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AFRIQUE DU NORD

LIBYE : Khalifa Haftar s’autoproclame nouveau chef du pays.

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Le maréchal Khalifa Haftar s’est autoproclamé seul dirigeant de la Libye, expliquant qu’il avait répondu à un mandat du peuple qui le juge comme étant «le plus digne pour diriger le pays à cette étape… (…) le commandement général».

Dans un discours télévisé diffusé, lundi soir 27 avril 2020 sur la chaîne de télévision Libya al-Hadath et rapporté par plusieurs agences de presse, le chef de l’armée nationale libyenne s’est dit fier «d’accepter le mandat du peuple libyen pour assumer cette mission historique et dans ces circonstances exceptionnelles afin de mettre un terme à l’accord politique de Skhirat. Désormais, il fait partie du passé conformément à une décision du peuple libyen, la seule source du pouvoir, et nous annonçons que le commandement général –NDLR l’armée nationale libyenne, son armée– a accepté la volonté du peuple».

Ainsi, le militaire libyen, appuyé par un parlement installé dans l’est de la Libye, s’est insurgé contre l’accord de Skhirat signé fin 2015 au Maroc sous l’égide de l’ONU, qui a «détruit le pays», et dont est issu le gouvernement d’union nationale (GNA). Pour lui l’accord est caduc. Il a promis de poursuivre son offensive contre Tripoli et donc contre le GNA qui y est basé.

Source :BusinessNews

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AFRIQUE

ALGÉRIE – Alger frappe fort : L’ambassadeur Emirati sommé de quitter le pays sous 48 heures

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Les relations entre Alger et Abou Dhabi franchissent un nouveau seuil de tension. L’Algérie a annoncé, jeudi 10 septembre, la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, après plusieurs années de désaccords et d’accusations réciproques sur des questions nationales et régionales.

La décision, annoncée par la télévision publique algérienne, intervient après l’échec des démarches engagées pour préserver les liens entre les deux pays. Alger estime avoir épuisé les différents moyens permettant d’éviter une rupture et a accordé un délai de 48 heures à l’ambassadeur émirati pour se conformer à cette décision.

Depuis plusieurs années, les rapports entre les deux capitales se sont progressivement détériorés. Les autorités algériennes accusent notamment les Émirats d’interférer dans les affaires intérieures du pays et de mener une politique jugée déstabilisatrice dans plusieurs crises régionales.

Le président Abdelmadjid Tebboune avait déjà exprimé publiquement ses critiques à l’égard de la politique menée par Abou Dhabi. En juillet, lors d’une interview télévisée, il avait estimé que l’action des Émirats avait eu un impact particulièrement négatif sur la région, allant jusqu’à leur reprocher d’être associés à des situations de conflit et de violence au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Le chef de l’État algérien avait également appelé les autorités émiraties à ne pas intervenir dans des dossiers susceptibles d’affecter directement la stabilité de l’Algérie. À cette occasion, il avait laissé entendre qu’une rupture des relations pouvait déjà être envisagée, mais qu’Alger avait privilégié jusque-là la préservation des équilibres au sein du monde arabe.

Avec cette annonce, la crise diplomatique entre les deux pays entre désormais dans une nouvelle phase. La rupture officielle marque l’aboutissement de tensions accumulées au fil des dernières années et pourrait avoir des répercussions sur les relations politiques et régionales entre Alger et les États du Golfe.

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AFRIQUE

MAROC – Élections du 23 septembre : chômage, inégalités et défiance au cœur du scrutin

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La campagne pour les élections législatives du 23 septembre s’ouvre jeudi au Maroc dans un climat politique marqué par de fortes attentes sociales et une défiance persistante envers les formations traditionnelles. Au pouvoir depuis 2021, la coalition conduite par le Rassemblement national des indépendants (RNI) entend conserver sa première place, alors que le chômage des jeunes, les inégalités et les disparités territoriales devraient occuper une place centrale dans les débats.

Les partis politiques ont commencé à déployer leurs stratégies de campagne, notamment sur les réseaux sociaux, afin de mobiliser les électeurs et de présenter leurs programmes. Mais derrière les promesses électorales, les principales formations devront surtout convaincre une population confrontée à des difficultés économiques et à un sentiment croissant de décalage entre les politiques publiques et les réalités vécues dans certaines régions.

La question des inégalités constitue l’un des principaux enjeux du scrutin. Le roi Mohammed VI a lui-même alerté sur le risque d’un développement à deux vitesses du pays. Le sujet a notamment ressurgi fin juillet avec l’arrivée massive de migrants, pour la plupart marocains, vers l’enclave espagnole de Ceuta. Cet épisode a ravivé les interrogations sur les perspectives offertes à une partie de la jeunesse marocaine.

Le mécontentement de cette frange de la population s’était déjà exprimé à travers les mobilisations du collectif GenZ 212. Le premier anniversaire de ce mouvement doit d’ailleurs intervenir quelques jours seulement après les élections, donnant une dimension particulière au scrutin.

La participation des jeunes constitue justement l’un des grands défis du vote. Les 18-24 ans ne représentent qu’une faible proportion des électeurs inscrits, tandis qu’environ 16 millions de Marocains, dont près de la moitié sont des femmes, sont appelés à se rendre aux urnes le 23 septembre.

Dans l’opposition, le Parti de la justice et du développement (PJD) tente de revenir sur le devant de la scène après sa déroute lors des élections de 2021. La formation islamiste conservatrice, dirigée par l’ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, entend notamment placer la lutte contre la corruption au centre de son discours.

À mesure que le scrutin approche, les promesses économiques et sociales se multiplient. Certaines formations avancent des engagements financiers importants, sans toujours détailler précisément les mécanismes qui permettraient de les financer. Cette tendance alimente les critiques d’observateurs qui regrettent l’absence d’un véritable débat de fond sur les choix économiques et sociaux du royaume.

Pour le RNI, l’enjeu est avant tout de défendre le bilan de cinq années passées aux commandes du gouvernement. La formation arrivée en tête des législatives de 2021 vise une nouvelle victoire et souhaite préserver sa capacité à diriger l’exécutif. Le retrait d’Aziz Akhannouch de la direction du parti ne change pas l’objectif électoral de la formation, qui doit désormais convaincre sur son bilan.

Le Parti authenticité et modernité (PAM) apparaît comme l’un de ses principaux concurrents. Parmi ses personnalités les plus en vue figure Fouzi Lekjaa, ministre chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football. Son influence politique s’est notamment renforcée avec la montée en puissance du Maroc sur la scène sportive internationale et la préparation de la Coupe du monde 2030, que le royaume organisera avec l’Espagne et le Portugal.

L’Istiqlal, autre formation majeure de la vie politique marocaine, entend également jouer les premiers rôles. Fort d’un important réseau territorial, le parti ambitionne de s’imposer dans une compétition où le duel entre le RNI et le PAM domine actuellement les projections et les commentaires politiques.

Le fonctionnement institutionnel marocain donne au scrutin une importance particulière. Le chef du gouvernement est nommé par le roi parmi les membres du parti arrivé en tête des élections législatives. Il dispose ensuite d’un mandat de cinq ans pour former et conduire son gouvernement.

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AFRIQUE

TUNISIE – Mohamed Yousfi en détention : Les journalistes exigent sa libération

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La mobilisation monte chez les journalistes tunisiens après le placement en détention provisoire de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média Alqatiba. Plusieurs dizaines de professionnels des médias se sont rassemblés mardi à Tunis pour dénoncer son arrestation et réclamer sa libération.

Le journaliste a été interpellé vendredi alors qu’il se rendait à une interview dans une radio. Il est poursuivi dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de criminalité financière. Les autorités lui reprochent notamment d’avoir bénéficié de financements suspects en provenance de l’étranger, en s’appuyant sur des dispositions relevant de la législation antiterroriste et de la lutte contre l’enrichissement illicite.

La défense conteste ces accusations. Son avocate, Hela Ben Salem, estime qu’aucun élément matériel permettant d’établir des actes répréhensibles n’a été présenté à ce stade du dossier. Elle dénonce ainsi une procédure qui, selon elle, ne repose sur aucune preuve concrète.

L’inquiétude porte également sur l’état de santé du journaliste. Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) affirme que celui-ci s’est dégradé depuis son arrestation, alors que Mohamed Yousfi venait de subir une intervention chirurgicale pour une appendicite. Selon le syndicat, ses avocats ont même dû suspendre un interrogatoire afin de lui administrer ses médicaments alors qu’il souffrait fortement.

La situation suscite également la réaction de Reporters sans frontières (RSF), qui demande la libération immédiate du rédacteur en chef d’Alqatiba. L’organisation considère qu’aucun élément communiqué dans cette affaire ne permettrait de justifier son maintien en détention.

Pour le président du SNJT, Zied Dabbar, le cas de Mohamed Yousfi dépasse le seul cadre judiciaire et s’inscrit dans un climat plus général de pression sur la profession. Le syndicat estime que le recours à des poursuites pénales contre des journalistes pour des faits liés à leur activité risque de fragiliser davantage l’exercice du métier.

Cette affaire intervient dans un contexte politique particulièrement tendu en Tunisie. Depuis le tournant engagé par le président Kaïs Saïed en 2021, plusieurs organisations de défense des libertés publiques dénoncent un recul de l’espace démocratique et une multiplication des procédures judiciaires visant des journalistes, des avocats, des opposants politiques et des militants.

La loi adoptée en 2022 pour sanctionner notamment la diffusion de fausses informations est régulièrement critiquée par les organisations de défense de la liberté de la presse. Pour les journalistes mobilisés mardi à Tunis, l’affaire Mohamed Yousfi constitue ainsi un nouveau test pour l’indépendance des médias et la protection de la liberté d’expression dans le pays.

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