FOOTBALL
AFRIQUE – La CAF annonce le lancement de sa première Super League africaine
A l’occasion de sa 44e assemblée générale organisée en Tanzanie, la CAF a officialisé ce mercredi le lancement de sa première Super Ligue africaine pour août 2023. Présentation de cette nouvelle compétition continentale regroupant l’élite du berceau de l’humanité.
Ce qui a créé un véritable tremblement de terre sur la scène européenne fait son apparition de l’autre côté de la Mer Méditerranée : lors de la 44e assemblée générale ordinaire organisée à Arusha (Tanzanie), la Confédération Africaine de Football a annoncé le lancement de sa Super Ligue, dont la première édition est prévue en août 2023. Un nouveau projet qui rentre dans le plan d’action 2021-2025 de l’instance continentale, et qui, contrairement à la Super League européenne, devrait permettre de changer le visage et la compétitivité de la CAF et du football africain.
«La CAF s’engage à adhérer et à se conformer aux meilleures pratiques mondiales en matière de gouvernance, d’audit, d’éthique, de transparence, de finances et de gestion. Nous sommes enthousiastes pour la Super Ligue Africaine de la CAF et convaincus qu’elle changera le visage et la compétitivité de la CAF et du football africain. Le comité exécutif de la CAF a pris la décision de lancer la Super Ligue Africaine de la CAF en août 2022. Le coup d’envoi officiel de cette ligue sera donné en août 2023», a déclaré le président de la CAF Patrice Motsepe lors de l’assemblée générale.
Un projet ambitieux et concret
Dans sa vidéo de présentation de cette nouvelle compétition, la confédération a tenu à se montrer transparente quant aux objectifs. D’abord, la Super League Africaine rassemblera 24 clubs (issus de trois zones) de plus de 16 pays différents, représentant ainsi plus d’un milliard d’habitants du continent. Côté calendrier, 197 matches seront disputés en 10 mois (entre août 2023 et mai 2024 pour la première édition), soit 21 rencontres disputées maximum par équipe. Ajoutons à cela un prize money de 100 millions de dollars américains (environ 97,6 M€), dont 11,5 M reversés au vainqueur.
La finale du tournoi est présentée comme un nouveau «Super Bowl», confirmant la volonté de développer la visibilité du football africain à travers le monde. En plus d’être supervisé par la CAF et la FIFA, cet évènement veut se donner les moyens de devenir l’une des meilleures compétitions continentales du ballon rond : les 54 fédérations du continent recevront chacune 1 million de dollars (près de 976.000 euros) provenant des bénéfices de la SLA, qui serviront à développer les infrastructures sportives et soutenir les finances des clubs locaux.
De plus, la portée de ce tournoi va au-delà du sportif : en effet, la CAF va également allouer un fonds de solidarité de 50 M$ (plus de 48,7 M€) «pour le développement du football des jeunes et des femmes et pour toutes ses autres compétitions, afin de s’assurer qu’elles soient compétitives au niveau mondial», a confirmé le dirigeant sud-africain. Un nouveau coup de boost, non seulement pour le football masculin mais également pour les équipes féminines, notamment grâce à l’engouement remarqué lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations féminine au Maroc. Les promesses sont là, à voir les actions maintenant…
Source : Footmercato / Par Anas Bakkkhar
A 🆕 TOURNAMENT. A 🆕 ERA.
Introducing the first-ever Africa Super League! 🏆#AfricaSuperLeague pic.twitter.com/9rgwPaJVxK
— TotalEnergies CAFCL – TotalEnergies CAFCC 🏆 (@CAFCLCC) August 10, 2022
FOOTBALL
BURKINA/MALI/NIGER – Une candidature conjointe inédite pour la CAN 2032 portée par trois pays sahéliens
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont franchi une étape importante en officialisant leur intention commune d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2032. Les trois États ont soumis une déclaration d’intérêt à la Confédération africaine de football (CAF), dans le cadre du processus de sélection des pays hôtes pour les éditions 2028, 2032 et 2036.
L’annonce a été rendue publique par la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), qui précise que la CAF a bien pris acte de cette initiative conjointe. Cette démarche constitue une première pour les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui deviennent ainsi les premiers candidats déclarés pour l’édition 2032.
À travers cette candidature, les trois nations entendent démontrer leur capacité à organiser la plus prestigieuse compétition du football africain, en mutualisant leurs infrastructures et leurs ressources.
Toutefois, la concurrence pourrait rapidement s’intensifier. Le Sénégal a déjà laissé entendre son intérêt pour accueillir une future CAN, notamment à travers une prise de position de l’ancienne ministre des Sports Khady Diène Gaye en mai dernier.
Par ailleurs, la course à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2028 commence également à se dessiner. La Libye a officiellement exprimé sa volonté d’accueillir cette édition, tandis que d’autres candidatures pourraient émerger dans les mois à venir.
La CAF devra désormais examiner l’ensemble des dossiers avant de désigner les pays hôtes des prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des Nations.
FOOTBALL
SENEGAL – Abdoulaye Fall dévoile les coulisses du départ de Pape Thiaw
Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi au Stade Léopold-Sédar-Senghor, le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, est revenu en détail sur les circonstances ayant conduit à la fin de la collaboration avec l’ancien sélectionneur Pape Thiaw.
Face aux médias, le dirigeant a exprimé ses regrets quant à l’issue des discussions, évoquant une relation personnelle ancienne et sincère avec le technicien. Il rappelle que les négociations contractuelles avaient été entamées plusieurs mois auparavant, bien avant la fin de l’année, avec une première proposition formulée en février.
Selon lui, les échanges se sont rapidement heurtés à des exigences jugées difficiles à satisfaire. Malgré des tentatives d’ajustement et des discussions directes avec le sélectionneur, certaines clauses auraient pu, selon Abdoulaye Fall, créer une instabilité dans le futur contrat.
Le dossier a ensuite été porté au niveau institutionnel, avec l’implication de la ministre des Sports, Khady Diène Gaye. Le président de la Fédération précise que la rémunération du sélectionneur relève de l’État du Sénégal, et non directement de la Fédération. Une nouvelle proposition aurait ainsi été élaborée en se basant sur les conditions contractuelles de l’ancien sélectionneur Aliou Cissé.
Cependant, cette offre n’a pas satisfait Pape Thiaw, qui estimait qu’elle ne correspondait pas aux engagements évoqués au préalable avec les autorités. Malgré plusieurs concessions, notamment sur des primes de performance et des avantages supplémentaires, les discussions se sont progressivement tendues.
Un épisode marquant a également été évoqué : la réticence initiale du technicien à rejoindre la délégation pour un déplacement aux États-Unis en l’absence de signature officielle de son contrat. Une situation finalement débloquée après l’intervention des plus hautes autorités de l’État.
À leur arrivée, les négociations ont repris, mais de nouvelles revendications ont émergé, notamment sur les primes liées aux performances. Si certaines demandes ont été acceptées, Abdoulaye Fall souligne que les échanges ont fini par se détériorer.
« À un moment donné, ce n’était plus une question d’argent », a-t-il conclu, laissant entendre que d’autres facteurs ont contribué à l’échec des discussions.
FOOTBALL
GHANA – Carlos Queiroz démissionne après l’élimination au Mondial
Le sélectionneur du équipe du Ghana de football, Carlos Queiroz, a annoncé sa démission à l’issue du parcours des Black Stars à la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Cette décision intervient après l’élimination en huitièmes de finale face à la équipe de Colombie de football (1-0).
Dans un message publié sur le réseau social Instagram, le technicien portugais de 73 ans a dressé un bilan nuancé de son passage, estimant que, malgré des résultats sportifs insuffisants, son équipe avait « restauré le respect et la crédibilité » du football ghanéen sur la scène internationale.
Arrivé en avril pour succéder à Otto Addo, alors que la sélection restait sur une série de quatre défaites, Carlos Queiroz a tenté de relancer la dynamique. Après une préparation contrastée — défaite contre le Mexique et nul face au pays de Galles —, le Ghana avait entamé le Mondial par une victoire face au Panama, avant de décrocher sa qualification en tant que meilleur troisième, notamment grâce à un match nul contre l’Angleterre, malgré une défaite face à la Croatie.
Cependant, la prestation offensive face à la Colombie, marquée par huit tirs non cadrés, a illustré les limites de l’équipe à ce stade de la compétition.
Dans son message d’adieu, Queiroz a également laissé transparaître certaines critiques à l’égard de la Fédération ghanéenne de football, estimant que les conditions entourant la sélection devaient être améliorées pour espérer progresser durablement.
Par ailleurs, son mandat a été marqué par une controverse liée à la sélection de Thomas Partey, alors visé par des poursuites judiciaires au Royaume-Uni. L’absence du joueur lors du premier match, en raison d’un refus de visa pour le Canada, avait suscité des tensions avec les autorités ghanéennes. Par la suite, sa présence lors des rencontres disputées aux États-Unis, notamment face à l’Angleterre, avait été accompagnée de réactions hostiles dans les tribunes.
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – 24 nominations en Conseil des ministres de ce mercredi 29 avril 2026
-
ECONOMIE3 mois .SÉNÉGAL – Forum PRICE 2026 : La diaspora sénégalaise à l’épreuve du réel
-
AFRIQUE3 mois .MALI – Kidal, Gao, Tombouctou : le nord sous pression
-
AFRIQUE3 mois .MALI – L’avocat Mountaga Tall enlevé à Bamako dans un climat de crise
-
AFRIQUE3 mois .MAURITANIE – Deux députées de l’opposition condamnées à quatre ans de prison
-
AFRIQUE3 mois .MALI – Kidal sous le feu : L’armée malienne hausse le ton
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – Forum International de Dakar 2026 : L’Afrique face à son destin sécuritaire
-
AFRIQUE DE L’EST3 mois .ÉTHIOPIE – À Addis-Abeba, le président Emmanuel Macron change de ton sur l’Afrique


