notre événement, [qui sera une] occasion de célébrer cet art et de rendre un grand hommage à ces personnalités de grand talent qui en ont considérablement contribué, a dit l’initiateur du projet. Ce sera aussi l’occasion pour beaucoup de connaître Mbéni, « la capitale culturelle des Comores » qui n’est plus à montrer tant elle est bouillonnante de « manifestations culturelles à l’échelle nationale et internationale. » 

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CULTURE

SÉNÉGAL – Mohamed Gassama publie Sonko, l’omniprésent, une analyse du phénomène politique sénégalais

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Le journaliste et écrivain Mohamed Gassama signe un nouvel ouvrage consacré à l’une des figures les plus marquantes de la vie politique sénégalaise contemporaine : Ousmane Sonko. Intitulé Sonko, l’omniprésent, le livre se veut une réflexion sur le parcours, l’influence et la place qu’occupe le leader du Pastef dans le débat public sénégalais. La cérémonie de dédicace a eu lieu le 25 juillet dernier à la Maison de la presse.

Selon son auteur, cet ouvrage « n’est ni un plaidoyer ni un réquisitoire ». Il s’agit avant tout d’un travail d’analyse qui cherche à comprendre les mécanismes ayant fait d’Ousmane Sonko une personnalité incontournable de la scène politique nationale. À travers une approche journalistique, Mohamed Gassama s’intéresse à la manière dont le leader du Pastef est devenu, au fil des années, un acteur central des grandes séquences politiques du Sénégal.

Le titre, Sonko, l’omniprésent, traduit cette réalité politique : qu’il soit dans l’opposition ou aux responsabilités, Ousmane Sonko demeure au cœur des débats. Son ascension, son discours sur la souveraineté, la gouvernance et les réformes de l’État, ainsi que sa capacité à mobiliser une large frange de la jeunesse, ont profondément transformé le paysage politique sénégalais.

Au-delà du portrait d’un homme politique, Mohamed Gassama invite également le lecteur à s’interroger sur les mutations de la société sénégalaise. Le livre explore les attentes d’une jeunesse en quête de changement, le rôle grandissant des réseaux sociaux dans la communication politique, ainsi que l’émergence de nouvelles formes de militantisme qui ont accompagné l’essor du Pastef. Il s’intéresse aussi aux perceptions contrastées que suscite Ousmane Sonko, à la fois adulé par ses partisans et vivement critiqué par ses adversaires.

L’ouvrage s’inscrit dans une production éditoriale de plus en plus riche consacrée au leader politique sénégalais. Ces dernières années, plusieurs essais ont tenté de décrypter son parcours, son discours et son impact sur la vie publique. Avec Sonko, l’omniprésent, Mohamed Gassama apporte une contribution supplémentaire et une lecture centrée sur le phénomène politique et médiatique que représente aujourd’hui Ousmane Sonko.

À travers cette publication, le journaliste entend alimenter le débat d’idées en proposant aux lecteurs des clés de compréhension d’un acteur dont l’influence dépasse désormais le cadre partisan. Que l’on partage ou non ses convictions, Ousmane Sonko reste l’une des personnalités les plus observées de la scène politique sénégalaise, faisant de son parcours un objet d’étude pour les journalistes, les chercheurs et les observateurs de la vie publique.

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CULTURE

SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar

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Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.

Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.

Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.

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CINÉMA

RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN

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Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.

Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.

Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.

Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.

Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.

Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.

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