AFRIQUE DE L’EST
OUGANDA : La peine de mort abolie.
Ce mercredi 21 août 2019, le Parlement Ougandais a adopté une loi qui abolit la peine de mort obligatoire pour un certain nombre de crimes.
Il reste maintenant au Président de la République Yoweri Museveni d’approuver cette loi qui réservera désormais la peine de mort aux crimes les plus graves et à l’appréciation, dans la discrétion du juge.
La volonté des députés ougandais est de parvenir à l’abolition définitive de la peine capitale. En effet, au cours des 20 dernières années, 133 détenus ont été condamnés à la peine capitale mais personne n’a été exécuté.
Le Tribunal considère que l’application de la peine de mort n’est pas une nécessité en cas de meurtre et que toute personne condamnée à la peine de mort, si elle n’est pas exécutée les 3 premières années, doit juste purger une peine de prison à vie.
Cette décision réjouit l’Administration pénitentiaire qui trouve que l’Etat doit surtout trouver des stratégies pour accompagner les détenus après leur libération afin de leur faciliter leur réinsertion sociale.
AFRIQUE
KENYA – Vers un recours devant la Cour suprême sur l’avortement
Au Kenya, la Cour d’appel a rendu une décision majeure en retoquant un jugement précédent qui reconnaissait l’accès à l’avortement comme un droit constitutionnel. Une décision qui relance un débat sensible entre protection de la vie et droits reproductifs.
Une décision fondée sur le droit à la vie
Les juges ont estimé que l’avortement porte atteinte au droit à la vie tel que garanti par la Constitution kényane. En conséquence, ils rappellent que cette pratique demeure interdite, sauf dans des cas exceptionnels, notamment lorsque la vie de la mère est en danger. Cette interprétation marque un tournant par rapport à une lecture plus libérale des droits fondamentaux.
Un revirement par rapport à la Haute Cour
La décision de la Cour d’appel vient contredire celle rendue en 2022 par la Haute Cour, qui avait reconnu l’accès à l’avortement comme un droit fondamental. À l’époque, les juges avaient également jugé inconstitutionnelles les arrestations et poursuites visant les femmes et les professionnels de santé impliqués. Ce contraste met en évidence les tensions persistantes au sein du système judiciaire kényan sur cette question.
Une mobilisation des organisations de défense
Le Centre pour les droits reproductifs a vivement réagi, qualifiant cette décision de « revers ». L’organisation a annoncé son intention de porter l’affaire devant la Cour suprême, ouvrant la voie à un nouvel épisode judiciaire.
Un cadre légal toujours restrictif
Au Kenya, le Code pénal criminalise l’avortement, avec des peines pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison pour tentative ou réalisation de l’acte.
AFRIQUE
OUGANDA – Le procès du meurtre de quatre enfants s’ouvre sous haute émotion
Le procès de Christopher Okello Onyum s’est ouvert ce lundi 13 avril 2026 à Kampala, dans une atmosphère lourde d’émotion. L’homme est poursuivi pour le meurtre de quatre enfants dans une crèche, un drame qui a profondément bouleversé le pays.
Bien que l’accusation affirme qu’il avait initialement reconnu les faits, l’accusé a finalement plaidé non coupable des quatre chefs d’inculpation retenus contre lui. Arrêté le 2 avril alors qu’il tentait de fuir les lieux, il est au cœur d’une affaire marquée par une violence extrême.
Selon les procureurs, Christopher Okello Onyum aurait commis ces actes dans le cadre d’un supposé “sacrifice humain”, convaincu que cela lui permettrait de devenir riche — une déclaration qui a choqué l’opinion publique.
Lors de l’audience, tenue dans des installations temporaires pour accueillir un large public, les témoignages ont été particulièrement éprouvants. Une employée du centre de développement de la petite enfance de Ggaba a relaté la scène avec précision, décrivant l’attaque soudaine et la panique qui s’en est suivie. Elle a expliqué avoir tenté de s’interposer en lançant un objet sur l’agresseur, sans parvenir à empêcher le drame.
Les parents des victimes ont également pris la parole, évoquant leurs derniers moments avec leurs enfants et la brutalité de l’annonce qui a suivi. L’un des témoignages les plus marquants est celui de Stella Apolot, qui s’est effondrée après avoir raconté la perte de son enfant.
AFRIQUE
SOUDAN – 7 habitants sur 10 plongés dans la pauvreté
La crise au Soudan atteint un niveau critique, avec une détérioration rapide des conditions de vie. Selon les dernières données du Programme des Nations unies pour le développement, près de 70 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, contre environ 38 % avant le déclenchement du conflit en avril 2023.
Cette bascule brutale illustre l’ampleur de l’effondrement économique et social provoqué par la guerre. Les infrastructures sont dévastées, les moyens de subsistance anéantis et des millions de personnes se retrouvent sans ressources dans un pays déjà fragilisé.
Parallèlement, la réponse internationale peine à suivre. L’appel humanitaire de 2,9 milliards de dollars lancé par l’ONU pour l’année en cours n’est financé qu’à hauteur de 16 %, révélant un désengagement préoccupant des bailleurs. Une situation qui alimente le sentiment d’abandon autour d’un conflit pourtant qualifié de pire crise humanitaire mondiale. Sur le terrain, les organisations humanitaires alertent sur une situation qui continue de se dégrader. Le Programme alimentaire mondial intervient chaque mois auprès d’environ 4 millions de personnes, souvent sans alternative. Son directeur exécutif adjoint, Carl Skau, souligne que cette aide constitue une « bouée de sauvetage » pour des populations confrontées à la faim et à l’insécurité.
Le conflit, qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts, a entraîné le déplacement de plus de 11 millions de personnes. L’ONU évoque désormais la plus grande crise de déplacement et de famine au monde, dans un contexte où l’accès humanitaire reste entravé par des attaques visant travailleurs, convois et infrastructures. Alors que les besoins explosent, l’écart entre urgence humanitaire et mobilisation internationale continue de se creuser, faisant du Soudan l’un des conflits les plus meurtriers et les plus négligés de la scène mondiale.
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