AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL : L’opposant Ousmane Sonko accepte le débat proposé par le président Macky Sall
Le Président Macky Sall a lancé un défi à tous les Sénégalais et particulièrement à l’opposition; il a appelé à un débat public sur les inondations. Pour rappel, la gestion des inondations a été critiquée par l’opposition mais également par la société civile qui a été principalement sinistrée encore une fois en cette année 2020. L’opposant Ousmane Sonko a accepté le défi et espère qu’il ne va pas faire marche arrière. Il explique sa position sur ce furet débat :
Ousmane Sonko : Le Président Macky Sall a lancé un défi à tous les Sénégalais et particulièrement à l’opposition que nous sommes. Il se dit enfin prêt à débattre, avec qui le souhaitait, de la question des inondations et de l’assainissement. Un tel exercice serait une grosse bouffée d’oxygène pour notre démocratie et pour la transparence.
Nous acceptons sa généreuse offre et saluons ce souci subit de transparence en relevant son défi. Pour l’honneur de la « descendance de la lignée de guerriers » dont il se réclame, il ne saurait se débiner tel que constaté récemment sur la même question…Sur un autre registre, beaucoup de sénégalais m’ont supplié de ne pas répondre aux enfantillages de Mansour Faye, tant le mensonge est évident. Mansour Faye a menti, froidement.
Cet homme, en plus d’être l’un des principaux acteurs de la gestion sombre et vicieuse de son beau-frère, est le plus grand menteur que le Sénégal ait jamais vu naître. Face à lui, Pinocchio serait un nain, sauf qu’à la place du nez de ce dernier, nous avons les fleuves de sueur de Mansour Faye.Tout le monde sait que cet homme incompétent, cherche à se tirer de la posture inconfortable dans laquelle sa cupidité l’a plongé en allumant un contre feu. Je ne vais pas l’y aider.
Pour nous, le seul débat dont les sénégalais ne doivent pas être détournés est celui de la reddition de compte par tous les prédateurs de la République qui se croient immunisés du fait de leur proximité avec le président de la République.La preuve incombe à l’accusation. Mansour Faye ne peut se contenter d’une simple insinuation pour tenter vainement de jeter le doute dans l’esprit des sénégalais.
Notre Pinocchio national, par respect minimum se doit de dire aux Sénégalais:
1. En quels année, mois et lieu s’est tenue sa prétendue audience de demande de rencontre ou d’intervention auprès de son beau-frère de Président.
2. Quel est le nom du ou des témoins d’une telle audience ?
3. Et quel en était l’objet?
J’en appelle à la sagacité des journalistes, tenus d’informer juste, vrai et complet , pour impérativement lui soutirer des réponses précises à ces questions, sans passer sous silence les questions dont il cherche à se tirer d’affaire Il devra repondre aux questions des sénégalais à propos de la gestion des centaines de milliards engloutis dans l’assainissement pendant qu’il en était le ministre, et des 1000 milliards du plan de lutte contre la COVID.
AFRIQUE
MALI – Reprise de l’eau à Bamako après un sabotage électrique
À Bamako, l’approvisionnement en eau potable a repris mercredi, après plusieurs perturbations causées par un acte de sabotage visant une infrastructure électrique stratégique.
La ligne touchée alimente la capitale malienne depuis le barrage de Manantali, situé à la frontière entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Malgré la reprise partielle du service d’eau, le réseau électrique demeure fortement affecté, entraînant des coupures persistantes.
La Société malienne de distribution d’eau potable indique avoir mobilisé des ressources en carburant suffisantes pour activer ses propres installations. Cette stratégie vise à limiter sa dépendance à Énergie du Mali, principal fournisseur d’électricité du pays.
Ces perturbations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, des combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda, multiplient les actions de déstabilisation autour de Bamako. Des barrages routiers ont été érigés sur les principaux axes, accompagnés d’attaques visant des bus, des camions de marchandises et des citernes, dans une stratégie visant à asphyxier l’économie.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Le Conseil constitutionnel annule la réforme constitutionnelle
Nouveau tournant dans la vie politique sénégalaise. Saisi en urgence par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu sa décision concernant la loi de révision constitutionnelle récemment adoptée.
Dans son verdict, la haute juridiction a annulé la loi n°18/2026, votée le 29 juin par l’Assemblée nationale, estimant que la procédure de révision de la Constitution n’avait pas été respectée. Une décision qui donne raison au recours introduit par le chef de l’État, porté par son conseil, Cheikh Ahmadou Ndiaye.
Les juges constitutionnels ont validé les arguments de l’exécutif, qui s’appuyaient notamment sur des éléments versés au dossier, dont des enregistrements et procès-verbaux d’une séance plénière particulièrement tendue.
Cette décision entraîne un gel immédiat de l’application de la réforme contestée, relançant ainsi le débat autour des conditions d’adoption des textes fondamentaux au Sénégal.
AFRIQUE
NIGÉRIA – Fortes inondations à Lagos après des pluies torrentielles
À Lekki et Ikoyi, deux quartiers huppés de l’État de Lagos, de fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations, perturbant la circulation et affectant de nombreuses habitations ainsi que des activités économiques.
Comme chaque année durant la saison des pluies au Nigeria, la situation est aggravée par la vétusté des infrastructures urbaines et l’insuffisance des systèmes d’évacuation des eaux pluviales. Ces défaillances structurelles accentuent l’ampleur des dégâts et exposent davantage les populations aux risques.
Face à ces intempéries, Agence nigériane des services hydrologiques a émis une alerte signalant un risque élevé de crues soudaines dans plusieurs États du pays jusqu’au 10 juillet. L’organisme met en garde contre une montée rapide du niveau des eaux, susceptible d’entraîner des inondations localisées dans les zones les plus vulnérables.
Les autorités appellent ainsi les habitants et les opérateurs économiques installés dans les zones à risque à redoubler de vigilance. Elles soulignent que la combinaison de fortes précipitations et de réseaux d’assainissement inadéquats pourrait engendrer des perturbations majeures.
Au-delà des dégâts matériels, ces prévisions font peser de lourdes menaces sur les transports, les infrastructures essentielles, mais aussi sur l’agriculture et l’activité économique dans les régions concernées.
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