AFRIQUE DE L’EST
SOUDAN: Le procès tant attendu contre Omar el-Béchir est enfin ouvert.
C’est ce lundi 19 août 2019 que le procès de corruption contre l’ex chef de l’État soudanais Omar el-Béchir a été ouvert par le parquet de Khartoum. Ce dernier devra tirer au clair les chefs d’inculpation qui sont reprochés à l’ancien président destitué depuis le 11 avril dernier par une violente contestation.
Les chefs d’inculpation retenus contre Omar el-Béchir sont entre autres « la possession de devises étrangères », des actes de « corruption » et de « trafic d’influence ». Ainsi, ce premier jour a été marqué par la forte somme d’argent retrouvée dans sa résidence au lendemain de son arrestation. En effet, de grosses sommes ont été évoquées, notamment les 90 millions de dollars offerts en plusieurs payement dont 25 millions de dollars du prince héritier saoudien Mouhammed bel Salman et 65 millions de dollars de la part du roi Abdallah décédé en 2015. Face à ces interpellations, l’ex chef de l’État n’a pas émis de commentaires sur le sujet.
La journée du samedi 24 août sera encore la continuité mais la défense aura droit de répliques à partir de la semaine qui suivra. En ce moment, plusieurs sujets y seront débattus et tirées au clair devant tout le peuple. Mais pour l’instant, il ne peut encore rien dire tout en rassurant à l’opinion que les choses vont en faveur de la défense.
Toutefois, il est bon à rappeler que le peuple soudanais se veut exigeant à l’égard de l’ancien chef de l’état. Il demande à la justice et au prochain gouvernement civil d’enclencher des poursuites judiciaires contre les nombreux crimes qu’il a commis durant ses 30 ans au pouvoir. Ainsi, le procureur général avait ouvert une enquête au mois de mai dernier pour « meurtres » de manifestants. Reste à savoir jusqu’où iront les innombrables chefs d’inculpation portés contre l’ancien homme fort du pays.
AFRIQUE
SOMALIE – Inondations : Près de 874 000 personnes menacées de déplacement
Près de 874 000 personnes pourraient être contraintes de quitter leur domicile en Somalie au cours des trois prochains mois en raison de fortes précipitations et de la montée des eaux. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) alerte sur les risques de déplacements massifs alors que le pays se prépare à une saison des pluies qui pourrait être particulièrement intense.
Selon Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, les prévisions du Conseil danois pour les réfugiés et de l’OIM indiquent que les inondations pourraient être responsables de 92 % des déplacements anticipés. Cette situation serait aggravée par des précipitations supérieures aux normales saisonnières, dans un contexte marqué par le renforcement du phénomène climatique El Niño.
Face à cette menace, l’OIM travaille avec les autorités somaliennes pour améliorer les dispositifs d’alerte précoce et renforcer les préparatifs en vue d’éventuelles interventions d’urgence. L’objectif est de permettre aux populations exposées d’être averties à temps et de limiter les conséquences humaines des crues.
Cependant, les ressources financières disponibles restent largement insuffisantes. À ce stade, seulement 14 % des 16,6 millions de dollars nécessaires pour anticiper et gérer les conséquences des phénomènes liés à El Niño ont été mobilisés, selon les informations communiquées par les Nations unies.
Les organisations humanitaires intensifient leurs préparatifs et s’appuient notamment sur les enseignements tirés des inondations dévastatrices de 2023. Malgré ces efforts, leur capacité d’intervention est fragilisée par d’importantes réductions budgétaires qui ont entraîné une diminution significative des opérations humanitaires.
Alors que la saison des pluies approche, le manque de financement constitue un obstacle majeur à la prévention des risques et à l’assistance aux populations vulnérables. Les prochains mois seront déterminants pour limiter les déplacements forcés et répondre aux besoins des communautés susceptibles d’être touchées.
AFRIQUE
OUGANDA – L’opposant rwandais Robert Kabera retrouvé décapité près de Kampala
L’opposant rwandais Robert Kabera, également connu sous le nom de Sergent Robert, a été retrouvé mort, le samedi 17 octobre, dans la localité de Kammengo, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Kampala, en Ouganda. Son corps, décapité, a été découvert à proximité d’une maison qu’il était en train de faire construire. La police ougandaise a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de sa mort.
Selon des témoignages de membres de sa famille relayés par la presse ougandaise, Robert Kabera était arrivé dans la région le vendredi 16 octobre au soir. Il aurait été aperçu pour la dernière fois dans un bar du village, qu’il aurait quitté aux alentours de 21 heures.
Le chauffeur de moto-taxi qui l’accompagnait serait actuellement recherché par les enquêteurs. Les services de police ont confirmé avoir identifié le corps de l’opposant, précisant que sa tête avait été tranchée. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances de ce décès et d’identifier les éventuels responsables.
Robert Kabera était une figure connue sur les réseaux sociaux. Sa chaîne YouTube comptait près de 145 000 abonnés, auxquels il diffusait régulièrement des vidéos dans lesquelles il critiquait les autorités rwandaises de Kigali. Ses prises de position lui avaient permis de se faire connaître auprès d’un public suivant l’actualité politique du Rwanda.
L’opposant avait quitté son pays en 2020. Il faisait également l’objet d’accusations de viol et était recherché par les autorités rwandaises. Il avait publiquement rejeté ces accusations, affirmant qu’elles étaient fabriquées de toutes pièces.
La découverte de son corps en Ouganda soulève désormais des interrogations sur les circonstances de sa mort. À ce stade, les informations communiquées par la police ne permettent pas d’établir un lien entre son engagement politique, les accusations portées contre lui et les faits ayant conduit à son décès.
AFRIQUE
SOUDAN – Frappes de drones : Des dizaines de civils tués dans une série d’attaques meurtrières
Le conflit armé au Soudan continue de faire payer un lourd tribut aux populations civiles. Dans la région du Kordofan, une attaque de drones survenue dimanche 18 octobre au soir à Al-Dibab aurait fait de nombreuses victimes parmi des personnes qui attendaient de rentrer chez elles dans une gare routière. Selon un témoin cité par l’AFP, au moins 80 personnes auraient été tuées, dont plusieurs après avoir été évacuées vers une localité voisine.
D’après ce témoignage, une cinquantaine de personnes seraient mortes sur place. Quarante-sept autres blessés auraient ensuite été transportés dans une ville proche, où 30 auraient succombé à leurs blessures. Si ce bilan est confirmé, cette attaque figurerait parmi les frappes les plus meurtrières enregistrées depuis le début de la guerre.
Les violences se sont également intensifiées dans l’ouest du pays. Vendredi 16 octobre, une frappe visant un marché très fréquenté à Nyala, ville du Darfour contrôlée par les Forces de soutien rapide (FSR), aurait fait une trentaine de morts. Selon l’organisation Emergency Lawyers, des sources liées à l’armée soudanaise affirment que ces deux attaques, attribuées aux forces gouvernementales, visaient des recrues des paramilitaires. Ces affirmations n’ont toutefois pas été établies de manière indépendante dans les informations rapportées.
Même Khartoum, reprise par l’armée soudanaise en mars 2025, demeure exposée aux attaques aériennes. Lundi 19 octobre, une frappe de drone contre une maison située près de l’aéroport de la capitale aurait tué quatre personnes, dont trois enfants, selon les informations disponibles.
L’utilisation croissante des drones transforme le conflit et accentue les risques auxquels sont confrontés les habitants, y compris loin des lignes de front. Les attaques touchent des lieux de rassemblement et des zones résidentielles, où les civils peuvent se retrouver pris au piège des opérations militaires.
Les chiffres des Nations unies témoignent de l’ampleur du phénomène. L’organisation a recensé 1 120 victimes civiles des attaques de drones au cours du premier semestre 2026. Ce bilan pourrait désormais s’alourdir avec les nouvelles frappes signalées ces derniers jours au Kordofan, au Darfour et dans la région de Khartoum.
Alors que les affrontements se poursuivent entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide, la multiplication de ces attaques fait craindre une aggravation de la crise humanitaire. La protection des populations civiles reste l’un des principaux défis dans un conflit qui continue de dévaster le pays.
-
A LA UNE1 mois .SÉNÉGAL – De Pikine à Londres, SOLMA veut faire défiler le Sénégal sur la scène internationale
-
AFRIQUE3 mois .CAMEROUN – L’absence prolongée de Paul Biya alimente interrogations et tensions politiques
-
EUROPE3 mois .FRANCE – Paris : Lancement du Haut conseil de la diplomatie africaine et appel à l’unité des Africains
-
AFRIQUE3 mois .BURKINA FASO – Ibrahim Traoré dément toute rivalité au sommet de l’État
-
AFRIQUE3 mois .CÔTE D’VOIRE – Six responsables du PDCI libérés après neuf mois de détention
-
AFRIQUE3 mois .SAO-TOMÉ-ET-PRINCIPE – Une campagne sous tension avant le vote du 19 juillet
-
CULTURE3 mois .SÉNÉGAL – Viviane Chidid annonce un concert exceptionnel pour ses 26 ans de carrière
-
AFRIQUE2 mois .CÔTE D’IVOIRE /MAURITANIE – Alassane Ouattara et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani renforcent leur coopération


