AMÉRIQUE
ÉTATS-UNIS : Donald Trump n’aura pas de salaire.
« Je ne le prendrai pas », c’est en ces termes que le nouveau américain Donald Trump a indiqué qu’il renonçait à percevoir un salaire annuelle d’environs 400.000 dollars dévolus au président des États-Unis. Cette décision a été annoncée, lors d’une interview avec la chaine CBS dimanche 13 novembre.
Celui dont la fortune personnel a été estimée à 3,7 milliards de dollars par le magazine Forbes, a précisé qu’il percevrait un dollar symbolique, une obligation de la loi américaine. « Je crois que la loi veut que je prenne un dollar, donc je prendrai un dollar par an », a-t-il déclaré. »
AMÉRIQUE
HAÏTI – Les États-Unis expulsent plus de 50 personnes malgré l’insécurité persistante
Un nouvel avion en provenance des États-Unis a atterri jeudi à Cap-Haïtien avec à son bord plusieurs dizaines de personnes expulsées vers Haïti. Cette opération intervient alors que le pays reste confronté à une situation sécuritaire extrêmement fragile, notamment en raison de l’emprise de groupes armés sur de nombreux territoires.
Selon Kerlande Desauguste, responsable de l’Office national des migrations, plus de 50 personnes, dont deux mineurs, ont été débarquées de l’appareil. Le vol n’a pas été dirigé vers Port-au-Prince, où l’aéroport international demeure jugé trop dangereux pour accueillir les opérations d’expulsion en raison de la violence persistante.
Ces renvois interviennent quelques semaines après la décision américaine mettant fin au statut de protection temporaire (TPS) dont bénéficiaient environ 350 000 ressortissants haïtiens installés aux États-Unis. Pour de nombreux bénéficiaires, cette mesure fait craindre un retour forcé dans un pays où les conditions de sécurité et de réinstallation demeurent particulièrement difficiles. Parmi les personnes arrivées jeudi figure Jay Dabelus, un boxeur professionnel né aux Bahamas. Installé aux États-Unis depuis son enfance, il affirme avoir passé plus de vingt ans sur le territoire américain avant son arrestation et son expulsion.
À son arrivée en Haïti, le sportif a expliqué ne pas connaître réellement le pays vers lequel il venait d’être renvoyé. Il a également fait part de ses difficultés à envisager son avenir sur place, affirmant ne disposer ni de ressources financières ni de proches susceptibles de l’accompagner dans cette nouvelle situation. Cette expulsion intervient par ailleurs dans un contexte particulièrement tendu. Quelques jours auparavant, une attaque attribuée à des gangs à Kenscoff avait fait 47 morts et entraîné l’enlèvement de plus de 50 personnes, illustrant une nouvelle fois l’ampleur de la crise sécuritaire qui frappe le pays.
Le vol de jeudi constitue le deuxième transfert de ce type depuis la fin du TPS. Le précédent appareil avait atterri en Haïti le 20 août avec plus de 160 personnes à bord, dont plusieurs bénéficiaires de ce dispositif de protection américain. À leur arrivée, certains expulsés ont choisi de dissimuler leur visage. Ce geste, également observé lors du précédent vol, serait lié aux craintes suscitées par la situation sécuritaire et à la peur d’être identifiés dans un environnement où les violences et les enlèvements restent fréquents.
Les autorités haïtiennes doivent désormais prendre en charge ces nouveaux arrivants alors que les capacités d’accueil et les conditions de sécurité restent fortement limitées. Le retour de personnes ayant vécu parfois de nombreuses années aux États-Unis soulève ainsi des questions sur leur réinstallation, leur accès aux ressources et leur capacité à retrouver un cadre de vie stable. Pour les autorités haïtiennes, ces opérations interviennent à un moment particulièrement délicat, alors que le pays fait face à une crise humanitaire et sécuritaire majeure. La multiplication des expulsions américaines pourrait ainsi accentuer la pression sur des structures nationales déjà confrontées à d’importantes difficultés.
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HAÏTI – 47 morts et plus de 50 enlèvements, Kenscoff plongée dans l’horreur
La situation sécuritaire continue de se dégrader en Haïti. Une attaque menée en début de semaine à Kenscoff, dans les environs de Port-au-Prince, a fait au moins 47 morts et entraîné l’enlèvement de plus de 50 personnes. Face à cette nouvelle flambée de violence, les autorités sont accusées d’inaction alors que les groupes armés étendent leur emprise sur le pays.
Selon les témoignages recueillis sur place, plusieurs familles ont été prises pour cible directement dans leurs habitations. Des habitants décrivent des scènes particulièrement violentes, avec des personnes tuées à leur domicile et, dans certains cas, des victimes enfermées dans des maisons auxquelles les assaillants auraient ensuite mis le feu.
Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, a également fait état de nombreux enlèvements. Certaines personnes capturées seraient utilisées comme moyen de pression par les groupes criminels, notamment pour dissuader les forces de sécurité d’intervenir contre leurs positions.
La population locale reste profondément traumatisée par l’attaque. Kenson Paul, un habitant de Kenscoff, déplore notamment le nombre élevé de jeunes tués dans la région et l’ampleur des destructions provoquées par les groupes armés.
Cette nouvelle offensive intervient alors que les gangs contrôlent une partie considérable de Port-au-Prince et ont étendu leur influence à plusieurs zones du pays. Leur présence dans la capitale et dans les régions environnantes complique considérablement les efforts des autorités pour rétablir la sécurité et protéger les populations civiles.
La crise sécuritaire intervient également à l’approche d’une échéance politique majeure. Haïti doit organiser des élections le 13 décembre, un scrutin présenté comme historique puisqu’il doit être le premier organisé dans le pays depuis près de dix ans. Mais la progression des violences et les déplacements massifs de population font peser de lourdes incertitudes sur la tenue du processus électoral dans des conditions normales.
La crise humanitaire atteint parallèlement des niveaux particulièrement préoccupants. D’après les données publiées mardi par les Nations unies, environ 1,5 million de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile en raison des violences. Entre janvier et juin, plus de 3 000 personnes auraient par ailleurs été tuées et environ 1 400 autres blessées.
Alors que les gangs continuent de renforcer leur emprise territoriale, la multiplication des massacres, des enlèvements et des déplacements forcés accentue la pression sur les autorités haïtiennes. À quelques mois des élections, le rétablissement de la sécurité apparaît plus que jamais comme l’un des principaux défis auxquels le pays est confronté.
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HAÏTI – Port-au-Prince : les inscriptions électorales lancées malgré l’insécurité
En Haïti, l’inscription sur les listes électorales a débuté jeudi à Port-au-Prince ainsi que dans d’autres régions du pays, marquant une étape clé dans la préparation des prochaines élections législatives, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant.
Les autorités ont mis en place une dizaine de centres d’enregistrement dans la capitale, principalement situés dans des zones jugées relativement sûres. Malgré cela, l’affluence reste limitée, les citoyens se présentant progressivement pour accomplir cette démarche. Le pays n’a plus organisé d’élections législatives depuis plus de dix ans et demeure sans président depuis l’assassinat de Jovenel Moïse en juillet 2021.
Depuis cet événement, la violence des gangs s’est fortement intensifiée. Des groupes armés contrôlent aujourd’hui près de 70 % de Port-au-Prince ainsi que plusieurs axes stratégiques menant aux régions du Centre et de l’Artibonite, elles aussi en proie à des affrontements.
Le Premier ministre, non élu, fait face à une pression croissante pour organiser des élections, dont le premier tour est prévu le 13 décembre. Toutefois, la situation sécuritaire soulève de sérieuses incertitudes quant à la capacité des électeurs à s’inscrire et à participer au scrutin, d’autant que plus de la moitié du corps électoral réside dans les zones les plus affectées par les violences.
Le président du Conseil électoral provisoire, Jacques Desrosiers, a indiqué que de nouveaux centres d’inscription devraient être ouverts dans les prochaines semaines, notamment une vingtaine à Pétion-Ville, considérée comme plus sécurisée. L’extension du dispositif à d’autres communes dépendra cependant des garanties apportées par le gouvernement.
Selon les Nations unies, plus de 5 900 personnes ont été tuées en Haïti l’année dernière, et plus de 1 600 autres entre janvier et mars de cette année, illustrant la gravité de la crise sécuritaire.
Malgré ces défis, certains citoyens continuent de répondre à l’appel. À l’image d’Ismail Wilson, inscrit dès les premières heures, qui appelle les autorités à assurer la sécurité du processus électoral afin de permettre à tous de voter dans des conditions acceptables.
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